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Du Grain à moudre, 2<sup>e</sup> formule    Page 9 sur 11

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Quand une femme d'affaires suffoque Hervé Gardette - le Lun 06 Nov 2017, 21:42

À la fin de l'émission en direct de Chicago (déplacement des producteurs, des assistants et de quatre techniciens), un silence éloquent suit la réponse à une question d'Hervé Gardette ... [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10175-06.11.2017-ITEMA_21485537-0.mp3" debut="94:13" fin="95:06"]

Évidemment, il ne se tient pas pour battu et parle de "la face sombre", du système américain  "pas en très très bonne santé", etc, (la présentation qui en est faite est d'ailleurs à charge *). Une vision prestement balayée par la seconde invitée, Anne Dias, investisseuse et dirigeante d'un fonds d'investissement  : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10175-06.11.2017-ITEMA_21485537-0.mp3" debut="95:06" fin="96:27"]

Du Grain à moudre par Hervé Gardette Chicago : l'Amérique à pile ou face ? 06/11/2017

Bonus :  l'écoute de l'enseignante** juste avant la première pastille (en parlant de pastilles, que ceux qui toussent en entendant parler d'entreprenariat s'en munissent) :  [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10175-06.11.2017-ITEMA_21485537-0.mp3" debut="91:45" fin="94:13"]

* Violence, pauvreté, gentrification… Chicago semble représentative de la ségrégation sociale et raciale qui fragmente les Etats-Unis.

Ce qui est dit de Chicago pourrait être dit de nombreuses villes françaises sur le même mode binaire. Aussi l'on suggère à la direction de France Culture de faire des économies en envoyant les équipes des magazines sociopolitiques prêcher la bonne parole à Marseille, Rennes, Lille ou Strasbourg, ville où cet été, durant trois mois, les communautés tchétchène et maghrébine se sont affrontées dans un quartier suite à l'agression d'un religieux de la première communauté par des membres de la seconde.

** Rencontre avec Eileen Murphy. Professeur pendant plus de quinze ans dans une des meilleures écoles de Chicago, elle a créé les moyens technologiques rendant accessibles à toutes les écoles les enseignements réservés aux écoles d’élite. Son entreprise ThinkCERCA développe maintenant des solutions technologiques pour apprendre la lecture critique et l’écriture argumentatives aux élèves américains et chinois. Après 5 ans d’existence, son entreprise fera ses premiers profits en 2018. Elle nous raconte ce qu’a représenté pour elle le fait de se lancer dans une entreprise.



Dernière édition par Philaunet le Lun 06 Nov 2017, 21:51, édité 6 fois

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Les questions sans réponse - le Ven 02 Mar 2018, 13:19

Le Grain à moudre du mercredi 28/02 avait pour thème : Cheminots, fonctionnaires... faut-il déboulonner les statuts ? H. Gardette introduit le thème en suggérant des pistes de réponse, et interroge les intervenants.

Première proposition : supprimer le statut ferait faire des économies. L'expert de service, universitaire (A. Bichon), répond que le statut fait progresser la masse salariale. C'est évidemment faux : le statut n'a d'incidence que sur les rémunérations individuelles, pas sur la masse salariale ; comme dans n'importe quelle entreprise, les agents voient leur rémunération augmenter avec l'âge et les compétences (ce que le statut gère), mais le départ des plus âgés, remplacés par des jeunes, maintient la masse (toutes choses égales par ailleurs). L'expert-universitaire explique d'ailleurs que la réforme n'aura en fait pas d'incidence, et passe à autre chose.

H. Gardette essaie alors obstinément de ramener le débat sur la question du statut, puisque c'est le thème de l'émission. Mais les intervenants esquivent systématiquement, parlent du déficit lié aux investissements, du problème des petites lignes etc. Il faut attendre 19 mn pour que H. Gardette pose plus clairement la question : faut-il avoir peur de perdre son emploi pour bien travailler ? [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10175-28.02.2018-ITEMA_21601425-0.mp3" debut="19:00" fin="019:05"]. L'expert-universitaire louvoie pendant 2 minutes, et finit par suggérer que la fin du statut permettra de gérer les compétences... comme si le statut ne permettait pas, actuellement, de gérer les compétences des cheminots et des fonctionnaires. Le matin du même jour, G. Erner avait interrogé également l'expert invité (Fressoz) des Matins, en soulignant que le rapport Spinetta ne chiffrait pas le gain attendu de la fin progressive du statut des cheminots.

