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Le paradigme idéologique de France Culture    Page 4 sur 12

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Le paradigme idéologique de France Culture - le Jeu 28 Avr 2011, 14:25

Rappel du premier message :

Ce qui pourrit le travail de cette station, c’est la façon dont le message idéologique et moral s’y trouve instillé, distillé, saupoudré, présent, archi présent, à toute heure du programme, à chaque page du site. Les grandes lignes sont celles d’une morale à la fois simpliste, héritée de la morale catholique peut-être, mais poussée à un excès et dérivant en discours bifide : militant et moralisateur.

Il n’y a pas même besoin d’être en désaccord ni avec cette idéologie, ni avec cette morale, pour trouver pesant ce qu’en fait la station : un terrorisme de correction -paradoxal car parfaitement hypocrite par ailleurs- et un martelage pesamment infligé à l’auditeur. Ca fait 15 ans que France Culture prend ses auditeurs pour des mômes. Ca fait 15 ans que le préchi-précha nous y attend à chaque détour, à chaque recoin d’émission. Ca fait 15 ans que les journaux de FC sont moins occupés à nous informer des événements qu’à nous dire comment nous devons en juger : à l'aune de l'égalitarisme (sacro-sainte lutte des classes), du tiers-mondisme, du féminisme, de l'écologisme (douchez-vous à l'eau froide et chiez dans de la sciure c'est pour sauver la planète), de l'anti-colonialisme avec promotion de la repentance, enfin et surtout à l'aune de l'anti-économie. Le tout est copieusement servi par cette humilité aussi hypocrite qu'obligatoire, connue sous le nom de haine de soi.

Ce pétrissage de moraline est infect, indigeste, et la soupe en est détestable.

Ce fil en donnera des exemples (on en trouve plusieurs chaque jour). S’il y a des bonnes volontés ou si l’agacement dépasse le supportable, il s’ensuivra peut-être une réflexion ou une analyse de cet insupportable terrorisme moral.
* * *

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Rampez bande d'orgueilleux ! - le Lun 19 Jan 2015, 17:26

Parmi les éléments du paradigme idéologique de la maison, il en est un tout à fait fondamental et qui conditionne les autres : celui qu'on appelle -bien à tort- la haine de soi. A tort oui, car sous couvert de dévaloriser sa propre catégorie d'appartenance, il ne s'agit que d'une simulation, et un redoublement d'orgueil -le sien- bien abrité sous une injonction d'humilité -la vôtre- habilement déclinée au fil des contextes d'appartenance emboîtés les uns dans les autres. En clair : le Tartuffe militant -en l'occurrence radiophonique- vous assène que malgré la certitude de votre supériorité, vous ne valez pas lourd face aux so-called inférieurs, en fait vous êtes moins bon.

Ainsi le schème opère usuellement une comparaison en votre défaveur, entre votre catégorie et une autre dont seul votre grossier bon sens vous autorisait à croire être le dominant. En tant qu'être veule et imbu vous avez donc besoin d'une bonne leçon et c'est à cette tâche que s'attellent les façons plus ou moins subtiles par lesquelles on vous fait entrer dans le ciboulot, exemples à l'appui, qu'en tant qu'homme vous êtes inférieur aux femmes, en tant qu'adulte écrasez-vous devant les enfants, en tant que bourgeois vous devriez avoir honte de n'être pas des citoyens d'une honnête et pauvre simplicité. En tant que français vous valez moins que les étrangers, comme occidental vous êtes méprisable devant l'homme du tiers-monde (ça c'est le niveau Frédéric Lenoir) et comme représentant de la modernité vous êtes surclassé au plan humain par les membres des peupleupreumié (niveau Marie-Hélène Fraïssé). Et ça continue et ça peut aller loin. Ainsi en tant que Sapiens-Sapiens et donc Cro-magnon sachez que vous êtes un criminel historique car probablement bénéficiaire et par là complice du génocide contre Néanderthal auquel on ne cesse de trouver des qualités esthétiques, scientifiques, philosophiques, sexuelles enfin tout y passe (niveau de certains invités du Salon noir malgré quelques exceptions).

