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Le paradigme idéologique de France Culture    Page 19 sur 19

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Du ''contrôle social'' - le Dim 24 Juin 2018, 09:29

Les prétendues "Matières à penser" sont un bon objet d'observation pour qui veut connaître les orientations et le monde mental de France Culture. Aucun des cinq producteurs ne déroge à la ligne idéologique décidée par la direction. De toute façon, c'est ça ou la non reconduction du contrat, et comme la soupe est quand même bonne (mais c'est surtout la notoriété acquise par la présence au micro qui accroit la valeur des présentateurs sur le marché professionnel), on entend et lit plus ou moins toujours la même chose.

Ce 19 juin, c'était de nouveau le contrôle social que les neurosciences permettraient (pour un épisode précédent du "contrôle social", voir la question des prothèses... connectées ?) : "on fait également appel aux neurosciences cognitives pour déchiffrer les comportements sociaux tels que : la délinquance, toutes formes d’éducation, voire même le malaise au travail".

La mécanique des passions* avec Alain Ehrenberg, sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS (Cermes3), auteur de "La mécanique des passions. Cerveau, comportement, société" (Odile Jacob) qui porte un regard critique sur l’utilisation qui peut être faite des neurosciences.

En passant, dans le descriptif, un rappel très France Culture de l'opportunité de la psychanalyse associée à la médecine psychiatrique : "Les neurosciences cognitives et comportementales ont-elles supplanté la psychiatrie et la psychanalyse ou en font-elles partie ?"

* (...) Alain Ehrenberg insiste sur la partie cachée de chaque individu, il parle de la mise à nu, de l’étincelle qui permettrait à chacun de devenir acteur du changement et pouvoir ainsi développer la confiance en soi.

Un langage très FC : "mise à nu" ; "l’étincelle qui permettrait à chacun de devenir acteur du changement". Ressemble à du Gesbert ou du Richeux (surtout, pour cette dernière, la mise à nu).

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Christiane Taubira, conseillère programmes à France Culture ? - le Mer 04 Juil 2018, 07:56

On peut trouver singulier (un mot France Culture) que l'ancienne Garde des Sceaux soit si souvent présente sur l'antenne, au point que le 30 juin c'est une tribune politique qui lui a été offerte par la station. Je la relaie ici pour information,  Oleg Sentsov en grève de la faim : "La fête du football devient obscène".

Ne nous attardons pas sur le contenu (un peu quand même*) où Mme Taubira fait un parallèle hasardeux entre deux grévistes de la faim, le nationaliste irlandais membre de l'IRA, Bobby Sands (voir ce nom dans le forum ici et là : Sands bientôt canonisé ?) et le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov. La cause du cinéaste vaudrait d'être mieux défendue que par un texte sentimentaliste et pseudo littéraire.

Mme Taubira aurait pu, puisqu'il était question de football, faire une référence pertinente aux Argentins disparus et à ceux torturés par les sbires de Videla avant, pendant et après la coupe du monde dans le pays de Maradona en 1978 (à ce propos, voir les condamnations à perpétuité de 29 tortionnaires argentins en 2017). Mais l'icône révolutionnaire armée est plus inspirante que des milliers de jeunes gens innocents torturés à mort à quelques centaines de mètres d'un stade.

Demandons-nous quand même pourquoi France Culture joue le rôle de diffuseur d'une tribune politique et si c'est bien sa mission de radio culturelle publique.

Mme Taubira était la présidente du jury d'une manifestation qui a eu quelque écho sur France Culture, un concours d'éloquence féministe (extraits ici le 1er juillet 2018). Est-ce aussi la mission de la station culturelle de diffuser durant deux heures des discours militants ? C'est une question. En tous les cas, l'ancienne ministre a pu une nouvelle fois  prendre la parole et faire entendre ses convictions à l'antenne, convictions souvent répétées au micro de la chaîne (cf. Christiane Taubira récite des textes féministes ; Les matins , Le dictionnaire critique du sexisme ; Grande table, entre état de rêverie et esprit de révolte, liste non exhaustive).

La question est donc la suivante : Mme Taubira joue-t-elle un rôle de conseillère officieuse dans la programmation de la station culturelle ?

