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La-bas si j'y suis    Page 1 sur 1

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La-bas si j'y suis - le Lun 02 Mai 2011, 22:00

Bonsoir,

Je n’ai pas pu ouvrir un fil dédié à Là-Bas Si J’Y Suis. Dommage, j’ai perdu mon texte donc je tente péniblement de le retranscrire. Comment qualifier cette émission ? Complètement protéiforme même si une certaine lassitude peut vite gagner l’auditeur sur le traitement de sujets \ʼʼprovocants\ʼʼ se terminant régulièrement par des saynètes assez peu éloignées d’un Pierre Carles radiophonique (cf: Serge Dassault).

Bref, tout n’est pas à garder au niveau du fond mais la forme est souvent impeccable. Sur mes heures enregistrements, je dois avoir relevé une ou deux heures de montage. C’est peu et le son est très travaillé. À vrai dire, si cette émission fut souvent abordée au cours de ce forum, la question de l’idéologie éclipsant le reste.

Toutes ces longues phrases dont l’incohérence pointe à chaque virgule pour mentionner la diffusion de reportages à l’étranger (probablement ce qu’ils font de mieux) et particulièrement de la série Fukushima inaugurée aujourd’hui. Lors de l’écoute, on ressent ce travail très profond effectué sur les fichiers numériques (plus d’analogique depuis 2003), le mixage. La patte du monteur. Et c’est très fort.

À vous(un)An\ʼO\ʼNyme(un)Dm`

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La-bas si j'y suis - le Lun 02 Mai 2011, 22:15

Ce fil serait le bienvenu ici, car comme vous avez du le remarquer, les avis sont très partagés.

Essayez dans un premier temps de réécrire votre texte, tant que vous en avez encore au moins les éléments principaux et la structure encore fraiche en mémoire. On verra bien comment faire pour créer un fil. Les commandes du forum nous induisent parfois en erreur.

Je vais tenter une manipe, on verra si ça marche...



(suspense, suspense - transpire, transpire ...)

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fiat lux - le Lun 02 Mai 2011, 22:19

Well, ça a marché - voici un fil "La bas si j’y suis" ouvert comme par vous, et à partir de votre post.

A vous de voir comment faire : créer un autre message d’ouverture ou bien modifier celui-là, changer, modeler, faites comme vous voulez. Une fois le truc lancé, je virerai mes deux posts et je peux aussi faire des modifs à votre demande.
(mais si vous vous inscrivez dans le forum ça sera peut-être mieux et tout sera surement plus facile pour vous et nous - cela dit, aucun règlement de la loi intergalactique ne vous y oblige)

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Re: La-bas si j'y suis - le Mar 03 Mai 2011, 14:21

Ceci m’oblige à avouer une infidélité à FC : je suis un habitué de l’émission de Mermet, Là bas si j’y suis.
Il n’en est hélas question, le plus souvent, qu’à propos des positions politiques caricaturales du taulier.
Ce par quoi on manque l’aspect essentiel - qui mérite plus que l’allusion qu’y a fait Anonyme : c’est la seule émission régulière de reportage, à la radio. Je ne dis pas \ʼʼla meilleure\ʼʼ - jugement de valeur qu’on pourrait discuter - mais \ʼʼla seule\ʼʼ : fait objectif.
Car ce qui se produit sur ce medium, la radio, c’est le renoncement complet à ce qui a fait sa grandeur et ses meilleurs moments : l’abandon complet du reportage. Au profit de quoi ? Soit la radio juke box, c’est-à-dire la radio comme robinet à musique (passionnant...) Ou alors, la radio de studio, auto-centrée et auto-congratulatrice, faite par des \ʼʼétablis\ʼʼ qui ont le cul vissé sur leur fauteuil. Pas prèts à aller voir ailleurs. Où ? Là-bas, si j’y suis.
Des assis et des ici et qui se montrent ma foi fort bien d’être eux-mêmes...(un)Courtial 6 (un)Fny

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Re: La-bas si j'y suis - le Jeu 05 Mai 2011, 16:37