Le niveau suivant de l'injonction d'humilité est celui que Stéphane Deligeorges met en évidence chaque semaine et notamment ce lundi 19 janvier dans sa chronique animalière. C'est que voyez vous cher nazi ou presque, en tant qu'être humain vous avez besoin d'une leçon d'humilité face à l'animal. Qu'à cela ne tienne : Stéphane se charge de vous l'administrer au moins une semaine sur deux (peut-être pour vous laisser récupérer, bande de larves vaniteuses à la résistance infiniment plus faible que celle de l'Alien !). Donc un coup par ci un coup par là, au fil des semaines tout y passe : la morale, les habiletés du corps, celles de l'esprit. Ainsi cette semaine, c'était l'exploit cognitif d'un chimpanzé qui était chargé de vous aligner avec une rigueur toute jésuitique.

Voici la chronique que vous écouterez à genoux sur une règle en fer :  [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/01/s04/NET_FC_7a75126b-8770-48c7-8144-ac2a306b928f.mp3" debut="01:48" fin="05:47"]
Pour les plus douillets je donne l'essentiel : la leçon chargée de vous en rabattre : [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/01/s04/NET_FC_7a75126b-8770-48c7-8144-ac2a306b928f.mp3" debut="04:02" fin="04:57"]

On est légitimement fondé à s'interroger : où donc s'arrêtera le délire ?
La réponse : il n'y a aucune raison que ça s'arrête. D'abord il faudra saler le règne animal donc attendez-vous à vous trouver méprisables en comparaison des végétaux. Puis membres du vivant, serez nuls de chez nul devant les ceusses du règne minéral. Et ensuite ? En toute logique il faudra quitter la planète : vous êtes des immondices de l'univers, indignes de seulement baiser la semelle d'un être galactique et lui-même avec vous devenus raclures de bidet interstellaire tout ce joli monde devra se prosterner devant les habitants des galaxies extérieures.

Un peu plus loin encore il y a n'importe qui. Beaucoup plus loin encore il y a n'importe quoi.


Le sociologue Gerald Bronner qui pratique la contre-leçon de morale, semble s'être penché sur le sujet avec son dernier ouvrage : La planète des hommes. Il identifie une des voies de la dérive idéologique : la négation du caractère humain, qu'il conviendrait de rapprocher de l'animalité. Je ne sais pas ce que vaut son raisonnement (chez Bronner en général c'est plein de trous) mais je veux bien le croire étayé d'éléments convaincants, propres à nourrir la présomption de vérité pour ma thèse. Pour autant, malgré l'ambition de l'auteur je n'y chercherais guère plus de sociologie scientifique que dans ses précédents bouquins. Stéphane Deligeorges lui-même doit penser que c'est un peu moins costaud que Pif le chien.

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La neutralité idéologique de France Culture vue de l'espace - le Sam 07 Fév 2015, 12:51

Il n'y a pas de paradigme idéologique de France Culture. D'ailleurs France Culture est une radio de droite. D'ailleurs l'intelligentsia est de droite, c'est bien connu. Et les classes cultivées le sont aussi ; en tous cas elles le sont bien trop. Et pour s'imaginer que FC roule pour le PS alors il faut être 'achement à droite ness pas...

Voila pourquoi il faut remercier Etienne Klein de faire entendre un bruit de fronde, en invitant des courageux chercheurs comme Jean-Pierre Bibring le 31 janvier dernier dans la Conversation scientifique. De  quoi s'agit-il ? Réponse : ce jour-là le sujet c'était la sonde Rosetta, programme de l'Agence Spatiale Européenne. Au coeur de cette réussite de la coopération en Europe il y a la recherche française. Pendant 50 minutes l'astrophysicien invité, excellent conteur à la fois prolixe, clair, vif, raconte les difficultés du projet et les apports de la découverte. En un peu moins d'une heure nous aurons : le mystère de la glace noire, l'histoire des molécules de carbone, les comètes comme ferment des planètes (l'eau et la vie sont donc d'origine extra-terrestre). Mais il y a aussi l'histoire de la recherche elle-même : comment le projet Philae naquit d'un retrait subit du partenaire américain : il devenait impossible d'aller chercher la glace cométaire et de la rapporter sur terre, aussi l'opération fut-elle inversée : on décida d'envoyer un laboratoire mobile par un atterrisseur, le fameux Philae.

