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Michel Onfray, chroniques et émissions estivales    Page 4 sur 21

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Michel Onfray, chroniques et émissions estivales - le Mar 01 Sep 2009, 16:59

Rappel du premier message :

Michel Onfray, qu’as-tu fait de ta promesse ?

2009 : Septième année de diffusion estivale des conférences de l’Université Populaire de Caen de Michel Onfray. Je me souviens comme si c’était hier de la promesse du philosophe médiatique de nous faire connaître à l’occasion d’une « contre-histoire de la philosophie » une « autre philosophie », la philosophie hédoniste, la seule, la vraie, restée dans l’ombre au cours des siècles car persécutée par la philosophie officielle, et qui ne cesse de ressurgir sous différentes formes. La philosophie officielle, celle qui nous égare, c’est la philosophie spiritualiste, qui au cours de l’histoire allait toujours main dans la main avec le christianisme qui avait pris le pouvoir, philosophie qui avait Platon pour fondateur dont les conceptions collaient comme un gant à la religion chrétienne.

J’ai fini par comprendre que cette promesse décoiffante d’une « contre-histoire de la philosophie » ne serait pas tenue. De philosophie hédoniste, il n’y en a guère. Épicure, à la rigueur, mais Épicure est-il un grand philosophe, j’en doute.

Pour le XVIe siècle, il y a eu Montaigne. On ne pourra pas dire que Montaigne soit un penseur « clandestin », ignoré des académies et des universités .

Pour le XVIIe siècle les philosophes qui entraient dans sa catégorie, qualifiés de « libertins », dans l’ensemble peu préoccupés d’hédonisme n’étaient de petits maîtres qui méritent tout juste le détour, la Mothe le Vayer, précepteur de Louis XIV, Gassendi, un savant et un ecclésiastique qui a mis l’épicurisme au goût du jour et qui d’autre ? J’ai oublié. On était heureux d’en savoir plus sur Cyrano Bergerac et ses voyages dans la lune, mais cette galerie de portraits ne convainquait pas que la philosophie de ces « libertins » pouvait faire le poids face à Pascal, Descartes, Malebranche et Leibniz. En outre, Michel Onfray a tant bien que mal essayé d’enrôler Spinoza sous sa bannière, là c’était un plantage total qui a suscité des protestations. C’était un contre-sens, une récupération abusive et on voyait bien que son approche de l’œuvre de Spinoza était superficielle et insuffisamment informée.

Avec le XVIIIe siècle, nouvelle déception. J’attendais que l’éclosion d’un hédonisme qui s’assumât eut enfin lieu . Le XVIIIe siècle n’a-t-il pas plus que tout autre célébré le plaisir, dans le théâtre, le roman, la peinture, la musique, même. Curieusement, le thème de l’hédonisme a été abandonné, c’est l’apparition d’une philosophie d'un matérialisme encore mal affirmé qui a été présentée, avec des avancées du côté de l’utilitarisme : La Mettrie, Helvétius, Maupertuis . Les écrits du Marquis Donatien de Sade auraient dû permettre de poser la problématique d’un hédonisme radical, le plaisir comme but ultime, mon plaisir avant tout, mon plaisir à tout prix, mon plaisir au prix de la souffrance et du malheur de l’autre. Malheureusement, le prisonnier de Charenton n’a eu droit à un traitement expéditif : « Sade, c’est du nazisme avant l’heure » . J’aurais aimé faire remarquer à Michel Onfray que les cent-vingt journées de Sodome sont une fiction et une apologie autant qu'une critique de la débauche.

L’inspiration de Michel Onfray était meilleure quand il a traité par le menu le cas de l’abbé Jean Meslier, mettant l’accent sur ce fait étonnant que le premier athée déclaré était un obscur ecclésiastique, dont l’œuvre était totalement clandestine.

Pour le XIXe siècle, le thème finalement peu productif de l’hédonisme philosophique a été carrément abandonné au profit de l’eudémonisme, le bonheur prenant la place du plaisir. C’est un changement de programme, philosophie du bonheur et philosophie du plaisir, ce sont des orientations très différentes. Le bonheur est beaucoup moins lié au matérialisme que l'hédonisme. Cet abandon du thème de l’hédonisme me montrait une fois de plus que le projet de centrer une « contre-histoire de la philosophie » sur l’hédonisme était une impasse.