*************

* Quelques extraits, néanmoins, qui semblent qualifier Christiane Taubira au moins comme rédactrice des descriptifs d'émission de Marie Richeux :  

"Oleg Sentsov a des enfants, de sa chair et de son sang. Le témoin à charge dit l’avoir accablé sous la torture. Ni guerre ni paix. Protester contre une invasion, aimer sa terre sans être enragé contre les autres, se dresser en riant et en créant c’est défier la force brute dans l’entre-deux d’un temps et d’un monde féroces et détraqués.  C’est puni d’un châtiment sans crime."

"Oleg Sentsov a des enfants, de sa chair et de son sang". [?]
"Ni guerre ni paix" [?]
"C’est puni d’un châtiment sans crime". [?]

"Ma colère est tendre parce que dans cet acte il y a autant de désespoir que de volonté, autant de sincérité que de force, autant de détermination que de désintéressement. "

"Ma colère est tendre" [?]

Quant à la logique du "parce que"...

Étonnant qu'une ancienne ministre de la justice ose apposer sa signature sous un tel charabia.

En passant voir le post revigorant de Nessie Avis de tempête le Lun 09 Juin 2014.

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Ça va dézinguer ! - le Lun 09 Juil 2018, 15:21

Tous aux abris anti-féministes avec cette semaine "Françoise Héritier par Caroline Broué" et au Rectorat de l'Académie de Montpellier (RAM)  avec # Hommes-Femmes : des lendemains qui changent ?   Rencontres co-animées par Hervé Gardette (France Culture) et Jean Birnbaum (Le Monde) .

Les citations vont pleuvoir. Ça a d'ailleurs commencé avec celle mise en exergue de la série "Avoir raison avec" : "Je vois la cause des femmes souvent comme une citadelle à la Vauban, l'attaque peut venir d'un seul côté ou de plusieurs !" Françoise Héritier.

Une image à la fois obscure et drôle dans tous les sens du terme !

Une citadelle Vauban est réputée imprenable ; si elle est assimilée à la cause des femmes, celle-ci n'a rien à craindre.

Difficile de comprendre qui fait quoi dans le scénario imaginaire "l'attaque peut venir d'un seul côté ou de plusieurs !". Des hommes assiègent-ils la cause des femmes ? Lancent-ils des attaques ? Vu qu'une citadelle fortifiée par Vauban est la moins prenable de toutes les citadelles, on se demande pourquoi ce type de citadelle (image de la cause des femmes) serait présenté comme susceptible d'être davantage menacé que d'autres. Il fallait peut-être tout simplement paraître cultivé et citer Vauban.




Plan de la citadelle de Strasbourg avant 1800

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Le paradigme ''nocturne'' - le Mer 18 Juil 2018, 08:27

Un bel exemple de l'invité idéal pour France Culture trouvé dans "La nuit rêvée de" Marie-José Malis.

Pas de titre pour l'entretien, sinon l'habituel moule "Prénom-Nom/ Deux points/ Affirmation péremptoire" : Marie-José Malis : "Etre hérétique, subversif, c'est le travail des intellectuels depuis Socrate".

"Hérétique" et "subversif" ? Cette femme de théâtre mérite de passer chez Marie Richeux et Olivia Gesbert (entre autres).

Extrait du descriptif qui vaut le coup d'oeil : "Pour le programme d'archives de sa Nuit rêvée, la metteuse en scène Marie-José Malis a réuni Jacques Lacan, avec une introduction d'Alain Badiou" (cf. Badiou überall).

Le retour de Pierre Overney : "Marie-José Malis a voulu également que nous soient racontées l'histoire de l'immigration espagnole dont elle-même est une enfant et, comme en écho, la condition des immigrés d'aujourd'hui venus de l'Afrique subsaharienne. Elle a choisi aussi de revenir sur le meurtre de Pierre Overney, tué en plein cœur de la balle  d'un vigile de la Régie Renault en 1972. Ce programme, qui mêle aux destinées des plus déshérités, des plus fragiles, d'hier et d'aujourd'hui, les voix d'artistes, de poètes et d'intellectuels parmi les moins soumis, est sans doute à l'image de celle pour qui il ne peut être question de s'accommoder du monde tel qu'il est. "

"les moins soumis", forcément, a-t-on envie d'ajouter.

