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Le paradigme idéologique de France Culture    Page 6 sur 15

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Le paradigme idéologique de France Culture - le Jeu 28 Avr 2011, 14:25

Rappel du premier message :

Ce qui pourrit le travail de cette station, c’est la façon dont le message idéologique et moral s’y trouve instillé, distillé, saupoudré, présent, archi présent, à toute heure du programme, à chaque page du site. Les grandes lignes sont celles d’une morale à la fois simpliste, héritée de la morale catholique peut-être, mais poussée à un excès et dérivant en discours bifide : militant et moralisateur.

Il n’y a pas même besoin d’être en désaccord ni avec cette idéologie, ni avec cette morale, pour trouver pesant ce qu’en fait la station : un terrorisme de correction -paradoxal car parfaitement hypocrite par ailleurs- et un martelage pesamment infligé à l’auditeur. Ca fait 15 ans que France Culture prend ses auditeurs pour des mômes. Ca fait 15 ans que le préchi-précha nous y attend à chaque détour, à chaque recoin d’émission. Ca fait 15 ans que les journaux de FC sont moins occupés à nous informer des événements qu’à nous dire comment nous devons en juger : à l'aune de l'égalitarisme (sacro-sainte lutte des classes), du tiers-mondisme, du féminisme, de l'écologisme (douchez-vous à l'eau froide et chiez dans de la sciure c'est pour sauver la planète), de l'anti-colonialisme avec promotion de la repentance, enfin et surtout à l'aune de l'anti-économie. Le tout est copieusement servi par cette humilité aussi hypocrite qu'obligatoire, connue sous le nom de haine de soi.

Ce pétrissage de moraline est infect, indigeste, et la soupe en est détestable.

Ce fil en donnera des exemples (on en trouve plusieurs chaque jour). S’il y a des bonnes volontés ou si l’agacement dépasse le supportable, il s’ensuivra peut-être une réflexion ou une analyse de cet insupportable terrorisme moral.
* * *

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Quel statut accorder à un écrivain ? - le Sam 17 Oct 2015, 10:24

Antoine Arnoux a écrit:Nul n'ignore combien France Inculture, sa direction, sa rédaction et ses producteurs se flattent d'observer la plus scrupuleuse neutralité. Cette chaîne publique veille en effet à ne pas prendre parti. Ainsi, sur son site de l'Internet, vient de paraître ceci : «  Des réalisateurs, des comédiens, des scénaristes* de plusieurs pays européens ont lancé une pétition de soutien a à [sic] l'écrivain italien Erri de Luca (...). Ils n'acceptent pas qu'un "écrivain soit poursuivi pour ses mots"**. (...) En défenseurs de la liberté d’expression, nous n’acceptons pas qu’un écrivain soit poursuivi pour ses mots.*****»
(...)
**Les signataires accepteraient-ils qu'une personne (qui ne se déclarerait point « écrivain » ou qui ne serait pas tenue pour « écrivain ») fût « poursuivi[e] pour ses mots » ?  A quoi les écrivains devraient-ils cet exorbitant privilège ?  
(...)
*****Ces « citoyens du monde » ne tendent-ils point à n'invoquer ce beau principe qu'en faveur des « écrivains » dont ils partagent l'opinion politique ? Bergson dans Les deux sources de la morale et de la religion aime à répéter : « N'écoutez pas ce qu'ils disent, regardez ce qu'ils font » (Descartes dans son Discours de la méthode remarque quant à lui que : « (…) pour savoir quelles étaient leurs opinions, je devais plutôt prendre garde à ce qu'ils pratiquaient qu'à ce qu'ils disaient »).      
http://www.franceculture.fr/2015-10-08-erri-de-luca-le-cinema-europeen-lance-une-petition-de-soutien

Grand merci Antoine Arnoux pour l'ensemble de la contribution ci-dessus. Vos propos toujours aussi pertinents m'en rappellent d'autres, plus récents, qui intéressent France Culture.

Pascal Ory a été l'un des invités les plus présents dans les émissions de France Culture (le reste-t-il, son nom ne m'a pas frappé ces derniers temps). Il était hier à Strasbourg pour une rencontre-débat sur le livre « Le dossier Rebatet » (cf. page 19 de la brochure Conversations Octobre 2015), livre dont il est le préfacier.

