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Errare France Culture est - le Dim 10 Juil 2011, 18:05

Rappel du premier message :

COMPLÉMENT : plusieurs fils de discussion traitent de la langue française sur ce forum, Des déficits abyssinaux et autres barbarismes amusants ; On tique aux tics ; Langue française, le meilleur et le pire ; Le cabinet de curiosités linguistiques ; "Incroyable ! " ; Des voix et des ondes.

***********
Voilà quelques semaines, je m'étais dit qu'une émission sur le Japon pourrait présenter un peu d'intérêt. J'ai donc jeté un coup d'oeil sur le sommaire qui nous en était proposé sur le site internet de la radio. À ma grande stupeur, j'y ai lu ça ! Ce qui m'a coupé toute envie d'aller voir, écouter plus avant.

"En sensibilité avec l'actualité Japonaise, ce numéro de Radio Libre sera spécial et unique, avec des invités français et japonais, issus des mondes culturels de ces deux pays. Afin de donner une lecture du présent et de l'avenir créatif du Japon, la façon dont France et Japonse regardent....

Ces personalités participent de l'énergie culturelle , de l'identité créatrice du Japon, de la france.

Avet entre autres les écrivains Philippe Forest, Eric Sadin , l'éditeur de "livres d'asie" Philippe Picquier , les artistes palsticiens Rainier Ricolais et Kimiko Yoshida , le metteur en scène et directeur du théâtre de Gennevilliers Pascal Rambert , le chef cuisinier Hisayuki Takeuchi ...."
Radio Libre 19 03 2011

Hormis ce fait qu'à France Culture, on paraît infoutu de mettre des majuscules,  de construire des phrases correctes et d'employer un vocabulaire approprié, de poser l'angle de l'émission de façon un peu précise, efficace et élégante, on en vient à se poser quelques questions sur l'image que cette radio souhaite donner d'elle-même.

On nous rebat(*) les oreilles avec des histoires de francophonie, d'importance de la présence de la radio sur l'internet et on a quoi comme résultat ? Cette bouillie ridicule pour rester correct.

OPA peut clamer que la guerre des idées n'est pas encore gagnée. Mais enfin, il faudrait que par-delà les déclarations, il regarde un peu l'image que donne d'elle-même "sa" radio car avec ce genre de productions, c'est sûr, "elle est pas gagnée, la guerre".

Mais reconnaissons que Radio Libre n'est pas seule à nous livrer de petits textes mal foutus, pas relus, tout bourrés de fautes :
(...)
La tragédie antique : Echylle, Sofokle et Eussipide, trois auteurs que nous aimons beaucoup à France Culture !  study


(*) Formulé initialement : "on nous rabat les oreilles" par l'auteur. Correction apportée par la modération, suite à la remarque du contributeur élite faite plus loin dans ce fil.
* * *

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Re: Errare France Culture est - le Mer 16 Nov 2016, 20:01

Dans Au fil de l'écoute
Philaunet(http://www.regardfc.com/t163p580-au-fil-de-l-ecoute#27624) a écrit:
Orthographe : les Français méritent-ils le bonnet d’âne ? demande Guillaume Erner ...

Pour répondre positivement à cette question, il suffit de lire quotidiennement le site de France Culture (et le post que vient juste d'écrire Antoine Arnoux).

Il n'est pas nécessaire d'aller loin non plus, une des collaboratrices de Guillaume Erner qui n'est plus en primaire, croit-on savoir, nous a offert un festival hier (cf. Pour Marie Viennot, un cahier de vacances de français niveau 6e ).
Ce mercredi, comme hier et sans doute comme demain, l'exemple de Marie Viennot dans Le Billet économique :

Soit disant, ou plutôt c'est la version officielle, Alexeil Oulioukaiev, ministre des finances depuis 3 ans a été arrêté
Il est maintenant assigné à résidence et encours jusqu'à 15 ans de prison
lexeil Oulioukaiev a nié toute malversation
(il devait se faire verser de l'argent, cf. le mot malversation)
un dessous de table à 140 millions de dollars.
les libéraux, ce qu'était le ministre des finances
quelque soit leur rang.
elle a été revendu
une autre entreprise publique d'hydrocarbures, plus grosse encore, la première de Russie qui s'appellent Rosneft.
cela ne rapporte rien à l'Etat comme devise
les preuves accablantes envers lui.


Et Erner a le culot de faire une interview sur le sujet cité plus haut !

