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Le paradigme idéologique de France Culture - le Jeu 28 Avr 2011, 14:25

Ce qui pourrit le travail de cette station, c’est la façon dont le message idéologique et moral s’y trouve instillé, distillé, saupoudré, présent, archi présent, à toute heure du programme, à chaque page du site. Les grandes lignes sont celles d’une morale à la fois simpliste, héritée de la morale catholique peut-être, mais poussée à un excès et dérivant en discours bifide : militant et moralisateur.

Il n’y a pas même besoin d’être en désaccord ni avec cette idéologie, ni avec cette morale, pour trouver pesant ce qu’en fait la station : un terrorisme de correction -paradoxal car parfaitement hypocrite par ailleurs- et un martelage pesamment infligé à l’auditeur. Ca fait 15 ans que France Culture prend ses auditeurs pour des mômes. Ca fait 15 ans que le préchi-précha nous y attend à chaque détour, à chaque recoin d’émission. Ca fait 15 ans que les journaux de FC sont moins occupés à nous informer des événements qu’à nous dire comment nous devons en juger : à l'aune de l'égalitarisme (sacro-sainte lutte des classes), du tiers-mondisme, du féminisme, de l'écologisme (douchez-vous à l'eau froide et chiez dans de la sciure c'est pour sauver la planète), de l'anti-colonialisme avec promotion de la repentance, enfin et surtout à l'aune de l'anti-économie. Le tout est copieusement servi par cette humilité aussi hypocrite qu'obligatoire, connue sous le nom de haine de soi.

Ce pétrissage de moraline est infect, indigeste, et la soupe en est détestable.

Ce fil en donnera des exemples (on en trouve plusieurs chaque jour). S’il y a des bonnes volontés ou si l’agacement dépasse le supportable, il s’ensuivra peut-être une réflexion ou une analyse de cet insupportable terrorisme moral.

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Re: Le paradigme idéologique de France Culture - le Jeu 28 Avr 2011, 14:43

J’ai ouvert ce fil après une 116eme réaction quotidienne de l’année, en lisant une de ces énormités dont France Culture nous gave. En consultant la page de la "Marche des sciences" pour l’émission du 7 avril consacrée à l’astronome Le Verrier, on peut lire ceci :

<< [...] Né le 11 mars 1811, on fête cette année le bicentenaire de sa naissance, un événement salué par une exposition sur lui à l’Observatoire de Paris jusqu’au 30 octobre 2011. Mais l’homme reste peu connu du grand public, oublié de l’Histoire. Son caractère peu aimable, pour ne pas dire détestable, ses positions réactionnaires, et son peu d’humanité en matière de gestion du personnel, ont pu jeter un voile noir sur la légende dorée de ce savant qui a travaillé, toute sa vie, à l’élaboration d’une théorie complète du système solaire.
Pour mieux comprendre ce paradoxe, cet homme au double visage, nous vous proposons ... >>

Qu’est ce qui cloche ici ? Ce qui cloche c’est cette injection de la morale d’aujourd’hui dans le tableau de jadis. Morale à coloration plus ou moins syndicale mais c’est même pas certain tant c’est devenu un réflexe à FC. Vous avez dit "gestion du personnel" ?? Mais quelle foutaise ! La chose n’existe pas à l’époque, le terme lui-même n’apparait que dans la décennie 1980. Le XIXeme siècle est dur pour l’homme, et voila ! Evidemment y’a de quoi coller le vertige aux chochottes de 2011 qui appellent à l’aide la cellule d’aide psycho dès qu’ils avalent de travers (cette intolérable viaulensse pré-gastrique c’est forcément la faute à la gestion du personnel - société de martyrs). Ce jugement asséné sur Le Verrier, c’est exactement aussi stupide que de lui reprocher d’avoir fait ses calculs sans tenir compte de la relativité ! Et puis quel rapport avec la science, au fait ? Mais quand on veut moraliser niaisement, c’est vrai que tout fait ventre.