Pascal Ory a glissé une incise qui correspond à votre observation : il y a eu une pétition d'écrivains pour sauver Rebatet (ne venant pas tous forcément de son bord politique), écrivain-pamphlétaire dont la condamnation à mort a été commuée en prison à perpétuité, avant qu'intervienne plus tard la grâce présidentielle. Mais en vertu de quoi un écrivain pourrait-il bénéficier d'un soutien si, selon Ory, le statut particulier qui lui est généralement attribué du fait des valeurs et des principes qu'il transmet est remis en cause par la nature de ses propos (ici l'appel au meurtre des juifs en tant qu'individus et communauté) ? Pascal Ory a ajouté que le fait d'être écrivain ne conférait pas un droit d'exemption à la loi commune.

C'est le contraire qu'affirment les pétitionnaires en  laissant entendre qu'à partir du moment où une personne a son nom sur la couverture d'un livre, elle devrait être intouchable, quels que soient les mots imprimés sur ledit livre ou exprimés dans une interview.

Il est évident que la question se discute en fonction du régime politique dans lequel vit l'écrivain, mais pour revenir à Erri de Luca, je me demande avec vous si les pétitionnaires auraient montré la même détermination dans la défense de la liberté d'expression si cet écrivain-ci n'avait pas été d'extrême-gauche .  

Enfin, il semble que France Culture soit en ce moment dans la veine "défense et illustration de la lutte armée des années 1970" puisque après les propos de Cesare Battisti (« Pas d'autre choix que la lutte armée ») reproduits sur le site, on nous annonce une émission sur la Fraction Armée Rouge, autrement appelée Bande à Baader.

Le mot « résistance », un des mantras récités à l'antenne, se décline sous de nombreuses formes à France Culture.

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« Bise tonton, bise tonton/T'auras sa galette » - le Sam 24 Oct 2015, 10:43

ADADA
IMAMI
ANONA

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« Welcome (2) », une plus belle fin - le Sam 24 Oct 2015, 11:43

Dans le fil De l'image dans votre radio post 46
Jean-Luuc a écrit:(...) l'entretien d'O. Ouahmane mené par C. Lefrancois, publié sur le site de Télérama ce vendredi 22 octobre 2015 se garde de toute approche critique. Et pour cause, il est publié sous le titre "témoignage". Le "storytelling" du reporter de Radio France continue, photos à l'appui (si vous avez le courage, lisez les légendes photos)

Jean-Luuc a écrit: (...) Télérama :
Reporter à France Inter, Omar Ouahmane a suivi jusqu'en Autriche une famille fuyant la guerre en Syrie. De simple observateur, il est devenu acteur, notamment lors de la traversée mouvementée de la mer Egée.

(...)
Quels ont été vos rapports avec la famille et les autres réfugiés qui voyageaient avec eux ?
(...) Plus que journaliste, j'étais aussi un peu le tonton... Nous avons partagé des moments forts, comme ce jour à Izmir où ils essayaient les gilets de sauvetage, juste avant la traversée vers la Grèce. Ils pleuraient et j'étais aussi au bord des larmes. [/u]Nous avons embarqué au milieu de la nuit sur un bateau pneumatique conçu pour 15 personnes maximum. Nous étions cinquante passagers dont dix-sept enfants. Maya m'a confié sa fille pour que je m'occupe d'elle si jamais l'embarcation venait à chavirer, car elle ne savait pas nager et ne pourrait lui porter secours.

De journaliste spectateur et témoin vous êtes devenu acteur, en prenant la direction du bateau engagé dans la mauvaise direction, en pleine nuit...

J'étais préparé. Je disposais d'un téléphone satellite et d'un traceur GPS. Physiquement, je me suis entraîné en nageant beaucoup avant mon départ. Lorsque le passeur a plongé, en nous laissant seuls sur le bateau avec un réfugié à peine formé pour naviguer, j'ai consulté mon GPS et j'ai vu que nous faisions fausse route. La lune nous éclairait à peine. Les enfants serrés au centre du pneumatique pleuraient et j'avais toutes les peines du monde à me faire entendre. Je suis alors intervenu pour rediriger l'embarcation, en croisant les doigts pour éviter le passage des gros cargos et les rochers acérés aux abords des îles grecques.