Etienne Klein s'amuse à remarquer que l'invité parle de Philae comme si c'était une partie de lui-même : on ne sait pas très bien où on s'est posé, "on ne sait pas très bien quelle température on a". L'auditeur vit au présent les questions et l'excitation de Bibring. Tout cela est rien moins que captivant et je pèse le mot : ça fait des années que je n'ai pas entendu un tel festival, même André Brahic est dépassé. Car en passant c'est la formation du système solaire qui en est enrichie, éclairée : les planètes primaires, la ceinture d'astéroïde, tout y passe. L'affaire se termine en apothéose avec l'histoire de la terre il y a un petit paquet de milliards d'années : collisions, trajectoire, sélection darwinienne des planètes dans une géométrie magmateuse. C'est le space-opera dans toute sa splendeur, et Klein lui-même en reste comme deux ronds d'ananas. Parvenus à ce point du récit on ne sait plus très bien si ce sont des hypothèses ou si Jean-Pierre Bibring a pu se faire projeter un film de toute l'histoire dans une vidéothèque galactique. L'auditeur quant à lui est satellisé de bonheur, ivre de connaissance, pris dans des infinis pas du tout effrayants, bien plutôt fascinants.

Mais voila qu'on passe la 45e minute d'émission et le retour sur terre va faire mal, dans tous les sens du terme : c'est médusé qu'on reçoit alors la conclusion de ce brillant exposé : il y a trop d'inégalité en France.
Vous avez bien lu, j'ai bien entendu : [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/01/s05/RF_571123D9-7295-4C50-9680-206246AC9939_GENE.MP3" debut="45:26" fin="48:06"]
J'ai bien entendu et vous avez bien lu : la sonde Rosetta qui a coûté aux Européens un milliard d'Euros, a réussi à poser un laboratoire mobile sur une comète séparée du soleil par une distance triple de celle qui sépare ce dernier de notre planète. L'opération n'est pas achevée et il y a encore des incertitudes mais c'est d'ores et déjà un succès : une fois les batteries solaires rechargées le travail de Philae va reprendre pendant une petite année. Et de cette exploit réalisé à des milliards de kilomètres, qui nous renseigne sur ce qui a pu se passer sur notre planète il y quelques milliards d'années, nous en concluons qu'il y a trop d'inégalités en France et dans le monde en général trop de capital, trop de marché, trop de profit, il faut changer tout ça d'urgence et liquider la domination sinon euh sinon quoi ben on ne sait pas trop mais le changement il faut que ça soye maintenant ça urge on n'a plus que quelques années devant nous je vous jure ...

Un tel sermon laisse les bras ballants et pour le coup, en guise de retour sur terre nous voila servis. Et là est finalement le grand mystère de la culture en France, encore plus que celui de France Culture. Car la surprise vaut pour toute l'intelligentsia : on entend de tels sermons à longueur d'année, à chaque occasion électorale et à chaque crise sociale mais ça peut aussi sortir à n'importe quel moment de nos savants, des artistes, des écrivains, des comédiens et des amuseurs même qui roulent pour un des deux camps de la politique, toujours le même. Qui depuis la position élevée que leur confère la notoriété, servent leur consigne dans un domaine où ils n'ont pas la moindre autorité intellectuelle mais tout au plus en guise de théorie une sociologie vulgaire et simplette. La même qui est propagée à longueur d'année par les faussaires de la discipline, mais c'est là une autre question.

Car comment expliquer que sans le moindre lien avec le sujet interplanétaire, Jean-Pierre Bibring nous assène sa choucroute militante : il y a trop d'inégalités en France.  Oui comment est-ce possible ?
Sa compétence ? Aucune. Il est aussi loin de sa spécialité que Rosetta l'est de la Terre
Sa crédibilité ? C'est celle de tout homme intelligent. Pas plus, pas moins.
Sa thèse, sa théorie ? On ne sait pas, on ne la connait pas. Est-ce une conclusion personnelle ? Un engagement militant hérité de la formation familiale ? Ou en rupture avec cette dernière (ce qui reviendrait au même) ? Jean-Pierre Bibring est-il simplement intoxiqué par le paradigme qui règne dans les classes cultivées, en y imposant un terrorisme idéologique ? On ne saura pas. A vrai dire on s'en fout. On constate pour la Nième fois que la propagande idéologique de France Culture se loge dans ses émissions artistiques et scientifiques autant que dans ses émissions d'actualité socioécopopolitique.

Mais évidemment, le paradigme idéologique de la chaîne, c'est du fantasme, hein.... Wink

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Portons la critique au-delà de ce forum - le Sam 07 Fév 2015, 13:04

./...

