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Rue des écoles    Page 1 sur 3

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Rue des écoles - le Mer 02 Sep 2009, 11:40

Pfffou 25 minutes de Louise Tourret et c'est déjà une sacrée épreuve

Je passe sur l'intro archi-infantilisante, comme FC nous y a, de toutes façons, accoutumés. Après tout, nous parler de trousses cartables et crayons, dans une émission sur l'école c'est la scie des scies et la facilité des facilités, mais enfin on est dans le thème, alors ne demandons pas l'impossible aux producteurs, et notamment pas de faire preuve d'originalité ou d'imagination.

Pour ce qui est du style de dialogue, on entend l'influence radiophonique du moustique qui vient de libérer les Matins après 3 ans de dégâts, et dont Louise Tourret a été l'assistante. On ne sait pas si elle s'en relèvera, vu la sur-dose de confiance en elle que lui confère ce prestigieux magistère, et vu l'euphorie  très perceptible dans la couleur vocale et dans le tonus :  elle profite couramment d'une respiration de l'invité pour glisser un "c'est-à-dire ?" ou un "je suis d'accord avec vous". Oh qu'on est content pour elle : elle est d'accord ! Mieux content encore nous sommes  qu'elle ne coupe pas l'invité en pleine phrase, ah si tiens, avec François Dubet elle ne peut déjà plus se retenir de l'interrompre, après même pas 5 minutes.

Pour le reste, ce sont les clichés usuels sur la chaine FC : la révolution (ou  le séïsme, ou le cataclysme, je ne sais plus) qu'est la suppression de postes à l'EducNat. Et puis  la "pandémie" qui va renforcer les inégalités, là on rêve : on ne dit même pas de laquelle il s'agit, de pandémie, tellement c'est évident. Pauvres esprits traumatisés par la grippe, et demain par l'indigestion, peut-être ? Et  France Culture au fait, elle n'aggrave pas les inégalités,  à gaver ainsi l'auditeur paupulaire avec ces inepties,  pendant que les mômes de la haute bourgeoisie ont droit à des précepteurs payés en louis d'or ?

Le sujet  mérite mieux que cette radio infantile. 30' je coupe.
Aurai-je le courage de réécouter tout ça  pour voir si on peut extraire de cette bouillie un soupçon d'idée  ? Parce que  Dubet  tente de répondre en dégageant en touche les questions neu-neu et les clichés maison, ça doit valoir la peine d'essayer.  Mais à quand un logiciel qui gomme les interventions parasitaires des producteurs ? Pour le moment je n'ai que DirectCut,   logiciel qui permet de faire des sauts de puce 5'', histoire de zapper la productrice, c'est toujours ça de sauvé...

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Re: Rue des écoles - le Mer 09 Sep 2009, 11:50

Je ne réitère pas mes critiques sur l’ambiance et la forme de l’émission, elles reviendront probablement si on nous inflige encore les excès de juvénilisme. En tous cas aujourd’hui je prends l’émission en cours :

Cette semaine dans question d’école, Nième débat sur l’orthographe en France. Vincent de Cespédès enfourche la monture de l’exclusion : l’orthographe inventée pour exclure, d’ailleurs Socrate était analphabète et Voltaire c’est truffé de dysorthorgaphie.
Au philosophe, une linguiste démontre qu’il vient de dire une série de sottises. Au fil de la discussion, elle démontera un à un les arguments qu’ils soient techniques ou historiques (d’ailleurs même l’amateur entend diverses âneries). Il a beau tenter de l’interrompre sous prétexte qu’il est philosophe, elle le domine sans difficulté, d’ailleurs avec son accent étranger elle s’exprime dans un français beaucoup plus clair que lui : plus claire à l’oral sans la profusion de "moi je" et de "voila" qui caviarde la parole du philosophe. Louise Tourret a un peu de mal mais elle parvient à réguler cette prise de chou entre un idéologue qui semble surestimer sa connaissance du sujet, et deux spécialistes qui connaissent leur affaire. Voila pour l’ambiance. Pour le contenu du débat, attendons la fin. Reste que des clichés usuels sur l’inutilité et la stupidité de l’orthographe reçoivent au passage une réfutation qui semble assez construite.

