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Le paradigme idéologique de France Culture - le Jeu 28 Avr 2011, 14:25

Rappel du premier message :

Ce qui pourrit le travail de cette station, c’est la façon dont le message idéologique et moral s’y trouve instillé, distillé, saupoudré, présent, archi présent, à toute heure du programme, à chaque page du site. Les grandes lignes sont celles d’une morale à la fois simpliste, héritée de la morale catholique peut-être, mais poussée à un excès et dérivant en discours bifide : militant et moralisateur.

Il n’y a pas même besoin d’être en désaccord ni avec cette idéologie, ni avec cette morale, pour trouver pesant ce qu’en fait la station : un terrorisme de correction -paradoxal car parfaitement hypocrite par ailleurs- et un martelage pesamment infligé à l’auditeur. Ca fait 15 ans que France Culture prend ses auditeurs pour des mômes. Ca fait 15 ans que le préchi-précha nous y attend à chaque détour, à chaque recoin d’émission. Ca fait 15 ans que les journaux de FC sont moins occupés à nous informer des événements qu’à nous dire comment nous devons en juger : à l'aune de l'égalitarisme (sacro-sainte lutte des classes), du tiers-mondisme, du féminisme, de l'écologisme (douchez-vous à l'eau froide et chiez dans de la sciure c'est pour sauver la planète), de l'anti-colonialisme avec promotion de la repentance, enfin et surtout à l'aune de l'anti-économie. Le tout est copieusement servi par cette humilité aussi hypocrite qu'obligatoire, connue sous le nom de haine de soi.

Ce pétrissage de moraline est infect, indigeste, et la soupe en est détestable.

Ce fil en donnera des exemples (on en trouve plusieurs chaque jour). S’il y a des bonnes volontés ou si l’agacement dépasse le supportable, il s’ensuivra peut-être une réflexion ou une analyse de cet insupportable terrorisme moral.
* * *

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Projet pour un chantier d'analyse - le Lun 27 Juin 2011, 10:31

De votre stimulant billet je retiens en premier lieu que "sérieux" et "crédible" sont des hyperonymes chéris des forumeurs qui se soucient peut-être d'être crédibles et sérieux.

Sur la Grèce, je vous dirais que je ne sais pas trop quoi penser. Si j'écoute Pastré et Casanova je ne suis pas très convaincu, il faut dire que ça ne me semble pas toujours très clair, ou souvent incomplet. je reste sur ma faim. Inversement si j'écoute ceux qui les contredisent, disons Lordon, Jorion ou Plihon, par réaction je me replie (un peu effrayé) vers les deux plus haut cités mais je reconnais que c'est par pur effet de répulsion ; que la hargne individuelle d'un Lordon et la coloration de pensée unique d'un Jorion, avec dans les deux cas un jeu de la formule qui voudrait faire mouche alors qu'ils avancent abrités dans un tank préjugés, tout cela me pousse à ne pas les juger très "sérieux". Peut-être que mon critère est absurde, oui. Et tout en sachant que c'est risquer de s'affaiblir, que de reconnaitre ses doutes quand on se trouve face aux bourrins qui ne savent polémiquer qu'en martelant ou en méprisant (sur RFC on ne les lit guère mais dans le précédent forum je vous jure qu'il y en avait plus d'un), eh bien malgré tout je répète que les asséneurs et les ricaneurs ne me convainquent guère, quand je décèle dès le début, sous les ricanements et le mépris, une mono-orientation et un simplisme doctrinal. Sur ce tout dernier point, la critique vaut tout autant pour les chroniqueuses-passionaria du matin, ce qui me permet de recoller au sujet qui a ici tendance à se fractionner : le paradigme idéologique qui, selon moi, domine à France Culture ; et un autre paradigme, tout aussi facile à identifier, qui dominerait en dehors de France Culture.

En premier lieu, je ne crois pas que cette orientation au libre-jeu de l'économie, orientation que vous décrivez comme une orthodoxie dominante, soit si dominante que ça : certes, elle semble faire la loi dans l'économie instituée et peut-être dans l'économie pratique. Mais au plan intellectuel et idéologique, elle ne domine que le camp actuellement au pouvoir, donc plus pour longtemps, et ce camp n'est pas toute la classe politique. Je pense qu'elle ne domine pas du tout dans les médias. Je crois aussi que cette orthodoxie n'est pas si unifiée que ça, alors que l'éconophobie primaire, elle, me semble beaucoup plus compacte et facile à étiqueter. Et c'est pas parce que le NPA se ramasse comme une merde, qu'en matière d'économie les idées simples reculent.