Difficile de dire si cette prose est d’Aurélie Luneau (on ne se relève pas facilement d’années de collaboration avec Laurentin), ou si c’est une facilité de stagiaire qui, consciemment, ou non, se montre là soucieux de coller à l’idéologie de la chaine.

Question : quel paradoxe y a-t-il à ce qu’un homme pas très sympathique soit par ailleurs un grand chercheur ?
Et au fait, en quoi l’autoritarisme d’un mandarin du XIXeme est-il paradoxal ? Moralement choquant ? Inadmissible ?

Réponse : rien de tout ça. Ce qui n’est pas admissible, c’est de voir des gens se piquant d’histoire qui jugent ainsi de la réalité sociale du XIXème avec les lunettes morales d’aujourd’hui. Cette erreur-là on ne la pardonnerait pas à un étudiant. Pourquoi faut-il la pardonner à Aurélie Luneau ou à Emmanuel Laurentin, qui ne loupent pas une occasion de placer ce genre de sornettes ? Il n’y a aucun voile à jeter sur un personnage dur, sinon pour le militant de la moraline qui se trimballe avec sa réserve de voile dans la poche. Et bien sûr il n’y a aucun paradoxe dans tout ça. Le mot "paradoxe" c’était juste pour se la jouer intello, histoire de faire ronfler le texte tout en actionnant la touche idéologico-morale made in France Culture.

Saoulant.

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Re: Le paradigme idéologique de France Culture - le Jeu 28 Avr 2011, 14:47

(j’ai honte de tartiner de telles banalités - je me fais l’effet d’un max gallo instruisant des collégiens - comment faire comprendre à de telles brèles que dans la mentalité du XIXème, l’exception c’est Victor Hugo - j’enrage)

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Re: Le paradigme idéologique de France Culture - le Jeu 28 Avr 2011, 17:15

en l’occurence, c’est France Culture qui a raison et vous qui avez tort : ce n’est pas une relecture d’aujourd’hui, ce sont bien les gens du XIXème qui ont contesté les méthodes directoriales de Le Verrier, au point d’obtenir sa révocation
p`k

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Re: Le paradigme idéologique de France Culture - le Jeu 28 Avr 2011, 17:20

Merci de votre remarque. Je veux bien avoir tort. Je dirais même que ça me ferait plaisir.
La prochaine fois j’écouterai l’émission avant de piquer un coup de sang.

Mais sur le fond je ne suis pas certain que ça change grand chose, que Le Verrier ait obtenu une médaille de la méchanceté dans un siècle déjà très dur. Si j'ai la force de faire un relevé quotidien, je parie qu’avant longtemps ce fil contiendra nombre d’outrances du même ordre,sur des cas moins tranchés.

Je maintiens que l’expression "gestion du personnel" est déplacée et sent son parachutage
Et j’attends quand même qu’on me dise quel paradoxe il y aurait à trouver chez le même homme de l’autoritarisme et un talent scientifique.

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Un exemple pris sur le vif (dans la Rumeur du monde) - le Sam 11 Juin 2011, 14:18

Le paradigme idéologique de France Culture se manifeste de deux façons : par des thématiques récurrentes, et par des remarques incidentes insérées sans préméditation mais de façon comme réflexe dans les discussions autour des micros. Des secondes, voici un exemple encore frais :

Aujourd'hui dans la rumeur du monde, Jean-Marie Colombani croit devoir préciser une remarque de Christian Stoffaës, qui vient de mentionner la surrection des mouvements populistes en Europe. Notons que, depuis une douzaine d'années que le phénomène tend à se généraliser à l'Europe, il est devenu en soi un sujet pour le politologue. Ce sujet a ses spécialistes, et Colombani les connait, il en a invité plusieurs. Pourtant, il place en incise une énormité qui fait douter même qu'il connaisse leurs travaux, or il est impensable qu'il ne les ait pas lus. Que nous dit-il au juste ? Que le populisme c'est un mouvement de droite qui consiste en un repli des riches sur leur position, en dehors de la solidarité sociale. En clair : les riches ne veulent plus payer pour les pauvres, c'est ça le populisme selon Colombani. Ce raccourci, d'une bétise à pleurer, est un assez bon exemple du paradigme idéologique de France Culture.