La fin du statut (cheminots ou fonctionnaires) fait partie de ces idées qui ne sont même plus mises en cause, que chacun reprend sans que l'on sache ce qui les justifie. Dans la même veine, il y a le changement de structure de la SNCF en SA.

Cette semaine, il se trouve que deux autres émissions soulignaient le caractère idéologique de ces réformes : la Grande table (2° partie) du même mercredi, lorsque Ch. Laval* expliquait que l'idéologie au pouvoir ne cherche qu'à établir le modèle de l'entreprise comme paradigme à tous niveaux, et la "loi du marché" comme principe régulateur généralisé. Encore, l'excellente série d'Entendez-vous l'éco de cette semaine, qui a donné la parole à des économistes hétérodoxes, a été également l'occasion de poser ces questions sans réponse.

* Christian Laval : Foucault, Bourdieu et la question néolibérale, éditions la Découverte, 21 €

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masterkey 

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Les médecines alternatives - le Jeu 29 Mar 2018, 17:18

L'émission qui tient le haut du pavé sur le site Web de France Culture en matière de consultation, c'est cet atterrant numéro du Grain à moudre : Les médecines alternatives font-elles plus de mal que de bien ? ([son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18722-27.03.2018-ITEMA_21629286-3.mp3" debut="00:00" fin="60:00"]) Il y fut surtout question d'homéopathie.

Je répugne à l'usage d'adjectifs tels que désolant, affligeant, effarant, qui évitent souvent de produire des phrases et des critiques précises, et j'essaie d'avoir autant que possible une écoute charitables des émissions, mais il ne me vient rien d'autre après avoir suivi ce numéro du Grain à moudre.

Hervé Gardette y a reçu trois invités :  Bruno Falissard, psychiatre et Professeur de santé publique à l'université Paris-Sud, Christian Lehmann, médecin généraliste à Poissy dans les Yvelines et romancier, et enfin Hélène Renoux, médecin généraliste et surtout présidente du Comité Européen d’Homéopathie et de la Société savante d’homéopathie.

Le premier défendait surtout la thèse affichée en citation sur la page de l'émission : « Il se peut que des médecins qui utilisent des techniques qui s’apparentent à des placebos rendent service à des patients et donc quelque part, pour moi, ce ne sont pas des charlatans. »

Christian Lehmann, lui y était le rationaliste de service. Il a très bien tenu son rang et a fait preuve de sang-froid autant que de justesse dans sa défense du minimum minimorum en matière de pensée rationnelle.  

Hélène Renoux, quant à elle, fidèle en cela aux principes parascientifiques, n'a pas hésité à décorer son discours d'un vernis scientifique, exhibant à l'envi des références au vocabulaire de la statistique, mais a défendu sans surprise la tromperie que constitue la "médecine" homéopathique.

Je ne sais pas lequel, de son discours ou de celui de Bruno Falissard, était celui qui devrait faire le plus honte à France Culture pour lui avoir ainsi donné un tel espace d'expression, mais à cet horaire aussi, le manque de culture scientifique et même simplement rationnelle, fait cruellement défaut. Hervé Gardette semblait de bonne foi découvrir, plein de surprise, l'existence du (juste) procès de l'homéopathie en parascientificité et surtout sa dénonciation comme relevant de l'arnaque pure et simple, remboursé, désespérante incongruité, par la Sécurité Sociale.

Christian Lehmann pouvait s'en donner à cœur joie et ne s'en est pas privé, fort heureusement, énumérant quelques unes des plus grosses énormités qui résident au fondement de ce simulacre de médecine. Malheureusement, que sa parole et celle des deux autres intervenants ait été présentées sur un pied d'égalité, sur une station de service public, relève pour le moins de la faute et montre les limites qu'il peut y avoir quand le débat démocratique se tient bras-dessus, bras-dessous avec le relativisme le plus complet.