En second lieu, ce paradigme que vous dites "très bien représenté" sur FC, me semble à moi y être très largement écrasé, par les heures de reportages étiquetés documentaires, ainsi que par l'orientation globale de la Rédaction qui propose reportages et dossiers. On pourrait déjà faire les comptes à partir des chroniques du matin : Meyer y est le plus souvent dépolitisé. Clarini compense Adler. Slama n'y est pas tous les jours aussi idéologique qu'on le dit, et les passionaria de 8h45 doivent ramener le fléau bien près de l'équilibre.

Vous voyez peut-être où je veux en venir : faut-il compter les points ? Eh bien je pense que oui, il faut les compter. Ca fait 12 ans que je propose de le faire, et ça fait 12 ans que je n'y arrive pas, parce que c'est un gros chantier et parce qu'on préfère jouer à d'autres jeux dans les associations groupusculaires d'auditeurs (où on sait un peu compter mais pas du tout écrire et encore moins penser) comme dans les forums où l'engueulade recouvre immédiatement la réflexion. Mais ici sur RFC où on ne s'engueule jamais, on pourrait se lancer dans ce chantier. Ca nous ferait un petit TP sympa, non ?

Cela dit, j'ai peur, aussi, qu'il ne nous mène dans une double impasse, je m'explique :
a) je vois venir de loin un résultat mi chèvre mi-chou, avec des discussions interminables sur la coloration idéologique de toute une série d'émissions comme Fabrique de l'histoire, Fabrique de l'humain, Cultures clémentes, Concordance des temps, et même For Intérieur mais aussi Répliques et puis aussi la production créative avec l'ACR et le département Fiction, si on veut. Ca fait beaucoup ? Oui, mais il faudrait aller jusqu'au bout ...
b) il y a sur FC un alibi de pluralisme, et indépendamment de la couleur résultante ce pluralisme s'exerce dans la quantité. Ca se fait encore et toujours au détriment de la culture dans le programme. Or là devrait être la question principale. Mais enfin, puisque j'ai ouvert ce fil, c'est que je crois kamème que cette question de l'orientation idéologique a aussi son importance.

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Re: Le paradigme idéologique de France Culture - le Sam 02 Juil 2011, 16:25

Globalement en phase avec Phil, il peut sembler "normal" que la coloration d'une radio publique corresponde aux courants principaux qui irriguent la société. A cet égard, la constellation libérale me semble tenir largement le pavé. Véronique Pélerin dans un journal récent parle du "triomphe du libéralisme" comme d'une évidence mondiale. Il est à préciser que sur ce sujet le libéralisme politique y est intimement mêlé au libéralisme économique, point important.

Encore un détail, lié très vraisemblablement à ce qui précède, je suis étonné de l'invasion grandissante des américanismes sur cette antenne et du parler américain qui bien souvent empêche la compréhension de ce qui se dit.

PS: A écouter Pastre aujourd'hui il paraîtrait que Barthes et Vian révéraient Poujade, cette reflexion étant bien entendu à l'adresse des auditeurs les plus cultivés...poujadisme ?

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Re: Le paradigme idéologique de France Culture - le Jeu 05 Juil 2012, 18:04

Il semble que plusieurs messages qui suivaient le post ci-dessus aient disparu. C'est fort dommage. Je me souviens notamment d'une remarque de Philaunet jugeant qu'il y avait de quoi sourire gentiment quand on lit ou quand on entend dire que France Culture serait à la botte du pouvoir ou de la mondialisation libérale. Mais peut-être était-ce dans un autre fil ?

Quoiqu'il en soit je trouve étonnant sinon dangereux le principe évoqué au post 12, qui nous dit qu'un média consacré au savoir devrait, au plan de l'engagement, se trouver en phase avec les courants d'idées qui irriguent la société. Car c'est bien de cela qu'il s'agit, quand on parle de "coloration", non ? Mais qu'en est-il, si ces courants sont des courants d'idées fausses ? Qu'en est-il quand les revendications de justice ne sont que le masque des intérêts catégoriels ? Enfin, qu'en est-il quand ledit média interfère avec le domaine idéologique, dont il devient lui-même un producteur, un prescripteur, et finalement une agence de bourrage de crâne ? Inversement, qu'en serait-il et qu'en dirait l'auteur du post 12, si les idées de 20% des français qu'il exècre, devaient entrer en force dans le programme pour s'y trouver représentées à hauteur de 20% ?