De mon point de vue, les arguments de Cespédès manquent de pertinence, par excès d’idéologie et abus des procès d’intention, mais aussi ou surtout par manque de regard historique ou plutôt du fait d’un regard qui se voudrait historique mais qui n’est que biaisé. A 11h44 alors qu’il sort pour la Nième fois une référence sans rapport avec le sujet, en citant un auteur du XVIIème et en disant "c’est tout de même pas un idiot", on entend le gros soupir de la spécialiste qui préfèrerait surement débattre du sujet avec des arguments en rapport, et non avec des tricks de polémiste un peu hargneux, qui signalent peut-être une philosophie, mais laquelle ? Celle du bistrot de la justisse sauciale, oui, et surement pas celle de la langue.

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Punky Cespedes - le Jeu 10 Sep 2009, 09:43

Cespedes prend la pose. Il se dit je vais tordre le cou aux conventions, ma présence aura plus de relief. Malheureusement son numéro de déménageur est balayé par une linguiste pugnace, toutes dents dehors, limite castratrice. Cespedes tombe sur un os. Il bat en retraite, se réfugie dans un long silence, prépare sa prochaine attaque. Il va revenir, c’est sûr. Et le revoilà en effet, repartant de plus belle avec la même technique : faire encore plus punk dans les idées. Un flop. A la fin du débat, écorché, titubant, on sent qu’il cherche à tout prix un point d’accord avec son adversaire, se raccrochant à n’importe quelle liane, mais la linguiste tranche, arrache la moindre branche sans pitié. Cespedes perd des plumes. Après on espère qu’ils prendront la direction de la cafétéria pour un verre de l’amitié même au goût de vinaigre.
Et l’auditeur dans tout ça? Eh bien il assiste à un spectacle privé. C’est une faveur qu’on lui fait d’écouter ces grands oiseaux se débattre sur le devenir de l’orthographe. Il n’imaginait pas que le sujet pouvait déchaîner tant de passion. (d’où la remise en cause de l’universalité du débat qui en grande partie, grâce à Cespedes, a viré à l’affrontement stérile.)
Quant à la voix "Bienvenue chez les bisounours" de Louise Tourret, au milieu de ces vautours, cela donnait un curieux décalage. Je ne dis pas qu’elle n’avait pas sa place. Elle avait même tendance à radoucir les deux autres franchement partis pour faire cracher les tweeters de France et de Navarre. Mais... je ne sais pas. Je la vois bien animer les matinales de France 5, la Louison, On n’est pas que des parents ou Midi les Zouzous. Une voix de môme éternelle. Est-ce un pléonasme vraiment indispensable pour une émission sur les cartables et les crayons? Ze me le demande...

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Re: Rue des écoles - le Jeu 10 Sep 2009, 11:23

Merci pour ce récit, belle et précise description. Si j'en ai le temps, j'essaierai d'écouter l'émission. Mais chaque fois que j'ai entendu le punkie Cespedes j'ai eu les mêmes impressions que vous de pose et de hargne un peu fabriquée.
C'est un genre, il faut croire.

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Re: Rue des écoles - le Mer 07 Juil 2010, 15:45

Ce matin, une sortie hallucinante d'Emmanuel Davidenkoff pour noyer le poisson sur le problème des élèves qui ne savent pas lire à huit ans. Il a du sentir que sa tentative d'enfumage (s'ils ne savent pas à 8 ans ils apprendront à 9, l'illetrisme ne se constate qu'à la sortie de l'école, on prend beaucoup de temps à parler d'un problème qui ne concerne que(!!!) 20% des élèves) laissait tout le monde pantois, du coup il s'est lancé dans une fuite en avant délirante qui s'est fort logiquement conclue sur "un coup de gueule sur un blog" du directeur de l'ESC Grenoble contre le gouvernement qui n'a pas une gestion assez vertueuse... Heureusement qu'il avait le gouvernement pour taper dessus,je ne vois pas comment il aurait pu se désembourber de son argumentaire sans queue ni tête autrement que par cette pirouette idéologique (teintée de web 2.0, ça aurait été moins bien sans le blog.)
Je recommande à tout le monde ce moment de rhétorique qui commence vers la minute 49 et dure environ 2 minutes.