La citation attribuée à la femme de théâtre par France Culture était donc usurpée ? "Cela est un enseignement que je tiens de Pasolini, qui considérait qu'être hérétique, subversif, la belle affaire, c'est le travail des intellectuels depuis Socrate".

Le neuf-trois, territoire moral et culturel de France Culture (il y a pourtant 96 départements à explorer en France Métropolitaine...), ah, Aubervilliers, ah, Bobigny !  : "Marie-José Malis a pris en 2014 la direction du théâtre de La Commune d'Aubervilliers. Cette Nuit en sa compagnie est l'occasion de mieux cerner ce que peut être aujourd'hui ce "pour tous" du théâtre".

Au programme de cette nuit-là (comme dirait Richeux en appuyant sur "là" pour mettre de l'emphase à la place de mots signifiant une chose précise), les émissions et les déclarations suivantes (on note la mitoyenneté Badiou/mao)  :

Nuits magnétiques - Marie Epstein raconte Jean Epstein : Portrait à trois faces

Interview de Fernandel

La Source de la Fontaine-au-Roi : un foyer de travailleurs maliens à la veille de sa fermeture

Alain Badiou : "Je considère que Lacan est un homme des Lumières, c'est un rationaliste intégral"

Rétro : Pierre Overney, la mort d'un Mao

Une histoire de l'immigration : Les immigrations des Espagnols

Marie-José Malis : "L'étranger est celui qui permet à un pays de se comprendre"

Tadeusz Kantor : "Il faut être ouvert à l'impossible pour créer le théâtre invisible"

Jean-Luc Godard : "Il ne faut rien comprendre, il faut juste regarder et écouter"

Klaus Michael Grüber : "Le metteur en scène, c'est un homme qui parle de la beauté "


"être ouvert à l'impossible" et "rien comprendre" : c'est un peu le programme général de France Culture.  

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Les diktats sociaux - le Dim 12 Aoû 2018, 09:29

Un nouveau "ré", celui de "réappropriation" dans "La paresse (...) permet à certains la réappropriation de son temps, de sa vie"[écrire correctement "leur" relevait dans doute du diktat social, voir plus loin].

s’extraire (...) prendre de la distance face aux diktats sociaux


Aujourd’hui, dans un monde où l’injonction au travail et à l’ascension  sociale est particulièrement prégnante, elle permet d’opérer le refus  d’une vie déjà toute tracée.

Ces jeunes ne  refusent-ils pas l’abîme que peuvent constituer ce que l’on appelle  burn-out en Europe (...)

Langue française (prôner, stipuler) et contenu laissés à l'appréciation du lecteur :

La paresse pourrait-elle devenir une qualité recherchée par les  recruteurs ? C’est ce que semblent prôner diverses études parues  récemment comme celle de la Florida Gulf Coast University stipulant que  les personnes ayant un QI élevé sont plus paresseuses que les autres, ou  encore celle menée par le professeur Eisuke Hasegawa qui montre que les  éléments considérés comme paresseux sont les seuls à être réactifs aux  situations d’urgence…[

Une histoire particulière. Une équipe strictement féminine, comme souvent, composée de Delphine Chaume, Production, et de Christine Bernard, Coordination (réalisation Thomas Beau). Pour s'y retrouver dans la distribution des tâches voir Producteur, coordinateur, présentateur, animateur, réalisateur .

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Michael Lonsdale pour s'élever - le Dim 30 Sep 2018, 12:21

Un fil moins abondé ces derniers temps, en partie concurrencé par Les sujets obsessionnels de France Culture (et ses icônes) 157 posts.

Voici un invité qui a obtenu haut la main son brevet de conformité à l'idéologie maison : L'invité culture du 29 09 2018.  Gérard Noiriel : "Ce qu'il y a de très fort chez Virginia Woolf, c'est la violence masculine."

Il ajoute dans la première citation "Je ne suis pas un consommateur très acharné de littérature". Pas "un consommateur", "acharné", "de littérature". CQFD.

Il faut écouter la magistrale interprétation de Mr Ramsay par Michael Lonsdale (et aussi celle de l'ensemble des acteurs) dans La Promenade au phare du 31 août 1996, que j'ai enregistrée à l'époque sur cassette, précision pour masterkey...