Avant même d'en arriver à un tel cauchemar, il convient au moins de s'interroger sur les idéologies qui irriguent l'un ou l'autre secteur de la société, et je ne pense pas ici à leur qualité, mais simplement à leur nature. Voyons par exemple les deux sphères que sont le monde politique et l'intelligentsia. Si l'on veut refléter fidèlement leurs engagements, alors quid de la connaissance quand chacune des deux, par ses actes et ses préoccupations affichées, se développe aux antipodes du souci de connaissance ? Or il me semble que nous sommes précisément dans cette situation : le politique se consacre à la pratique du pouvoir et à la quête du pouvoir ; tandis que dans l'intelligentsia ceux qui se font le mieux et le plus entendre, sont les plus acharnés à la quête du prestige. Prestige qui, dans les temps que nous vivons, passe par un affichage moral et une auto-présentation dont la sincérité mérite d'être sérieusement examinée. Notez que je ne dis rien de ceux qui cherchent la richesse. Le résultat, c'est qu'on prend le militantisme actif de Derrida ou de Bourdieu, les engagements d'Emmanuelle Béart et de Boltanski (le plasticien) pour de la culture. Rien n'est moins certain. Il s'agit de militantisme basique, entendez d'une pratique de l'influence assise sur une position de prestige qu'on n'aura guère de difficulté à délégitimer pour peu qu'on y regarde d'assez près, y compris pour un Bourdieu.

Dans ces conditions, comment peut-on croire que le militantisme de fond qui irrigue France Culture correspondrait à un souci de connaissance ?
Et à quoi ça rime, de préconiser que France Culture refléte l'idéologie de la classe moyenne cultivée plutôt que l'état des savoirs ?

Le paradigme idéologique de cette chaîne, dont j'espère pouvoir reprendre ci-après la description et l'analyse malgré la disparition de plusieurs posts, est servi dans l'ambiance d'éconophobie hard et d'humanitarisme bon teint, le tout arrosé d'une sauce morale pas très consistante mais abondante, omniprésente ou presque même chez d'excellents radioteurs comme Jeanneney, Ciment, Veinstein, c'est dire ! Ainsi les idées des classes moyennes cultivées dominent dans le programme, pour leur plus grand plaisir de leurs membres. L'erreur serait de croire, sans examiner la chose, que ces choix idéologiques relèvent d'une connaissance et que ce martelage remplisse une mission culturelle.

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Re: Le paradigme idéologique de France Culture - le Jeu 05 Juil 2012, 20:03

La conséquence de cela, c'est qu'il existe désormais une tension entre la tentation de transmettre pour le plaisir de transmettre, et la peur de faire trop difficile parce que trop discriminant et excluant. Les commentaires un peu simplets et anti-intellectuels que l'on peut lire en marge des articles de presse sont en train de gagner les mentalités à l'intérieur de FC, et on essaie clairement de trouver des petits trucs pour se donner l'impression de faire culturel, tout en ne s'élevant jamais : choisir démagogiquement un sujet qui fera popu et l'entourer d'une poignée de sociologues pour le rendre "indispensable car c'est une pratique contemporaine et FC ne peut l'ignorer", réduire la part culturelle au commentaire des sorties (un exercice de style en soi), avec les 30 mots de vocabulaire imposés que l'on réagence (les spectacle organiques et minéraux, chargés d'émotion etc.), l'omniprésent portrait de personnalités à toutes les sauces etc. Il y a un réel sentiment de culpabilité à trop se diriger vers des sujets culturels durs, et il faut se faire pardonner avec ces procédés de bonne conduite. C'est une vraie démission.

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Re: Le paradigme idéologique de France Culture - le Jeu 05 Juil 2012, 21:09

@Yann Sancatorze a écrit:La conséquence de cela, c'est qu'il existe désormais une tension entre la tentation de transmettre pour le plaisir de transmettre, et la peur de faire trop difficile parce que trop discriminant et excluant. Les commentaires un peu simplets et anti-intellectuels que l'on peut lire en marge des articles de presse sont en train de gagner les mentalités à l'intérieur de FC, et on essaie clairement de trouver des petits trucs pour se donner l'impression de faire culturel, tout en ne s'élevant jamais : choisir démagogiquement un sujet qui fera popu et l'entourer d'une poignée de sociologues pour le rendre "indispensable car c'est une pratique contemporaine et FC ne peut l'ignorer", réduire la part culturelle au commentaire des sorties (un exercice de style en soi), avec les 30 mots de vocabulaire imposés que l'on réagence (les spectacle organiques et minéraux, chargés d'émotion etc.), l'omniprésent portrait de personnalités à toutes les sauces etc. Il y a un réel sentiment de culpabilité à trop se diriger vers des sujets culturels durs, et il faut se faire pardonner avec ces procédés de bonne conduite. C'est une vraie démission.

