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France Inter : radio culturelle ?    Page 11 sur 14

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Alfred Wahl, l'Alsace-Lorraine - le Jeu 07 Avr 2016, 12:38

Ah Jean Lebrun ! Nostalgie ! Enfin, surtout du temps où il était dans un studio de France Culture assis avec un invité, prenant son temps, fumant sa pipe. Et puis vint une autre formule du matin (on se promena sur les toits de la Radio France avec un sac à dos, on interrogea la femme de ménage de la Maison ronde, etc). Puis Lebrun anima son Bouillon au Racine, de plus en plus saltimbanque et clown (pas drôle). Le temps passant, le voici (mauvais) lecteur d'introductions à Sur les Docks avec une "responsabilité" dans l'organigramme de France Culture. Le voici désormais sur France Inter pour La Marche de l'histoire. Mais pourquoi donc beugle-t-il ? Pourquoi interrompre brutalement l'invité ? Alfred Wahl, historien, professeur émérite à l'Université de Metz, invité le 3 février 2016 pour Après 1871, l'Alsace-Lorraine et la question de la nationalité n'a pas insisté et a reconnu qui était le maître de cérémonie...

Cette émission est de bonne facture, Alfred Wahl maîtrise à fond son sujet. Comme à Radio France toute émission sur l'histoire doit être reliée à un sujet d'actualité, c'est d'identité française qu'il s'agit avec des lectures de Renan (notamment par Alain Finkielkraut, dont l'épée d'Académicien porte une citation de Péguy, précise Jean Lebrun).

Dans cette affaire d'appartenance nationale cristallisée à l'époque par le débat entre Renan et Mommsen, il n'est pas question de l'historien Fustel de Coulanges qui est pourtant le premier à avoir fixé la conception française de la nation, Renan venant plus tard. Fustel de Coulanges, 1870 : L'Alsace est-elle allemande ou française ? Réponse à M. Mommsen, Professeur à Berlin.

PS Peinture en illustration  de l'émission (La Tache Noire - par Albert Bettannier - 1887) à mettre en rapport avec les propos du réalisateur de Joyeux Noël sur Raymond Poincaré (cf. Salon noir du 13 février 2016).

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Marie Richeux partout, la culture nulle part - le Sam 16 Avr 2016, 00:09

Il a déjà été question de l'émission Remède à la mélancolie avec Jean Clair du 17 janvier 2016. C'était pour citer l'historien de l'art à propos de la matinale de France Culture. Je n'avais pas encore entendu Eva Bester qui présente cette émission. On peut dire que c'est une sorte de synthèse de Marie Richeux, Adèle van Reeth, Géraldine Mosna-Savoye, et de l'une ou l'autre du petit personnel d'Emmanuel Laurentin, bref, des parleuses d'environ trente ans qu'on dirait à peine sorties du lycée.

Cet entretien entre le clone vocal de Richeux et un savant à la parole réfléchie me rappelle la série indigeste de l'été 2015 sur France Culture quand la jeune intervieweuse Mathilde Wagman interrogeait l'historien Michel Pastoureau.

À l’écoute de certaines archives de France Culture des années 1950 et 1960, on est frappé par le type de voix et d’intonation des présentateurs et présentatrices (cf. une émission sur la poésie de René-Guy Cadou) : une manière compassée et grave pour les hommes, une voix à la Arletty lançant son « Atmosphère » pour les femmes. Dans les années 1970 et 1980, c’est le ton « Écoutez comme je réfléchis » à la Roland Barthes. Vers 2000, ce fut « Vous écoutèwe Fwance Keultcheur » et la mode vocale sensuelle copiée sur les Fipettes. Depuis une bonne dizaine d’années, le formatage vocal féminin (frappant parce qu’il est devenu majoritaire) est celui de la voix semi-rauque, à demi-essoufflée, aux intonations tout à tour gamines et autoritaires.

Dans vingt ou trente ans, on se demandera comment on a pu installer cette uniformité sur les ondes et l’on trouvera ces émissions difficilement audibles tant elles paraîtront datées. Mais resteront quand même quelques voix intemporelles car chargées d’authenticité et de culture, celles des Renée Elkaïm-Bollinger, Catherine Soullard, ou de Karine Le Bail de France Musique. Et parmi les voix actuelles (de France Culture), par exemple celle de Lydia Ben Itzhak.