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Re: Errare France Culture est - le Ven 18 Nov 2016, 10:47

Nessie(http://www.regardfc.com/t704p10-si-la-playlist-de-greve-vous-donne-des-aigreurs#20936) a écrit:Voici au bout de ce lien Le bon plaisir de Paul Fournel, le 23 mars 96 par Georges Léon. Je dirai plus tard dans une version étendue de ce message la liste des invités. Pour ceux qui auront chargé l'émission avant, ça sera une surprise.

A part ça, j'aurai peu à dire sur "Le bon plaisir" qui offrait chaque samedi autour d'un invité, son "portrait intime et subjectif" en se donnant la durée (jusqu'à 3h30 dans certains cas), avec des amis et des surprises. C'était considérablement plus fin que "La joie de vivre" et moins racoleur en pommade que "Le grand échiquier", deux émissions de télévision qui respectivement dans les 50's et dans les 70's, exploitèrent à la télévision un principe semblable. Ceci pour rappeler que c'était pas toujours mieux avant. Mais parfois c'est pire après, comme on le verra dans les années 2000's quand Frédéric Mitterrand reprendra l'idée pour des après-midi en direct depuis un café du quartier de la Bastille, avec une incroyable couche de pathos crêmeux ça s'appelait "Ca me dit l'après-midi".

Paul Fournel entouré de quelques amis écrivains et éditeurs : Jacques Roubaud, François Caradec, Marcel Bénabou, Jacques Jouet, Guy Faucon, Claire Paulhan éditeur de journaux intimes, Jean-Guy Mourguet descendant et continuateur de son ancêtre qui fut l'inventeur de Guignol. Les chansons sont des poèmes de Queneau mis en musique et interprétés par Paul Braffort et il en est plus d'un hautement savoureux. Braffort est fort.

Merci Nessie pour la mise à disposition de cette émission, dont le lien a depuis expiré, mais qui sera peut-être mise à disposition dans de prochaines Nuits. Les chansons jouées sont un régal de douceur, enregistrées dans les studios pour l'occasion de ce bon plaisir. Ne perdant pas de vue les objectifs de ce fil, écoutons sans plus tarder ce que Raymond Queneau dit de l'orthographe (1962) :

30'22'' : L'origine de l'orthographe, vous savez, c'a été une invention des imprimeurs - des maîtres imprimeurs, pour que tout le monde ne soit pas imprimeur. C'est la défense d'un monopole : que l'orthographe soit quelque chose de compliquée et d'extrêmement difficile pour qu'on monte dans les grades des corporations, d'apprentis, de maîtres, etc. Enfin, l'orthographe, il y a des questions de traits d'union, de trémas, de trucs comme ça. Ce sont des subtilités. Quand on pense que jusqu'à cette réforme tant honnie de 1901 je crois, on se faisait recaler au baccalauréat parce qu'on mettait, je ne sais pas, un mot sans mot sans trait d'union, des choses comme ça, enfin ce n'est pas sérieux. Ce n'est pas ça la langue française enfin, non. C'est des petites choses. En s'obstinant à défendre la place du tréma sur le -e ou l'-u, ou des niaiseries comme ça, tout d'un coup, il faut bien constater que la langue parlée est totalement différente de la langue écrite.

N.B. : Les phrases énoncées ici et entendues comme étant mises bout à bout, semblent avoir été l'objet d'un montage brutal.

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Doukipudonktan - le Ven 18 Nov 2016, 11:11

Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t398p810-errare-france-culture-est#27675) a écrit: (...) écoutons sans plus tarder ce que Raymond Queneau dit de l'orthographe (1962) :

30'22'' : L'origine de l'orthographe, vous savez, c'a été une invention des imprimeurs - des maîtres imprimeurs, pour que tout le monde ne soit pas imprimeur. C'est la défense d'un monopole : que l'orthographe soit quelque chose de compliquée et d'extrêmement difficile pour qu'on monte dans les grades des corporations, d'apprentis, de maîtres, etc. Enfin, l'orthographe, il y a des questions de traits d'union, de trémas, de trucs comme ça. Ce sont des subtilités. (...)
Raymond Queneau, par ailleurs grand écrivain devant l'Éternel, respectant scrupuleusement toutes les règles de la grammaire, de l'orthographe et de la ponctuation de la langue française. C'est le privilège des grands érudits facétieux de critiquer la langue française qu'ils maîtrisent dans tous ses détails et de s'en évader pour créer des formes originales et inoubliables...

