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Le paradigme idéologique de France Culture    Page 4 sur 17

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Le paradigme idéologique de France Culture - le Jeu 28 Avr 2011, 14:25

Rappel du premier message :

Ce qui pourrit le travail de cette station, c’est la façon dont le message idéologique et moral s’y trouve instillé, distillé, saupoudré, présent, archi présent, à toute heure du programme, à chaque page du site. Les grandes lignes sont celles d’une morale à la fois simpliste, héritée de la morale catholique peut-être, mais poussée à un excès et dérivant en discours bifide : militant et moralisateur.

Il n’y a pas même besoin d’être en désaccord ni avec cette idéologie, ni avec cette morale, pour trouver pesant ce qu’en fait la station : un terrorisme de correction -paradoxal car parfaitement hypocrite par ailleurs- et un martelage pesamment infligé à l’auditeur. Ca fait 15 ans que France Culture prend ses auditeurs pour des mômes. Ca fait 15 ans que le préchi-précha nous y attend à chaque détour, à chaque recoin d’émission. Ca fait 15 ans que les journaux de FC sont moins occupés à nous informer des événements qu’à nous dire comment nous devons en juger : à l'aune de l'égalitarisme (sacro-sainte lutte des classes), du tiers-mondisme, du féminisme, de l'écologisme (douchez-vous à l'eau froide et chiez dans de la sciure c'est pour sauver la planète), de l'anti-colonialisme avec promotion de la repentance, enfin et surtout à l'aune de l'anti-économie. Le tout est copieusement servi par cette humilité aussi hypocrite qu'obligatoire, connue sous le nom de haine de soi.

Ce pétrissage de moraline est infect, indigeste, et la soupe en est détestable.

Ce fil en donnera des exemples (on en trouve plusieurs chaque jour). S’il y a des bonnes volontés ou si l’agacement dépasse le supportable, il s’ensuivra peut-être une réflexion ou une analyse de cet insupportable terrorisme moral.
* * *

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Tout le monde 'nest pas aveugle - le Sam 11 Avr 2015, 14:59

Certains disent que c'est une illusion ou une invention de notre regard critique biaisé.
Mais d'autres qui ne savent même pas qui nous sommes, ont remarqué la même chose que nous :

<< Lassé des radios dites commerciales, j’avoue avoir écouté durant de nombreux mois, le top du top radiophonique, je veux parler de France Culture, et ses débats de hautes tenues non saucissonnés de messages publicitaires abrutissants.

Cependant, en tendant une oreille attentive, une petite musique insidieuse est perceptible.

Par je ne sais quel mystère, il est quasiment impossible d’y entendre une analyse critique à rebours de la doxa réchauffiste, anti-OGM, anti-nucléaire, pro-Énergie renouvelable… Dès que l’un de ces thèmes est abordé, l’invité(e) prioritaire est soit Corinne Lepage, insupportable et multifonctions (anti-nucléaire, anti-OGM, pro-Énergie renouvelable), soit Jean Jouzel le prix Nobel que le monde nous envie, soit le(la) représentant(e) d’une ONG environnementale, donc anti-tout, Greenpeace ayant une préférence évidente.

Un débat équilibré semble donc difficile, et ce n’est d’ailleurs pas l’objectif de cette radio. Le catastrophisme érigé en ligne éditoriale nappé d’un militantisme éco-conscientisé à peine dissimulé des journalistes finit par me convaincre d’engager une migration auditive.

Rendons grâce à Mathieu Gallet d’avoir favorisé une grève dont l’impact principal a été le retour, et le mien par la même occasion, de la bonne musique sur France Culture devenu enfin supportable. Pas de chance, entre deux plages de grève citoyenne censée sauver le Titanic des ondes, voilà le retour des matins de France Culture avec une invitée de poids : Naomi Klein en personne !

france culture environnement rené le honzecNaomi Klein est également multifonctions : journaliste canadienne, essayiste, cinéaste, militante altermondialiste et accessoirement, en pleine promotion publicitaire en Europe. En effet, elle publie Tout peut changer : capitalisme et changement climatique. Selon elle, la lutte contre le changement climatique requiert une réorientation de nos sociétés vers un modèle durable pour l’environnement, et une transformation sociale radicale, décroissante évidemment (enfin j’en ai l’impression…).