Physiquement, je me suis entraîné en nageant beaucoup avant mon départ.: Omar Ouahmane a dû visionner « Welcome » avant de partir. Il ne nous dira rien de l'effet de cette soudaine notoriété et de son image de héros sur sa vie relationnelle.  

Lorsque le passeur a plongé, en nous laissant seuls sur le bateau avec un réfugié à peine formé pour naviguer, j'ai consulté mon GPS et j'ai vu que nous faisions fausse route.(...). Je suis alors intervenu pour rediriger l'embarcation : heureusement ! Mais... en remplaçant le passeur, M. Ouahmane ne l'est-il pas devenu lui-même ?

Tout cette histoire est touchante c'est son but (@ jean-Luuc, je n'ai pas regardé l'album, ayant déjà donné...). Mais son utilité en matière d'information objective (je sais, ce n'est pas le souci de France Culture) est nulle : des témoins de toutes sortes ont déjà rendu compte en long et en large des détails de ces parcours.

En quoi le fait de savoir que des enfants pleurent au milieu d'un canot pneumatique bondé en pleine nuit (le contraire serait étonnant) aide l'auditeur et le lecteur à saisir les enjeux de la question des migrants ?

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Re: Le paradigme idéologique de France Culture - le Sam 24 Oct 2015, 12:10

@j-Luuc, Philaunet. Ouamane et FC ont "perdu les oies" comme on dit dans le Sud-Ouest. Est-ce le rôle de FC de réaliser c genre de reportage qui n'apprend strictement rien de nouveau que n'ont raconté de nombreux autres journalistes à travers le monde, et souvent dans des conditions encore plus difficiles. Un autre journaliste français a, lui, traversé les déserts d'Afrique, est passé en Lybie, puis en Italie. Ça a été un grand moment de journalisme de reportage et de courage, de témoignage effroyable. On note au passage que le périple de FC a duré 12 jours, dont une bonne partie en bus, ce qui n'est pas grand chose par rapport à ce que d'autres ont subi et subiront. Mais le rôle de FC n'est-il pas plutôt de réfléchir, de faire parler des témoins, les "meilleurs", et pas de se transformer en témoin? Le lièvre de FC, c'est la réflexion, la mise en perspective, l'ouverture de débats, pas de plonger dans le journalisme au quotidien, pas de courir après 0,5 point d'Audimat. Nous avons dit cela mille fois, mais après les déplacements du studio sur divers lieux, on envoie maintenant les journalistes courser l'Albert Londres. Très peu d'intérêt.

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Omar nostrum - le Sam 24 Oct 2015, 14:02

Ci-dessus post 57 et à propos du reportage d'un journaliste ayant accompagné des migrants syriens entre la Turquie et la Suède (cf. le fil De l'image dans votre radio et les ramifications ultérieures du sujet)
munstead a écrit: (...). Ouamane et FC ont "perdu les oies" comme on dit dans le Sud-Ouest. Est-ce le rôle de FC de réaliser ce genre de reportage qui n'apprend strictement rien de nouveau que n'ont raconté de nombreux autres journalistes à travers le monde, et souvent dans des conditions encore plus difficiles. (...)  le rôle de FC n'est-il pas plutôt de réfléchir, de faire parler des témoins, les "meilleurs", et pas de se transformer en témoin? (...)

La radio belge dans le cadre de l'émission Par Ouï dire a réalisé un travail de bien plus grande valeur sur le voyage d'un Afghan jusqu'en Belgique en faisant écouter son témoignage avec peu d'éléments de mise en scène. Je recommandais le 12 octobre dernier ce numéro dans le fil idoine sous le titre Le Diptyque afghan.

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Quel monde invivable, mes aïeux ! - le Jeu 12 Nov 2015, 21:33

L’inutilité, la pire forme de l’inégalité : France Culture souffre beaucoup de l'inégalité...

C'était mieux avant, en Europe et sur les autres continents... Mais quand ?

L’homme inutile, celui que le monde contemporain a créé, ici le chômeur, le travailleur précaire, peu qualifié, le déplacé,  ailleurs le paysan sans terre, l’habitant des bidonvilles, tous exclus du bon partage des biens et des revenus, tous « économiquement inutiles » aux autres.

C'est déjà Montpellier -Pétrarque ? L'affreux monde contemporain que voilà !

