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Michel Onfray, chroniques et émissions estivales    Page 20 sur 21

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Michel Onfray, chroniques et émissions estivales - le Mar 01 Sep 2009, 16:59

Rappel du premier message :

Michel Onfray, qu’as-tu fait de ta promesse ?

2009 : Septième année de diffusion estivale des conférences de l’Université Populaire de Caen de Michel Onfray. Je me souviens comme si c’était hier de la promesse du philosophe médiatique de nous faire connaître à l’occasion d’une « contre-histoire de la philosophie » une « autre philosophie », la philosophie hédoniste, la seule, la vraie, restée dans l’ombre au cours des siècles car persécutée par la philosophie officielle, et qui ne cesse de ressurgir sous différentes formes. La philosophie officielle, celle qui nous égare, c’est la philosophie spiritualiste, qui au cours de l’histoire allait toujours main dans la main avec le christianisme qui avait pris le pouvoir, philosophie qui avait Platon pour fondateur dont les conceptions collaient comme un gant à la religion chrétienne.

J’ai fini par comprendre que cette promesse décoiffante d’une « contre-histoire de la philosophie » ne serait pas tenue. De philosophie hédoniste, il n’y en a guère. Épicure, à la rigueur, mais Épicure est-il un grand philosophe, j’en doute.

Pour le XVIe siècle, il y a eu Montaigne. On ne pourra pas dire que Montaigne soit un penseur « clandestin », ignoré des académies et des universités .

Pour le XVIIe siècle les philosophes qui entraient dans sa catégorie, qualifiés de « libertins », dans l’ensemble peu préoccupés d’hédonisme n’étaient de petits maîtres qui méritent tout juste le détour, la Mothe le Vayer, précepteur de Louis XIV, Gassendi, un savant et un ecclésiastique qui a mis l’épicurisme au goût du jour et qui d’autre ? J’ai oublié. On était heureux d’en savoir plus sur Cyrano Bergerac et ses voyages dans la lune, mais cette galerie de portraits ne convainquait pas que la philosophie de ces « libertins » pouvait faire le poids face à Pascal, Descartes, Malebranche et Leibniz. En outre, Michel Onfray a tant bien que mal essayé d’enrôler Spinoza sous sa bannière, là c’était un plantage total qui a suscité des protestations. C’était un contre-sens, une récupération abusive et on voyait bien que son approche de l’œuvre de Spinoza était superficielle et insuffisamment informée.

Avec le XVIIIe siècle, nouvelle déception. J’attendais que l’éclosion d’un hédonisme qui s’assumât eut enfin lieu . Le XVIIIe siècle n’a-t-il pas plus que tout autre célébré le plaisir, dans le théâtre, le roman, la peinture, la musique, même. Curieusement, le thème de l’hédonisme a été abandonné, c’est l’apparition d’une philosophie d'un matérialisme encore mal affirmé qui a été présentée, avec des avancées du côté de l’utilitarisme : La Mettrie, Helvétius, Maupertuis . Les écrits du Marquis Donatien de Sade auraient dû permettre de poser la problématique d’un hédonisme radical, le plaisir comme but ultime, mon plaisir avant tout, mon plaisir à tout prix, mon plaisir au prix de la souffrance et du malheur de l’autre. Malheureusement, le prisonnier de Charenton n’a eu droit à un traitement expéditif : « Sade, c’est du nazisme avant l’heure » . J’aurais aimé faire remarquer à Michel Onfray que les cent-vingt journées de Sodome sont une fiction et une apologie autant qu'une critique de la débauche.

L’inspiration de Michel Onfray était meilleure quand il a traité par le menu le cas de l’abbé Jean Meslier, mettant l’accent sur ce fait étonnant que le premier athée déclaré était un obscur ecclésiastique, dont l’œuvre était totalement clandestine.