En complément à ce qui précède, voici le message que j'ai déposé à la page de l'émission sur le site de FC. Sans grand espoir de la voir validé avant la fin du système solaire ...

<< Merci pour ce récit extraordinairement captivant d'une recherche, mais aussi d'une histoire de l'univers. Auditeur de France Culture depuis des années je crois qu'on atteint là un sommet de communication, d'enthousiasme, de talent dans le récit qui ne peut que couronner une éminence dans la recherche.

Toutefois un point me chagrine : la conclusion sociale est parfaitement déplacée et, il faut le dire, elle ne repose sur rien de rationnel. Il n'y a guère de lien entre cet exploit scientifique et les problèmes sociaux. Fallait-il vraiment assortir d'une consigne idéologique un exposé aussi passionnant ? Eventuellement une part de la sociologie cautionne ce genre de propos, mais dans la partie militante de la discipline et non dans sa part scientifique. C'est un débat et un sujet autrement vaste, dont France Culture traite du matin au soir et toujours avec les mêmes oeillères idéologiques. Fallait-il injecter ce supplément avec les mêmes oeillères dans une émission de philosophie scientifique ? >>

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Tout le monde 'nest pas aveugle - le Sam 11 Avr 2015, 14:59

Certains disent que c'est une illusion ou une invention de notre regard critique biaisé.
Mais d'autres qui ne savent même pas qui nous sommes, ont remarqué la même chose que nous :

<< Lassé des radios dites commerciales, j’avoue avoir écouté durant de nombreux mois, le top du top radiophonique, je veux parler de France Culture, et ses débats de hautes tenues non saucissonnés de messages publicitaires abrutissants.

Cependant, en tendant une oreille attentive, une petite musique insidieuse est perceptible.

Par je ne sais quel mystère, il est quasiment impossible d’y entendre une analyse critique à rebours de la doxa réchauffiste, anti-OGM, anti-nucléaire, pro-Énergie renouvelable… Dès que l’un de ces thèmes est abordé, l’invité(e) prioritaire est soit Corinne Lepage, insupportable et multifonctions (anti-nucléaire, anti-OGM, pro-Énergie renouvelable), soit Jean Jouzel le prix Nobel que le monde nous envie, soit le(la) représentant(e) d’une ONG environnementale, donc anti-tout, Greenpeace ayant une préférence évidente.

Un débat équilibré semble donc difficile, et ce n’est d’ailleurs pas l’objectif de cette radio. Le catastrophisme érigé en ligne éditoriale nappé d’un militantisme éco-conscientisé à peine dissimulé des journalistes finit par me convaincre d’engager une migration auditive.

Rendons grâce à Mathieu Gallet d’avoir favorisé une grève dont l’impact principal a été le retour, et le mien par la même occasion, de la bonne musique sur France Culture devenu enfin supportable. Pas de chance, entre deux plages de grève citoyenne censée sauver le Titanic des ondes, voilà le retour des matins de France Culture avec une invitée de poids : Naomi Klein en personne !

france culture environnement rené le honzecNaomi Klein est également multifonctions : journaliste canadienne, essayiste, cinéaste, militante altermondialiste et accessoirement, en pleine promotion publicitaire en Europe. En effet, elle publie Tout peut changer : capitalisme et changement climatique. Selon elle, la lutte contre le changement climatique requiert une réorientation de nos sociétés vers un modèle durable pour l’environnement, et une transformation sociale radicale, décroissante évidemment (enfin j’en ai l’impression…).

Ce moment de radio a atteint des sommets stratosphériques de guimauve écologique, saupoudrée de détestation de cette maudite humanité, les occidentaux en priorité, et bien entendu du modèle économique libéral. Retour aux peuples premiers, à leur sagesse, à l’huile de coude, aux saintes énergies renouvelables, direction la poubelle pour les énergies fossiles et le nucléaire, adoration autistique du modèle énergétique allemand… etc.

Dans un accès incontrôlé de naïveté, j’ai pris la liberté de manifester mon agacement sur le fil des matins de France culture :

« Entendre Naomi Klein prôner, voire, si elle le pouvait, imposer la décroissance à l’ensemble de l’humanité souillant la Nature était un grand moment.

