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   Les Matins de France Culture 11-12 - Page 11 sur 15

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An'O'Nym 

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Les Matins de France Culture 11-12 - le Lun 29 Aoû 2011, 14:25

Rappel du premier message :

Nouveaux Matins à qui on n'a pas toujours envie de dire "Bravo" même si une fois encore, c'est la première donc indulgence.


Effectivement la plupart des craintes énoncées dans la section "Grille d'hiver 2011" étaient fondées. Nous sommes face à une grille généraliste qui oublie même parfois l'invité, réduit au statut de "juge de paix*" entre les opinions forcément divergentes de Brice Couturier et de Clémentine Autain. Marc Voinchet, lui, distribue la parole à tour de bras après avoir posé les 10 questions réglementaires en introduction.

Mais ça peut changer, cette matinée était un peu spéciale : l'invité fut écourté aujourd'hui pour la prêche d'Olivier Poivre d'Arvor qui semble très satisfait de sa grille et en particulier du coup médiatique de tous les socialistes vendredi dernier. Sauf qu'interroger 5 personnes sur une matinée, ça représente quoi ? 10 min de temps de parole. Quand Bourdin parle de son métier**, il explique qu'une bonne interview politique est bonne sur la durée sinon on avale la langue de bois comme du petit lait. On ne peut qu'être d'accord avec lui (et d'ailleurs le remplacement d'En toute franchise par une chronique est un mieux). Dés lors, que représente l'interview de ces 5 représentants politiques à part un coup médiatique pour une station qui dépasse 2% de part d'audiences ? "oui, nous aussi on peut faire comme les gros avec nos petits bras musclés". Sauf qu'on ne vous le demande pas. (prêche dans le désert).

Brice Couturier, habitué à la présentation du Grain a réalisé sa chronique sous la forme d'introduction à l'émission*** en enlevant les points d'interrogations à la fin des phrases. Puis a rajouté une question à la fin histoire de faire une relance. Pourquoi pas ? Pour ceux qui ont perdus le fil du sujet de l'invité entre les différents bouts de saucisson, c'est un bon moyen de rappeler le thème du jour.

Sinon la mécanique des Matins doit se huiler, comme toute émission. À reprendre dans un mois ou deux pour voir comment la formule fonctionne au jour le jour.


* Entendu ce matin
** arretsurimages
*** Si, si, avec la liste d'auteurs comme il les aime et avec la stratégie du pavé dans la mare.



Edit :
Le fil consacré aux précédents matins : http://www.regardfc.com/t19-les-matins-de-france-culture
* * *

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Re: Les Matins de France Culture 11-12 - le Mar 31 Jan 2012, 23:00

AH !

Je me doutais de la teneur de cet échange et autant le dire de suite, je vais abonder dans le sens de Gomez.

Une précision préalable (car je ne suis pas intervenu depuis un certain temps sur ce fil). Contrairement à ce que vous suggérâtes, Nessie (mais comme on peut se tromper...), j'ai été charmé par le tête-à-tête que nous offrit Brissounet le vendredi 21 janvier, un beau moment de radio où la pensée pouvait s'étendre sans contraintes, ce qui confirma d'ailleurs une intuition que j'avais depuis longtemps, à savoir que Couturier est meilleur en entretien, en maïeuticien -et sans doute par ce qu'il peut choisir ses interlocuteurs, qu'en chroniqueur. je pense d'ailleurs qu'il devrait envisager un viager sur "Répliques". Vous me ferez donc crédit de ce que ma détestation de Brice ne va pas jusqu'à occulter ses mérites.

L'émission de ce mardi, donc.

Elle a mis à nu toutes les faiblesses, et, ce qui est pire, tous les artifices de la méthode Brice Couturier.

