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Errare France Culture est    Page 6 sur 83

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Errare France Culture est - le Dim 10 Juil 2011, 18:05

Rappel du premier message :

NOTA BENE : plusieurs fils de discussion traitent de la langue française sur ce forum, Des déficits abyssinaux et autres barbarismes amusants ; On tique aux tics ; Langue française, le meilleur et le pire ; Le cabinet de curiosités linguistiques ; "Incroyable ! " ; Des voix et des ondes.

***********
Voilà quelques semaines, je m'étais dit qu'une émission sur le Japon pourrait présenter un peu d'intérêt. J'ai donc jeté un coup d'oeil sur le sommaire qui nous en était proposé sur le site internet de la radio. À ma grande stupeur, j'y ai lu ça ! Ce qui m'a coupé toute envie d'aller voir, écouter plus avant.

"En sensibilité avec l'actualité Japonaise, ce numéro de Radio Libre sera spécial et unique, avec des invités français et japonais, issus des mondes culturels de ces deux pays. Afin de donner une lecture du présent et de l'avenir créatif du Japon, la façon dont France et Japonse regardent....

Ces personalités participent de l'énergie culturelle , de l'identité créatrice du Japon, de la france.

Avet entre autres les écrivains Philippe Forest, Eric Sadin , l'éditeur de "livres d'asie" Philippe Picquier , les artistes palsticiens Rainier Ricolais et Kimiko Yoshida , le metteur en scène et directeur du théâtre de Gennevilliers Pascal Rambert , le chef cuisinier Hisayuki Takeuchi ...."
Radio Libre 19 03 2011

Hormis ce fait qu'à France Culture, on paraît infoutu de mettre des majuscules,  de construire des phrases correctes et d'employer un vocabulaire approprié, de poser l'angle de l'émission de façon un peu précise, efficace et élégante, on en vient à se poser quelques questions sur l'image que cette radio souhaite donner d'elle-même.

On nous rebat(*) les oreilles avec des histoires de francophonie, d'importance de la présence de la radio sur l'internet et on a quoi comme résultat ? Cette bouillie ridicule pour rester correct.

OPA peut clamer que la guerre des idées n'est pas encore gagnée. Mais enfin, il faudrait que par-delà les déclarations, il regarde un peu l'image que donne d'elle-même "sa" radio car avec ce genre de productions, c'est sûr, "elle est pas gagnée, la guerre".

Mais reconnaissons que Radio Libre n'est pas seule à nous livrer de petits textes mal foutus, pas relus, tout bourrés de fautes :
(...)
La tragédie antique : Echylle, Sofokle et Eussipide, trois auteurs que nous aimons beaucoup à France Culture !  study


(*) Formulé initialement : "on nous rabat les oreilles" par l'auteur. Correction apportée par la modération, suite à la remarque du contributeur élite faite plus loin dans ce fil.
* * *

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Re: Errare France Culture est - le Ven 14 Déc 2012, 11:31

Hé l'eau, Mister Fontaine.

De conseil j'en ai un autre : déconnez tant que vous voulez si vous aimez déconner. Mais soyez gentil et coopérant : déconnez donc sur le sujet radio svp.

Il y a bien des saillies à envoyer aux producteurs et à la maison FC.
Si vous ne voulez pas oeuvrer aux débats qui sont la raison d'être du forum, il vous reste la possibilité d'y faire cavalier seul (on apprécie aussi) et d'utiliser cet espace tant que vous le voudrez pour vous amuser avec eux. Mais ne jouez pas avec nous, car là vous n'irez nulle part.

Cordialement

N.

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Re: Errare France Culture est - le Ven 14 Déc 2012, 11:59

déconnade ?
j 'accepte
l'échec
et
MAT

Sad

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Charabia et phrases incompréhensibles = vitrine du site de France Culture - le Ven 14 Déc 2012, 18:49

"A quoi servent les think tanks ?" se demande ce 14 décembre le rédacteur du Portail de France Culture qui possède la même "grâce" stylistique que celui qui a fait la notice sur Ravi Shankar...