L'invité Christian Stoffaës, homme de raison plutôt que de passion, redressera cette bourde sans enfoncer JMC, puisque de colloques en think-tanks les deux hommes sont des partenaires de longue date. Le populisme disons-le en passant, c'est un axe idéologique présent dans des courants politiques divers, et caractérisé par l'appel au peuple comme valeur et référence. Une fois échappés de ce noyau de référence, on peut tenter quelques distinctions, par exemple entre un populisme de gauche et un populisme de droite. Le premier aurait fait ses choux gras sur la lutte des classes, où l'envie et la jalousie sociale prennent le masque du sentiment d'injustice. Le second, récupérant parfois les soldats du précédent, active plutôt les peurs et notamment la peur de l'autre, aboutissant au repli identitaire. Je veux bien croire que cette division entre droite et gauche est grossière, peut-être typique. L'erreur de Colombani est de regarder le populisme de droite avec les lunettes du gauchisme : celle de la lutte des classes.

Cela dit, mon sujet ici c'est France Culture. Donc je n'écris pas cette remarque pour défendre des pauvres riches qui seraient persécutés par les tenants d'un gauchisme simplet et plus ou moins assumé. J'écris ce post pour souligner ce fait : une radio qui se dit culturelle mais qui parle de politique, une radio qui devrait proposer de la vérité mais où le noyau idéologique pousse à balancer de l'idée fausse et de la manipe politicarde, est-ce encore une radio du savoir et de la connaissance, est-ce encore une radio culturelle ?

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Re: Le paradigme idéologique de France Culture - le Mar 14 Juin 2011, 18:10

Pas tout à fait d'accord avec vous, selon moi cette émission a toute sa place sur FC. Elle n'a rien de culturel, mais je sens une différence dans le traitement de l'actualité par rapport aux autres radios et aux autres émissions de la grille. Ce n'est pas un combat de catch comme du grain à moudre, ce n'est pas non plus un bavardage somnolent comme l'esprit public.
Vous pointez à juste titre une boulette de Colombani, mais ça n'empeche pas qu'il fait dans cette émission un bon effort de synthèse. Sur l'Allemagne, la problématique provincialisme/ouverture au monde ne cassait peut-être pas 3 pattes à un canard, mais elle permettait de relier des faits de ces 6 derniers mois dans les domaines politique, économique etc. Certaines remarques des invités donnaient envie d'aller plus loin, ce qui est toujours bon signe (ici la jurisprudence de la Cour constitutionnelle allemande sur les limites juridiques aux abandons de souveraineté dans le cadre de la construction européenne).
D'une manière générale, la matinée du samedi me semble une tentative cohérente d'apporter des éléments sur l'actualité au sens large, pour moi c'est un peu le même projet que celui des revues comme "le débat" ou "esprit". A cet égard, un Finkielkraut, un Bourmeau, un Garapon et un Colombani me semblent assez complémentaires.

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Re: Le paradigme idéologique de France Culture - le Sam 25 Juin 2011, 23:50

Dans le fond comme dirait le Voinche, je suis kamème assez d'accord avec votre façon de n'être pas trop d'accord. Aneffet, je trouve moi aussi que la Rumeur du monde est maintenant d'un niveau de sérieux plutôt honorable, satisfaisant et même mieux. J'ai là-dessus mon hypothèse perso : l'influence de JC Casanova sur JM Colombani, qui freine un peu les bourdes du second tandis que le premier lui n'a rien appris en matière de communication : quand il présente l'émission seul c'est un petit naufrage radiophonique.

Mais comme vous l'aviez bien remarqué, je ne faisais que pointer une bourde, pas assez lourde pour plomber ni l'émission en général, ni le numéro de ce jour-là qui m'a semblé fort instructif. Le "noyau idéologique" de FC n'est pas si présent que ça dans la Rumeur du monde, où il n'apparait que par quelques remontées de paludisme chez JMC.