Hervé Gardette le sait parfaitement et il n'aurait - bien sûr - jamais eu l'idée de faire débattre un juif et un nazi. Je pense que c'est de bonne foi et par pure ignorance qu'il a foncé tête baissée dans cet écueil, mais cela en dit long sur le peu de pénétration dans la société de notions pourtant simples,en particulier celles qui permettent de considérer ce que signifie un médicament ayant subi une dilution dite "15 CH" par les homéopathes, c'est-à-dire une teinture-mère diluée 15 fois de suite par 100. Autrement dit diluée d'un facteur 1030, ou pour le tourner autrement, la totalité des flacons dudit médicament ne contenant même plus statistiquement aucune molécule du principe censément actif.

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Blanc bonnet et bonnet blanc entre casseurs et gardiens de la paix pour Hervé Gardette - le Mar 03 Avr 2018, 23:14

De plus en plus de mauvaise foi,  une présentation biaisée et des titres ambigus, le Grain à moudre : Les manifs sont-elles trop "policées" ?

Le début du descriptif : "Des luttes qui semblent de plus en plus souvent accompagnées de débordements violents, que ce soit du côté des manifestants ou des forces de l’ordre."

Tiens, il y aurait des "débordements violents (...) du côté (...) des forces de l'ordre" ? Des débordements ?

À part ça, les prises de position réjouies de France Culture en faveur des manifestations et des blocages divers, c'est la neutralité du service public ?

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Sommeil - le Jeu 26 Avr 2018, 09:19

Les têtes de gondole sont absentes, les seconds couteaux les remplacent. Lucile Commeaux à la Dispute, Emilie Chaudet au Grain à moudre, ce qui permet des fous rires de cour de récréation lors du relais. C'est de la bonne humeur, il ne faut pas ronchonner, France Culture n'est pas une radio au ton compassé, il faut évoluer (voix du facteur de Radio France).

Dans Du Grain à moudre par Emilie Chaudet, le 25 04 2018, le sujet était : "Faut-il instaurer un droit au sommeil ?" Drôle de question, comme toujours avec les titres de cette émission.

Le débat improvisé et plein de déclarations générales rappelle "Le téléphone sonne"  de France Inter, sans les appels téléphoniques.

L'émission s'appuie sur un rapport de 2016 de Terra Nova, laboratoire d'idées honni par certain contributeur, hélas disparu de ce forum. On lira avec intérêt le rapport de 56 pages de cet organisme, qui, avec l'EHESS, fournit la station en sujets de discussion et de revendication.

Depuis quelques années, la presse généraliste française et étrangère relaie les études sur le sommeil, notamment sur son manque, ses perturbations et les effets induits sur la santé. C'est "une question de société". Paradoxalement, France Culture et les mêmes médias  (parisiens) s'extasient sur les "Nuits blanches" dans les musées, sur le mode de vie effréné 24h/24h et n'ont rien à dire, par exemple, sur les travaux parlementaires de nuit ou sur l'augmentation du travail nocturne (incidemment on se rappellera les cris de victoire des syndicats ayant gagné la partie contre BASF qui refusait de faire travailler les femmes la nuit, c'est ensuite qu'on lit Le travail de nuit favorise le cancer chez les femmes).

Des choses de bon sens dans le débat, mais rien qui puisse être estampillé "Qualité supérieure". La fin de l'émission a été consacrée aux inégalités sociales (quelle surprise !) :  [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18722-25.04.2018-ITEMA_21659285-3.mp3" debut="31:34" fin="33:37"]

Pour un excellent débat sur la lumière dans les villes : Der helle Wahnsinn –  Lichtverschmutzung und ihre Folgen ["La pollution lumineuse et ses conséquences"].

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Re: Du Grain à moudre, 2<sup>e</sup> formule - le Ven 27 Avr 2018, 19:16