Pour le XIXe siècle, le thème finalement peu productif de l’hédonisme philosophique a été carrément abandonné au profit de l’eudémonisme, le bonheur prenant la place du plaisir. C’est un changement de programme, philosophie du bonheur et philosophie du plaisir, ce sont des orientations très différentes. Le bonheur est beaucoup moins lié au matérialisme que l'hédonisme. Cet abandon du thème de l’hédonisme me montrait une fois de plus que le projet de centrer une « contre-histoire de la philosophie » sur l’hédonisme était une impasse.

C’est cependant sans déplaisir que j’ai écouté une présentation de l’utilitarisme de Jeremy Bentham, si important pour l'ensemble du monde anglo-saxon, les idées extravagantes de Charles Fourier, traitées sur le ton de la franche rigolade et la vie aventureuse de Bakounine.

Je n’ai pas pu écouter les conférences de 2008.

En 2009, une nouvelle fois, mon attente était grande. Enfin, il serait question de Nietzsche, l’idole de Michel Onfray.

Michel Onfray a consacré plusieurs séances à un philosophe très peu connu, certainement très intéressant et plus que talentueux, le français Jean-Marie Guyau , atteint de tuberculose, auteur de « l’esquisse d’une morale sans obligation ni sanction », qui a développé une philosophie existentielle qui répond à la maladie et peut être considéré comme un précurseur de Nietzsche. Le conférencier aurait pu éviter de consacrer une séance entière pour stigmatiser le conformisme politique de cet auteur, selon lui coupable d’être moralement conservateur, chauvin, colonialiste, réactionnaire, antisémite, militariste, attaché à la terre, à la famille nonobstant républicain.

Ensuite, on est passé à Nietzsche, j’attendais Michel Onfray au tournant. Comment lui homme de gauche très à cheval sur la correction politique pourrait-il défendre un philosophe dont la réputation de penseur sulfureux n’est pas du tout usurpée, un philosophe qui consacre tant et tant de pages à de virulentes attaques contre la classe ouvrière, qualifiée par lui de « plèbe au sang vicié » ? Le point fort de cette série était la présentation du philosophe malade à la recherche de la « grande santé », une manière de vivre avec la maladie et d’en tirer un avantage existentiel beaucoup important que la bonne santé de l'homme moyen . Oui mais pourquoi tout au cours de son oeuvre Nietzsche n’a-t-il que mépris pour les malades, pourquoi est-ce une injure sous sa plume dont il accable, entre autres, les religieux? La plupart de ses interventions de cette série n’étaient qu’un plaidoyer assez laborieux qui cherchait à nous présenter un Nietzsche largement calomnié, c’est certainement vrai, mais un Nietzsche vu sous l’angle politique, contestataire gauchiste qui pourrait prendre sa carte au parti d’Olivier Besancenot, un Nietzsche réduit à la haine de son pays, de la bonne société bourgeoise et de la religion, un Nietzsche devenu salonsfähig en quelque sorte. Les mânes de Nietzsche n’en demandent pas tant. La présentation de la dissension avec Wagner était particulièrement plate et même fallacieuse, Michel Onfray y projetait de toute évidence ses propres détestations, alors que cet épisode avait été présenté de manière lumineuse et fort inspirée par le philosophe Philippe Lacoue Labarthe dans une série du matin des musiciens. Finalement, une grande déception.

Mon exemplaire des œuvres presque complètes de Nietzsche est resté sur les bords de la rivière Tshuapa, confisqué par un séminariste. Quand j’aurai récupéré ce livre, je confronterai le Nietzsche salonsfähig de Michel Onfray au Nietzsche que j’ai cru découvrir quand je lisais ces écrits qui avaient le don de me faire dresser sur la tête les quelques cheveux qui me restent à chaque page.

Bien loin des platitudes politicardes de Michel Onfray, j’ai connaissance d’un magnifique commentaire sur Nietzsche, il est contenu dans une série d’émissions de René Girard. Le jour où je retrouverai la cassette, je vous en dirai plus.