Craignons que Marie Viennot ne se réclame de Queneau pour justifier sa désastreuse manière d'écrire sur le site de France Culture, tiens, à propos, voyons, voyons...

Ah quelle prose que voilà dans le billet du jour ! Avec ce titre qui ne cultive pas du tout le misérabilisme : Toujours plus d'enfants pauvres en France et en Europe :

"Le Secours Catholique alerte dans son dernier rapport sur l'augmentation des ménages avec enfants qui font appel à son aide."

"Plein de graphiques, ponctué d'analyse, très factuel, il part de données réelles, et pas de sondages ou d'échantillons dit représentatif de population." [C'est Nessie qui se plaint de ce "plein"]

"Il y a de plus en plus de personnes agés, chomeurs non indemnisés," [Queneau classait-il l'accent circonflexe et l'accord au féminin dans les "subtilités" ?]

"une hausse du cout de la vie" [respect des recommandation de 1990 ?]

"les étrangers sont aujourd'hui davantage exposé à la précarité, et leurs enfants, parfois, souvent français, aussi." [quelle belle langue !]

"Cette pauvreté enfantine est un sujet qui monte en puissance. "

"Quand on interroge les enfants sur leur satisfaction dans la vie, l'a fait, [ ?] la France arrive 28ème sur 35 pays de l'OCDE." [la France est vraiment un pays pourri]

Derrière Roumanie, le Portugal, la Pologne, des pays où la proportion d'enfants pauvres en revenu [?] est plus élevé.

"C'est la mauvaise nouvelle avec laquelle je vous laisse, les enfants qui vivent en France, aussi, sont pessimistes sur l'avenir."

C'était Marie Viennot dans ses œuvres linguistiques et morales.

Combien ce "Billet économique" coûte-t-il à la station ?

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Re: Errare France Culture est - le Sam 19 Nov 2016, 10:23

Sous le titre "Nynégocentrisme",
Antoine Arnoux(http://www.regardfc.com/t398p810-errare-france-culture-est#27622) a écrit: « La fabrique de l'histoire » porte cette semaine (pour une raison nynégocentrique* (Damourette et Pichon) qui n'échappera à personne) sur l'année 1916. De façon déroutante (et littéralement fausse), l'émission diffusée aujourd'hui est intitulée : « L'histoire de l'année 1916 : la naissance du futurisme ». Le (premier) « Manifeste du futurisme » parut en 1909 (en français) dans Le Figaro**. Pourquoi avoir préféré le mouvement fondé par Marinetti au dadaïsme (par exemple) ?
Voici la manière dont est présentée l'émission.
« Dès la fin du XXème siècle [?] des [sic] nouveaux mouvements artistiques naissent et se développent dans les capitales de l'Europe, des avant-gardes artistiques jusqu'au Futurisme en Italie [?]. » (H)arena sine calce, comme disait à peu près Caligula.
Merci Antoine Arnoux pour vos interventions dans ce fil salutaire de 820 contributions mettant en lumière l'indifférence, pour ne pas dire plus, de l'antenne dite culturelle envers la justesse tant de la langue que des faits débattus.

Non seulement, vos contributions provoquent l'hilarité, mais elles sont instructives. Ainsi votre titre "Nynégocentrisme" nous renvoie vers des études linguistiques vertigineuses. J'ai également découvert ce qu'était la prosopographie et par votre reprise du mot "(H)arena sine calce", je trouve un résumé  instructif sur l'histoire de la construction dans l'Ancienne Rome Harena sine calce ("Sand without lime"): Building Disasters, Incompetent Architects, and Construction Fraud in Ancient Rome où l'on voit que ne sont pas nouveaux les crimes actuellement reprochés à la mafia dans la construction de bâtiments fragiles s'écroulant comme châteaux de cartes au moindre tremblement de terre.

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Re: Errare France Culture est - le Mar 22 Nov 2016, 14:03

Dans le dernier billet de Marie Viennot, que j'ai appris à connaître grace aux précédents messages,  j'apprécie tout particulièrement  son "transpacific partneurship".  Sans doute l'influence du gallicism entrepreneur sur un esprit perméable.