Je pourrais dévaluer, Nessie, votre propos, et ricaner contre votre fébricule idéologique qui vous fait voir des propagandistes du "camp-du-bien" à toute heure du jour et de la nuit sur FC (sauf il est vrai, le samedi matin à 9 h 00). Je ne le ferai pas pour trois raisons. Le reproche pourrait aisément m'être retrourné, votre position sur le sujet, que je trouve excessivement extensive, a quand même un fond de vérité, et j'ai trop d'estime pour vous pour vous faire ce genre de procès.

Mais il se trouve qu'il s'agit d'un sujet que je connais un peu.

Y a-t-il un ferment culturel, voire même, disons-le, ethno-culturel au phénomène de la délinquance juvénile ? Eh bien cela n'est pas certain ou, pour être plus précis, (et je me réfère aux travaux de Thrasher), l'isolat culturel n'est sans doute qu'un aspect de l'apparition de la délinquance juvénile qui fait intervenir d'autres variables, pour le coup rappelées par Guillery, dont l'isolation économique et l'isolation spatiale. Au demeurant, la question de la déstructuration identitaire dans la formation des gangs a été discutée au sein de l'école de Chicago. En tous cas, il me me semble pas qu'on puisse faire le raccourci que vous semblez suggérer.

En revanche, et il y a là un manque flagrant de Brice, on aurait pu convoquer George Mosse et la notion de brutalisation. Car enfin, quand Brice nous dit "mais les jeunes sont-ils les mêmes qu'en 1945 ?" pour disqualifier la critique de Joxe de la réforme (permanente) de l'ordonnance de 1945 sur la justice des mineurs, on pourrait répondre "non", mais je ne suis pas sûr que les jeunes de 1945 étaient meilleurs, loin de là ! C'était une jeunesse élevée dans une période de guerre, puis d'Occupation propice à toutes les déliquescences morales (marché noir, Collaboration), habituée à la violence de guerre, réactivée d'ailleurs à la Libération, et confrontée à la fois à la pénurie matérielle et au conformisme social. Cette jeunesse-là était au mois aussi habituée au trafic, au vol (et au meurtre) que la nôtre. Et pourtant, l'rodonnance de 1945 est intervenue dans ce contexte.

Et Brice... ah, Brice !

Ses chiffres tronqués et idéologisés, récupérés, non pas aux sources primaires, mais dans la presse (je ne me prononcerai pas sur ses autres statistiques, mais il est certain que les chiffres de l'OND de M. Bauer sont plus que sujets à caution. J'ai suffisamment eu à comparer lesdits chiffres avec l'état "4001" des faits de délinquance bruts relevés par les services de police pour m'interroger sur la méthodoligue nde l'observatoire de ce monsieur. C'est là que l'antienne "vous contestez LES chiffres ?" prend tout son sens. Hélas pour Brice, oui, on peut contester SES statistiques, pas seulement, comme il le prétend, sur un plan idéologique, mais également, et Joxe le dessina aujourd'hui, sur un terrain méthodologique.

Ses procès d'intention. Nausée à l'accusation de racisme proférée contre Joxe. On peut reprocher bien des choses à l'homme, son sectarisme, son manque de lucidité ou de courage politique (notamment s'agissant de l'amnistie des généraux du Putsch de 1961. Soit il démissionnait, soit il avalisait), mais le point Godwin de Couturier était ici ignoble... et à contretemps de l'hypothèse culturaliste que Brice aime par ailleurs à défendre.

Ses mesquineries. L'attaque minable de Joxe sur son vote aux primaires (car Montebourg, n'est-ce pas, c'est quasiment Marine Le Pen en veste de tweed jaune à la fête de la rose de Frangy-en-Bresse). Non seulement c'était faux (et la lecture attentive de la presse en septembre aurait pu éviter cette bourde), mais encore, et après ? Cela changerait-il quelque chose à la validité de la position de Joxe s'agissant de la justice des mineurs?