Cette journaliste représente une caricature de ce qui se fait de pire concernant cette nouvelle religion qu’est devenu l’écologisme. Les bons d’un côté (elle évidemment, les ONG environnementales sans conflits d’intérêts, les promoteurs des énergies renouvelables qui ne magouillent jamais, etc..) et les mauvais de l’autre (devinons lesquels). La remise en cause radicale du système qu’elle exècre passerait par une attaque en règle des principes démocratiques. Souvenons-nous des réflexions de Dominique Bourg (Fondation Nicolas Hulot) pour qui la version rêvée de la démocratie verte consiste à confisquer la démocratie représentative et à laisser les ONG environnementales, sans aucune légitimité élective, bloquer toutes les décisions qu’elles jugent non conformes à la survie de la planète. Un droit de veto sur tout.

L’anthropocentrisme s’efface devant l’éco-centrisme. L’éthique de la Terre fait passer homo sapiens à une simple composante bien encombrante pour les tenants de la Deep Ecology comme le philosophe norvégien Arne Naess, pour lequel l’épanouissement de la vie non humaine exige une diminution de la population humaine puisque la façon dont interfèrent les hommes avec le monde non humain est excessive et nuisible.

La soi-disant apocalypse climatique est bien utile pour faire gober tout et n’importe quoi, Klein étant une spécialiste de la stratégie du choc. »

Contre toute attente, un miracle se produisit le lendemain de Pâques. Mon mail n’était pas censuré bien que contenant les termes « conflits d’intérêt, magouilles, énergie renouvelables, apocalypse et hiatus », mais un peu noyé dans une marée d’autres plus béats les uns que les autres devant la parole révélée de Sainte Naomi. Enfin, béats, pas tout à fait. Brice Couturier, le seul chroniqueur atypique de cette radio en a pris pour son grade. Vous pensez, il s’est permis, lors de cette émission, de remettre en question le modèle énergétique allemand, d’affirmer que le progrès et la science n’étaient pas les ennemis du genre humain et de Gaïa, que les occidentaux n’étaient pas tous des criminels climatiques.

Il faut donc se rendre à l’évidence, l’hémiplégie doctrinale sclérose l’ensemble des médias audiovisuels publics concernant l’écologie, l’écologisme et ses avatars, le climat en tête. Stéphane Foucard (Le Monde), Sylvestre Huet (Libération), Denis Cheissoux (France Inter) et consorts ont été clonés par la main invisible du marché militant réchauffiste. Ils sont donc partout (les clones), et pas moyen d’y échapper.

En attendant, Klein met en œuvre les mêmes techniques qu’elle décrit avec délectation dans l’ouvrage qui à fait sa gloire : s’appuyer sur une théorie climatologique apocalyptique prônée par des experts nobélisés du type GIEC-boys, pour faire accepter un altermondialisme rigoriste, brider la recherche scientifique et l’orienter dans la direction souhaitée, refondre notre modèle démocratique à la baisse. Bref ratatiner tout ce qui l’incommode. Il faut éviter comme la peste les personnes qui veulent absolument votre bien, Klein en fait partie.

Les Français l’ont bien compris, et c’est un exploit compte-tenu du gavage médiatique dont ils sont victimes. Le réchauffement climatique et son cortège de catastrophes ne semblent pas trop les impressionner, pour ce qui concerne les écologistes, la messe est dite.

Aux dernières nouvelles, N. Klein enchaîne un maximum de plateaux télé pour vendre son livre, avant de reprendre un bon vieux jet bien polluant vers Toronto. Solar Impulse ne semble pas assez fiable pour embarquer notre prêtresse altermondialiste. Il y a des limites à ne pas dépasser à la décroissance technique. >>

http://www.contrepoints.org/2015/04/10/203748-france-culture-ou-lenvironnementalo-correct?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook

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La sophistique au service de Radio-Solférino - le Sam 16 Mai 2015, 13:05

La façon dont les producteurs et journalistes mènent la controverse politique/idéologique sur France Culture est un des signes les plus certains que quelque chose ne tourne pas rond sur cette radio : soit ils sont incapables de  rigueur logique, soit le débat est sciemment biaisé pour aller dans le sens du soutien à une certaine tendance de la vie politique (je ne dis pas laquelle).

