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France Inter : radio culturelle ?    Page 12 sur 14

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Jean-Michel Steg, financier, historien de la Grande Guerre - le Lun 15 Aoû 2016, 19:27

Un numéro de la Marche de l'histoire de haut niveau que l'on écoute du début à la fin avec un intérêt soutenu : Le témoin du vendredi : Jean-Michel Steg*, les spectres de la Grande Guerre, le vendredi 27 mai 2016.

Jean Lebrun fait un superbe travail et l'historien est d'une clarté et d'un savoir admirables. Et toujours des archives audio pertinentes**, hélas non répertoriées sur le site (on apprend néanmoins que Pierre Sipriot avait réalisé un "Grand magazine sur la guerre de 14-18  pour le cinquantenaire de la Première guerre", donc, toc toc toc chez Philippe Garbit des Nuits de France Culture !).

Grand extrait de 12', mais où s'arrêter ? Toute l'émission mérite l'attention (ne pas manquer la fin, réflexion sur "le luxe de notre époque"). Elle est écoutable en ligne et téléchargeable, évidemment.
[son mp3="https://static.franceinter.fr/sites/default/files/sons/2016/05/s21/net-fi-da087464-6566-4202-99a0-25268e139a7d.mp3" debut="00:16" fin="12:06"]

[Voir aussi le fil 1914-1918 : regards sur des émissions thématiques]

* Le Jour le plus meurtrier de l'histoire de France : 22 août 1914 écrit par Jean-Michel Steg (Fayard) ; Ces Anglais morts pour la France : 1er juillet 1916, jour le plus meurtrier de l'histoire britannique écrit par Jean-Michel Steg (Fayard)

** L'équipe de réalisation :
• Jean Lebrun Producteur (trice)
• Jacques Sigal Réalisateur (trice)
• Ilinca Negules coAttaché(e) de production
• Franck Olivar Attaché(e) de production
• Frédéric Martin Attaché(e) de production

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Jean Lebrun, de France Culture à France Inter - le Jeu 18 Aoû 2016, 10:32

En 2011
Hérode(http://www.regardfc.com/t425-france-inter-radio-culturelle#8151) a écrit:Amusant. Ainsi Lebrun à 60 ans passe-t-il sur Inter pour faire de l’histoire. J’aime bien vos images mais je pose une question.
Quand on constate que certains journalistes sur FC sont proches de l’amateurisme, qu’est-ce qui a pu pousser Lebrun à passer sur Inter ?
Je ne vais pas énumérer mille hypothèses, juste une. Le désir de fusion de toutes les stations en une seule ? Comme FC perd de sa personnalité, quelques transferts bien choisis pourraient s’avérer utiles. Sait-on jamais ?

J’attends de voir ce que Lebrun revenu à l’histoire va pouvoir donner.
Eh bien, cinq ans plus tard, on voit que La Marche de l'histoire en remontre à France Culture en matière de présentation dense d'un sujet historique (voir les posts de 2016 dans ce fil). Bien sûr, Jean Lebrun n'a pas changé et ceci est toujours aussi juste :
@Yann Sancatorze a écrit: (...) Il est nostalgique de l’antenne, on entendait souvent cela à FC de la part de ses collaborateurs producteurs, pendant les opérations spéciales où il intervenait en HF. Et, comme nous l’a prouvé Travaux Publics, le vieux mérou adore la visiblité médiatique. Il est très soucieux de son image de "grand homme de la radio" (...).
Reste que pour les amateurs d'histoire, c'est moins vers la Fabrique de Laurentin (à bout de souffle) que vers Concordance des temps de FC et La Marche de l'histoire qu'il faut aller.

Au fait, où sont les créatifs d'antan de ce forum qui régalaient les lecteurs de leurs montages ? Les dix premiers messages de ce fil sont hilarants et les réflexions (sur l'interchangeabilité des antennes) toujours aussi actuelles.

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Tout dépend de ce que l'on entend par ''culturelle''... - le Jeu 08 Sep 2016, 21:19

ZZZ dans le fil Autres radios posait la question de l'absence de Richard Millet sur l'antenne de France Culture et plus généralement à Radio France. On y reviendra. Mais il faut quand même savoir que les antennes de la radio publique avec leurs présentateurs interchangeables (Demorand, Goumarre, Adler, passés à France Inter, Rebeihi passé à France Culture et retourné à Inter, etc) ont leurs chouchous. Parmi lesquels on trouve Maylis De Kerangal qui est bouleversée par le phénomène des migrants en Méditerranée et qui l'a fait savoir assez souvent à France Culture.

Bon, Richard MIllet a méchamment (mais à mon sens pertinemment) dézingué l'auteur du livre « Réparer les vivants »,  invitée ce soir chez une Laure Adler très rajeunie depuis son départ de France Culture (vraiment, travailler à France Inter, quand on a 66 ans, c'est faire une cure de jouvence), De Kerangal promeut une pièce de théâtre tirée de son roman. On voit mal les présentateurs de Radio France en admiration devant l'écrivain représentatif de leurs idéaux inviter ou laisser inviter un critique littéraire qui nie toute qualité littéraire à cet auteur.