Pauvre Brice, inconsistant face à un interlocuteur un peu solide. Pauvre Brice, qui se rêve en avocat général mais qui n'est qu'un Vyschinsky aboyant (la sortie de Joxe, maladroite sur la forme, était bienvenue sur le fond. La Voinche devrait commencer à s'inquiéter, grâce aux jappements de Brice, c'est "un invité-un incident". Je veux bien qu'on considère que tous les invités de FC sont des bobs gauchistes peigne-moumouttes mais la récurrence des accrochages pose question). Pauvre Brice, cuistre content d'être...

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Demandez et vous recevrez - A lire peut-être : Marwan Mohammed - le Mar 31 Jan 2012, 23:09

(suite imprévue)

Je ne suis pas un lecteur spécialisé sur le sujet. C'est le hasard qui a fait coincider mon post de ce matin (page précdente) et l'arrivée à l'instant dans ma boite mail, à la faveur d'une livraison de "La vie des idées", de cette recension par Michel Kokoreff d'un ouvrage tiré d'une thèse soutenue en 2007 sur la sociologie des bandes. Ensuite largement remaniée, ce qui est plutôt bon signe. Finalement parue dans la collection de Paugam, ce qui n'est ni bon ni mauvais signe, la collection vivant sa vie.

Je donne le lien vers Kokoreff (en pdf à charger) , avant même de l'avoir lu : http://www.laviedesidees.fr/IMG/pdf/20120102_kokoreff.pdf

En cas de besoin on pourrait transporter ce post avec le lien et des éventuelles réponses dans un fil du conversatoire, selon le souhait de l'un ou de l'autre forumeur.

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Re: Les Matins de France Culture 11-12 - le Mar 31 Jan 2012, 23:52

2 posts plus haut à 23h00 Langevin a écrit:des tas de choses


Welle, vous ne venez pas souvent nous voir mais à chaque fois on constate que ça n'est pas pour rien.

J'avais posté le ci-dessus presque en même temps que vous. Au moment de valider le mien, le vôtre était tout frais. Après avoir hésité sur la marche à suivre, j'ai choisi de publier ma kokorefférence et ensuite seulement j'essaie de vous répondre. Oh, pas pour défendre Couturier sur le débat de ce matin, s'il s'est mis tout seul dans le sac il est assez grand pour s'en sortir et "retrouver la face" dans les jours à venir. Là-dessus je lui fais confiance autant qu'à Goffman.

Cela dit, se faire planter sur un chiffre mal choisi, c'est moins recevoir une correction méthodologique qu'un simple recadrage. Mais la méthodo chez Joxe, entre nous je crois qu'elle est un peu reléguée, ce qui n'aurait rien de scandaleux dans un livre de témoignage. Mais celui qui dit "vous additionnez des carottes et des fourchettes" et ensuite met en avant des cas minoritaires, eh bien il a raison tant qu'il est là pour raconter des histoires humaines, mais pour le tableau d'ensemble ça fait désordre cas ce matin il n'y avait rien de bien précis, sinon du tiré de mouchoir ; remarquez, il en faut. Mais ça ne me suffit pas. Je pense donc qu'il y a eu un soupçon de malhonnêteté de sa part, non pas en boutant hors du studio les chiffres de Brissou, mais en liquidant tout ce que le débat pouvait avoir de quantitatif hormis son fameux passage de 80% à 90%. Car dans ses 80 comme dans ses 90, ou trouvera carottes et fourchettes mais ça personne ne lui dira. Dommage, dommage.