C’est cependant sans déplaisir que j’ai écouté une présentation de l’utilitarisme de Jeremy Bentham, si important pour l'ensemble du monde anglo-saxon, les idées extravagantes de Charles Fourier, traitées sur le ton de la franche rigolade et la vie aventureuse de Bakounine.

Je n’ai pas pu écouter les conférences de 2008.

En 2009, une nouvelle fois, mon attente était grande. Enfin, il serait question de Nietzsche, l’idole de Michel Onfray.

Michel Onfray a consacré plusieurs séances à un philosophe très peu connu, certainement très intéressant et plus que talentueux, le français Jean-Marie Guyau , atteint de tuberculose, auteur de « l’esquisse d’une morale sans obligation ni sanction », qui a développé une philosophie existentielle qui répond à la maladie et peut être considéré comme un précurseur de Nietzsche. Le conférencier aurait pu éviter de consacrer une séance entière pour stigmatiser le conformisme politique de cet auteur, selon lui coupable d’être moralement conservateur, chauvin, colonialiste, réactionnaire, antisémite, militariste, attaché à la terre, à la famille nonobstant républicain.

Ensuite, on est passé à Nietzsche, j’attendais Michel Onfray au tournant. Comment lui homme de gauche très à cheval sur la correction politique pourrait-il défendre un philosophe dont la réputation de penseur sulfureux n’est pas du tout usurpée, un philosophe qui consacre tant et tant de pages à de virulentes attaques contre la classe ouvrière, qualifiée par lui de « plèbe au sang vicié » ? Le point fort de cette série était la présentation du philosophe malade à la recherche de la « grande santé », une manière de vivre avec la maladie et d’en tirer un avantage existentiel beaucoup important que la bonne santé de l'homme moyen . Oui mais pourquoi tout au cours de son oeuvre Nietzsche n’a-t-il que mépris pour les malades, pourquoi est-ce une injure sous sa plume dont il accable, entre autres, les religieux? La plupart de ses interventions de cette série n’étaient qu’un plaidoyer assez laborieux qui cherchait à nous présenter un Nietzsche largement calomnié, c’est certainement vrai, mais un Nietzsche vu sous l’angle politique, contestataire gauchiste qui pourrait prendre sa carte au parti d’Olivier Besancenot, un Nietzsche réduit à la haine de son pays, de la bonne société bourgeoise et de la religion, un Nietzsche devenu salonsfähig en quelque sorte. Les mânes de Nietzsche n’en demandent pas tant. La présentation de la dissension avec Wagner était particulièrement plate et même fallacieuse, Michel Onfray y projetait de toute évidence ses propres détestations, alors que cet épisode avait été présenté de manière lumineuse et fort inspirée par le philosophe Philippe Lacoue Labarthe dans une série du matin des musiciens. Finalement, une grande déception.

Mon exemplaire des œuvres presque complètes de Nietzsche est resté sur les bords de la rivière Tshuapa, confisqué par un séminariste. Quand j’aurai récupéré ce livre, je confronterai le Nietzsche salonsfähig de Michel Onfray au Nietzsche que j’ai cru découvrir quand je lisais ces écrits qui avaient le don de me faire dresser sur la tête les quelques cheveux qui me restent à chaque page.

Bien loin des platitudes politicardes de Michel Onfray, j’ai connaissance d’un magnifique commentaire sur Nietzsche, il est contenu dans une série d’émissions de René Girard. Le jour où je retrouverai la cassette, je vous en dirai plus.

Dans sa dernière séance, Michel Onfray a annoncé une nouvelle série sur le nietzschéisme chez les philosophes contemporains. Une nouvelle fois, j’en attendrai beaucoup, peut-être enfin ne serai-je pas déçu.

Henry
* * *

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Michel Onfray ne connaît pas bien la musique - le Dim 29 Juil 2012, 12:33



Michel Onfray nous revient, il aborde de nouveaux thèmes, ne croyez pas qu’il ait changé. Il s’intéresse à la philosophie, un peu, à la politique beaucoup. Une philosophie vue par le prisme de la politique, tel est le sujet des interventions de Michel Onfray.. Le thème de l’hédonisme a depuis longtemps été abandonné. À gauche toutes. Les philosophes de gauche, ou qui peuvent être récupérés par la gauche, il les encense, les philosophes de droite, il les stigmatise.