L’inutilité dont parle Pierre-Noël Giraud n’a rien de marginal [sic], elle concerne des centaines de millions de personnes dans le monde, privés [sic]des moyens d’améliorer leur sort. Comment leur redonner une place dans des sociétés obsédées par la croissance? En poursuivant d’autres buts,  comme la réduction des inégalités et  la mobilité sociale. Cela passe sans doute par d’autres politiques économiques.  

Y a qu'à... passer par d'autres politiques économiques. Et le monde idéal est pour demain, ça va de soi.

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Re: Le paradigme idéologique de France Culture - le Mer 09 Déc 2015, 11:04

Nessie a écrit:Ce qui pourrit le travail de cette station, c’est la façon dont le message idéologique et moral s’y trouve instillé, distillé, saupoudré, présent, archi présent, à toute heure du programme, à chaque page du site. Les grandes lignes sont celles d’une morale à la fois simpliste, héritée de la morale catholique peut-être, mais poussée à un excès et dérivant en discours bifide : militant et moralisateur.

Il n’y a pas même besoin d’être en désaccord ni avec cette idéologie, ni avec cette morale, pour trouver pesant ce qu’en fait la station : un terrorisme de correction (d’ailleurs paradoxal, car parfaitement hypocrite par ailleurs), un martelage pesamment infligé à l’auditeur. Ca fait 15 ans que France Culture prend ses auditeurs pour des mômes. Ca fait 15 ans que le préchi-précha nous y attend à chaque détour, à chaque recoin d’émission. Ca fait 15 ans que les journaux de FC sont moins occupés à nous informer des événements qu’à nous dire comment nous devons en juger : à l'aune de l'égalitarisme (sacro-sainte lutte des classes), du tiers-mondisme, du féminisme, de l'écologisme (prenez vos douches froides et chiez dans de la sciure c'est pour sauver la planète), de l'anti-colonialisme avec promotion de la repentance, enfin et surtout à l'aune de l'anti-économie. Le tout est copieusement servi par cette humilité aussi hypocrite qu'obligatoire, connue sous le nom de haine de soi.

Ce pétrissage de moraline est infect, indigeste, et la soupe en est détestable.

Ce fil en donnera des exemples (on en trouve plusieurs chaque jour). S’il y a des bonnes volontés ou si l’agacement dépasse le supportable, il s’ensuivra peut-être une réflexion ou une analyse de cet insupportable terrorisme moral.

C'est palpable depuis la rentrée 97, un duo antoine spire et gélinet avait imposé sa vision libérale et politiquement correcte de la radio.
Il n'y eu plus de pensée, plus de pensée en exercice qui permettait de comprendre, on a abolie la compréhension, au nom du bien.

Le paravent bobo où politiquement correcte à caché la dérive vers l'ultra libéralisme nous avons brice couturier
jamais en mal de démagogie et de mensonge, nous avons eu en préparation du référendum de 2005 l'éviction
des chroniqueurs un peu critique pour l'émission du matin (les auditeurs de fc votaient à l'inverse de la population pour le référendum).
(idem france inter avec l'éviction d'alain rey)

Ce qui a été horrible est que l'on a investie fc avec un camouflage de gauche, 'le paravent", pour rassurer et contenter sans aucun doute nombres d'auditeurs sur nombres d'idée dites progressistes.
Mais il n'y avait rien de progressiste et on a assisté à un conditionnement, un endoctrinement par l'énonciation
assommante d'idées, comme si elles étaient des vérités et le bien en soit.
Sans raisonnements, analyses, débats réellement contradictoires, (qui quand ils étaient proposés, ils étaient mise en scènes comme des pugilats en aboutissant à aucune véritable compréhension, d'après ce qui ce faisait et ce fait à la tv) ou volonté de réfléchir et de faire comprendre.

C'était pour cela que nombre d'entre nous sommes devenus auditeurs de fc.
C'est pour cela que j'écoute les anciennes émissions.

D'autres ont perduré mais ont vu leur durée se réduire lundi de l'histoire, salon noir, enjeux internationaux,..

Le pire est d'avoir subit un endoctrinement et abêtissement affiché au nom d'un fallacieux progressisme de gauche.

Qui n'en était pas un, la réflexion, la connaissance par la compréhension le sont.