Jugeons-en :

"Commençons donc par une typologie établie par Olivier Urrutia, de l'Observatoire français des think tanks. Avec des généralistes, proches des partis politiques, des advocacy tank, pour une thématique, des institutionnels, souvent lié à l'Etat, et des universitaires. Pour une 5e ou 6e place au classement mondial, très loin derrière leurs grands frères anglo-saxons."

Clair, non ? Au fait, on se demande (de manière faussement naïve quand même) ce qui est "lié" : "des institutionnels" ?

Suite :

"L'évolution des partis politiques et du militantisme semblent en avoir fait une mode, avec une appelation galvaudée davantage choisie pour un destin."

Question : peut-on écrire plus mal ? Orthographe, grammaire, sens, tout est malmené. Qu'est-ce qui "semblent" ? "L'évolution", peut-être ?

Une dernière tranche :

"Et il n'est pas toujours simple, voire impossible, de connaître le détail du financement de Fondation, Institut ou autre, qui savent communiquer à merveille"

À inscrire dans un bêtisier ? À donner en contre-exemple à des élèves de 5e ? On est ici dans le degré zéro de la rédaction. Voilà la vitrine écrite de France Culture, un charabia truffé de fautes d'orthographe et de grammaire.

Et l'on n'est pas ici dans des commentaires privés sur un blog, mais sur le site officiel de Radio France où, jusqu'à preuve du contraire, les rédacteurs sont payés pour faire un travail.

Qui signe cette prose indigeste et nulle à tous points de vue ? Un certain Eric Chaverou "Journaliste multimédia, chef de service, pour franceculture.fr et la rédaction."

Eh bien, pour Noël, c'est un cahier de vacances de français, niveau fin de primaire, qui s'impose au pied du sapin dudit Chaverou.

Pour une indigestion complète :

http://www.franceculture.fr/emission-pixel-a-quoi-servent-les-think-tanks-2012-12-14


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Re: Errare France Culture est - le Mer 09 Jan 2013, 12:18

Enfin, un descriptif d'émission qu'on peut lire, et qu'on a même envie de lire, jusqu'au bout :

http://www.franceculture.fr/emission-l-atelier-interieur-numero-20-les-annees-2013-01-07

"L'atelier intérieur s'ouvre à l’âge avancé. Commencer l’année par les années. A une époque où personne ne veut « faire son âge », se mettre à aimer celui de l’avenir. (...)"

L'ensemble n'est pas sans quelques défauts, mais est largement au-dessus de ce qui est présenté habituellement.

Qui a écouté ?

PS : Alain Mâchefer, il y a un poème en anglais en fin de descriptif, non traduit en français. Give it a look.

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Re: Errare France Culture est - le Mer 09 Jan 2013, 14:07

Texte de présentation de l'Atelier intérieur :

"Poème, théâtre, performance, récits… Un moment pour sonder nos vies intérieures grâce à la création ultra-contemporaine. C’est du rêve et de la chair, en paroles, en sons, en direct.

C'est, toujours, chercher les coïncidences entre l'art et la vie. Travailler l'art de la situation, et tenter une radio physique, de l'expérience : s'allonger dans le studio, se couper les cheveux en direct, monter sur le toit, regarder par la fenêtre. Se lever. Ne pas rester coller au micro et à la table. Réunir autour d'un mot, d'une sensation, des personnes qui viennent de champs totalement différents."

- à l'ultra-contemporain je préfère l'infra-mince
-chercher les coïncidences entre l'art et la vie : je dis aussi oui aux hasards objectifs...


Quant à l'émission N° 20 les années (merci Annie Ernaux) écouter attentivement Une hédoniste octogénaire. Thérèse Clerc, du film Les Invisibles de Sébastien Lifshitz. Pour le récit des années qui avancent et de la liberté qui grandit. Pour l'art de vieillir.