Concernant l'ethnicisation de la délinquance, c'était de ma part une suggestion involontaire, de pure naïveté et qui m'étonne moi-même. J'écris parfois un peu vite, aneffet, et je n'interroge pas toujours mes propres simplifications. Alors serais-je intoxiqué par Zemmour ? Celle-là de simplification, me semble idéologiquement secondaire et après coup, bien maladroite, mais tablant sur le fait que le regard Chicagoïen est davantage chargé du souci de comprendre et de résoudre que de la joie d'incriminer, j'assumerai ma maladresse en même temps que j'insisterai : et si Zemmour avait raison dans son diagnostic ? Après tout en quoi cela serait-il scandaleux ? Le véritable scandale serait d'en tirer non les mesures préventives ou curatives dignes des valeurs de la république, mais des conclusions racistes, une politique de répression ciblée, et de là en rupture avec la logique républicaine, une dérive autoritaire ou d'exclusion massive disons par le chemin des frontières maritimes et hop on coule le bateau pendant la traversée. Ni vu ni connu << Alors monsieur Le Pen -twinkle, twinkle- on braconne ? Et maintenant en haute-mer et à la torpille, hmmmm ? >>. Mais peut-être que ceux qui ethnicisent la délinquance n'en sont pas là ? Pas même le Finkouillou des Ardennes qui grelotte dans son slibard de gladiateur en affrontant le mirmillon de l'invasion, car dans le même temps en bon rétiaire il brandit le filet de l'intégration (vous avez vu aujourd'hui je me défonce pour les images, j'ai fait un stage chez Quénéhen par coup de pot il ne connait pas Lautréamont sinon c'était grandiose).

A part ça je crois que la concomittance des deux autres variables que sont l'exclusion économique et l'isolation spatiale ne fait guère de différence avec le modèle de Chicago, qui d'ailleurs demeure un modèle qualitatif. Donc devrions-nous dissocier les variables à coups de statistiques ? Je pense que d'autres le feront pour nous, mais ces chiffres au fait où sont-ils ? Inexistants, ou mis sous le boisseau ? Anyway, ce raisonnement statistique était fort peu prisé et même assez mal à Chicago, si j'en crois Halbwachs... Et il faudrait vraiment s'appeler Boudon pour faire remarquer (et pire : démontrer) que les français nommés durand, dupond, lopez kowalski et graziani qui vivent la relégation en banlieue, délinquent moins que les autres relégués qui sont fils d'importés -souvent de force, ne l'oublions pas- d'outre-mediterranée. Je ne sais pas si c'est le cas, mais le diagnostic ne me scandaliserait pas, si on en tirait non pas le tableau d'une vermine à exterminer, mais l'idée que notre école a lourdement failli en ne les intégrant pas, et que c'est en premier lieu ce scandale là qui est inacceptable. de même on en tirerait peut-être que le délire pseudo-identitaire (je dis pseudo car il résulte d'un sociologisme à la mords-moi-la -capuche) et l'abandon du modèle d'assimilation conduisent tout droit à un pic d'anomie.

Mais si vous connaissez même rien qu'un peu le sujet comme vous dites, alors là-dessus vous en savez déjà 100 fois plus que moi. Aussi ma réaction dans ce post, ce ne sont que des hypothèses comme dans une discussion. Si c'était une discussion de bistrot, je les poserais comme des évidences. Mais ici on est dans un forum, pas sur France Culture, donc ça rebondit comme ça peut, entre nous...

duparc 

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censure - le Mer 01 Fév 2012, 14:22

Débat avec P. Joxe! 0 commentaires. De qui se moque-t-on? Les second couteaux de la bobosphére cucul censurent, censurent, censurent....mais c'est pour le bien pensent-ils ces grenouilles de bénitiers de la mondialisation heureuse et sympa. Mais il n'empèche qu'il censure!

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Re: Les Matins de France Culture 11-12 - le Mer 01 Fév 2012, 14:46

C'est sur la page des matins du site de France Culture, que vous voulez dire qu'on censure?

Non, parce qu'en déboulant ici le clavier plein de colère, on voit l'énervement avec lequel vous revenez de la crèmerie d'en face, mais on ne vous comprend pas bien si on n'est pas un minimum un habitué du site de la chaîne. Une petite intro pour dégrossir le propos ne serait pas de trop.

Alors, de quoi vous a-t-on censuré ? Dites-le ici puisque vous y êtes à peu près libre, à la diffamation et aux propos orduriers près.