Ce vendredi, GàM sur la loi sur l'immigration.
Emilie Chaudet a invité Aude Lancelin, l'objectivité personnifiée comme l'on sait (qui n'avait pas préparé l'émission, trop absorbée pas son emploi au Média), Marilyne Baumard du Monde, la spécialiste absolue internationale incontestable autoproclamée de l'immigration (qui est la risée des lecteurs du Monde fatigués de ses excès et de ses parti-pris) et le pauvre Brice Couturier, vite qualifié de "vieux modèle" par l'aimable Ancelin. Émilie Chaudet va dans le sens de ses deux invitées, leur passe les plats sans vergogne, laisse à peine la parole à Couturier. Ancelin plonge, comme d'habitude, dans ses petites considérations de politique intérieure autour du PS (personne ne lui a dit que le PS était décédé?) et Baumard affirme avec véhémence sa vérité: les lois ne servent à rien, la France est une vieille dame indigne, laissons entrer tout le monde. Chaudet nous dit que "la France ne peut accueillir toute la misère du monde" est une citation de l'extrême-droite et le petit trio s'excite de plus en plus belle, en appelle à la Déclaration des droits de l'homme et à Toubon. Ancelin  très inquiète,  alerte sur les milices d'extrême-droite, bref le robinet d'eau rouillée de la gauche des médias parisiens dégorge. Propositions? Non pourquoi? Quelques idées? Ce n'est pas notre sujet, notre sujet est de dire que le gouvernement est infâme. L'opinion publique, le peuple cher à Mélenchon? De quoi parlez-vous? Bref un grand moment de radio inutile offert par France Culture.

NB: personne n'a même pensé à dire que cette loi est en cours de discussion, passe en ce moment devant le Sénat qui va l'amender avant son retour à l'assemblée. Le débat n'est donc pas fini.

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Re: Du Grain à moudre, 2<sup>e</sup> formule - le Dim 03 Juin 2018, 20:44

Sans conviction, j'allais signaler un numéro intitulé La France a-t-elle la culture du vélo ? du 16/05/2018, sachant d'avance que j'allais lasser en pointant les faiblesses attendues de cette émission. Exemple de trivialisation du sujet en toute fin d'émission, Hervé Gardette, hilare, demande à un ancien coureur cycliste son pronostic pour le prochain Tour de France.

Souvent à France Culture on confond faire de l'humour avec prendre les choses à la rigolade. L'humour est très rare à l'antenne, sans doute en raison du manque de culture et de finesse du nouveau personnel.

S'il faut conserver une seule chose de cette émission, c'est le nom bien connu de Frédéric Héran* qui a, quand il a pu en placer une, élevé le débat. La page du site permet de l'entendre dans un passage instructif : le cyclomoteur a remplacé le vélo en France grâce à une grosse publicité de Solex, Peugeot (le fameux 103) et Mobylette (je découvre à l'instant tout la beauté de ce mot désignant un engin puant).  C'est aussi Frédéric Héran qui nous parle de Karl von Drais (1785-1851) qui a donné son nom à la draisienne (fort utilisée par les petits actuellement).

Le temps étant précieux, plutôt qu'une émission qui rate son objet (il est illusoire d'attendre autre chose du Grain à moudre, débat d’actualité superficiel), c'est une série britannique de 10 X 15 minutes que je préfère conseiller,  On Your Bike, qui remonte à 2011 sans avoir perdu une once d'intérêt, et dont le premier numéro rediffusé présente l'objet des dix émissions : "The Most Civilised Conveyance - The 19th century velocipedes were heavy, slow and expensive before an English engineer James Starley developed the high bicycle or penny farthing which overcame the difficulties of gearing and weight. Although these 'high bicycles' were dangerous and unstable they were eagerly taken up by fashionable young men who formed cycle clubs and took to the open road with gusto.

In the 1880's the safety bike arrived, it was very similar to the bikes of today, with a chain drive and smaller wheels anyone who could afford it could easily ride. The women who defied the dress codes of the day to ride in culottes or bloomers contributed to the emerging movement for women's suffrage and liberation.
Artists, musicians and writers found inspiration on two wheels and the socialist Clarion Cycle Club cycled to spread their message. Then, in World War One, cycle battalions went to France with bikes adapted to carry kit and rifles to the front. Between the wars mass production delivered bikes cheap enough for everyone and fuelled by the outdoor and fitness movements cycling entered into a golden age, the working classes now had the freedom of the open road.

After the war people once again took the road in freedom on the only transport available in the years of frugality. The 1960's brought prosperity, mass car ownership and a fascination with modernity and speed that didn't include cycling and bikes were left unused and rusting in garden sheds. Then a group of young people in California developed the mountain bike and again cycling became fashionable. A fashion for fitness was back on the agenda and there were the added incentives to reduce pollution and congestion in cities and seek more environmentally friendly ways of getting about. Today the bicycle is once again in the ascendency.