LES INVISIBLES :UN DES MEILLEURS FILMS 2012 pour des raisons bien supérieures encore à celles de la cause homosexuelle

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Re: Errare France Culture est - le Mer 09 Jan 2013, 18:48

J'ai écouté l'émission et lû sa présentation, y compris le poème (Merci Philaunet).
J'ai beaucoup aimé les témoignages entendus mais, au risque de vous imposer mon idiosynchrasie, je pense qu'ils ne représentent qu'une petite minorité des personnes agées. Sur la viellesse, j'ai une approche plus pessimiste. Certains auteurs ont bien exprimé ce pessimisme. Je les laisse parler.

"Last scene of all,
That ends this strange eventful history,
Is second childishness and mere oblivion,
Sans teeth, sans eyes, sans taste, sans everything."
Shakespeare - All the world's a stage

"La viellesse est un naufrage, les vieux sont de épaves !"
Chateaubriand

C'est, bien sûr, difficile à entendre. Mais les propos de Thérèse Clerc offrent peut-être une possibilité de "sortie par le haut." En d'autres termes, Papy (Mamie) fait de la résistance.

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L'homme simplifié par l'exemple. - le Ven 01 Fév 2013, 09:32

Joli morceau Place de la toile avec la présentation de la vidéo mise en ligne :
« Computer in love », morceau du groupe Bonaparte. Bonaparte, c’est un groupe d’indé-punk basé à Berlin. Mais c’est en fait un type Tobias Jundt, qui est suisse, et qui fait tourner une vingtaine de musiciens autour de lui. Les concerts frôlent la performance artistique. Lors de l’un de ces concerts visibles sur Youtube, on peut voir des hommes et des femmes à moitié nus, la tête enfoncée à l’intérieur de moniteurs d’ordinateurs, en train de faire l’amour ou presque.

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Rassuré - le Ven 01 Fév 2013, 16:03

Baptiste a écrit:Joli morceau Place de la toile avec la présentation de la vidéo mise en ligne :
« Computer in love », morceau du groupe Bonaparte. Bonaparte, c’est un groupe d’indé-punk basé à Berlin. Mais c’est en fait un type Tobias Jundt, qui est suisse, et qui fait tourner une vingtaine de musiciens autour de lui. Les concerts frôlent la performance artistique. Lors de l’un de ces concerts visibles sur Youtube, on peut voir des hommes et des femmes à moitié nus, la tête enfoncée à l’intérieur de moniteurs d’ordinateurs, en train de faire l’amour ou presque.

Ouf.

J'avais cru devoir tirer un trait sur la créativité.
Surtout après la nouvelle livraison des vignettes podcast, qui illustrent en gros ce que donne le collage quand on le fait pratiquer au premier degré par des débutants sans idées.

'reuzment que Xav'e est là pour remonter le niveau, aussi bien par ses choix que par sa présentation.

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À la louche - le Mer 06 Fév 2013, 00:11

On reconnaît la patte enthovenienne dans cette présentation pressée qui ne s'embarrasse pas de nuances, et qui ne fait pas l'économie de poncifs contemporains : http://www.franceculture.fr/emission-le-gai-savoir-profession-de-foi-du-vicaire-savoyard-%E2%80%93-rousseau-2013-02-03

Extrait : "Qu’elles soient l’alibi de l’homophobie, la source des bienfaits, la raison des crimes ou l’espèce de mélasse vaguement sentimentale et œcuménique au nom de laquelle des monothéismes récusent soudain leurs différences pour se dire tous frères, toutes les religions ont toujours été mises à toutes les sauces..."

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Re: Errare France Culture est - le Mer 06 Fév 2013, 09:39

vous auriez pu laisser "... sauf la religion naturelle", cela relève l'épaisse sauce.