Dans sa dernière séance, Michel Onfray a annoncé une nouvelle série sur le nietzschéisme chez les philosophes contemporains. Une nouvelle fois, j’en attendrai beaucoup, peut-être enfin ne serai-je pas déçu.

Henry
* * *

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Re: Michel Onfray, chroniques et émissions estivales - le Ven 14 Aoû 2015, 14:59

A une époque où France Culture était encore une radio culturelle, on entendait le matin, de fort bonne heure, des cours du Collège de France. Souvent passionnants. Autre chose en tout cas que les Matins, qui se sont avancés d'un cran pour boucher une partie du trou occasionné par leur suppression. Toujours est-il qu'on entendait parfois des cours du philosophe Jacques Bouveresse, autrement denses, informatifs, et informés que les longues diatribes d'Onfray ou les filandreuses errances langagières de Jankélévitch (que j'ai découvert lui-même, amusé, et vite lassé, dans les années soixante, en écoutant la défunte 'Radio Sorbonne'). Sur le site du Collège vous pourrez entendre ou voir les cours de ce philosophe authentique, je parle de Bouveresse, qui n'a pas les honneurs des médias à la mode.

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Re: Michel Onfray, chroniques et émissions estivales - le Ven 14 Aoû 2015, 15:04

fond de teigne a écrit:Le texte d'introduction aux questions posée à Michel Onfray commence par des applaudissements, le spectacle est ainsi révélé.
Vous avez, ce me semble, mille fois raisons, comment quelqu'un qui se targue d'être un philosophe tolère-t-il d'être applaudi ainsi sans cesse ? Vous imaginez Socrate applaudi dès qu'il entrait dans le cercle de ses auditeurs ?

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Onfray et l'histoire - le Jeu 20 Aoû 2015, 12:18

J'écoute ce jour, en milieu de journée, un « cours » d'Onfray sur Misrahi.
Il y est question de la première guerre du Golfe.

Saddam Hussein, nous dit Onfray,  commence par envahir le Koweit, oui, mais pour quelle raison ? Pour une affaire de pétrole, nous dit Onfray,  affaire qui reste sans aucune description précise.
Ce sera tout sur les objectifs de l'Irak.

Or, quiconque a vécu cette période, se souvient que, s'il est vrai que des questions de pompage du Koweït dans une nappe qui était aussi exploitée par l'Irak ont été mentionnées par la partie irakienne, le but de guerre très clairement proclamé par Saddam Hussein, était la disparition de l'Etat du Koweït - Etat reconnu internationalement -  son annexion pure et simple par la force et sa conversion en une province irakienne.

Ne pas dire cela, ne pas le mentionner, c'est évidemment, et quoi qu'on pense, sur le fond, de toute cette affaire, biaiser totalement  la discussion sur les justifications de la réponse militaire de la coalition anti-irakienne. On peut alors évidemment trouver grotesque et disproportionnée l'idée que l'intervention contre l'Irak était « juste », légitime etc.  oubliant qu'en matière de droit international l'annexion brutale d'un Etat par la force est en quelque sorte le crime capital.

J'admets tout à fait qu'on puisse discuter du bien fondé de la première guerre du Golfe, mais, quand on se
réclame à ce point du dévoilement d'une vérité obscurcie, comme le fait Onfray, le minimum à attendre serait de donner toutes les informations pertinentes à ses auditeurs, dont certains auront vite fait de retenir d'entrée comme seule conclusion, que, certainement , on a fait cette guerre exclusivement et uniquement « pour le pétrole » :  conclusion vers laquelle notre penseur nous conduit doucement grâce à une habile rhétorique.

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Re: Michel Onfray, chroniques et émissions estivales - le Ven 23 Oct 2015, 14:26

dans le fil des Matins après le passage d'Onfray et les réactions diverses, Altian a écrit:
@Nessie a écrit:je n'y ai jamais entendu un seul exposé d'économie, ni jamais un seul exposé synthétique résumant correctement et sans biais ou omission grave une thèse qu'il se propose de discuter.