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Re: Rue des écoles - le Mer 07 Juil 2010, 19:45

Merci pour le tuyau. Effectivement, c'est un "grand moment de radio" !

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Re: Rue des écoles - le Jeu 08 Juil 2010, 23:15

Grand moment oui, et même grandS momentS ; car ça vaut le coup d'en relever plus d'un :

- Davidenkoff qui fait mu-muse avec son twitter (et pas pour lire hein, mais bien pour envoyer un twitt), et l'ado qui anime l'émission lui balance, avec un sourire jusqu'aux oreilles" 'tout'fasson je sais que je peux pas vous en empêcher". On se croirait à l'ékeule ma pareule.

- Natacha Polony expliquant que les privations budgétaires qui assèchent le (hi!) CRAP et sa publication "Cahiers pédagogiques", elles vont surtout stériliser une source des dérives du pédagogisme, mais pourtant la suppression n'a rien d'orienté (ah bon ? et pourquoi ne pas l'assumer en tant que tel, plutôt ? )

- à en croire Luc Sedel, la Licence universitaire est transformée en mensonge social quand on la donne à des gens qui ne savent pas écrire une phrase. Et là, un départ de discute immédiatement interrompu par une pause musicale. Chapeau la dynamique de débat ! C'est que la pause musicale était prévue dans le formatage, donc après la chanson inepte on passera à autre chose et pfout envolé le sujet qui fait mal.

Autre chose ça sera ceci : après son incroyable zigzag entamé à la 49ème devant les buts pour finalement shooter dans une taupinière avant de se la jouer buteur, Davidenkoff grimpe aux rideaux en accusant un des invités de retomber sur ses pattes, alors que lui-même vient précisément de faire un numéro parfaitement creux. Et la productrice de se féliciter que dans son débat sur l'école on cause à la fois du foot et des suicides à France-télécom. Bravo la pertinence, et bravo pour le sens de la qualité radiophonique. Et une fois de plus sur FC, on voit l'autosatisfaction des tâcherons : cette pauvre fille pète de fierté au prétexte que dans le débat qu'elle n'a pas su mener, un invité se soit payé le luxe de faire mousser du hors-sujet entre deux lâchages sur Twitter. Ultime ironie : Natacha Polony signale que chez les élèves il n'y a pas seulement un problème de lecture, mais aussi un énorme problème de langage et de conceptualisation quand on arrive aux enseignements de philo. Un jour peut-être, si Luc Sedel était au vrai dans sa sortie de la 30eme sur le piètre niveau des étudiants de Licence3, Polony devra étendre son diagnostic aux enseignants et Davidenkoff dira qu'elle "retombe sur ses pattes" (?). En attendant, ce même diagnostic de carences de la langue, l'auditeur peut se dire que ça serait pas du luxe de l'étendre à toute une partie de la jeune garde de France Culture, par exemple Louise Tourret qui devrait peut-être retourner à l'école (primaire ?).

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Tourret/Demorand - le Dim 16 Jan 2011, 17:48

Pour info, Louise Tourret est l'épouse et mère des enfants de Demorand. Elle est entrée à la radio dans son émission d'inter et lui doit pour une part non négligeable la suite de sa carrière.(un)Marcellus Wallace(un)`

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Le poids du soupçon, le choc de la supputation - le Dim 16 Jan 2011, 18:00

Pour info, il faut pouvoir le prouver! Sinon c'est du Ici Paris radiophonique... Shocked
Et comme souvent, la réflexion de type paparazzi ne parle jamais de la qualité de la prestation radio... Un cas d'école, si j'ose dire Very Happy

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Re: Rue des écoles - le Dim 16 Jan 2011, 18:26

Mais la première émission de Demorand sur Culture n'avait-elle pas à voir avec l'école ?

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