Michel Onfray, très en forme, a démarré cette années sur les chapeaux de roues, il a commenté un texte de Bergson ahurissant de chauvinisme, qui porte aux nues la philosophie française, philosophie du pays de la plus haute civilisation et qui démolit la philosophie allemande, philosophie du pays de la barbarie, selon lui tout ce qui pourrait être sauvé de la philosophie allemande vient de la France.

Michel Onfray parle de Politzer. Pour moi, c’est un vieux souvenir, un professeur de philo communiste nous en parlait, il était communiste, il avait été assassiné par les nazis au Mont-Valérien, il avait attaqué Bergson, il avait écrit un opuscule, le bergsonisme une imposture philosophique (en fait le bergsonisme une parade philosophique). Depuis cette époque lointaine, je n’avais plus guère entendu parler de ce philosophe encarté et martyr.

Michel Onfray rappelle cette période où les communistes pactisaient avec les nazis, c’était du temps du pacte germano-soviétique. Je savais mais j’étais loin de savoir tout et ce que j'ai appris m'a fait dresser les cheveux sur la tête. Je savais que les communistes avaient cherché à se faire une place dans le régime de Vichy, à faire reparaître l’Humanité et cela ne me choquait pas outre mesure. Ce que je ne savais pas, c’est que les communistes avaient à cette époque développé une rhétorique pro-hitlérienne, anti-démocratique (la démocratie, c’était la Grande Bretagne) et anti-juive. On n’en revient pas ! En outre, les communistes avaient prévu une brigade pour éliminer ceux qui, sait-on jamais, ne seraient pas d’accord avec cette ligne.

Michel Onfray indique que Guy Moquet a été exécuté en tant qu’otage et non en tant que résistant. À cette époque, les communistes ne pouvaient pas être qualifiés de résistants.

Est arrivée la séance des questions des auditeurs, et là, Michel Onfray a étalé son ignorance. Il a été interrogé par une allemande sur le mot Sturm qu’il avait employé. Et il a dit : ah oui, je me souviens, un professeur de musique, attendez, ça me revient... le Sturm und Drang, c’est dans la musique, c’est le romantisme dans le domaine musical. Et il s’est mis à déblatérer sur Wagner, Bruckner, Nietzsche blou, blou, blou et ensuite sur la réaction hyperintellectualiste opérée par l'école dodécaphonique et le sérialisme, sur les musiques dyonisiaques c’est bien mais pas trop, opposé aux musiques appoliniennes.

Mais Michel Onfray ne connaît pas le sujet et il se trompe. Sturm und Drang (« Tempête et passion/élan » en français) (le nom de ce mouvement vient de la pièce de théâtre éponyme de Klinger) n’est qu’une phase annonciatrice du romantisme qui a éclot entre 1760 et 1770, ce n’est pas encore vraiment le romantisme, il se caractérise par une écriture en mode mineur qui permet d'exprimer la passion ou la douleur en opposition aux symphonies ou concertos adoptant un mode majeur joyeux et solennel. Toutefois beaucoup d'œuvres de cette époque de Haydn ou Mozart présentent même en mode majeur « un goût marqué pour le clair-obscur, des sonorités feutrées, des effets étranges et imprévus ». Le Sturm und Drang ne fut qu’un moment passager, Mozart et Haydn s’en détournèrent.

Assimiler sans nuances Sturm und Drand et romantisme est une erreur. Les auteurs qui ont eu leur période Sturm und Drang, Mozart et Haydn principalement ne sont jamais considérés comme des romantiques, ils sont restés les plus éminents représentants de la tradition classique.

Le romantisme en musique, Beethoven, Schubert, Mendelsohn, Schumann, Brahms, Wagner, Berlioz, Chopin, Verdi, c’est tout à fait autre chose que le mouvement Sturm und Drang.

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Re: Michel Onfray, chroniques et émissions estivales - le Lun 30 Juil 2012, 18:31

On ne touche pas à Onfray.

Avec son attaque de Freud, de Sartre et son soutien à Soler et son ouvrage sur les religions monothéistes... il est un des rares à faire vivre la liberté d'expression et la démocratie : la démocratie ce n'est pas le débat télé ou radio (ça, c'est une idée d'animateur !), ni les élections (Voyez l’Iran et l’Afghanistan !) ; la démocratie c'est la libre circulation des idées - minoritaires de surcroît ; c'est aussi le droit à l'opinion, à la critique et à une information honnête et indépendante pour le plus grand nombre ; et la défense de ce droit.