C'était juste un amoncellement d'idée gauchiste et bobo.
France culture est une somme le plus souvent de prêches moraux et libéraux, bobo ils le sont et n'ont pas oublié
d'être petit bourgeois.
Il suffit de voir pour cela les positions de la rédaction de radio france, le faux nez brice couturier, qui n'est en rien indépendant comme il se proclame mais représente l'avis global et la pensée de fond pour l' économie et la société, de la rédaction de radio france.

Ce tournant c'est celui de Jospin qui médiatiquement ouvertement de gauche mais qui a réalisé un tournant ultra libéral (comme Chirac en 95) mais a eu l'intelligence de faire appel aux mouvements, groupes d'idée de la bourgeoisie dite de gauche c'est à dire, politiquement correcte.
Il leur est lié politiquement et peut être idéologiment, sa compagne en est un exemple, france culture fourmillera d'émission aux messages proches aussi
moralisateurs que ceux des mouvements idéologiques où s'inscrit sylviane agacinski.

Je me souviens de la "réflexion" d'une animatrice-productrice, pour la journée de la femme du 8 mars commentant un défilé de cgt et un autre de cfdt, elle expliqua par un "profond ressentie" que par le fait que la cfdt utilisée de la musique techno pour son char était moderne et que la cgt qui faisait honnêtement de la politique avec des slogans lancés par mégaphone, méthode certes à l'ancienne était ringarde.

Ce qui pour elle recoupé la politique de fond des deux syndicats car il ne faut pas oublié que fc qualifié sous jospin et après, de moderne la position réformiste de la cfdt et de ringarde la lutte sociale de la cgt.

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Re: Le paradigme idéologique de France Culture - le Jeu 10 Déc 2015, 09:51

La COP21 a donné lieu à quelques perles au cours des Matins ces dernières semaines. Deux exemples, à commencer par aujourd'hui :

- Le choix de la rédaction en ce jeudi 10 décembre : les femmes en première ligne face au changement climatique. Assénée comme une évidence, la grande pertinence du genre comme grille de lecture universelle pour analyser le phénomène. C'est tellement manifeste, pourquoi donc s'interroger sur ce qui permet par ailleurs d'expliquer les inégalités, les ravages de la libido dominandi et la crise de la représentation. Soit. Suit le recueil par ONG interposée de la divine parole de cette moitié opprimée de l'humanité dont le discours jusque là inaudible va sauver le monde quel que soit le sujet, équilibres thermométriques compris. La rédemption approche.


- À noter aussi à l'occasion de la COP21 un involontaire et réjouissant loupé, le portrait d'un chef papou participant http://www.franceculture.fr/emission-le-portrait-du-jour-le-chef-papou-mundiya-kepanga-militant-contre-la-deforestation-2015-12-. Entraînée par la naturelle sympathie de FC à l'égard de toute lutte, qui plus est écolo, des peuples autochtones, la journaliste égrène en toute bonne foi, d'un ton paternaliste, l'intégralité des clichés occidentaux (on dirait post-coloniaux d'ordinaire à l'antenne) sur ce bon sauvage : le pittoresque de son accoutrement, son appréhension si spontanée (puérile) des institutions internationales, ou encore, incontournable et tellement savoureux ainsi présenté au premier degré sur cette station, le charisme sexuel de l'homme de couleur vis à vis de la femme blanche. Bref, Tintin au Congo en plus trash, il va falloir pétitionner pour censurer le podcast en même temps que la réédition de Rebatet.

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France Musique s'y met - le Jeu 10 Déc 2015, 12:27

Nessie a écrit:Ce qui pourrit le travail de cette station, c’est la façon dont le message idéologique et moral s’y trouve instillé, distillé, saupoudré, présent, archi présent, à toute heure du programme, à chaque page du site. Les grandes lignes sont celles d’une morale à la fois simpliste, héritée de la morale catholique peut-être, mais poussée à un excès et dérivant en discours bifide : militant et moralisateur.