Ce moment de radio a atteint des sommets stratosphériques de guimauve écologique, saupoudrée de détestation de cette maudite humanité, les occidentaux en priorité, et bien entendu du modèle économique libéral. Retour aux peuples premiers, à leur sagesse, à l’huile de coude, aux saintes énergies renouvelables, direction la poubelle pour les énergies fossiles et le nucléaire, adoration autistique du modèle énergétique allemand… etc.

Dans un accès incontrôlé de naïveté, j’ai pris la liberté de manifester mon agacement sur le fil des matins de France culture :

« Entendre Naomi Klein prôner, voire, si elle le pouvait, imposer la décroissance à l’ensemble de l’humanité souillant la Nature était un grand moment.

Cette journaliste représente une caricature de ce qui se fait de pire concernant cette nouvelle religion qu’est devenu l’écologisme. Les bons d’un côté (elle évidemment, les ONG environnementales sans conflits d’intérêts, les promoteurs des énergies renouvelables qui ne magouillent jamais, etc..) et les mauvais de l’autre (devinons lesquels). La remise en cause radicale du système qu’elle exècre passerait par une attaque en règle des principes démocratiques. Souvenons-nous des réflexions de Dominique Bourg (Fondation Nicolas Hulot) pour qui la version rêvée de la démocratie verte consiste à confisquer la démocratie représentative et à laisser les ONG environnementales, sans aucune légitimité élective, bloquer toutes les décisions qu’elles jugent non conformes à la survie de la planète. Un droit de veto sur tout.

L’anthropocentrisme s’efface devant l’éco-centrisme. L’éthique de la Terre fait passer homo sapiens à une simple composante bien encombrante pour les tenants de la Deep Ecology comme le philosophe norvégien Arne Naess, pour lequel l’épanouissement de la vie non humaine exige une diminution de la population humaine puisque la façon dont interfèrent les hommes avec le monde non humain est excessive et nuisible.

La soi-disant apocalypse climatique est bien utile pour faire gober tout et n’importe quoi, Klein étant une spécialiste de la stratégie du choc. »

Contre toute attente, un miracle se produisit le lendemain de Pâques. Mon mail n’était pas censuré bien que contenant les termes « conflits d’intérêt, magouilles, énergie renouvelables, apocalypse et hiatus », mais un peu noyé dans une marée d’autres plus béats les uns que les autres devant la parole révélée de Sainte Naomi. Enfin, béats, pas tout à fait. Brice Couturier, le seul chroniqueur atypique de cette radio en a pris pour son grade. Vous pensez, il s’est permis, lors de cette émission, de remettre en question le modèle énergétique allemand, d’affirmer que le progrès et la science n’étaient pas les ennemis du genre humain et de Gaïa, que les occidentaux n’étaient pas tous des criminels climatiques.

Il faut donc se rendre à l’évidence, l’hémiplégie doctrinale sclérose l’ensemble des médias audiovisuels publics concernant l’écologie, l’écologisme et ses avatars, le climat en tête. Stéphane Foucard (Le Monde), Sylvestre Huet (Libération), Denis Cheissoux (France Inter) et consorts ont été clonés par la main invisible du marché militant réchauffiste. Ils sont donc partout (les clones), et pas moyen d’y échapper.

En attendant, Klein met en œuvre les mêmes techniques qu’elle décrit avec délectation dans l’ouvrage qui à fait sa gloire : s’appuyer sur une théorie climatologique apocalyptique prônée par des experts nobélisés du type GIEC-boys, pour faire accepter un altermondialisme rigoriste, brider la recherche scientifique et l’orienter dans la direction souhaitée, refondre notre modèle démocratique à la baisse. Bref ratatiner tout ce qui l’incommode. Il faut éviter comme la peste les personnes qui veulent absolument votre bien, Klein en fait partie.