Je propose deux exemples :

1./ Frédéric Métaizeau prend un air d'instituteur sévère pour acculer croit-il un invité de la matinale, à la fois plus diplômé que lui et surtout plus expérimenté en matière d'affaires publiques. Le débat portait sur l'autorisation d'ouverture des commerces le dimanche. Métaizeau lui pose donc, implacable, la question : "Vous ne croyez pas qu'on peut réserver un moment le dimanche à autre chose qu'à l'agitation de la semaine ?".
C'est très intéressant : que 10% des français en viennent à distraire quelques heures de leur dimanche (et peut-être pas chaque dimanche) pour faire des achats qu'ils n'ont pas eu le loisir ou peut-être pas même la possibilité de faire pendant la semaine, cela est posé en équivalence de l'impossibilité de marquer une pause. Et une pause dans quoi, au fait ? Et pour quoi faire cette pause ?

A toutes ces questions, la réponse est que l'intervention de Métézeau n'a simplement aucun sens soutenable. Le modèle défendu est ici clairement : repos obligatoire pour tous même pour ceux qui n'en veulent pas. VIe de famille obligatoire pour tous même pour qui n'en a pas ou n'en veut pas. Interdiction du commerce pour tous, même pour ceux qui ne peuvent pas faire autrement. Et une fois posé ce dogme, assimilation de 10% de déviants à une impossibilité pour tous de vivre le bonheur tel que l'édicte la pensée socialiste.

Au plan strictement logique, il y a là une évidente nullité : celle du sophiste militant.

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Re: Le paradigme idéologique de France Culture - le Sam 16 Mai 2015, 13:11

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2./ Dominique Souchier dans "Une fois pour toutes", diffuse un extrait de débat entre Bruno Le Maire et Thierry Pech qui est une sorte de Tarik Ramadan du socialisme, se conduisant en anguille de la polémique : cauteleux, usant de la souplesse intellectuelle qui lui permet de distiller sous-entendus et implicites, de jouer de la concession factice. Mais dont la ligne est toujours le soutien absolu au Hollandisme via son fauteuil directorial à Terra Nova. Donc ce jour, la controverse portant sur la réforme voulue par Najat Vallaud-Belkacem, qui prévoit la disparition de la deuxième langue vivante en 5e, Souchier argue : "Et les élèves qui ont des difficultés ne serait-ce que pour parler français en 5e, est-ce qu'on peut rêver qu'ils apprennent deux langues étrangères ?"

Que peut-on répondre d'autre que "Ca n'a aucun rapport".
Ce qui n'est pas normal c'est que la première des deux situations existe. Il y a là sans conteste un problème, et de s'imaginer qu'en supprimant ou qu'en imposant à tous la seconde possibilité on puisse apporter une solution, est simplement inquiétant pour la santé intellectuelle de celui qui pose la question. Voila Souchier ici redevable du même reproche fait précédemment à Métaizeau. La légèreté intellectuelle des deux personnages ne fait pas mystère pour l'auditeur, mais alors que l'un est un produit de l'école de maintenant, l'autre a été formé sous la IVe République soit quand elle fonctionnait correctement.

Alors courte-vue logique et militance basique pour le premier. Et pour le deuxième : militance ordinaire et dégénérescence gliale ?

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Créer une cellule de désembrigadement à France Culture ? - le Mer 20 Mai 2015, 14:36

Le 18 mai dans le fil des Matins à propos du premier ministre et  de la réforme du collège
@Nessie a écrit:C'était plutôt un bon numéro de com'. On a entendu un homme calme quoique passionné. Le recours au bon sens mâtiné de l'inévitable égalitarisme qui sert d'oeillères idéologiques à toute la gauche.
(...)

Le ban et l'arrière-ban, l'artillerie lourde, au choix. En tous les cas, ça pilonne en ce moment : voici un nouveau débat sur "La réforme du collège" aujourd'hui à Rue des Ecoles qui se voudra, selon l'annonce claironnée à l'antenne entre deux émissions, clairement engagée (avec la vice-présidente d'ATD quart-monde).

La réforme du collège peut-elle le rendre plus démocratique?

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Plats de résistance à gogo et jamais de dessert - le Jeu 21 Mai 2015, 14:52

Allumé mon poste par hasard à 9h50 et à 14h20. Je sais, il ne faudrait écouter que des podcasts sélectionnés pour leur qualité ou des émissions d'archives, mais on a parfois d'anciens réflexes.  