Hum ! En même temps, lorsqu'on lit les commentaires des copains facebookiens de France Q, on se dit que la production de la radio est bien à leur niveau.
Elle est parfaite cette radio pour les paumés fascinés par la "culture".Et il y en a pléthore selon toute apparence.

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un peu plus de sciences dures - le Ven 06 Juil 2012, 00:24

Parfois je regrette qu'il n'y ait pas plus de vulgarisation scientifique sur cette chaîne. Un peu plus de cosmologie, de physique, de mathématiques... je ne doute pas hélas qu'on parvienne à politiser tout ça Rolling Eyes Au moins il reste la chronique animalière de continent sciences...

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CQFD - le Mer 21 Mai 2014, 09:31

Dans le sous-forum "Le conversatoire", sous le titre Plenel, Souchier, Adler, même gangrène...  le Sam 03 Mai 2014
@Nessie a écrit:(...) la radio s'alimente dans les journaux, et Mediapart est un très bon fournisseur de la Rédac', qui en mal d'infos a tendance à piocher dans le vaste bourbier Plenelien, tout en le citant avec chaleur ce qui lui fait au passage une pub gratuite.(...)
(...)
@Nessie a écrit:Mais revenons au sujet : eh bien encore heureux que l'imprégnation Mediapart ne soit pas perceptible 24h sur 24. Elle l'est déjà beaucoup trop, trop lourdement imposée à l'auditeur. La Rédaction en est imprégnée, or la rédaction ne cesse de s'inviter dans la matinale de Voinchet et à la Grande table de Caroline Broué. L'esprit Médiapart est au contraire de ce que vous dites, un des éléments qui gangrènent cette chaine.

Emmanuel burdeau [sic]

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Ce fut court mais bref - le Sam 04 Oct 2014, 18:15

Emission : La conversation scientifique
Sujet : la santé en Afrique, ou les épidémies en Afrique, ou bien une maladie en Afrique

Essayons : rmrmrmrmr intérêts marchands  mhmhmhmhmh inégalités hrhrhhrrh lutter contre la pauvreté

Très scientifique tout ça.
Au compteur : 2 minutes.
Résultat : Je coupe !

Une seule certitude : on est bien sur France Culture

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Cherche webmaster pour faire les weekends - le Sam 04 Oct 2014, 18:54

D'ailleurs, le site de l'émission nous apprend que (et je cite texto, n'ajustez pas votre téléviseur) :

"/* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin-top:0cm; mso-para-margin-right:0cm; mso-para-margin-bottom:10.0pt; mso-para-margin-left:0cm; line-height:115%; mso-pagination:widow-orphan; font-size:11.0pt; font-family:"Arial","sans-serif"; mso-ascii-font-family:Arial; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-hansi-font-family:Arial; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; mso-bidi-theme-font:minor-bidi; mso-fareast-language:EN-US;}"

... ce qui affaiblit considérablement votre argumentation cher Nessie avouons-le.

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Re: Le paradigme idéologique de France Culture - le Dim 05 Oct 2014, 00:06

Cette fois Ezra Pound est battu à plate couture...

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Une estrade pour D. Rousset - le Lun 06 Oct 2014, 22:26

Elle n'y croit pas, Sophie Dole, la lectrice de ce 4e numéro de la Vie moderne Un goût de miel de Dominique Rousset. La lecture d'un pamphlet, quel qu'il soit, sur les méchants "chasseurs" d'immigrés clandestins (en Europe ou aux Etats-Unis) est difficile à interpréter, sauf si l'on est vraiment un militant de la cause altermondialiste.

Quant au dernier numéro de cette série Un goût de miel 5/5 de Dominique Rousset, il est très en-deçà, en qualité d'information et de sensibilisation, d'un numéro classique des « Pieds sur terre ».

Le problème de l'immigration clandestine méritait un traitement plus inspiré. Dominique Rousset n'aurait pas dû s'égarer hors de son domaine journalistique.

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