Presenter: Martin Ellis ; Producer: Simon Evans ; A Pier Production for BBC Radio 4
.

À l'écoute de cette remarquable série qui aborde le vélo sous tous les angles, je partage le cri du cœur de Yann Sancatorze (off the record) comparant sur d'autres sujets France Culture à la BBC : « On se demande ce qu'on a fait pour mériter pareille médiocrité (...) ».

* Frédéric Heran
économiste et urbaniste, maître de conférences à l’Université de Lille 1 et chercheur au CLERSE (Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques)

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Grenouilles - le Mar 31 Juil 2018, 10:20

Dans "journaliste", il y a "journal". Où est  le journal dans le détenteur (h/f) d'une carte de journaliste aujourd'hui ? Dans Du Grain à moudre d'été du 30/07/2018, une employée de France Culture laboure le fait divers de l'été et comme en de nombreux endroits de la grille fait l'apologie de ses prises de position et de celles des médias amis.  C'est Affaire Benalla : que reproche-t-on aux médias ? France Culture s'emparant du sujet, c'est un peu comme si EDF organisait un débat intitulé "Que reproche-t-on à l'énergie nucléaire ?".

Ce que l'"on" reproche aux médias, à commencer par France Culture, c'est de ne pas user des mots selon leur sens pour rapporter des faits. Les articles du média LM en sont des exemples quotidiens (ça ne date pas de NDDL).

Ainsi dans ce passage du descriptif "le journal Le Monde a révélé le 18 juillet qu’il était bien l’homme que l’on voit agresser deux manifestants sur une vidéo", le verbe employé à l'infinitif correspond-il à la définition donnée ici : Agresser ? Non. La définition correspond en revanche davantage à cet autre fait divers où l'on voit un individu donner un coup à une femme près d'une terrasse.

Le problème plus général à France Culture et chez les jeunes employé(e)s des médias (agences de presse incluses) : le manque de vocabulaire nuancé dû à une disparition de la lecture des auteurs classiques et de l'attention portée à la langue. Chalandon, Richeux, Besserie, Kronlund, Gacon, Aubry (et Treiner), etc, toutes 300 mots de vocabulaire quotidien ?

Autre exemple : "Après six jours de silence, quand il a finalement pris la parole devant ses troupes, le Président (...)". Le mot "troupes" est-il bien employé ? N'est-il pas connoté ? Etc.

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Le moustique-marronnier - le Ven 10 Aoû 2018, 19:51

Sur quelle radio peut-on entendre ceci ?

[son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10175-10.08.2018-ITEMA_21767093-0.mp3" debut="04:07" fin="05:14"]

[son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10175-10.08.2018-ITEMA_21767093-0.mp3" debut="06:15" fin="06:58"]

[son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10175-10.08.2018-ITEMA_21767093-0.mp3" debut="09:19" fin="09:35"]

Un indice : une radio dite culturelle.

Au même moment (18h15-19h), sur une chaîne culturelle, une très intéressante explication des raisons du programme militaire spatial des États-Unis par un chroniqueur scientifique ; une séquence de 10 minutes d'économie comme on ne peut pas l'imaginer à FC : grève de Ryanair (reportage en Espagne) ;  raisons et répercussions de la perte de valeur de la livre turque ; contrôle de la qualité du vin, condamnations pour fraude sur le produit. Puis  20 minutes sur la culture : cinéma, (festival de Locarno avec un film de 14h, La Flor), une exposition sur la sculpture à Ingelheim et un reportage sur la nouvelle élue à la tête de la RTVE, avec une analyse sur l'inféodation au pouvoir des médias télévisuels publics espagnols. Le tout coordonné par une présentatrice dont le professionnalisme saute aux oreilles.



Ganz unterschiedliche bildhauerische Positionen der sogenannten „Klassischen Moderne“ zeigen Arbeiten von Künstlern wie Edgar Degas, Auguste Rodin oder Alberto Giacometti.

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Traverser la rue - le Jeu 20 Sep 2018, 10:38

Tous ceux qui pensent encore que les classes sociales, cela n'existe plus, peuvent écouter le Grain à moudre d'hier mercredi 19/09 "Est-on toujours renvoyé à sa classe d'origine ?", émission qu'Hervé Gardette maintient encore assez souvent à ce meilleur niveau.