Au fait, si l’on avance le curseur pour éviter le babil d’Eva Bester, on pourra trouver de l'intérêt à entendre les paroles mesurées de Jean Clair et certains de ses choix de textes et de musiques.

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La marche de l'histoire - le Lun 18 Avr 2016, 11:36

ZZZZZZZZ(http://www.regardfc.com/t425p75-france-inter-radio-culturelle#25075) a écrit:Aujourd'hui, dans La marche de l'histoire, Alain Rey nous entretenait de la langue française au dix-septième siècle... Délicieux.

http://www.franceinter.fr/emission-la-marche-de-lhistoire-le-francais-du-xviieme-siecle
Oui, une bonne intervention d'Alain Rey (à faire écouter à Philippe Blanchet du Grain à moudre). Dommage que Jean Lebrun dise à Alain Rey que "le résultat [de son travail] viendra au printemps prochain, si Dieu le veut" (à 2'25''). Manque de tact ou de présence d'esprit, car on sait qu'Alain Rey, né en 1928, a beaucoup vieilli ces derniers temps.

Et puis Jean Lebrun beugle à chacune de ses phrases, on ne sait pourquoi (si, pour "se montrer" au micro, comme Frydman - de Révolutions Médicales - se montrait en photo devant ses invités*). Comme marteleur de premières syllabes, il est aussi très fort. Voir son introduction outrée du numéro du 24 mars 2016 Entre Europe et Russie, l'espace ottoman

Jean Lebrun serait-il devenu sourd ou pense-t-il être écouté par des malentendants ?

* Un phénomène qui a pris fin le 26 janvier de cette année pour laisser place à un portrait en (très) gros plan de l'invité.

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La grossièreté et la crétinerie à leur sommet - le Mer 18 Mai 2016, 19:14

Suite à Antonia 198,
Alain Machefert(http://www.regardfc.com/t241p190-rendez-vous-du-mediateur#25815) a écrit:
@Antonia a écrit:On est vraiment très distingué à France-Inter.
Oui, et en plus, ils se marrent bien.
https://www.youtube.com/watch?v=KG0GfxRguIk&list=PL43OynbWaTMLEbdAWr-DnAfveOonmhlT1&index=40
https://www.youtube.com/watch?v=huNScV63BWA&list=PL43OynbWaTMLEbdAWr-DnAfveOonmhlT1&index=9
Quelle grossièreté et quelle imbécillité ! Il faut voir cette bande d'idiot(e)s pour le croire. Et c'est France Inter ? La radio publique ? Combien ça coûte ?

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Boris Johnson à France Inter en 2013 - le Jeu 14 Juil 2016, 15:43

Trouvé le lien vers le 7-9 de France Inter dans cet article du Guardian de ce jour French foreign minister: Boris Johnson is a liar with his back against the wall (France’s equivalent of BBC Radio 4’s Today programme introduced him three years ago as a man who “never missed an opportunity to have a go at France and the French”.)

Le nouveau ministre des Affaires étrangères était alors l'invité de la matinale dont on apprend aujourd'hui qu'elle serait la plus écoutée de France. Sur la page de l'émission de 2013 on peut lire :

Boris Johnson, dont l'une des grand-mère ;
Celui qui ne manques jamais ;
la souffrance des grecs et des espagnols ;
Divisés sur l’Irak, France et Grande-Bretagne
France et Grande-Bretagne "sont aujourd’hui cote à cote" dir le maire de Londres qui félicité même Paris


France Inter, France Culture, même combat...

On peut aussi écouter Boris Johnson en français durant près de dix minutes (notamment de 6'15'' à 6'45'', "nous sommes les vrais Européens") et découvrir, si on l'ignorait, l'art de l'entretien d'un certain Patrick Cohen, personnage qui ne fait pas l'unanimité parmi les auditeurs.

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Oh que oui ! - le Sam 30 Juil 2016, 09:03

Dans le fil "Les émissions de l'été"
alicerose a écrit:Où sont les belle "traversées" d'antan : FC s'interise. (...)
Et France Inter "se culturise" ? Mais ce dernier néologisme alors dans le sens de faire des émissions intelligentes comme c'était la plupart du temps le cas avant septembre 1999.