De façon générale, je pense que le paradigme idéologique de FC est assez proche de celui du Monde dans la période fort peu sérieuse des années Plenel. Et c'est peu dire qu'il en reste plus que des traces, malgré le changement de direction à la Direction. J'ai quand même bon espoir d'un retour du sérieux avec Erik Israelewicz. Mais comme dirait le Max, c'est aneffet une autre question.

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Re: Le paradigme idéologique de France Culture - le Lun 27 Juin 2011, 09:25

Hum, j'ai l'impression, Nessie, que par "sérieux" (employé quand même trois fois dans votre message), il faille entendre "qui adopte un ton docte et pontifiant en toute circonstance", ou encore, et surtout, "développant une pensée libérale traditionnelle, faite d'encouragement au libre-échange, à l'initiative individuelle, d'intervention modérée de l'Etat, de réduction de la dette, uniment considérée comme un poids, d'hostilité à la réduction du temps de travail, etc.".

Bref, une forme d'orthodoxie dominante dans l'élite politique et économique, et même médiatique. Rien d'indigne, sans doute, mais rien de particulièrement "sérieux", ou de plus "sérieux" que d'autres options, au vu des résultats des trente dernières années. Par exemple je serais bien en peine de vous dire qui de JC Casanova ou de Thomas Picketty ou de Frédéric Lordon est en ce moment le plus ou le moins "sérieux" des économistes et si les plans de sauvetage de la Grèce, adoubés par les économistes "sérieux", sont véritablement "sérieux". Disons qu'étant plutôt proche d'eux, vous n'avez pas l'impression d'y entendre un martelage idéologique, alors que moi, étant plutôt éloigné de leurs positions (et disons-le tout net, clairement à gauche (vous diriez "gôche")), ce qu'ils tiennent pour évidences me parait très discutable.

Du reste ce "paradigme idéologique" (car c'en est un), et plus généralement les idées du centre-droit et de droite, me paraissent très bien représentés sur FC matin (Les Matins avec Adler, Meyer et Slama) au soir (Couturier), en passant par le w-e (Eco en question, Répliques, RDV des politiques avec Raynault (un politiste "sérieux"), et enfin la Rumeur du monde et l’Esprit public, où pour le coup il n'y a que des gens "sérieux". Qu'il y ait aussi des intervenants de gauche sur cette chaîne (et malheureusement pas toujours les meilleurs), et bien ma foi, j'ai bien du mal à y voir un inconvénient. Qu'ils soient plus nombreux, il faudrait faire une comptabilité précise, mais au vu des exemples que je viens de vous donner, ça n'est pas si net que ça. Sur les journaux, c'est fort possible (papiers souvent très critiques sur la politique menée par l'UMP), mais d'un autre côté on ne peut pas dire qu'ils épargnent leurs sarcasmes au PS, au NPA, aux Verts ou au Front de Gauche.

Là où on se rejoindra sans aucun doute, c'est davantage sur le paradigme de la direction actuelle, si tant est qu'on puisse employer ce terme pour une pensée aussi molle bâtie sur des concepts aussi creux: diversité, ouverture, nouvelles technologies, jeunesse, culture avec un "s"...

Au passage je remarque que je vous bats à plate couture, avec pas moins de 7 "sérieux" dans mon message (ce qui, j'en conviens, ne me rend peut être pas plus "crédible" à vos yeux).

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Projet pour un chantier d'analyse - le Lun 27 Juin 2011, 10:31

De votre stimulant billet je retiens en premier lieu que "sérieux" et "crédible" sont des hyperonymes chéris des forumeurs qui se soucient peut-être d'être crédibles et sérieux.