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Quand la radio de l'inculture reçoit le ministre de la culture - le Sam 04 Fév 2012, 11:48

Dur, dur, les Matins de ce vendredi, le Voinche face à Frédéric Mitterrand. Ca faisait longtemps que l'animateur n'avait pas été aussi pénible : encore plus claironnant qu'à son habitude. Il n'a tiré aucun enseignement de l'épisode Hagège, donc il persiste à beugler le nom de son invité plusieurs fois par minute, parasitant à chaque fois le début de la réponse. Voila ce qui se passe quand on prend les auditeurs pour des cons : on fout la merde dans sa propre émission. C'est qu'il faut bien identifier l'invité, hein, et même si c'est 2 ou 3 fois par minute, et même si c'est une des voix les plus caractéristiques et les plus connues du pays. C'est vrai qu'il y a là une habitude déjà bien ancienne sur FC, probablement une bonne idée, mais comme toutes les bonnes idées quand elle est appliquée systématiquement ça devient une idée stupide. On pourrait s'interroger sur la conscience que ce type a de son métier -conscience non pas morale mais technique- car rappeler ainsi à tout bout de champ le nom de son invité, au fait ça sert à quoi ? Réponse : à rien. Surtout quand les réponses et donc les rappels s'enchainent à un tel rythme, que le rappel précédent n'est pas encore refroidi dans la mémoire des auditeurs. Auditeurs que Voinchet prend pour des abrutis ? Déjà que c'est toute la rédac' qui les prend pour des veaux...

Vu d'ici, ça veut dire une chose simple : Marc Voinchet, peut-être trop occupé par le pilotage de sa matinale en direct, n'a pas le temps ou pas le souci de penser son métier, résultat il suit bêtement des consignes maison. Et à coup sûr il ne se réécoute pas sinon il aurait honte. Enfin espérons. Au fait, c'est ce qu'on avait appris de Jean Lebrun dans son entretien chez Thomas Baumgartner, l'été dernier : il faudrait se réécouter oui, disait Lebrun, pour corriger les erreurs et les scories... mais on ne le fait pas. On devine que réécouter tant de conneries et en plus devoir avaler que ce sont les siennes propres, de conneries, ça doit être assez douloureux. Pauvre Voinchet. C'est pas grave, cela dit, non. Mais c'est révélateur. Et c'est pas non plus une exclusivité-voinchet : cette absence d'auto-correction est évidente dans les 4 grands rendez-vous du direct quotidiens, qui sont de plus en plus médiocres.

Autrement pénible est ce trick de pseudo journalisme qui consiste surtout à ne pas réfléchir, à ne pas engager de conversation alors que dans nombre de cas, on pourrait rebondir sur la réponse de l'invité. Le dernier quart d'heure du débat sera comme çà : à peine reçue la réponse de l'invité, le Voinche balance la question suivante, comme s'il avait une liste à écluser absolument. Alors on enchaîne, on enchaîne, et tant pis si à l'ambiance déjà pas mal concon il ajoute le refus actif de la discussion. Il faut dire aussi que la moitié des questions sont des crasses à balancer, alors allons-y, il ne faut pas laisser perdre toute cette bonne came amoureusement préparée certes non pour dégommer l'ami qui est de l'autre côté de la table, mais pour le mettre en difficulté du fait de sa compromission avec la Droite. Je ne sais pas si c'est l'école Ferrari ou l'école Martel, ou peut-être cette grande référence journalistique qu'est Tewfik Hakem. Un peu de tout ça, sans doute. Alors on tentera de déstabiliser le décideur sur les questions budgétaires, sur ses choix et sur ses ukases : ainsi de l'affaire Py ressortie comme un dossier pourri alors que sur cette affaire c'est tout France Culture qui s'est vautré, a monter au créneau et à tenter de déclencher une révolution, avec une rhétorique de tonalité syndicaliste "nous défendrons notre camarad' ". Pas de pot pour eux, Frédéric Mitterrand n'est pas un fantoche car la décision avait ses justifications, donc il a de quoi les renvoyer dans leurs buts. On se souvient -nous oui mais Voinchet non- de la déconfiture en direct de Laure Adler sur France Inter. Ce fut un bon moment, et une belle tape sur le museau de son ex-directrice.