La ponctuation parait si aléatoire, avec ces virgules jetées dans le ventre des phrases sans motif particulier, que je me demande sérieusement s'il ne s'agit pas d'une retranscription a-posteriori du billet oral. Il me parait difficile d'écrire en première intention la phrase suivante :

"Justement, la volonté de Barack Obama avec le TPP, c'était que les Américains gardent la main sur les relations commerciales dans cette région, région, beaucoup plus dynamique que l'Europe pour la croissance"

où l'on notera le doublement à la fois du sujet et du complément de lieu. Ne faut-il pas y voir la main d'un stagiaire, voire d'une petite main située dans un pays francophone issu de l'ancien empire colonial et à qui France Culture sous-traiterait la confection du site ouèbe ?

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Guillaume Erner est-il égible ou inégible, et à quoi ? - le Mer 14 Déc 2016, 19:57

La question se pose, continue à se poser : comment se fait-il qu'un professionnel du service public doté de 10 années d'expérience qui suivaient en outre l'obtention d'un diplôme et même de deux mais enfin au moins d'un qui nécessite une bonne maîtrise de la langue française, comment se fait-il que même en s'y reprenant à deux fois il ne parvienne pas à prononcer un mot comme "inéligibilité" ??

Ecorcher un nom étranger de plus de 3 syllabes, c'est courant sur France (in)Culture et on peut ne pas en tenir rigueur aux ignorants qui peuplent cette maison où l'esprit professionnel est probablement considéré comme une faute de goût, 'bourgeoise'.
Se planter sur un mot de la langue française de 4 syllabes ou plus, parce qu'il est porteur de quelque arbitraire lexical et en cela notre langue n'en manque pas (d'anacoluthe à zygomatique en passant par calembredaine ou godelureau), ma foi, voila qui s'explique et se comprend tout autant de la part de gens qui montrent à longueur d'émissions qu'ils ne sont décidément pas capables d'un effort de sérieux ou de concentration.

Mais "inéligibilité" ??
Où donc serait la difficulté dans cette chaîne : élection, élire, éligible, inéligible, éligibilité, inéligibilité. Toutes dérivations à la portée du collégien des années 60, de l'adulte des années 80, du diplômé de haut-niveau pendant les années 2000. Mais non. Il se ramasse comme une vulgaire Agnès Chaveau (pardon pour le pléonasme), ce Guillaume Erner qui a peut-être l'esprit occupé par les leçons de morale dont il fait son ordinaire dans le billet du jour et  dans ses entretiens avec ses invités.
C'était ce matin juste avant d'accueillir Fabrice Arfi, son invité de la première partie : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13983-14.12.2016-ITEMA_21165238-2.mp3" debut="00:06" fin="00:21"]

Et puis on voit sur le site de France Culture qu'en plus d'être disponible "pour toujours" comme dit Finkielkraut aux oreilles des auditeurs, cette mutilation est gracieusement offerte au visiteur du site curieux seulement de lire la présentation https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/corruption-la-france-traine-t-elle-des-pieds où l'on trouve écrit en toutes lettres le mot "inégibilité".

Erner est il incapable de prononcer correctement un mot qui avait été saisi de travers par lui-même ou par un de ses assistants ? Ou bien l'assistant a-t-il fidèlement reporté le faux pas du chef en transcrivant ses propos sans corriger la bourde ? Dans tous les cas, c'est nul tout simplement. Et le pire, c'est que c'est quand même rien à côté des bourdes sociologiques dont Erner parsème son billet et ses entretiens.

_________________
A l'intention de ceux qui prennent mon pseudonyme pour un bouclier : mon identité n'est ni affichée ni dissimulée.
Pour la trouver il suffit de suivre le fil de mon profil.

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''Assertorique'' ? - le Jeu 15 Déc 2016, 18:13

Un curieux emploi du terme "assertorique" par Guillaume Erner ce matin.

Commentant non  sans plaisir d'instructives et culturelles considérations sur le supposé "gros sexe" du président élu des Etats-Unis, Guillaume Erner lâche savamment : "Là aussi c'est très assertorique,  on peut utiliser ce terme [...]" ([son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13983-15.12.2016-ITEMA_21166403-3.mp3" debut="12:20" fin="12:32"]).

Quand j'entends le mots "assertorique", je sors ma Critique de la raison pure, et il me revient que ce terme sert à qualifier les vérités contingentes, celles qu'on vérifie dans les faits et non dans l'analyse des concepts ;  que le philosophe de Königsberg l'opposait, qualifiant les jugements, à ceux qu'il disait "problématiques" et encore aux jugements "apodictiques" (il fut brièvement question de ce dernier terme sur ce forum).