Les Français l’ont bien compris, et c’est un exploit compte-tenu du gavage médiatique dont ils sont victimes. Le réchauffement climatique et son cortège de catastrophes ne semblent pas trop les impressionner, pour ce qui concerne les écologistes, la messe est dite.

Aux dernières nouvelles, N. Klein enchaîne un maximum de plateaux télé pour vendre son livre, avant de reprendre un bon vieux jet bien polluant vers Toronto. Solar Impulse ne semble pas assez fiable pour embarquer notre prêtresse altermondialiste. Il y a des limites à ne pas dépasser à la décroissance technique. >>

http://www.contrepoints.org/2015/04/10/203748-france-culture-ou-lenvironnementalo-correct?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook

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La sophistique au service de Radio-Solférino - le Sam 16 Mai 2015, 13:05

La façon dont les producteurs et journalistes mènent la controverse politique/idéologique sur France Culture est un des signes les plus certains que quelque chose ne tourne pas rond sur cette radio : soit ils sont incapables de  rigueur logique, soit le débat est sciemment biaisé pour aller dans le sens du soutien à une certaine tendance de la vie politique (je ne dis pas laquelle).

Je propose deux exemples :

1./ Frédéric Métaizeau prend un air d'instituteur sévère pour acculer croit-il un invité de la matinale, à la fois plus diplômé que lui et surtout plus expérimenté en matière d'affaires publiques. Le débat portait sur l'autorisation d'ouverture des commerces le dimanche. Métaizeau lui pose donc, implacable, la question : "Vous ne croyez pas qu'on peut réserver un moment le dimanche à autre chose qu'à l'agitation de la semaine ?".
C'est très intéressant : que 10% des français en viennent à distraire quelques heures de leur dimanche (et peut-être pas chaque dimanche) pour faire des achats qu'ils n'ont pas eu le loisir ou peut-être pas même la possibilité de faire pendant la semaine, cela est posé en équivalence de l'impossibilité de marquer une pause. Et une pause dans quoi, au fait ? Et pour quoi faire cette pause ?

A toutes ces questions, la réponse est que l'intervention de Métézeau n'a simplement aucun sens soutenable. Le modèle défendu est ici clairement : repos obligatoire pour tous même pour ceux qui n'en veulent pas. VIe de famille obligatoire pour tous même pour qui n'en a pas ou n'en veut pas. Interdiction du commerce pour tous, même pour ceux qui ne peuvent pas faire autrement. Et une fois posé ce dogme, assimilation de 10% de déviants à une impossibilité pour tous de vivre le bonheur tel que l'édicte la pensée socialiste.

Au plan strictement logique, il y a là une évidente nullité : celle du sophiste militant.

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Re: Le paradigme idéologique de France Culture - le Sam 16 Mai 2015, 13:11

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2./ Dominique Souchier dans "Une fois pour toutes", diffuse un extrait de débat entre Bruno Le Maire et Thierry Pech qui est une sorte de Tarik Ramadan du socialisme, se conduisant en anguille de la polémique : cauteleux, usant de la souplesse intellectuelle qui lui permet de distiller sous-entendus et implicites, de jouer de la concession factice. Mais dont la ligne est toujours le soutien absolu au Hollandisme via son fauteuil directorial à Terra Nova. Donc ce jour, la controverse portant sur la réforme voulue par Najat Vallaud-Belkacem, qui prévoit la disparition de la deuxième langue vivante en 5e, Souchier argue : "Et les élèves qui ont des difficultés ne serait-ce que pour parler français en 5e, est-ce qu'on peut rêver qu'ils apprennent deux langues étrangères ?"