Dans ces conférences, plutôt qu'un exposé construit l'habitude est plutôt de lacher une saillie d'une demi-phrase et de la faire suivre par une glose pouvant durer de 15 à 45 minutes. Par exemple quand Onfray parle d'économie, son truc c'est plutôt un "Le salariat c'est l'esclavage" et badaboum c'est parti. Alors concernant son savoir en économie, espérons qu'il n'en est pas demeuré à une vision dix-neuvièmiste de l'exploitation du prolétariat par l'entrepreneur capitaliste quoique je n'en serais guère surpris.

Si j'ai laissé passer quelque docte exposé sur les notions de base de l'économie, merci à vous de m'indiquer même très approximativement où je peux trouver ça dans les dernières années de cours. Je me ferai un plaisir d'écouter ça attentivement et de publier mon mea culpa.

Votre parti pris hostile est on ne peut plus clair (freudien, existentialiste ?) Wink
Il expose à mon sens clairement le libéralisme que ce soit celui de Smith ou de Stuart Mill, entre la 4e et la 6e année, fin de "les ultras des lumières", "l'eudémonisme social", "la construction du surhomme".
Mais je me doute de ce que vous écrivez que vous n'y trouverez rien puisque vous n'avez jamais rien trouvé chez lui que du néant... Nous avons donc deux perceptions assez différentes de ce philosophe / professeur pour moi (bien qu'à critiquer sur certains points), et d'un néant visiblement pour vous.

Ce n'est pas grave. On ne peut pas plaire à tout le monde ! Et il en faut pour tout les goûts, non ?

Pour ma part, en tant qu'écologiste, je trouve qu'il est trop pris encore, effectivement dans l'opposition traditionnelle libéralisme économique / socialisme libertaire.

Mais au final je ne vois rien d'autre en réalité chez les "modernes" qui ne dépasse cette opposition qu'en adoptant un effondrement intellectuel sur une opposition rénovée entre ultra libéralisme / libéralisme modéré.

Pour ma perception, mes connaissances, c'est une défaite de la pensée, un aveu d'incapacité à penser l'histoire humaine, et l'histoire du vivant dans l'univers... dont une réduction nombriliste due à l'individualisme (surtout).

Si Onfray fait à mon sens l'erreur inverse, pas bien meilleure, il a compris en revanche le prima de la démographie (avec Chaunu dit-il mais il l'avait déjà lu plus jeune donc je pense qu'il a activé Chaunu grâce à Clastres, mais bon... je finasse Wink ).

Enfin voilà, pas de quoi se disputer donc ! Smile

Aneffet, comme j'abondai il y a quelques instants dans le fil des Matins : y a pas de quoi disputer mais de quoi discuter, ce que je vais faire ci-après....

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A l'intention de ceux qui prennent mon pseudonyme pour un bouclier : mon identité n'est ni affichée ni dissimulée.
Pour la trouver il suffit de suivre le fil de mon profil.

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Re: Michel Onfray, chroniques et émissions estivales - le Ven 23 Oct 2015, 15:22

@Altian a écrit:
Votre parti pris hostile est on ne peut plus clair (freudien, existentialiste ?) Wink
Il expose à mon sens clairement le libéralisme que ce soit celui de Smith ou de Stuart Mill, entre la 4e et la 6e année, fin de "les ultras des lumières", "l'eudémonisme social", "la construction du surhomme".
Mais je me doute de ce que vous écrivez que vous n'y trouverez rien puisque vous n'avez jamais rien trouvé chez lui que du néant...  Nous avons donc deux perceptions assez différentes de ce philosophe / professeur pour moi (bien qu'à critiquer sur certains points), et d'un néant visiblement pour vous.

Ce n'est pas grave. On ne peut pas plaire à tout le monde ! Et il en faut pour tout les goûts, non ?