Que l'on ait donc la présence d'esprit de se poser la question suivante :



Qui aujourd'hui en France fait vivre la démocratie et la liberté d'expression ?



... si par démocratie et liberté d'expression on entend autre chose qu'un débat télévisée entre... Mélenchon et Copé, arbitré par un Pujadas.



Et cette autre question :



Qui aujourd'hui en France est censuré, banni et menacé ?


Le véritable enjeu aujourd’hui, en France, c’est la liberté d’expression et ceux qui la font vivre en lui assignant chaque jour de nouveaux défis, en repoussant toujours plus loin les limites de cette liberté, jusqu’au trouble, jusqu’au malaise et la transgression, jusqu’à ouvrir en deux, tel un éclair, le ciel d'une pensée qui ne s'autorise plus rien, terrée et morte de trouille…


Or, une liberté d’expression qui privilégie une expression qui est celle de tout le monde sur le fond comme sur la forme (colères qui ne sont le plus souvent que des sautes d’humeurs, indignations aussi partagées qu’intermittentes) n’est pas une liberté mais une dictature molle qui porte le nom de consensus jusqu'au jour où cette dictature qui n'ose pas dire son nom lève le masque : racket et procès en dommages et intérêts, calomnie, bannissement médiatique et intimidation physique.



***





A propos des Etats-Unis, si on doit et si on peut, en tant qu’Européens avoir de sérieuses réserves quant au mode d'organisation de son existence et de sa société…


En revanche, jour après jour, on comprend mieux la raison pour laquelle dans les années 30, Anna Arendt choisira la révolution américaine plutôt que la révolution française et les fosses communes de Robespierre. Après l’avoir quittée, elle ne reviendra plus en Europe.


Car, force est de constater que seul le Peuple américain parmi les Peuples d’Occident a réellement compris où sont les véritables enjeux pour l’individu et pour la société... farouchement attachés au Premier Amendement de leur Constitution, âprement, ils ont compris longtemps avant tout le monde, en 1791, que la liberté d’expression est une et indivisible et qu'elle est bel et bien la première des libertés, et parfois aussi, la dernière : celle des déshérités.


Or, il semblerait bien que ce pays ne sache faire qu'une chose : rejeter, bâillonner, censurer, stigmatiser, traduire devant les tribunaux la moindre tentative d'exercice de liberté d'expression politique et artistique (rappeurs, auteurs, essayistes, pamphlétaires, artistes de scène, syndicalistes, activistes)...



Et priver des millions de Français de parole, de porte-voix, de représentation, et finalement : d'espoir...


Tous les médias, leurs producteurs et leurs animateurs, chroniqueurs et journalistes y contribuent, chaque jour, chaque semaine... radios, télévisions, journaux ; médias qui ignorent sciemment d'innombrables réalités et expressions culturelles, politiques et sociales.

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Re: Michel Onfray, chroniques et émissions estivales - le Lun 30 Juil 2012, 21:20

Ô Serge ! Que vous bénisse le ciel et que les muses vous accompagnent, vous notre phare ! Penseur puissant vous êtes et poète lauréat, à n'en point douter ! Que jamais Nessie ni quiconque ne censure votre chant démocratique qui galvanise nos soirées d'été, entre l'apéro et la grillade qui tarde à venir pendant que se morfond le sorbet au citron.

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Re: Michel Onfray, chroniques et émissions estivales - le Lun 30 Juil 2012, 21:29

Amen...

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Serge Uleski vous êtes attendu sur la planète Terre - le Mar 31 Juil 2012, 02:25