Un récent numéro de la Marche de l'histoire de France Inter ressemble en effet au meilleur France Culture des années 1980-1990. L'auditeur exigent est comblé par le dialogue (entrecoupé d'extraits de lecture et de pièces) entre Jean Lebrun qui n'histrionne pas et le savantissime angliciste et traducteur Jean-Michel Déprats :  Le témoin du vendredi : Jean-Michel Déprats traducteur de Shakespeare*.

Jean-Michel Déprats (le traducteur de Shakespeare dans la Pléiade depuis 1989) nous fait partager sa science du langage et de la littérature devant un Jean Lebrun réincarné en... Jean Lebrun  de Culture matin d'il y a plus de 20 ans.

L'explication de la traduction pour le doublage, les choix de traduction d'un passage intraduisible d'Henry V, la comparaison entre plusieurs traductions de Shakespeare (ne pas manquer ce passage d'anthologie sur la traduction de "now"), etc, qualifient ce numéro pour son entrée dans le patrimoine culturel radiophonique.


* L’homme en sa vie joue plusieurs rôles et la langue de Shakespeare qui n’est qu’à lui joue sur quantité de registres. Ses mots ont souvent plus d’un sens. Comment les traduire ?
Jean-Michel Déprats affiche clairement la couleur : il n’est pas, comme beaucoup, traducteur par vocation rentrée d’écrivain. Il voulait être comédien, metteur en scène, il animait une compagnie, il se trouve que c’est par la traduction qu’il s’est le mieux inscrit dans ce monde de la scène dont il voulait être. Il conçoit donc la traduction comme une première mise en scène, celle des mots afin de présenter aux comédiens un texte déjà maîtrisé. Et cette maîtrise du texte passe par une langue déjà mise en corps, en bouche, en voix. Il est arrivé à Jean-Michel Déprats de travailler au magnétophone comme Flaubert disant ses textes dans son gueuloir. Flaubert qui comprenait si bien celui qu’il appelait le prodigieux bonhomme Shakespeare parce qu’il savait que l’écriture c’est aussi une affaire d’air dans les poumons.

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Certainement ! - le Dim 31 Juil 2016, 14:54

Oui, de la radio culturelle, grâce à Jean-François Zygel, évidemment, qui dans deux émissions rappelant son Cabaret classique sur France Musique nous en apprend davantage sur les oiseaux avec ses deux invités que la série sur l'ornithologie à France Culture, un comble !

Ce sont en effet les fameux imitateurs d'oiseaux Jean Boucault et Johnny Rasse, compagnons de longue date du musicien, qui nous font connaître la vie du pinson, du rossignol, du canard, leur anatomie, leurs migrations. On apprend aussi pourquoi les poules ne peuvent pas voler...

Deux émissions d'une durée réduite par rapport à celles de l'année dernière qui s'écoutent avec grand plaisir, même si Zygel, qui s'adresse souvent aux enfants lors de ses concerts expliqués, a tendance à faire lui-même l'enfant.

La Preuve par Z La mort des oiseaux du samedi 7 mai 2016  : un peu de cane de Jeanne qui lance l'émission :  [son mp3="https://static.franceinter.fr/sites/default/files/sons/2016/05/s18/net-fi-62df1935-7c70-4c04-9b45-c8a695bbea3f.mp3" debut="00:41" fin="02:21"]  Georges Brassens – La cane de Jeanne par Les Quatre Barbus.

Et un traditionnel Sur le bout du banc (traditionnel) par Mes souliers sont rouges suivi d'un poème de François Coppée, La mort ds oiseaux : [son mp3="https://static.franceinter.fr/sites/default/files/sons/2016/05/s18/net-fi-62df1935-7c70-4c04-9b45-c8a695bbea3f.mp3" debut="16:48" fin="21:03"]

et  Comment les oiseaux font-ils l'amour ? du samedi 30 avril 2016.

Voir aussi le fil Les oiseaux



Dernière édition par Philaunet le Mer 24 Aoû 2016, 12:15, édité 1 fois

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« La victoire de la vie sur la mort » - le Dim 07 Aoû 2016, 20:41

Verdun, un point de vue allemand, titre du numéro du 22 février 2016 de la Marche de l'Histoire. L'invité de Jean Lebrun : Gerd Krumeich (né en 1945), Professeur émérite de l'université Heinrich-Heine de Düsseldorf, grand connaisseur de la Première guerre mondiale, co-auteur avec Antoine Prost de Verdun 1916.