Sur la Grèce, je vous dirais que je ne sais pas trop quoi penser. Si j'écoute Pastré et Casanova je ne suis pas très convaincu, il faut dire que ça ne me semble pas toujours très clair, ou souvent incomplet. je reste sur ma faim. Inversement si j'écoute ceux qui les contredisent, disons Lordon, Jorion ou Plihon, par réaction je me replie (un peu effrayé) vers les deux plus haut cités mais je reconnais que c'est par pur effet de répulsion ; que la hargne individuelle d'un Lordon et la coloration de pensée unique d'un Jorion, avec dans les deux cas un jeu de la formule qui voudrait faire mouche alors qu'ils avancent abrités dans un tank préjugés, tout cela me pousse à ne pas les juger très "sérieux". Peut-être que mon critère est absurde, oui. Et tout en sachant que c'est risquer de s'affaiblir, que de reconnaitre ses doutes quand on se trouve face aux bourrins qui ne savent polémiquer qu'en martelant ou en méprisant (sur RFC on ne les lit guère mais dans le précédent forum je vous jure qu'il y en avait plus d'un), eh bien malgré tout je répète que les asséneurs et les ricaneurs ne me convainquent guère, quand je décèle dès le début, sous les ricanements et le mépris, une mono-orientation et un simplisme doctrinal. Sur ce tout dernier point, la critique vaut tout autant pour les chroniqueuses-passionaria du matin, ce qui me permet de recoller au sujet qui a ici tendance à se fractionner : le paradigme idéologique qui, selon moi, domine à France Culture ; et un autre paradigme, tout aussi facile à identifier, qui dominerait en dehors de France Culture.

En premier lieu, je ne crois pas que cette orientation au libre-jeu de l'économie, orientation que vous décrivez comme une orthodoxie dominante, soit si dominante que ça : certes, elle semble faire la loi dans l'économie instituée et peut-être dans l'économie pratique. Mais au plan intellectuel et idéologique, elle ne domine que le camp actuellement au pouvoir, donc plus pour longtemps, et ce camp n'est pas toute la classe politique. Je pense qu'elle ne domine pas du tout dans les médias. Je crois aussi que cette orthodoxie n'est pas si unifiée que ça, alors que l'éconophobie primaire, elle, me semble beaucoup plus compacte et facile à étiqueter. Et c'est pas parce que le NPA se ramasse comme une merde, qu'en matière d'économie les idées simples reculent.

En second lieu, ce paradigme que vous dites "très bien représenté" sur FC, me semble à moi y être très largement écrasé, par les heures de reportages étiquetés documentaires, ainsi que par l'orientation globale de la Rédaction qui propose reportages et dossiers. On pourrait déjà faire les comptes à partir des chroniques du matin : Meyer y est le plus souvent dépolitisé. Clarini compense Adler. Slama n'y est pas tous les jours aussi idéologique qu'on le dit, et les passionaria de 8h45 doivent ramener le fléau bien près de l'équilibre.

Vous voyez peut-être où je veux en venir : faut-il compter les points ? Eh bien je pense que oui, il faut les compter. Ca fait 12 ans que je propose de le faire, et ça fait 12 ans que je n'y arrive pas, parce que c'est un gros chantier et parce qu'on préfère jouer à d'autres jeux dans les associations groupusculaires d'auditeurs (où on sait un peu compter mais pas du tout écrire et encore moins penser) comme dans les forums où l'engueulade recouvre immédiatement la réflexion. Mais ici sur RFC où on ne s'engueule jamais, on pourrait se lancer dans ce chantier. Ca nous ferait un petit TP sympa, non ?

Cela dit, j'ai peur, aussi, qu'il ne nous mène dans une double impasse, je m'explique :
a) je vois venir de loin un résultat mi chèvre mi-chou, avec des discussions interminables sur la coloration idéologique de toute une série d'émissions comme Fabrique de l'histoire, Fabrique de l'humain, Cultures clémentes, Concordance des temps, et même For Intérieur mais aussi Répliques et puis aussi la production créative avec l'ACR et le département Fiction, si on veut. Ca fait beaucoup ? Oui, mais il faudrait aller jusqu'au bout ...
b) il y a sur FC un alibi de pluralisme, et indépendamment de la couleur résultante ce pluralisme s'exerce dans la quantité. Ca se fait encore et toujours au détriment de la culture dans le programme. Or là devrait être la question principale. Mais enfin, puisque j'ai ouvert ce fil, c'est que je crois kamème que cette question de l'orientation idéologique a aussi son importance.

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