Question : pourquoi avez-vous supprimé le lien de "computer in love" du groupe Bonaparte ô modérateurs intègres?

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Devinette à la Papous du dimanche d'il y a bien longtemps - le Sam 16 Fév 2013, 21:51

Autrefois (est-ce encore le cas ?), un texte était lu aux invités et il fallait en trouver l'auteur en se penchant sur son style. On déterminait l'époque du texte, le genre d'écrit, etc.

Ici variante plus facile : quelle est la pointure de France Culture (encore en activité) qui a aligné les mots ci-dessous ?

NB : Ces lignes n'apparaissent pas dans un moteur de recherche. Pas de triche possible donc, mais les auditeurs assidus de FC et les lecteurs du site de la station devraient trouver le/la coupable (pardon, l'auteur). Sinon, indices demain.

« La petite phrase de la Sonate de Vinteuil qui (c)hante l'ensemble d’À la recherche du temps perdu évoque tantôt la mauve agitation des flots que bémolise le clair de lune, la passante dont celui qui la croise ignore où elle fuit, l'arc-en-ciel qui éclate avant de s'éteindre, le décalage entre un amour et les qualités objectives de la jeune femme qu'il prend pour un tyran et pour souffre-douleur, les mille petits baisers que les amants se donnent en riant, la dilution des soucis matériels en une réalité supérieure aux choses concrètes, la lumière d'une lampe qui efface soudain jusqu'au souvenir de l'obscurité, les becs de gaz qu'on éteint boulevard des Italiens, la trace indélébile de la sécheresse la vie...

Comment cinq notes parviennent-elles à dire tant de choses ? À quelle grâce – ou quel malentendu - une mélodie doit-elle d'être à la fois si précise et tellement vaste ? Comment une phrase sans mots devient-elle le langage commun de la tristesse, de l'amour, de la joie ?

Est-ce d'être l'ectoplasme qui, par inconsistance, épouse la forme de l'émotion qu’il accompagne, tel un vêtement de ville qui, bien repassé, convient aussi aux mondanités ? Ce serait réduire la petite phrase à un ornement, et la musique à une distraction, ou pire : à une consolation.

Ou est-ce de parler, à mots couverts, une langue secrète dont l'acuité tient précisément à son caractère évasif, et qui devient immatérielle à mesure qu'elle s'incarne - à la manière dont un peu d'abstraction nous éloigne du monde, mais beaucoup nous y ramène ?

Car les mots nous font défaut (et les notes prennent le pouvoir) non quand on est imprécis, mais au contraire quand ce qu'il faudrait dire est tellement singulier qu’on ne lui trouve aucun équivalent. Manquer de mots, c’est reconnaître implicitement l’impuissance du langage à saisir la réalité dont il nous sépare à coups de généralités - comme l'intelligence nous éloigne du monde par les outils qu'elle enfante et les moyens qu'elle nous donne de le connaître. "Nous ne voyons pas les choses mêmes ; nous nous bornons, le plus souvent, à lire des étiquettes collées sur elles, dit Bergson.  Le mot, qui ne note de la chose que sa fonction la plus commune et son aspect banal, s'insinue entre elle et nous, et en masquerait la forme à nos yeux, si cette forme ne se dissimulait déjà derrière les besoins qui ont créé le mot lui-même " Autrement dit le Réel excède les mots pour Le dire, l'existence est d'une étoffe qu'aucune généralité n'est en mesure de caresser, la vie de chaque instant mérite mieux que les ustensiles du quotidien. Or l’humble trésor musical, fût-il légèrement obscurci par le texte d'une chanson, délesté de l'obligation d'avoir un sens ou de représenter quoi que ce soit, jaillissant à l'insu des paroles elles-mêmes, donne le jour à l'inestimable singularité d'une réalité littéralement inouïe, sans réplique et sans miroir, dont la floraison transcende l'intelligible et l'objectif au profit de l'inhumanité du monde.»

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