Et le pire, alors vraiment le pire : reprocher au ministre de la culture de ne pas faire assez son boulot, de ne pas assez promouvoir et financer la culture, alors que la chaine culturelle en fait elle-même de moins en moins, là c'est le bouquet. Il est vrai que le paradigme gestionnaire de FC se limite aux moyens (lire : des emplois et du pognon) et surement pas à la réflexion sur le contenu, sur sa nature ou sa pertinence. Alors tout en livrant aux auditeurs un contenu de plus en plus exsangue de culture et de plus en plus mal foutu, en direct on tire l'oreille du ministre 'alors mon ptit gars tu nous en fais de moins en moins' ?? Juste avant d'agiter comme un drapeau deux bourdes de Sarkozy, et là Mitterrand est gêné 'bah oui, des bourdes tout le monde en dit', oui Fredo, tout le monde, et surtout... Marc Voinchet, journaliste animateur et producteur de la chaine culturelle, qui comme tous les bavards de cette chaine, ne laisse pas passer une journée sans en balancer quelques unes qui devraient lui valoir la fessée. Alors balancer à Mitterrand sur l'air du triomphe mi-rigolard mi-inquisiteur les deux derniers cuirs du Sarko, comme si c'étaient des brevets d'inculture, mon dieu que c'est con Voinchet. Bine donc plutôt ton jardinet...

J'ai écouté le tout de plus en plus distraitement, au fur et à mesure de ce numéro minable où l'on n'apprend rien, sinon que le petit politique bien préparé cloue amicalement le bec à ses vieux poteaux qui tentent de l'allumer. Car au bout du compte, les questions idiotes de Voinchet ont plutôt bien servi l'invité. Donc il y a une justice. Quant à l'auditeur, il a intérêt à ce que la Frédouille reste au Ministère encore pendant 10 ans ou mêmes 20. Oui intérêt, et bigrement même, mais pourquoi ?
a) parce que Laure Adler briguera le poste et là, bonjour la cata !!
b) parce que s'il quitte le ministère il reviendra faire des émissions sur FC, et là (on se souvient de ses samedis affligeants) ça sera encore une autre cata !!

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Re: Les Matins de France Culture 11-12 - le Sam 04 Fév 2012, 15:19

Une fois n'est pas coutume, j'ai entendu cette émission. Je l'ai aussi trouvée sotte et lourdingue cette émission !
Quel besoin Voinchet avait-il de dire qu'un chanteur pour F. Mitterrand, c'était Maurice Chevalier. Une façon bien idiote et bien facile de dire qu'il avait des goûts de chiottes et de vieux con alors que sur France Culture, sont branchés, ça oui ! A quoi le sont-ils, c'est une autre histoire ...

Le fin du fin, fut, malgré tout, la venue de Marie-Pierre Lannelongue, la nouille magistrale, venue faire la promotion d'une expo à la MEP. Une expo merveilleuse, superbe, très bien et tout et tout. Le problème c'est que la nouille Lannelongue et Voinchet devaient disposer d'une fiche mal faite puisqu'ils ont insisté à l'envi sur le fait que la MEP était rue de FOUCRY. Manque de bol, c'est rue de FOURCY.
Voilà ce qui arrive lorsque l'on parle de ce qu'on ne connaît pas !