D'accord mâme Mitsouko alors je laisse Serge à son litron et je dirai juste un mot sur un seul des sujets évoqués, parce que je le connais bien : la critique de Freud a été fort bien faite par des esprits rigoureux il y a déjà quelques dizaines d'années ; elle figure en bonne part dans les biblios de nombre de profs en psychologie et de psychothérapeutes. En revanche ou plutôt par contre, la critique qu'en fait Onfray tout à la fois elle tombe trop tard mais encore elle est inepte. Ce type n'a pas le niveau de connaissance nécessaire pour poser fut-ce une question pertinente. C'est à pleurer d'écouter un imposteur dénoncer avec aussi peu de talent une imposture aussi manifeste. La seule qualité réelle de Michel Onfray est de penser en toute indépendance et sans se laisser impressionner par la mode dominante. Mais en l'occurrence il ne s'agit que de mode dominante, et non de pensée écrasante. Ensuite en bon cabotin à la recherche de coups médiatiques, il joue (et les gens faiblement informés peuvent gober ça) à l'unique paladin luttant contre l'obscurantisme. Il est tout simplement faux de dire que Freud n'est pas dégommé démonté et repeint., car ça fait longtemps que c'est fait. Pour croire que Freud est une icône intouchable et intouchée il faut ne connaitre de la vie des idées que le bruissement de l'intelligentsia parisienne dont la moyenne d'âge affleure les 60 piges. En gros, les mêmes qui nous gavent sur France Culture. Pour le reste, à Paris comme en province, les gens un peu au courant ont depuis longtemps chopé par le colback le petit père Sigmund pour le faire rentrer dans le rang des pionniers un peu lointains (pour le mieux) ou des escrocs complets (pour le pire).

Plutôt que d'écouter Onfray, mieux vaut lire des auteurs qui savent de quoi ils parlent :
a) Les critiques de la psychanalyse - Coll Que-sais-je. Auteurs : Quilliot & Bouveresse-Quilliot
b) Les illusions de la psychanalyse -Jacques van Rillaer. Eds Mardaga
Ces deux livres ont respectivement 20 et 30 ans d'âge. Ils sont dans les bonnes biblio de nombre de psychologues et psychotérapeutes. L'ignorer est signe d'ignorance. Par pudeur je ne cite que ces deux là et je ne donne pas les noms d'autres comme Thomas Szasz ou Debray-Ritzen mais vous allez les trouver sans moi.

Désolé mais Onfray n'apporte rien. Juste un peu de lumière sur la chose, en échange de quoi il brouille les idées comme des lemerre à moitié cuits.
Ah bon, on ne touche pas à Onfray ?
Ben je vais me géner, tiens...

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Re: Michel Onfray, chroniques et émissions estivales - le Mer 01 Aoû 2012, 08:52

Gulp!Le sacre du printemps en ouverture!C'est Igor qu'on assassine.

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le n'importe quoi de Michel Onfray - le Mer 01 Aoû 2012, 14:28


Il est fort énervant, Michel Onfray. S'il voulait bien ne pas tout politiser à tout propos! S’il voulait bien être un peu plus subtil dans ses analyses ! Il a fait hier le portrait de Paul Nizan, un personnage fort peu sympathique, un intellectuel qui a des vapeurs existentielles et qui tente de les résoudre en adhérant au PC. Attendons un peu, il va peut-être se révéler. J'avais lu jadis Aden-Arabie, c'était le livre qu'il fallait lire et je ne me souviens de rien, sauf de la première phrase, « j'avais vingt ans etc » et la dernière, « une prison et une église, les deux choses les plus révoltantes... » Michel Onfray dit qu'en fait, il se l'est coulée douce, à Aden, vie tranquille, un boy, pas grand chose à faire.

Paul Nizan vitupérait l'école Normale Sup comme incubateur d'intellectuels conformistes formatés pour la défense de l'ordre établi et il croit intelligent d'ajouter: mais ça n'a pas changé et il cite pêle-mêle: Finkielkraut (qui est normalien mais pas de la rue d'Ulm), Comte Sponville, BHL, Alain Badiou. Là, il est dans le n'importe quoi le plus total. Mettre BHL et Alain badiuo dans le même sac, et dire q'Alain Badiou est un défenseur de l'ordre établi, c'est le n'importe quoi le plus total.




Personne pour commenter la nouvelle série, ce qu'il dit de bergson, Politzer, Nizan, Sartre?

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Re: Michel Onfray, chroniques et émissions estivales - le Jeu 02 Aoû 2012, 00:44

Bonjour Henry,

Pour ma part, je préfère désormais lire vos compte-rendus qu'écouter les longues fables de Michel Onfray, qui n'aura mis que quelque saisons à épuiser, me concernant, le crédit que sa première année m'avait incitée à lui donner.