Pour ma part, en tant qu'écologiste, je trouve qu'il est trop pris encore, effectivement dans l'opposition traditionnelle libéralisme économique / socialisme libertaire.

Mais au final je ne vois rien d'autre en réalité chez les "modernes" qui ne dépasse cette opposition qu'en adoptant un effondrement intellectuel sur une opposition rénovée entre ultra libéralisme / libéralisme modéré.

Pour ma perception, mes connaissances, c'est une défaite de la pensée, un aveu d'incapacité à penser l'histoire humaine, et l'histoire du vivant dans l'univers...  dont une réduction nombriliste due à l'individualisme (surtout).

Si Onfray fait à mon sens l'erreur inverse, pas bien meilleure, il a compris en revanche le prima de la démographie (avec Chaunu dit-il mais il l'avait déjà lu plus jeune donc je pense qu'il a activé Chaunu grâce à Clastres, mais bon... je finasse Wink ).

Enfin voilà, pas de quoi se disputer donc ! Smile
Merci du tuyau, je vais tenter de retrouver l'émission conseillée, quoiqu'elle risque de se trouver en deça de la période archivée par mes soins.

Hostilité est bien le mot, même si celui de parti-pris me semble peu adéquat : une opinion forgée après plusieurs années d'écoute n'a que peu en commun avec le parti-pris. En tous cas, hostilité ma foi oui, et ardente même. Mais non par suite d'une divergence de vue sur les thèmes que vous posez en hypothèses : je suis nettement anti-freudien, anti-sartrien. En ce qui concerne le premier de ces deux sujets j'ai eu tout loisir d'écrire ici dans les pages précédentes qu'Onfray n'a fait que reprendre et fort mal quelques unes des critiques portées à l'encontre de la psychanalyse, longtemps après leur publication par des auteurs plus compétents, et alors qu'il n'avait pas senti poindre en lui le moindre doute pendant les décennies où il enseignait la pensée de Freud à des lycéens.

Hostilité donc oui, certainement, et qui nait d'un prodigieux agacement à l'écoute de ces exposés où même les bons sujets sont sabotés, où le B-A-BA des disciplines convoquées (en SHS) n'est visiblement pas maîtrisé, où l'on relève usuellement une bourde à la minute -on est donc bien loin du néant- sur fond d'une absence totale d'auto-critique, d'une satisfaction de soi et d'une auto-complaisance dont je ne trouve l'équivalent que dans les différentes tranches horaires de France Culture , où il est donc bien naturel que Michel Onfray ait fini par trouver à occuper une case à l'année. Non sans logique: Onfray partage avec la Direction de France Culture un choix méthodologique : celui de la conviction par le bourrage de crâne et en l'absence de contradiction sérieuse. C'est un peu dommage, d'ailleurs, car comme on l'a relevé dans  le fil des Matins, Onfray est bien meilleur quand on le met face à des opposants plutôt que devant un public conquis.

Je vous ai aiguillé sur le présent fil pour vous donner à y constater -sous réserve d'une assez longue patience- quelques unes des raisons précises de cet agacement dont je n'avais fait que donner les axes principaux. Vous trouverez donc ici un échantillon de ses bourdes, échantillon à la fois épais et bien mince si on le rapporte au corpus exhaustif que ne manquerait pas de bâtir une écoute impitoyable.

Cela dit, dans ce fil on trouve aussi des remarques qui vont dans le sens de l'éloge, certes mesuré. J'ai salué à plusieurs reprises l'indépendance d'esprit qui permet à Onfray de n'être d'aucune chapelle et de n'en démolir non plus entièrement aucune. J'apprécie son énergie dans l'engagement oral, et pour tout dire je pense qu'en passant de l'Education nationale à l'intelligentsia, il a privé la première d'un élément de valeur tout en incrémentant la seconde d'un item supplémentaire de médiocrité.