Suspectant l'existence d'un usage plus vulgaire du terme que je ne connaîtrais pas, j'en cherche d'autres définitions dans les dictionnaires en ligne, mais non, rien.

M'est avis que l'"assertorique" osé par GE résulte d'une glissade incontrôlée de l'"assertion" qu'on utilise souvent, quand on est journaliste ou rhéteur, pour la qualifier de hasardeuse, de mensongère, de gratuite, surtout de purement gratuite. Bref, qu'il s'agit d'une vérité tout sauf tirée des faits.

Le contraire du jugement assertorique, en somme...

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« Ah, Dedalus, the Greeks. I must teach you. You must read them in the original » (Malachi Mulligan) - le Dim 22 Jan 2017, 15:12

M. Alain Perrin, dans l'ouvrage signalé ailleurs, relève l'exemple suivant (qui semble n'avoir pas été mentionné au sein de ce forum-ci)  :  « Ainsi M. Patrick Boucheron* qui fut l'un des plus ardents pourfendeurs de Gouguenheim** et qui a été depuis élu au Collège de France était le 14 février 2015 l'invité de Jean-Noël Jeanneney à l'émision Concordance des temps entre 10h et 11h sur France Culture. L'émission était consacrée à la place de l'image dans les religions. Invité à définir les iconoclastes et les iconodoules, Boucheron répond ceci (25'45'') : ''Les iconodoules, eux, font plus que les (les images) tolérer, ou les aimer, ou les admirer, ou les vénérer : ils les adorent [proprement dit***]. Doulos, ça veut dire effectivement l'adoration''. Cette réponse appelle quelques observations. S'il n'y a pas de honte à ignorer le grec, il y en a en revanche quelque ridicule à essayer de se faire passer pour l'helléniste qu'on n'est pas.  Doulos ([ὁ] δο[ῦ]λος) ne signifie pas l'adoration mais l'esclave et le verbe δουλεύω, (douleuô) d'où  vient iconodoule, veut dire servir et non pas adorer. C'est le verbe λατρεύω (latreuô) qui signifie adorer et ce sont les idolâtres ou les iconolâtres qui adorent les idoles ou les icônes. La théologie catholique distingue classiquement la latrie, culte d'adoration qui n'est dû qu'à Dieu seul et la dulie, culte d'honneur et de respect qu'on rend aux saints. Les deux plus grands représentants des iconodoules ont été saint Théodore Studite et saint Jean Damascène : M. Boucheron l'ignore-t-il ou crédite-t-il l'Eglise catholique d'un œcuménisme qui l'aurait conduite à canoniser des idolâtres ? » (pp. 29-30.)
www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/les-religions-avec-ou-sans-images-0
*M. Boucheron (que l'on croit entendre incessamment et « en qui néanmoins on n'aperçoit rien de grand que l'opinion qu'il a de lui-même ») a pris part (sous différentes formes) à quarante-trois émissions diffusées par France Inculture entre janvier de 2014 et janvier de 2017 :
https://www.franceculture.fr/personne-patrick-boucheron.html      
**Afin d'illustrer sa démonstration, M. Perrin examine la polémique très vive qu'avait suscitée en 2008 la publication d'Aristote au Mont-Saint-Michel de M. Sylvain Gouguenheim.
*** Par charité, M. Perrin ne rapporte pas ces mots (malheureux) pourtant effectivement prononcés par M. Boucheron.

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Re: Errare France Culture est - le Mer 01 Mar 2017, 12:20

Pour une raison autre que l'écriture de ce post, je suis « tombé » sur cette rédaction d'Émilie Chaudet : Les petits matins (01 mars 2017). La prose ne vaut pas grand chose, et le niveau orthographique suit cet horizon :

- C’est un paysage sans limite, qui semble dépasser même celles du cadre. [Chaudet décrit une prise de vue photographique. Si le paysage paraît sans limites (je me permets de l'écrire au pluriel), c'est qu'il « continue » dans un hypothétique et nécessaire hors champ, cela va de soi. Donc qu'il dépasse les limites du cadre... Dire qu'un paysage sans limite dépasse même les limites du cadre est un pléonasme en plus d'être idiot.]

- Deux tête en émergent. Sur l’une des rives, deux ombres tiennent ensemble une canne à pêche. La distance de la prise de vue nous offre une étendue, mais nous met au défi de l’approcher. D’embrasser tout ce que ce paysage là nous offre. Il y a l’eau, que même ces corps d’hommes ne semblent pas troubler. Il y a ces herbes hautes sur l’autre rive que personne n’habite. Enfin, il y a ce ciel, qui occupe le centre de l’image, presque les deux tiers. [Enfin du style !]