Il n’y a pas même besoin d’être en désaccord ni avec cette idéologie, ni avec cette morale, pour trouver pesant ce qu’en fait la station : un terrorisme de correction (d’ailleurs paradoxal, car parfaitement hypocrite par ailleurs), un martelage pesamment infligé à l’auditeur. Ca fait 15 ans que France Culture prend ses auditeurs pour des mômes. Ca fait 15 ans que le préchi-précha nous y attend à chaque détour, à chaque recoin d’émission. Ca fait 15 ans que les journaux de FC sont moins occupés à nous informer des événements qu’à nous dire comment nous devons en juger : à l'aune de l'égalitarisme (sacro-sainte lutte des classes), du tiers-mondisme, du féminisme, de l'écologisme (prenez vos douches froides et chiez dans de la sciure c'est pour sauver la planète), de l'anti-colonialisme avec promotion de la repentance, enfin et surtout à l'aune de l'anti-économie. Le tout est copieusement servi par cette humilité aussi hypocrite qu'obligatoire, connue sous le nom de haine de soi.

Ce pétrissage de moraline est infect, indigeste, et la soupe en est détestable.

Ce fil en donnera des exemples (on en trouve plusieurs chaque jour). S’il y a des bonnes volontés ou si l’agacement dépasse le supportable, il s’ensuivra peut-être une réflexion ou une analyse de cet insupportable terrorisme moral.

Je croyais éviter l'indigestion en me branchant sur  la matinale de Vincent Josse sur France Musique, mais voilà, le virus a aussi infecté cette chaîne. J'ai lâché France Inter dans les années 80,  j'écoute de moins en moins France Culture.  Faut-il maintenant déserter France Musique?
Qu'est ce qu'il reste? Radio Courtoisie, pas vraiment très digeste, quoique certaines émissions soient audibles? Radio Classique, la machine à recycler les exclus du PAF envahie par la pub? "Ici & maintenant", la radio complotiste? Et enfin Radio Notre-Dame, "La Croix" version audio en moins béni-oui-oui?

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Re: Le paradigme idéologique de France Culture - le Jeu 10 Déc 2015, 15:20

@ Jean-Marc

Vous dites : bien-pensance bobo gauchiste et libérale ? Vous dires : dérive vers l'ultra-libéralisme ? Je trouve que c'est quand même un peu gonflé, ça. Certes on trouve dans la matinale un chroniqueur qui se dit libéral de gauche. Libéral modéré donc, mais ça suffit à le placer en rupture complète avec l'idéologie qui écrase le programme. D'ailleurs il parvient tout au plus à poser une ou deux questions dans la matinale. Donc dérive "ultralibérale", non c'est pas crédible comme diagnostic. Votre antilibéralisme vous aveugle.

Quant à la dérive de FC qui daterait de 1997 et non de 99, certes je me souviens qu'on en parlait déjà en 1999 aneffet. Ca faisait l'objet de débats assez animés. Mais c'est tout de même bizarre de pointer une prise en main par la gauche bien pensante et de la dire associée à une dérive ultralibérale. Le libéralisme en France est tout sauf bien-pensant. Quand on regarde le programme entre 1997 et 1999, on voit plutôt un France Culture infléchissant son programme vers l'actualité. Pourtant je crois que le directeur du programme pendant des 2 saisons (Patrice Gélinet) n'était pas précisément un homme de gauche.

Pour qui écoute avec un peu d'attention les émissions de commentaires sur l'actualité ainsi que les productions de la Rédac' de FC, je crois fort difficile d'y trouver le moindre penchant de sympathie pour le libéralisme. Gardette ricane, Broué marxise tout en s'appuyant sur la béquille trotskyste nommé Antoine Mercier , mais où donc avez-vous vu que cette radio serait vendue au libéralisme ?

_________________
A l'intention de ceux qui prennent mon pseudonyme pour un bouclier : mon identité n'est ni affichée ni dissimulée.
Pour la trouver il suffit de suivre le fil de mon profil.

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Re: Le paradigme idéologique de France Culture - le Jeu 10 Déc 2015, 15:34

Nessie a écrit:Certes on trouve dans la matinale un chroniqueur qui se dit libéral de gauche. Libéral modéré donc, mais ça suffit à le placer en rupture complète avec l'idéologie qui écrase le programme. D'ailleurs il parvient tout au plus à poser une ou deux questions dans la matinale. Donc dérive "ultralibérale", non c'est pas crédible comme diagnostic. Votre antilibéralisme vous aveugle.
Il y a aussi Philippe Manière mais il est tellement caricatural que je soupçonne FC d'avoir fait appel à lui pour discréditer le libéralisme.

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