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Radio-bistrot - le Mer 08 Fév 2012, 10:06

Qui est cette correspondante francophone dans les Cyclades, qui commente l'actualité de la Grèce dans la tradition du café du commerce, cette madame "ouais... ouais ... " qui décode l'état du pays à partir des Mercedès des méchants riches et de leurs piscines remplies de lingots. Cette prof de français dont le niveau de langue a de quoi faire sangloter de désespoir les parents d'élèves qui avaient choisi de donner des cours de français à leurs mômes après avoir entendu Senghor à la radio ? Elle réussit à balancer une idée reçue ou une connerie environ toutes les 30 secondes même quand elle parle de son pays la Suisse. Il faut dire qu'elle se marre toute seule, quasi sans interruption même quand elle ne dit rien d'humoristique c'est à dire tout le temps : 8 heures du matin et déjà une ambiance d'apéro ? Finalement c'est bien du journalisme de bistrot, par la principale pensionnaire du bistrot local. A 8h elle a combien d'anisettes dans le cornet ?

Pour le France Culture de 2012, la nouvelle doctrine de l'info à l'international c'est donc de prendre comme correspondant local un poivrot installé sur place, à condition qu'il manie correctement les clichés qui composent le credo de la rédac' : décoder toute l'actu à partir de 4 ou 5 données qui sont : le mécontentement populaire (lire : les manifs), les mouvements sociaux (lire : les grèves), le niveau des salaires, la sécu et enfin l'emploi non pas en tant que rouage de l'économie mais vu comme un tuyau qui amène à la maison les billets que l'état n'a qu'à imprimer, car à la rédac' de France Culture en gros c'est ainsi qu'on voit la vie économique. De là cette pseudo-connaissance vulgaire qui permet au français moyen et à Voinchet de commenter une actualité à laquelle visiblement il ne comprend rien. Et d'autant plus vulgaire que pour palier cette incompétence, Voinchet ajoute des effets de manche mais comme il ignore le sens des expressions qu'il emploie pour faire genre (par exemple ce matin : 'à bâtons rompus') le résultat est encore plus déplorable.

Résumons cette conception de l'actu qui a remplacé la culture à France Culture : du sensationnel-social, de la joie de mauvaise nouvelle, des clichés du militantisme basique, une lorgnette qui vise presque aussi loin que la bosse du nez, et un style verbal qui voudrait se la jouer Achille-Talon mais comme n'est pas Antoine Perraud qui veut, ça plafonne au niveau d'un Thénardier qui aurait suivi des cours de perfectionnement chez Joseph Prudhomme. Par le même qui se moque ouvertement des cuirs du Sarkomane, alors là bravo !

Question : pourquoi cet excellent homme qu'est Voinchet se trouve amené à piloter une matinale d'Actu ? A l'évidence il n'a aucune formation ni de journalisme (remarquez, quand on voit Cluzel ou Gardette, on se dit que la formation n'est pas un antidote), ni de ce qui pourrait palier, par exemple une initiation fort respectable en sciences sociales -plutôt que sauciales façon Kronlund- qui a plutôt bien réussi à Lebrun, ou Couturier. Ou même à Slama justement, qui ce matin à 7h20, balance à son excellent ami Voinchet : "Marc votre inculture économique me stupéfie". Et nous elle nous désespère.

A part ça elle n'avait pas si mal commencé cette matinale, puisque d'entrée de jeu on a pu y entendre l'invitée qui expédie à la poubelle les clichés et les images usées que 20 minutes plus tôt Thomas Cluzel a exploités pour commenter l'actualité en Roumanie. On se dit qu'on va dont peut-être échapper aux banalités d'usage et aux manipes habituelles. Peut-être même, puisque le sujet c'est la Roumanie, que ce matin pour la première fois depuis longtemps on en va pas nous glisser en loucedé de la consigne de vote pour le mois d'Avril ? Et puis il y a un autre invité, présent en duplex dans un studio Toulousain. Il parle d'un ton posé, comme un spécialiste sérieux. Deux invités pour le prix d'un, elle est très bien d'ailleurs cette habitude qui s'installe aux matins, car la tartine-maison à l'unilatérale, on en a marre. Mais alors, pourquoi y avoir ajouté la pocharde des Cyclades ? Mystère. Ou copinage ? Ou bien tout simplement le n'importe quoi auquel nous habitue de plus en plus France Culture, comme si n'importe quelle idée qui passe par la tête d'un responsable d'émission était saisie et appliquée immédiatement, sans même se demander si c'est bien pertinent, ou intéressant, ou valable, ou instructif, ou .... (on complètera).