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Re: Michel Onfray, chroniques et émissions estivales - le Jeu 19 Nov 2015, 00:18

Concernant Onfray, dans le post 325 du fil des Matins, j'avais écrit
[...] selon lui les deux plaies de l'humanité sont : 1) la religion et 2) le libéralisme, ou le capitalisme, là il ne connait pas vraiment la différence et serait d'ailleurs bien incapable de produire une définition improvisée de chacun des deux ni même de dire en quoi on peut les distinguer, et il ne fait pas non plus l'effort de se renseigner, mais ça ne l'empêche pas de répéter qu'un philosophe a le droit de parler de tout. Eh bien malgré cette double ou triple détestation augmentée d'une ignorance acharnée, dans une discussion où on le mettrait au pied du mur, je parie gros qu'il parviendrait encore à relativiser cet éreintement idéologique en reconnaissant que le capitalisme élève le niveau de vie, et que la religion construit du lien saucial. Je suis certain de ne pas courir un gros risque, tant j'ai remarqué qu'Onfray n'est vraiment pas bloqué sur ses prises de position comme le serait un éléphant d'appareil. Cette indépendance d'esprit et une authentique souplesse d'esprit lui permettent de se tirer de bien des embarras.

Ce qu'Altian, dans ce post en réponse avait qualifié de "charges illusoires".

Je constate que je ne suis pas le seul à avoir remarqué l'incompétence crasse en la matière de notre ami Onfray : dans l'Esprit public du 8 novembre Bourlange place, sur un sujet où je le crois compétent, une remarque qui va dans le même sens. Pour les curieux je propose ci-après :
- Un extrait long : [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/11/s45/NET_FC_ad6e85aa-4645-4ccf-973f-b2680ae52a39.mp3" debut="27:59" fin="29:10"]
- Un extrait court : [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/11/s45/NET_FC_ad6e85aa-4645-4ccf-973f-b2680ae52a39.mp3" debut="28:50" fin="29:10"]

Je ne suis pas le seul à penser que taxer Onfray soit d'ignorance, soit de grave simplification ce soit là tout sauf une charge illusoire.

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Etapes d'une reconversion - le Sam 09 Jan 2016, 13:32

Il y a de cela une grosse demi-heure, au micro de Guillaume Erner (puisque Mathilde Wajman n'était peut-être pas au niveau), Michel Onfray brosse un panorama de la musique contemporaine (celle d'hier tout au moins) comme le ferait un journaliste sourd qui a passé 15 minutes à consulter la wikipedia.

Il pourrait intégrer l'équipe d'Arnaud Laporte, justement flinguée par Jean-Luuc dans ce commentaire bien envoyé, au moins le petit groupe y gagnerait un peu d'élégance, sans y perdre en vanité....

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Reconversion, suite - le Dim 10 Jan 2016, 20:22

On est loin du recours à la forêt, non?
http://kiosque.lefigaro.fr/figaro-magazine

Proposition pour le Figaro. Un débat entre Onfray et Redeker sur.....le rugby.
Michel Onfray ne connait probablement rien sur le sujet mais il va tout lire sur le rugby et,  en deux ou trois jours, il sera prêt pour le débat.
Vraiment trop forts nos philosophes. Ils savent tout, sur tout.

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''Les archives à partir de Louis XVI, ou de Louis XIV, je ne sais plus, enfin...'' - le Lun 11 Juil 2016, 15:07

C'est reparti ! Mais avec un autre titre qui témoigne de la modestie du projet : Une brève encyclopédie du monde. Diderot s'était entouré de collaborateurs, Onfray, fait tout tout seul, naturellement.

Tombé donc par hasard sur la fin de cette heure et demie (qui peut écouter Onfray 90 minutes ? Et même les trois minutes de sa chronique servie par Erner ?).

[son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12526-09.07.2016-ITEMA_21028997-0.mp3" debut="85:41" fin="88:20"]
- "Et à  bientôt".
- Non.