Bonjour,

Cet après-midi, j’ai eu la chance d’écouter Là-Bas en (presque) entier mais ce post n’a pas valeur de lancement. Pour présenter, il s’agit d’une émission en deux temps. D’abord un répondeur vox populi soigneusement choisi et pour le coup ayant un \ʼʼléger\ʼʼ penchant pour l’autosatisfaction puis le sujet du jour traité selon une forme très variée :

- Entretien avec une personnalité en général de gauche de la gauche pour présenter un livre (Fred Lordon qu’on a pu écouter avec plaisir hier dans les Matins, Pierre Carles, Serge Halimi et toute la bande du diplo) mais aussi d’enquêteurs (Péan).
- Émissions enregistrées en public (présentation du Monde Diplomatique, les Procès)
- Reportages d’investigations (Les grands ensembles de Charlotte Perry est un bon exemple) se terminant souvent par une provocation finale face à un représentant de la puissance politique.
- Reportages à l’étranger, souvent en séries, plusieurs fois par an.


Cette typologie est toute personnelle mais le plus important est de noter que Mermet fait ce qu’il veut de son heure ajustant le nombre de messages sur le répondeur, choisissant sa forme, créant et rediffusant selon ses désirs (une fois des fictions qu’il avait lu au début des années 90). C’est aussi pour ça qu’elle a un aspect inclassable et indissociable de son producteur.

--

Sujet du jour : Fukushima encore mais très différent du premier (l’avez-vous écouté ?). Il s’agissait de poser littéralement les micros dans une réunion organisée par un maire qui annonçait le départ forcé de la ville. Le sujet repose sur l’émotion de la situation mais s’annonce d’emblée comme pauvre : alors qu’un format micro-trottoir de 15 minutes suffirait, Mermet dispose de 35 minutes mais il faut garder l’unité de la situation sinon le sujet perd son intensité. Alors, on meuble, le répondeur déborde de son cadre habituel, un morceau de musique pour introduire, un second en transition qui sont diffusés en entier (rien à voir avec les extraits musicaux des Papous, fort bien coupés au demeurant, le monteur est talentueux), Mermet intervient plusieurs fois dans le studio pour relancer l’émission difficile à suivre car en japonais doublée en direct, et le doublage étire le temps du reportage.

Pourtant, ce n’est pas grave en y réfléchissant car Mermet est quelque part en lutte dans ce reportage. Pas contre Tepco malgré quelques coups de griffes bien senties qui ne requièrent aucune approbation mais contre le temps médiatique du JT qui compresse les histoires, le flash de 15h et 16h qui l’encadre et évoque au détour d’une phrase les paysans japonais chassés de chez eux. Ce sujet qui peut paraître bien casse-pied au vu de ma présentation précédente cherche à réifier ces mots qui ne veulent pas dire grand chose dans le flux : s’opère ainsi dans Fukushima, annoncée dés le premier épisode, la critique médiatique la plus violente qu’un producteur puisse exercer sous la forme d’art poétique (radiophonique ?).
(je crois que la dernière phrase fait de moi un \ʼʼaventurier de la syntaxe\ʼʼ ©Porte).


À vous(un)AN\ʼO\ʼNyme(un)DM`

Âne O\'N 

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Dissection du procès - le Sam 14 Mai 2011, 22:04

Mercredi et jeudi, le procès DSK, 2x40 minutes.

Selon ma typologie, cela fait partie de la catégorie \"captage en public\" dans la sous-catégorie \"Procès\" (avec la sous-catégorie \"Diplo\")
Nous sommes loin du reportage dans cette émission mais plus proche de la fiction avec ses répliques préparées à l\'avance ou presque (le fameux, \"vous m\'avez même préparé les questions\") dans le registre gago-tragique, osons le néologisme.

--

Il s\'agit donc de faire le procès de DSK, de le situer à droite de la gauche, à gauche de la droite, au milieu de nulle part (le centre) en invoquant l\'histoire, les anciens camarades (Filoche), les habitués (Lordon), une partie des rhéteurs papouphiles (Gérard Mordillat, Odile Conseil, Frédéric Pagès) et de quelques autres pris à droite à gauche (Philippe Cohen).