Que peut-on répondre d'autre que "Ca n'a aucun rapport".
Ce qui n'est pas normal c'est que la première des deux situations existe. Il y a là sans conteste un problème, et de s'imaginer qu'en supprimant ou qu'en imposant à tous la seconde possibilité on puisse apporter une solution, est simplement inquiétant pour la santé intellectuelle de celui qui pose la question. Voila Souchier ici redevable du même reproche fait précédemment à Métaizeau. La légèreté intellectuelle des deux personnages ne fait pas mystère pour l'auditeur, mais alors que l'un est un produit de l'école de maintenant, l'autre a été formé sous la IVe République soit quand elle fonctionnait correctement.

Alors courte-vue logique et militance basique pour le premier. Et pour le deuxième : militance ordinaire et dégénérescence gliale ?

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Créer une cellule de désembrigadement à France Culture ? - le Mer 20 Mai 2015, 14:36

Le 18 mai dans le fil des Matins à propos du premier ministre et  de la réforme du collège
@Nessie a écrit:C'était plutôt un bon numéro de com'. On a entendu un homme calme quoique passionné. Le recours au bon sens mâtiné de l'inévitable égalitarisme qui sert d'oeillères idéologiques à toute la gauche.
(...)

Le ban et l'arrière-ban, l'artillerie lourde, au choix. En tous les cas, ça pilonne en ce moment : voici un nouveau débat sur "La réforme du collège" aujourd'hui à Rue des Ecoles qui se voudra, selon l'annonce claironnée à l'antenne entre deux émissions, clairement engagée (avec la vice-présidente d'ATD quart-monde).

La réforme du collège peut-elle le rendre plus démocratique?

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Plats de résistance à gogo et jamais de dessert - le Jeu 21 Mai 2015, 14:52

Allumé mon poste par hasard à 9h50 et à 14h20. Je sais, il ne faudrait écouter que des podcasts sélectionnés pour leur qualité ou des émissions d'archives, mais on a parfois d'anciens réflexes.  

Premiers mots entendus « esclaves, traite, France de 1850, système inique, etc), c'était Débat sur les révoltes et les résistances à l’esclavage. (Révoltes à l'esclavage ?)

L'après-midi, premiers mots entendus « Auschwitz, Ravensbrück,  l'horreur, l'Algérie, etc), c'était Les honneurs du Panthéon pour une ethnologue (La Marche des sciences) avec en fin de descriptif, cette formule de Germaine Tillon ""Résister, c'est vivre, et vivre c'est résister".

Comme la douairière qui parle à son dentier dans la chanson de Graeme Allwright, Dommage, j'ai envie de dire « Continue tout seul mon vieux, vas-y moi j'en peux plus. ». Dommage...

À ce propos, dans le fil des matins ce 21 mai 2015
@Nessie a écrit: (...) Mon sentiment à l'automne 99 était le suivant et il n'a guère varié sur ce point précis : pour que les gauchos y voient de la droite tandis que les autres y voient du gauchisme, une seule chose me semblait certaine : cette radio parle trop de politique et pas assez de culture. Ce faisant elle froisse tout le monde.

(...)  Ce qu'il faut, c'est sentir l'esprit général, l'esprit de fond(s) qui transparait hors des sujets, et pas seulement dans le journal. Il n'y a aucun besoin qu'au sommaire de Continent Sciences, Concordance des temps ou Esprit de justice (je pourrais donner à cette liste une dimension 5 ou 6 fois supérieure) apparaisse un titre traitant de l'économie libérale pour que Stéphane Deligeorges, Jeanneney ou Garapon affichent régulièrement au mieux leur méfiance au pire une franche détestation du capitalisme. (...)

Là est le vrai problème de cette radio : une imprégnation idéologique monocorde qui rassemble 80 à 90% des producteurs. (...) Ce qui explique que notre forum, en plus de traiter des émissions nommément, s'intéresse aussi bien aux orientations thématiques sous-jacentes qu'aux indices (faibles, ou non, je ne sais) révélant un esprit d'ensemble.

« monocorde », je souscris à ce qualificatif pour cette chaîne qui manque de fraîcheur, de dynamisme, de curiosité, de passion pour la culture.