Au terme d'une riche émission, Jean Lebrun l'interroge sur la commémoration à venir, discutée dans ce forum (voir posts 49 à 51, fil SWR) et particulièrement sur la présence d'enfants.

Gerd Krumeich préfère d'abord parler de l'événement considérable qu'est la création du mémorial franco-allemand, puis, sur l'insistance de Lebrun, évoque la commémoration de 1996 en présence de Jacques Chirac où 2000 enfants de 6 à 10 ans habillés de blanc jouaient dans le cimetière et il conclut en donnant son sentiment sur la future scénographie :
[son mp3="https://static.franceinter.fr/sites/default/files/sons/2016/02/s08/net-fi-c038aaee-946d-40a4-b6b0-19f0ce4b7df1.mp3" debut="26:34" fin="28:28"]

Un homme de 71 ans on ne peut plus au fait de l'histoire de la Grande Guerre, rédacteur d'un livre de référence sur 1916, et qui fait montre d'une belle ouverture d'esprit. On est loin, très loin, du belliciste patriotard Robert Redeker, ignorant tout du sujet, mais qui fustige la décadence en brandissant son Péguy et en entonnant des cantiques.

[Voir le fil 1914-1918 : Regards sur des émissions thématiques]

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Jean-François Zygel, le savant passeur - le Mer 10 Aoû 2016, 14:55

Et voilà pourquoi Jean-François Zygel, loin devant un Frédéric Lodéon pourtant méritant, est le meilleur passeur de musique en France :

[son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14430-07.10.2017-ITEMA_21456979-0.mp3" debut="15:31" fin="22:08"]

(Joël Grare – Bzzz (La Route des métaux) ; Serge Prokofiev – Scherzo humoristique pour quatre bassons)

Si vous avez envie d'écouter en entrée d'émission l'Ave Maria de Schubert chanté par Johnny Hallyday dans un italien approximatif (et beuglé), c'est ici : Premier cabinet de curiosités, La Preuve par Z du 28 novembre 2015. On pourra lui préférer la dernière pièce :  "Arvo Pärt – Chant à la mémoire de Benjamin Britten"

Jean-François Zygel de retour sur France Musique en 2016-17 ? Espérons que Marc Voinchet saura arranger cela.



Dernière édition par Philaunet le Jeu 12 Oct 2017, 08:18, édité 1 fois

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Guillaume Apollinaire, par Laurence Campa - le Jeu 11 Aoû 2016, 15:31

Un très bon numéro de La marche de l'histoire du mardi 21 juin 2016 : Guillaume Apollinaire, grâce à un Jean Lebrun qui fait bien son travail et surtout grâce à la biographe de Guillaume Apollinaire, Laurence Campa, organisatrice de l'exposition Apollinaire, le regard du poète qui a eu lieu d'avril à juillet cette année. Laurence Campa connaît son Apollinaire par cœur, voir sa biographie*.

Au-delà des aspects artistiques, on sera attentif à la deuxième partie de l'émission consacrée au poète de la guerre de 14-18, dont voici la pastille (17'18'' à 28'42'') [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11739-21.06.2016-ITEMA_21015159-1.mp3" debut="17:18" fin="28:42"]

Apprendre qu'André Breton (qui critique Apollinaire en 1952) "a été employé à l'hôpital de Saint-Dizier pour déjouer les simulateurs, [et que] ce n'était pas toujours glorieux, comme position" (dixit Jean Lebrun), n'en finit pas de donner à penser...

Laurence Campa, une véritable savante (professeur de littérature française à l'université Paris-Ouest Nanterre), modeste, à la voix retenue, mais qui sait s'affirmer. et dire des choses essentielles. Très appréciable.

En fin d'émission, Jean Lebrun (qui brouille les genres...) annonce qu'outre le fait d'être "une des artisanes" de l'exposition signalée plus haut, Laurence Campa est "le commissaire" de l'actuelle exposition à l'Historial de la Grande Guerre de Péronne Les écrivains en guerre 1914-1918 : Nous sommes des machines à oublier** - du 28 juin au 16 novembre 2016 (encore un catalogue à acquérir...)