Le bouquet : l'émission se conclut par un coup de chapeau à Sonia Kronlund justement, présente à la table, hilare et euphorique pour fêter les bientôt 10 ans des Pieds sur terre. Elle dit : nous ne voulons pas faire de la sociologie, je ne cherche pas à refaire "La misère du monde". Ca tombe bien car "La misère du monde" car c'est pas non plus de la sociologie. Cette petite séquence 'café du commerce' est en phase avec le témoignage téléphonique de madame "ouais-ouais", qui ferait un excellent sujet pour les chroniques de la misère telle que l'exploite Kronlund.

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Re: Les Matins de France Culture 11-12 - le Ven 24 Fév 2012, 09:20

Matin de grâce aujourd'hui, avec JB. Pontalis. On aurait cru que tout le monde s'était donné le mot, chroniqueurs compris.L'impression d'être dans la réalité. La vraie.
Avant-hier, avec Jean-Pierrei Dupuis, cela y ressemblait aussi, avec moins de poësie.
(Avec tout ça, j'ai oublié de lâcher les poules confinées dans le poulailler, c'est de votre faute, Marc Voinchet)

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Une matinale culturelle - le Ven 24 Fév 2012, 15:00

antonia a écrit:Matin de grâce aujourd'hui, avec JB. Pontalis. On aurait cru que tout le monde s'était donné le mot, chroniqueurs compris.L'impression d'être dans la réalité. La vraie.
Avant-hier, avec Jean-Pierrei Dupuis, cela y ressemblait aussi, avec moins de poësie.
(Avec tout ça, j'ai oublié de lâcher les poules confinées dans le poulailler, c'est de votre faute, Marc Voinchet)

C'est peut-être bon signe : on peut parier que cette matinale n'était pas du direct, car elle a été captée hors de la maison de la radio et on imagine mal JB Pontalis recevant Voinchet, Sallenave et l'équipe dans son bureau chez Gallimard à 7h40 ? Surtout qu'il a des réveils pénibles, dit-il. Et puis la conclusion téléscope le temps, puisque le Schumann en illustration musicale, est demandée par Pontalis et se trouve envoyée... avant même qu'il n'en formule le souhait. Beau clin d'oeil -sans doute involontaire- après la discussion sur le temps.

Que l'émission soit donc (apparemment ?) enregistrée, et donc peut-être aussi soigneusement mise en forme, pourrait nous rendre optimistes sur l'avenir de la matinale, en espérant que ça n'est pas un coup trop isolé. Mais justement, il me semble que ça n'est pas la première fois qu'on nous offre ça un vendredi, y compris la musique de fin lancée avant même d'avoir été demandée (c'était du Bach ce jour-là). A part ça, les deux parties de l'entretien restent encadrés et truffés des habituelles chroniques, avec la pauvre Lannelongue plus désolante que jamais, mais aussi un doublé entre Huertas et Sallenave, bien inspirés m'a-t-il semblé et ça mérite un mot et même 2 posts dans le fil des chroniques.

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Re: Les Matins de France Culture 11-12 - le Mar 28 Fév 2012, 08:52

Mon Dieu, mon Dieu... Voilà ce jour, mardi 28 février, une bien affligeante livraison qui concentre tous les défauts que l'on peut attendre, et des Matins, et d'une émission consacrée à la question israélo-palestinienne.... Je vois déjà se profiler les phalanges des militants des deux bords...

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