Les trois participants sont complémentaires, et leurs interventions enrichissantes. Nicolas Hatzfeld, universitaire et ex-mao des années 70, qui a vécu et travaillé plusieurs années comme ouvrier chez Peugeot pour "changer le monde". Faïza Guène, jeune romancière "issue de l'immigration". Chantal Jaquet, philosophe, professeur universitaire et dont le livre "La fabrique des transclasses" est le prétexte de l'émission, consacrée à une réflexion sur ceux qui changent de classe sociale, volontairement ou non.

On pouvait craindre l'idéologie des "Premiers de cordée" en faveur actuellement. Bien au contraire : les trois intervenants s'affirment contre la méritocratie, qui permet seulement aux dominants de s'auto-justifier sous couvert d'une égalité des individus illusoire. Il faut écouter à ce propos l'intervention de Chantal Jaquet [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10175-19.09.2018-ITEMA_21815821-0.mp3" debut="19:17" fin="20:41"]

Humanisme également de Nicolas Hatzfeld sur la persistance de ce qu'il a vécu il y a 30 ou 40 ans alors qu'il est maintenant universitaire, ou de Faïza Guène, qui a choisi de vivre dans le quartier "populaire" de son enfance, et constamment interrogée dans les émissions littéraires sur ses origines plutôt que sur son écriture.

Cerise sur le gâteau, effet éditorial bien venu : en fin d'émission, Hervé Gardette révèle que Chantal Jaquet est elle-même issue d'une classe sociale très défavorisée, père berger, mineur, employé municipal... "13 métiers, 14 misères".

Il ne suffit pas de traverser la rue.

Il faut aller voir l'excellente photo (-montage, je suppose) illustrant cette émission sur le site FC.

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Le chef des ventes et le ministre de l'information - le Sam 22 Sep 2018, 12:16

Le Grain à moudre du vendredi, "Le club", réunit des journalistes autour d'une question d'actualité. Une fois sur deux, Brice Couturier y participe, et le scénario est alors prévisible. Brice Couturier est du genre excité, et hier encore il a eu ses nerfs. Heureusement, les autres intervenants sont de vrais journalistes et conservent leur calme.

Dès sa première intervention, sans rapport avec le sujet de l'émission ("Que révèle l'affaire Benalla ?"), il lit une longue déclaration récapitulative de l'action du gouvernement et du président, vantant l'ampleur de cette action. Et sans raison, ce petit monsieur s'excite, s'énerve, bafouille, proclamant comme d'habitude qu'on veut l'empêcher de parler et sur-joue alors ce rôle qu'il s'est attribué  [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10175-21.09.2018-ITEMA_21818757-0.mp3" debut="09:10" fin="09:27"]. Hervé Gardette le calme gentiment et le remet à sa place, mais Brice Couturier est content : il a fait son numéro, il n'a plus rien à dire, il a lu son texte.

Le problème de BC, c'est qu'il ne parvient à faire que quelques piges ici ou là. Sur FC, sa prestation intellectuelle se limite à lire pendant 5 mn des textes trouvés sur internet, du lundi au vendredi. Et de temps en temps, à jouer le rôle de celui qu'on empêche de parler mais qui parlera quand même, dans le Grain à moudre. Mais il est producteur sur FC... alors il s'accroche en espérant succéder à Alain Finkielkraut, pensant bénéficier des mêmes protections "nationales et même internationales". Mais heureusement, Papy fait de la résistance ! Il faut donc chercher des protections gouvernementale et présidentielle, et BC s'y emploie activement, sans vergogne.

Peu après, on apprend qu'une boutique de souvenirs a été créée à l'Elysée, où l'on vend des T-shirt à l'effigie du président, façon Travolta [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10175-21.09.2018-ITEMA_21818757-0.mp3" debut="10:01" fin="10:25"]. Quelle déchéance institutionnelle. Et c'est Benalla qui gère cette boutique : l'homme de main reconverti en chef des ventes de l'Elysée.

Fin de l'écoute par saturation.

Pourquoi pas BC ministre de l'Information ? il en rêve, cela le calmerait et ferait des économies à FC pour payer les stagiaires.

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Re: Du Grain à moudre, 2<sup>e</sup> formule -

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