- Même quand il s’agit de montrer la place Tahrir noir de monde, en 2011, il y a cette ouverture, cette espace de liberté qu’aucune autorité ne peut confisquer.

- Alors sur les réseaux sociaux ceux qui veulent le soutenir lui envoie leur photo sous le mots clé, #skyforshawkan (#cielpourshawkan). Donner une fenêtre ouverte, un trou d’air en attendant. [Un trou d'air est tout le contraire d'une fenêtre ouverte. Pour rappel, selon le Petit Bob : C'est un courant atmosphérique descendant qui fait que l'avion s'enfonce brusquement. On a connu mieux comme soutien.]

- Des cieux de partout. Avec ou sans nuages, souvent en couleurs. [Les cieux ne sont pas les ciels. Et inversement. Les cieux se rapportent à l'univers ou selon la définition du dictionnaire au séjour des dieux, des puissances surnaturelles. Au-delà, empyrée.]

820
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cela n'est pas parce que... - le Mer 08 Mar 2017, 17:22

Monsieur Arnoux écrivit en le précédant post de fort désagréables choses au sujet  des mots ondées sur culture-station
et qui sont forts méritées.

Comme le disait le philosophe Coluche candidat à une présidentielle : "ce n'est pas parcequ'on à rien à dire qu'il faut fermer sa gueule".(la traduction en latin ,Antoine, serait comment dire ? , extra, succulente, plaisante ... please offrez-nous ce plaisir .

Monsieur Guillaume intégrez notre cercle de pensée le fil est  open comme disent les jeunes (de france culture à Skyrock.)

Les mots vous tiennent en joie.

Worn  Avatar

821
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''des processus de relecture et de contrôle sur lesquels nous travaillons et que nous perfectionnons jour après jour.'' - le Mer 07 Juin 2017, 15:31

Le fil Errare de ce forum a naguère été considéré par l'un des intervenants comme un lieu de maniaques et de petits profs frustrés.  Aimable jugement.

La direction de France Culture a, semble-t-il, moins de détestation  pour les observations concernant les fautes de langue qui lui sont signalées via le prétendu médiateur.

Ainsi, sous le titre Fautes de français, un lecteur du site de la station donne la liste suivante qui est suivie de la réponse de France Culture (rappel : l'absence d'accent circonflexe sur le/i/ devant le /t/ de connaître n'est pas considérée comme une faute depuis les Propositions de 1990 du Conseil supérieur de la langue française) :

"Fautes de français
Larbi AMARA 07/06/2017  7:20 France Culture

Bonjour,
Je suis choqué de relever dans cet article sept phrases comportant des fautes de français. J'apprécie énormément les émissions de FC que je considère comme une radio d'utilité publique. Voir autant de fautes dans un seul article est regrettable.
Ci-après les phrases relevées:
« très facile d'accès pour tout ceux qui s'intéresse »
« L'une des conviction forte des auteurs de ce rapport »
« mais elle diminuent sur une plus longue échelle de temps »
« Extrème pauvreté, l'impossible décompte »
« reconnait Louis Maurin »
« par rapport à celle des père »
« il faut cependant reconnaitre »

Article concerné: Inégalités en France: et si on les mesurait sérieusement? Marie Viennot
Cordialement.

Bonjour,

Merci pour votre vigilance, ces fautes viennent d’être corrigées. La question de l’orthographe sur notre site -et ceux de Radio France en général- est un sujet très important que nous prenons au sérieux : il implique une vigilance et une discipline de chacun, ainsi que des processus de relecture et de contrôle sur lesquels nous travaillons et que nous perfectionnons jour après jour.

Cela n’en rend pas moins regrettable les fautes et coquilles qui demeurent, merci de votre fidélité,

Bien cordialement
"

(Remplacer "regrettable" par "gênant" ou "ennuyeux" pour s'interroger sur l'accord de l'adjectif...)

PS Ailleurs, dans une  réponse à un auditeur (cf. emissions/les-chemins-de-la-philosophie), Adèle Van Reeth écrit : " Je comprends que les propos de M. Ferry vous ait choquée / ce vous citez comme étant mes propos sont en réalité  / J’ai précisément tenue la position inverse")

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