Extraits : "Dans ce monde où tout le monde dit n'importe quoi, où le débat n'est plus possible, où il n'y a plus que de l'insulte (...), réfléchir là-dessus (...) c'est interdit, il faut pas (...)"

"Dans une civilisation où on commence à virer les gens qui écrivent des livres, j'ai plutôt tendance à croire que c'est celui qu'écrit des livres et qui  s'fait virer qu'a raison sur les autres..."

Sur la page du site, on admire aussi la grammaire dans l'emploi de l'articulation logique de la comparaison/opposition "autant... autant..." : "Autant Aristote peut mener tout seul ce projet, grâce à une école (le lycée) et en faisant travailler ses élèves. Mais arrive un moment où les savoirs sont tellement vastes que l’encyclopédie n’est rendue possible que par le travail d'un grand nombre de personnes.".  Un joli coup grammatical, vraiment !

Et France Culture d'écrire dans son programme d'été :  [Michel Onfray] présente la Contre-histoire de la philosophie depuis 2002 sur France Culture, un vrai succès. C’est le podcast le plus téléchargé de l’été 2015 (900 000 podcasts août 2015) (combien écoutés réellement, combien jetés sur-le-champ ?).

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''Estime infinie'' est quand même de trop... - le Mar 12 Juil 2016, 16:29

Pour "compléter" le post ci-dessus, un copié-collé de chez le médiateur qui commence à nous faire de la concurrence pour ce qui concerne les doléances...

"Commentaire sur l’émission intitulée « Une ontologie materialiste » par Michel Onfray, que je viens tout juste d’écouter
Driss DECHAVANNE 12/07/2016 9:58 France Culture

Cher médiateur de la non moins très chère France culture,
Je m'excuse de vous écrire car je n'ai vraiment trouvé que vous à qui adresser le bref commentaire à propos de l'émission intitulée "Une ontologie matérialise" par Michel Onfray, que je viens tout juste d'écouter, et sur laquelle je ne résiste, mais alors vraiment pas du tout, à l'envie de vous dire ce que j'en pense.
Comment vous dire... J'ai été tout simplement abasourdi par ce que je ne peux qualifier que de bouillie pseudo philosophique et pseudo intellectuelle prononcée par cet auteur bien connu depuis des années maintenant, lors de ce programme.
Je regrette beaucoup de ne disposer ni du savoir, ni de la méthode requis pour faire une véritable critique de cette émission, et dans les règles de l'art, si j'ose dire - n'étant moi-même qu'un ouvrier qui ne suis jamais allé bien loin dans mes études - Néanmoins, tout profane que je suis, je crois vraiment pouvoir dire sans crainte de me tromper que Michel Onfray a réussi à vous vendre ainsi qu'aux auditeurs de France culture une vraie bouillie, mais alors une de ces bouillie qu'on ne voit que rarement !!! et qui ferait vraiment rire si ce pseudo intellectuel n'arrivait pas à truster l'une des rares chaîne que je porte tout particulièrement dans mon coeur, et ce depuis plus de 20 ans.
Voila, c'est dit !!
A par ça, tout va bien !!!
Avec mon estime infinie pour France culture
Driss DECHAVANNE
De Montpellier


et pour préciser ce que je voulais dire en réponse à surpris ici, un autre commentaire d'une autre tonalité :

"MERCI MILLE FOIS
Nelly R. Robbins 11/07/2016 8:59 France Culture

Merci a France Cutture, Michel Onfray et Anne Pascale Devignes pour diffuser chaque weekend les interventions de Mr Onfray. Je vous ecoute de l'autre bout de la terre ( je vis aux USA ) avec beaucoup d'interet.
Respectueuses salutations
NR
"

filou zof 

201
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au plus profond de la pensée contemporaine - le Mar 12 Juil 2016, 22:38

Que diriez-vous d'un entretien Onfray-Debray = (Onf -Deb)(ray)
pour l'été 2017 à 11h00 et 19h00 du lundi au vendredi
sur France Culture?

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