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Juge et partie - le Mer 27 Mai 2015, 23:36

À Nessie qui nous le dira : ont-ils parlé de France Culture au Rendez-Vous pour ce numéro L'évolution de la représentation politique dans les médias ?

Les noms des présents laissent augurer une analyse impartiale et d'une grande hauteur de vue...

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Ruth endormie (ou le pendant féminin de Daniel Mermet (Ali)) - le Sam 30 Mai 2015, 12:25

ADADA
IMAMI
ANONA

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Alibi - le Lun 08 Juin 2015, 15:34

A 15h25 ce lundi en parlant de privatisation des villes, Matthieu Garrigou-Lagrange se fait rembarrer par un décideur sérieux. Ca doit lui faire tout drôle à bébé-matthieu, d'avoir affaire à quelqu'un d'aussi différent de ses actuels employeurs.

L'extrait : [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/06/s24/NET_FC_9241a5ec-c427-40d8-9175-e2988c34c9f4.mp3" debut="27:30" fin="29:45"]
Mais l'intérêt de ce mini-moment était de mettre en lumière un autre élément du paradigme idéologique de la maison. Corrélé avec l'anti-libéralisme basique, on trouve aneffet dans l'idéologie maison une dévote valorisation du principe "service public". Dévotion certes quelque peu niaise ou alors hypocritement corporatiste en plus d'être inspirée par un amour irraisonné de l'économie administrée. Mais par tout ça, bien en phase avec les autres éléments de l'esprit maison.


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Forums du Monde à l'été 2015 - le Mar 14 Juil 2015, 11:33

Dans le programme de l'été 2015, ce jour de 11h à 1h20 j'entends, médusé, la conférence d'un type dégueulant sur un ton de moquerie toute sa haine sur le pays dans lequel il veut vivre et qui, coincidence, est celui où il vit. Il se trouve que ce pays est la France, ici dépeinte par le migrant officiel et non par le clandestin à la recherche de sa survie. Non non c'est un homme qui quitte son pays d'Afrique pour s'établir en France. On pourrait appeler ça un renégat du développement mais passons. Le résultat : 20 minutes de dérision et de ricanement contre notre administration dont ça fait déjà longtemps que nous n'avons plus rien à apprendre en matière d'excès bureaucratique. Alors tout y passe : les relents du colonialisme, les labyrinthes de la bureaucratie, et pis que tout l'abjection qu'il y a à demander aux nouveaux venus de s'intégrer.

Tout ça pour dire une chose : cet homme est entré dans un pays qu'il méprise, qu'il déteste, et il veut faire valoir ses droits d'y rester. Ca porte un nom : c'est un parasite. Le pauvre garçon n'a pas encore compris que de venir avec une telle mentalité dans un pays de Cocagne (au risque d'en faire, par le nombre, une illusion révolue) n'est guère plus estimable que l'attitude honnie des franchouillards : résister à ce qui vient torpiller le confort bourgeois dont ils ont hérité.

Evidemment, Pierre Burnebaum conclut "Merci pour cette très belle intervention". Et aneffet elle est très belle : elle résume presque entièrement le paradigme idéologique de France Culture.

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Marronnier estival - le Dim 19 Juil 2015, 15:56

Les jeunes face aux identités masculines et féminines : un sujet original pour France Culture et sans doute la grande question existentielle de tous les jeunes...

Serge Hefez propose donc de se « pencher sur la fabrication de l’identité sexuée ». Allergiques (au discours habituel) passez votre chemin, il y a des podcasts de belles conférences. Reste que noter l'air du temps, observer les moyens d'imprégnation des esprits est parfois intéressant.

Nous apprenons que Serge Hefetz est... papa Smile En effet, il précise dans le descriptif : « Lorsqu’une de mes filles âgée de 18 ans habituellement vêtue d’un jean et d’un gros pull over apparaît un matin dans une petite jupe moulante, du noir sur le cils, en minaudant à outrance « aujourd’hui j’ai décidé de jouer à la fille », je me réjouis tout à la fois de sa beauté et de ces décalages (...) ». Parler de sa progéniture dans un descriptif d'émission, un concept à développer.