[Voir aussi le fil 1914-1918 : regards sur des émissions thématiques]

* Ce livre raconte l'histoire de Guillaume Apollinaire, ou comment Wilhelm de Kostrowitzky, apatride aux origines incertaines, est devenu l'un des plus grands poètes français du XXe. Doué d'un talent protéiforme, conteur, journaliste, critique d'art, critique littéraire, éditeur, directeur de revue, il jouit d'une intuition et d'une réceptivité prodigieuses. Ami des peintres, défenseur de l'art moderne, il impose ses idées et ouvre des voies nouvelles à la poésie de son époque, tout en restant attaché au passé, aux vieux livres et aux souvenirs. De «La Chanson du mal-aimé» aux Poèmes à Lou, des fantaisies visionnaires du Poète assassiné à l'invention des calligrammes, son œuvre, pleine de contrastes et de surprises, manifeste le don le plus merveilleux, celui d'enchanter la réalité.
Aucune biographie d'envergure n'avait paru sur Apollinaire depuis plus de quarante ans. Fondée sur une somme exceptionnelle de documents originaux, souvent inédits, cette biographie littéraire et historique unit la saveur du réel au plaisir de la recherche et de la recréation. Peuplée d'écrivains et d'artistes européens, qui éclairent la personnalité du poète et le cours de la modernité, elle trace le portrait d'un passeur au caractère étonnamment mobile et parfaitement plastique. Des couloirs du Vatican aux rives du Rhin, des bords de la Seine aux tranchées de Champagne, elle explore un monde machiné par les échanges et les communications, épris de vitesse et de nouveauté, mais aussi fondé sur des valeurs héritées d'un autre temps. Un monde en équilibre instable que la Grande Guerre bouleverse à jamais. Le monde d'Apollinaire.


** Avec une orientation plus littéraire qu’historique, l’exposition transporte le visiteur dans un cadre inédit et original au cœur de la Première Guerre mondiale. A travers le regard et la voix d’écrivains qui l’ont vécue, de près ou de loin, des premières lignes à « l’arrière », de la veille du conflit aux lendemains, ou encore quand l’expérience de guerre continua à mobiliser la littérature. L’exposition évoque les parcours et les œuvres de grandes figures littéraires françaises, allemandes et anglaises, tels que Blaise Cendrars, Ernst Jünger, Guillaume Apollinaire, Wilfried Owen ou encore Joë Bousquet, Georg Trakl, Pierre Mac Orlan, Jacques Vaché, pour ne citer qu’eux. Le parcours présente une lecture chronologique, thématique et polyphonique du conflit le plus meurtrier de l’Histoire, dans une ambiance immersive, cherchant à mettre le visiteur en relation avec l’univers mental de ces hommes embarqués dans la grande tragédie de la guerre. Commissaires de l'exposition : Laurence Campa et Philippe Pigeard

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Jean-Michel Steg, financier, historien de la Grande Guerre - le Lun 15 Aoû 2016, 19:27

Un numéro de la Marche de l'histoire de haut niveau que l'on écoute du début à la fin avec un intérêt soutenu : Le témoin du vendredi : Jean-Michel Steg*, les spectres de la Grande Guerre, le vendredi 27 mai 2016.

Jean Lebrun fait un superbe travail et l'historien est d'une clarté et d'un savoir admirables. Et toujours des archives audio pertinentes**, hélas non répertoriées sur le site (on apprend néanmoins que Pierre Sipriot avait réalisé un "Grand magazine sur la guerre de 14-18  pour le cinquantenaire de la Première guerre", donc, toc toc toc chez Philippe Garbit des Nuits de France Culture !).

Grand extrait de 12', mais où s'arrêter ? Toute l'émission mérite l'attention (ne pas manquer la fin, réflexion sur "le luxe de notre époque"). Elle est écoutable en ligne et téléchargeable, évidemment.
[son mp3="https://static.franceinter.fr/sites/default/files/sons/2016/05/s21/net-fi-da087464-6566-4202-99a0-25268e139a7d.mp3" debut="00:16" fin="12:06"]

[Voir aussi le fil 1914-1918 : regards sur des émissions thématiques]

* Le Jour le plus meurtrier de l'histoire de France : 22 août 1914 écrit par Jean-Michel Steg (Fayard) ; Ces Anglais morts pour la France : 1er juillet 1916, jour le plus meurtrier de l'histoire britannique écrit par Jean-Michel Steg (Fayard)

** L'équipe de réalisation :
• Jean Lebrun Producteur (trice)
• Jacques Sigal Réalisateur (trice)
• Ilinca Negules coAttaché(e) de production
• Franck Olivar Attaché(e) de production
• Frédéric Martin Attaché(e) de production

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