--

La construction de l\'émission est donc une succession de chroniques ponctuées par un groupe de musique assez peu connu. La partie technique consiste donc en grande partie à nettoyer les éventuelles coquilles inhérentes à deux heures de direct, à ajuster le micro d\'ambiance (rires) avec celui des intervenants et à renvoyer le son de brouhaha pendant les lancements de début et la désannonce de l\'émission faite en studio.

--

Sur le fond, il convient de saluer le travail de recherche effectué par les intervenants, bien loin des questions automobiles occupant les rédactions de certains médias y compris les plus sérieux, dans le but de décridibiliser le dirigeant socialiste. Dés lors, pourquoi annoncer cette production d\'information sous forme d\'un procès ?


Hommage à un vénérable ancêtre Interien bourré d\'humour (selon la légende), ici on ressent la colère froide transpirant derrière le (splendide) réquisitoire de Gérard Mordillat et même les pitreries comiques de Frédéric Lordon ne parviennent pas à dissimuler ce fait : on est face à une thèse assénée avec force.
Quant à la défense, elle est très faible jusqu\'à un ralliement final que l\'on devine petit à petit.

La forme a cet avantage de pouvoir faire intervenir plusieurs intervenants pour un court instant (5 à 7 minutes) en créant une unité d\'action nécessaire à la cohérence de l\'émission même si ça atténue le message \"tribunal des condamnés d\'avance\".


Je ne vois rien d\'autre à décortiquer sur cette émission. Notons le jour suivant ce portrait mi-autocongratulateur, mi-pessimiste sur le reportage radiophonique en forme d\'édito après les messages.
(un)Âne O\'Nyme(un)Ɓr

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Je ne suis pas du SPAM - le Sam 14 Mai 2011, 22:05

Mercredi et jeudi, le procès DSK, 2x40 minutes.

Selon ma typologie, cela fait partie de la catégorie \"captage en public\" dans la sous-catégorie \"Procès\" (avec la sous-catégorie \"Diplo\")
Nous sommes loin du reportage dans cette émission mais plus proche de la fiction avec ses répliques préparées à l\'avance ou presque (le fameux, \"vous m\'avez même préparé les questions\") dans le registre gago-tragique, osons le néologisme.

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Il s\'agit donc de faire le procès de DSK, de le situer à droite de la gauche, à gauche de la droite, au milieu de nulle part (le centre) en invoquant l\'histoire, les anciens camarades (Filoche), les habitués (Lordon), une partie des rhéteurs papouphiles (Gérard Mordillat, Odile Conseil, Frédéric Pagès) et de quelques autres pris à droite à gauche (Philippe Cohen).

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La construction de l\'émission est donc une succession de chroniques ponctuées par un groupe de musique assez peu connu. La partie technique consiste donc en grande partie à nettoyer les éventuelles coquilles inhérentes à deux heures de direct, à ajuster le micro d\'ambiance (rires) avec celui des intervenants et à renvoyer le son de brouhaha pendant les lancements de début et la désannonce de l\'émission faite en studio.

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Sur le fond, il convient de saluer le travail de recherche effectué par les intervenants, bien loin des questions automobiles occupant les rédactions de certains médias y compris les plus sérieux, dans le but de décridibiliser le dirigeant socialiste. Dés lors, pourquoi annoncer cette production d\'information sous forme d\'un procès ?


Hommage à un vénérable ancêtre Interien bourré d\'humour (selon la légende), ici on ressent la colère froide transpirant derrière le (splendide) réquisitoire de Gérard Mordillat et même les pitreries comiques de Frédéric Lordon ne parviennent pas à dissimuler ce fait : on est face à une thèse assénée avec force.
Quant à la défense, elle est très faible jusqu\'à un ralliement final que l\'on devine petit à petit.

La forme a cet avantage de pouvoir faire intervenir plusieurs intervenants pour un court instant (5 à 7 minutes) en créant une unité d\'action nécessaire à la cohérence de l\'émission même si ça atténue le message \"tribunal des condamnés d\'avance\".


Je ne vois rien d\'autre à décortiquer sur cette émission. Notons le jour suivant ce portrait mi-autocongratulateur, mi-pessimiste sur le reportage radiophonique en forme d\'édito après les messages.
(un)AN\'O\'Nyme(un)DM`

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