Le psychologue sait aussi bien des choses : « le passage de notre code génétique aux qualificatifs de masculin ou féminin n’est plus une évidence pour personne ». S'il le dit...

Enfin, on comprend pourquoi il a son émission cet été : « lorsque le Ministère de l’Education Nationale tente la mise en place des ABCD de l’égalité pour remédier aux inégalités des parcours scolaires de filles et des garçons, une bronca éclate et les rumeurs les plus délirantes circulent (...) ». Une mission auprès du Ministère s'impose (si elle n'a pas déjà eu lieu).

Et puis toujours des perles de langue :
« comment perdurent les inégalités scolaires »
« comment s’est trouvée [sic] exploité le complot »

Avec une invitée très "genrée" : Cendrine Marro, maîtresse de conférence en psychologie (...)

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Re: Le paradigme idéologique de France Culture - le Lun 20 Juil 2015, 10:09

@philaunet a écrit:Le psychologue sait aussi bien des choses : « le passage de notre code génétique aux qualificatifs de masculin ou féminin n’est plus une évidence pour personne ». S'il le dit...

Enfin, on comprend pourquoi il a son émission cet été : « lorsque le Ministère de l’Education Nationale tente la mise en place des ABCD de l’égalité pour remédier aux inégalités des parcours scolaires de filles et des garçons, une bronca éclate et les rumeurs les plus délirantes circulent (...) ». Une mission auprès du Ministère s'impose (si elle n'a pas déjà eu lieu).

Eh oui. Voila un exemple parlant : parce que les différences de genre ne sont pas des différences de sexe, parce qu'un débutant en sociologie pourrait établir en un paragraphe de 10 lignes qu'elles ressortent à la détermination sociale et non biologique, elles doivent être relativisées (admettons) et elles doivent aussi être réduites. Il est tout de même amusant de voir ce collège de gauchistes obsédés par la lutte des classes, donner subitement dans une réductionnisme biologique que n'eut pas réprouvée un Alexis Carrel : prétendre éradiquer la part du social dans la psychogénèse.

Comme le dit Philaunet, l'explication d'un tel délire est à chercher parmi les concepts-clés animant la maison mieux vaudrait dire les mots-clés puisque ce ne sont finalement que ça. On y trouvera le maître-mot logé au centre du paradigme idéologique : égalité.

De fait, à toute heure sur France Culture, sur presque tous les sujets de société et notamment dans la quasi totalité des reportages, interviews et surtout commentaires du journaliste dans les diverses édition du Journal de France Culture, vous n'entendrez mentionner une institution de notre pays, quelle quelle soit, sans vous entendre aussi rappeler que sa fonction est dé "réduire les inégalités". Ainsi de l'école, mais au fait à quoi sert l'école ? Réponse : à réduire les inégalités. L'impôt ? Il est là pour réduire les inégalités (seuls les naïfs s'imaginent que sa fonction est de financer l'Etat). Une cour pénale internationale ouvre aujourd'hui le procès d'un dictateur sanglant ? La fonction de cette juridiction est de réduire les inégalités.

La réduction des inégalités est bien l'idée fixe sur France Culture. Et comme l'équipement conceptuel dans ce club de propagandistes est aussi des plus réduits (témoin ce réductionnisme biologique des plus niais), on glisse rapidement de la réduction des inégalités à la réduction des différences. Ah le beau monde que nous prépare France Culture, bras médiatique de Terra Nova, détenteur de la ligne idéologique l'actuel gouvernement du pays, et le think tank de la joie de vivre tous semblables. Une fois la tâche accomplie, il est probable que tout le monde fera autant de fautes de langue que nos propagandistes de FC, débitera avec la même maladresse langagière les mêmes idées stéréotypées qu'auront édictées quelques barons de l'intelligentsia. Il ne resterait plus qu'à éditer ce catéchisme sous la forme d'un petit livre, pourquoi pas sous une jolie couverture rouge ?

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Re: Le paradigme idéologique de France Culture -

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