Extrait (non représentatif et bien trop bref, mais l'adaptation en son entier n’est pas trouvable) ici, avec commentaires tirés de Virginia Woolf, "Écrire dans la modernité" 26/01/2016, La Compagnie des auteurs  [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15537-26.01.2016-ITEMA_20898490-1.mp3" debut="47:08" fin="49:27"] C'est mémorable et annihile toutes les sottises entendues chez Mme Broué.

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Interdiction de rire... - le Jeu 15 Nov 2018, 16:35

Olivia Gesbert en supportrice de la barricade Smile dans Comment se rendre ingouvernable ? "Face à la crise de la gouvernabilité qui touche les années 1970, quelles stratégies de management pour contrôler le citoyen sans en avoir l'air ? On explore ces méthodes encore d’actualité avec Grégoire Chamayou, chercheur au CNRS, auteur de ''La société ingouvernable'' (La fabrique, 2018)." (L. a tous ses livres...)

Les mots en gras et les italiques sont de la rédactrice de la page :

"Face aux revendications croissantes - revendications ouvrières, ethniques, écologiques... - les milieux d’affaire se sentent plus que jamais menacés, contraints de trouver des stratégies qui, du contrôle dur à la manipulation douce, leur permettent de conserver leur pouvoir face aux Etats et leur place dans l'opinion".

"D’un côté, des économistes néolibéraux qui veulent […] déréaliser  l’entreprise pour la dépolitiser. De l’autre, des penseurs qui traitent  l’entreprise comme une machine de guerre.    
(Grégoire Chamayou)

Autres sorties chamayennes du même tonneau sur la page de l'émission. Et une photo artificielle tirée de la très capitaliste agence Getty dont FC est fort friande.

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De la suite dans les idées - le Jeu 15 Nov 2018, 21:52

Un dernier pour la soirée dans le sillage du précédent relevé ci-dessus : La grève du 15 11 2018. "Robert Linhart raconte la chaîne, les méthodes de surveillance et de répression, les syndicats vendus au patronat mais il raconte aussi la résistance et la grève, le courage de ceux qui ont le plus à perdre.". C'est le feuilleton du soir. Quel plaisir, quel bonheur que cette diffusion de la culture ! On en redemande.

Il est vrai que la culture, FC connaît ! Ce matin, après "Tous féminins ?" chez Van Reeth (Adèle), l'automobile chez Florian Delorme (une nouvelle passion de la chaîne apparemment), il y a eu le midi la dictature libérale chez Gesbert (Olivia) et les logements insalubres chez Kronlund (Sonia). Une pause (lecture, pas radio).

On reprend avec, en début d'après-midi, l'impôt chez Rocquigny (Tiphaine), les "pubards" de Sterling et  la représentation des femmes dans la série Mad Men chez Garrigou-Lagrange (Mathieu), le tout faux d'un nouveau programme officiel chez Nicolas Martin ("le constat est amer, les ambitions sont au mieux confuses, au pire aux antipodes de toute forme d’innovation dans l’apprentissage des sciences."), et le scandale de La Garçonne ("Christine Bard, Yannick Ripa, Catherine Join-Diéterle, Françoise Thébaud et Annie Metz", émission de Perrine Kervran) en fin d'après-midi. Pause.

Le soir, les entretiens de Marceline Loridan-Ivens par Gila Lustiger coordonnés par Sandrine Treiner (les hommes ne sont décidément pas intéressés par les métiers de la radio en France...) et, avant Marie Richeux avec son invité pour la «créolisation» du monde, voici Robert Linhart, philosophe, ancien élève d'Althusser, fondateur du mouvement maoïste français, [qui] passe une année comme ouvrier dans une usine Citroën en 1968. Dix ans plus tard, dans L'Etabli, il raconte cette expérience du travail à la chaîne.

France Culture, trouvant la saison propice, a pensé que les esprits étaient prêts à entendre Robert Linhart qui "raconte la chaîne, les méthodes de surveillance et de répression, il raconte aussi la résistance et la grève".

Une belle journée sur France Culture, avec sans doute pour la directrice le sentiment du devoir accompli.

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