Premiers mots entendus « esclaves, traite, France de 1850, système inique, etc), c'était Débat sur les révoltes et les résistances à l’esclavage. (Révoltes à l'esclavage ?)

L'après-midi, premiers mots entendus « Auschwitz, Ravensbrück,  l'horreur, l'Algérie, etc), c'était Les honneurs du Panthéon pour une ethnologue (La Marche des sciences) avec en fin de descriptif, cette formule de Germaine Tillon ""Résister, c'est vivre, et vivre c'est résister".

Comme la douairière qui parle à son dentier dans la chanson de Graeme Allwright, Dommage, j'ai envie de dire « Continue tout seul mon vieux, vas-y moi j'en peux plus. ». Dommage...

À ce propos, dans le fil des matins ce 21 mai 2015
@Nessie a écrit: (...) Mon sentiment à l'automne 99 était le suivant et il n'a guère varié sur ce point précis : pour que les gauchos y voient de la droite tandis que les autres y voient du gauchisme, une seule chose me semblait certaine : cette radio parle trop de politique et pas assez de culture. Ce faisant elle froisse tout le monde.

(...)  Ce qu'il faut, c'est sentir l'esprit général, l'esprit de fond(s) qui transparait hors des sujets, et pas seulement dans le journal. Il n'y a aucun besoin qu'au sommaire de Continent Sciences, Concordance des temps ou Esprit de justice (je pourrais donner à cette liste une dimension 5 ou 6 fois supérieure) apparaisse un titre traitant de l'économie libérale pour que Stéphane Deligeorges, Jeanneney ou Garapon affichent régulièrement au mieux leur méfiance au pire une franche détestation du capitalisme. (...)

Là est le vrai problème de cette radio : une imprégnation idéologique monocorde qui rassemble 80 à 90% des producteurs. (...) Ce qui explique que notre forum, en plus de traiter des émissions nommément, s'intéresse aussi bien aux orientations thématiques sous-jacentes qu'aux indices (faibles, ou non, je ne sais) révélant un esprit d'ensemble.

« monocorde », je souscris à ce qualificatif pour cette chaîne qui manque de fraîcheur, de dynamisme, de curiosité, de passion pour la culture.

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Juge et partie - le Mer 27 Mai 2015, 23:36

À Nessie qui nous le dira : ont-ils parlé de France Culture au Rendez-Vous pour ce numéro L'évolution de la représentation politique dans les médias ?

Les noms des présents laissent augurer une analyse impartiale et d'une grande hauteur de vue...

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Ruth endormie (ou le pendant féminin de Daniel Mermet (Ali)) - le Sam 30 Mai 2015, 12:25

Parodiant un « mot » apocryphe du « Viennese quack », je recommande chaleureusement l'émission hebdomadaire de Ruth Stégassy à tout le monde. Aujourd'hui étaient diffusés des propos pieusement recueillis par la dame aux doigts de sinople. Avec une hardiesse extraordinaire, ses deux invités prenaient aveuglément le parti du pauvre « peuple » grec, innocente victime tout à la fois des « autorités » helléniques et des « grandes banques » françaises et allemandes. Ils ne s'adressaient pas, évidemment, aux verlainiens amis de la nuance. A la culture est substituée une propagande incessante.    

http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-des-nouvelles-de-la-crise-en-grece-2015-05-30

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Alibi - le Lun 08 Juin 2015, 15:34

A 15h25 ce lundi en parlant de privatisation des villes, Matthieu Garrigou-Lagrange se fait rembarrer par un décideur sérieux. Ca doit lui faire tout drôle à bébé-matthieu, d'avoir affaire à quelqu'un d'aussi différent de ses actuels employeurs.

L'extrait : [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/06/s24/NET_FC_9241a5ec-c427-40d8-9175-e2988c34c9f4.mp3" debut="27:30" fin="29:45"]
Mais l'intérêt de ce mini-moment était de mettre en lumière un autre élément du paradigme idéologique de la maison. Corrélé avec l'anti-libéralisme basique, on trouve aneffet dans l'idéologie maison une dévote valorisation du principe "service public". Dévotion certes quelque peu niaise ou alors hypocritement corporatiste en plus d'être inspirée par un amour irraisonné de l'économie administrée. Mais par tout ça, bien en phase avec les autres éléments de l'esprit maison.


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Le paradigme idéologique de France Culture     Page 4 sur 12

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