Oh!, elles ne sont pas désagréables ces séances, où Michel Onfray survole tout ce qui lui est tombé dans mains pendant l'année devant nos oreilles ébahies (mais pas forcément d'admiration). Si je tombe dessus, j'écoute volontiers, c'est peu fatiguant et bien plus agréable à se mettre dans l'oreille que les grains moulus et autres RenDez-Vous qui nous pourrissent les fins de soirées depuis maintenant 4 ou 5 ans (davantage ?). Seulement si par malheur on a quelques notions sur les sujets qu'il prend à Onfray d'aborder ou d'y glisser par digression, on a tôt fait de jeter un regard circonspect et dubitatif sur l'ensemble du discours au mètre du maître.

Un éventail bien trop grand et bien trop gazeux à mon goût, tout le monde en prend pour son grade avec Onfray, mais vos petites contre-contre-histoires valent la lecture même et surtout quand on n'a pas écouté la séance.

Sinon, si l'on souhaite écouter de la philosophie sur une heure, cet été, on peut aller tendre l'oreille à ces Cinq questions légèrement métaphysiques.

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Faites donc les marioles tous autant que vous êtes ! - le Jeu 02 Aoû 2012, 09:59

@Nessie



N'empêche, c'est bien sur Onfray que l'on cogne et pas sur vos auteurs (Quilliot & Bouveresse-Quilliot, Jacques van Rillaer) qui se cachent très certainement derrière des ouvrages académiques de commandes qui ne font que parler de la critique des autres et sûrement pas de la leur.


La question demeure :

Qui aujourd'hui en France fait vivre la démocratie et la liberté d'expression ?


... si par démocratie et liberté d'expression on entend autre chose qu'un débat télévisée entre... Mélenchon et Copé, arbitré par un Pujadas.


Et cette autre question :

Qui aujourd'hui en France est censuré, banni et menacé ?

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Re: Michel Onfray, chroniques et émissions estivales - le Jeu 02 Aoû 2012, 10:19

@Serge Uleski a écrit:N'empêche, c'est bien sur Onfray que l'on cogne et pas sur vos auteurs qui se cachent très certainement derrière des ouvrages académiques de commandes qui ne font que parler de la critique des autres et sûrement pas de la leur.


La question demeure :

Qui aujourd'hui en France fait vivre la démocratie et la liberté d'expression ?


... si par démocratie et liberté d'expression on entend autre chose qu'un débat télévisée entre... Mélenchon et Copé, arbitré par un Pujadas.


Et cette autre question :

Qui aujourd'hui en France est censuré, banni et menacé ?

Oh ben oui, alors ! Et qui sont nes auteurs qui se cachent je ne sais où, dites-moi ?

Enfin, Serge, je veux bien que Michel Onfray soit à vos yeux le Robin des Bois du XXIème siècle mais avec la très ample et luxueuse couverture médiatique dont bénéficient ses livres, sa tribune estivale tous les ans reconduite sur France Culture, son université populaire de Caen, ses passages à la télé, son poste de directeur de collection chez Grasset, c'est un Robin des Bois - père tranquille, tout de même !

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Heaven or Las Vegas - le Jeu 02 Aoû 2012, 10:23

Onfray, comme Finkielkraut, stoppe toujours leur véhicule au terminus Las Vegas.
Les deux hommes, adeptes de la politique au néon, aiment afficher leur couleur respective dans une nuit constellées d'ampoules clignotantes. D'abord saisi, attiré par tant d'étoiles, l'auditeur finit par ne plus apercevoir le décor. Et après vu remonter l'inévitable lame de fond des souvenirs d'enfance, images d'un Noël à Samoëns, Haute-Savoie, avec descente aux flambeaux et tout le tralala, la féerie électrique n'a plus - si j'ose dire - de prise sur lui ; blasé, lassé. Comme quoi on s'habitue à tout, même au merveilleux.

Seulement on peut préférer le romantisme échevelé de Michel Onfray, ses cahiers gros carreaux, son encre turquoise, sa gomme senteur vanille, à ce qu'il y a dans le cartable de l'élève Finkielkraut. Si l'on s'amuse à mettre objectivement les ridicules et les travers de chacun sur une balance, l'expérience nous amène à constater que le plateau penche à droite. En effet, Finkielkraut et sa traque de la racaille en toute chose, même chez les Bleus de l'équipe de France, est sans conteste plus lourd que l'autre. Onfray, au moins, n'atteint jamais le niveau des caniveaux. Et c'est déjà ça !

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