Laure Adler, présentatrice de L'heure bleue

Maylis De Kerangal, romancière et Emmanuel Noblet, metteur en scène et acteur

Le spectacle d’Emmanuel Noblet, « Réparer les vivants », adapté du roman de Maylis de Kerangal, qui a connu un vif succès au Festival « off » d’Avignon en juillet 2015, revient sur les planches du Théâtre du Rond-Point à Paris, jusqu’au 9 octobre. Ce soir, ils seront sur France Inter pour nous donner envie d’y aller.

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Freinet freiné par Lebrun, hélas ! - le Ven 09 Sep 2016, 10:26

Une émission a priori stimulante pour qui a entendu parler de la pédagogie Freinet : Le témoin du vendredi : Marine Baro et l’école selon Freinet .

C'était sans compter sur Jean Lebrun dont l'accent d'expression rend l'émission proprement inaudible.  On ne parle pas non plus de la mise en avant de sa parole au détriment de celle de l'invitée Marine Baro.

Profitons-en pour revenir sur l'échange récent  dans Des idées pour France Culture, posts 45 à 47. J'y remettais sur le tapis la question de la transcription des émissions radiophoniques et antonia émettait une réflexion intéressante. Ne pourrait-on pas profiter du fond d'une émission quand la forme est insatisfaisante ? C'est très partiellement le cas avec le descriptif ci-dessous.

Mon expérience : ai écouté l'émission jusqu'à 5'15'' (la pastille ci-dessous), après l'intervention de Marine Baro qui réduit la caricature grossière de Lebrun. [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11739-02.09.2016-ITEMA_21064752-1.mp3"  debut="00:00" fin="05:15"]

Il est possible de faire la même expérience ou l'inverse : lire le descriptif (noter le passage intéressant sur les effets de la Grande guerre) et ensuite écouter pour voir comment Lebrun interprète son texte avec une complaisance suffocante pour sa propre voix .

Fort dommage qu'à Radio France on fasse de plus en plus de radio filmée dont tout le monde se contrebat, alors que la radio écrite serait un véritable atout. Il faudrait pour cela aller voir comment font les voisins et avoir comme objectif le service à l'auditeur. Là, la marge de progrès est énorme...

Introduction Célestin Freinet, qui est mort il y a cinquante ans, en octobre 1966, avait l’habitude de dire que sa vie était sans importance. En même temps, ses démêlés avec l’Éducation nationale et sa fondation, en 1935, d’une première école libre fondée sur sa méthode, sont devenus légendaires. Auparavant son expérience propre de la Première guerre avait eu son importance. Elle l’avait convaincu que les instituteurs devaient être des soldats de la paix. Blessé au poumon, il en était aussi revenu le souffle coupé. Parler l’épuisait vite, aussi se plaçait-il dans sa classe au beau milieu, invitant les élèves à se tourner les uns vers les autres. La méthode Freinet c’est d’abord cela : la coopération, entre élèves, entre classes, entre écoles. Au temps de Freinet entre les Alpes-Maritimes où il exerçait, la Creuse ou le Finistère. Aujourd’hui, entre pays du vaste monde. L’autre grande idée, c’est de saisir les occasions qui passent. Un exemple tout simple : le colis que viennent d’envoyer les correspondants d’une autre classe, que contient-il, comment est-il parvenu, en combien de temps ? C’est ainsi qu’on peut faire de L’Histoire, de la géographie, du calcul, vivants.

L’interrogation prioritaire, c’est : « Quoi de neuf ? » Freinet suivait tout ce qui se produisait dans le monde intellectuel mais sans envisager d’en être. Sa pratique était pourtant la même que celle d’un grand pédagogue son contemporain, le philosophe Alain qui préparait les lycéens d’Henri IV aux plus hauts concours : procéder toujours par questions qui orientent vers une recherche du sens. Sinon, à quoi bon ? Alain aimait raconter que dans un train, il avait interrogé un voyageur qui lisait le journal : « Quelles nouvelles ? » L’autre avait répondu : « Je ne sais pas, je lis ». Freinet, comme Alain et déjà les humanistes de la Renaissance pensaient qu’enseigner, ce n’était pas saturer d’informations mais allumer le feu des questions.

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''Fût-elle'', pas futile - le Ven 07 Oct 2016, 22:20

Quentin Dickinson, de longue date envoyé permanent à Bruxelles, n'a pas apprécié les reproches d'auditeurs sur son emploi à plusieurs reprises du seul prénom Ségolène dans une de ses chroniques*. Aussi se "venge-t-il" chez le médiateur en faisant la leçon à l'auditeur lèse-envoyé permanent sur l'orthographe des noms de deux personnalités politiques étrangères.

Ce faisant, dans son désir d'en imposer par la langue, il commet une faute d'emploi illustrant son attitude pédante et arrogante : "Le patronyme du Président du Parlement européen s’orthographie SCHULZ ; celui du Président de la Commission européenne, JUNCKER. L’indignation, fût-elle infondée, n’exclut pas la précision"

Que dit M. Dcikinson dans les deux points avant cette dernière remarque ? Que l'indignation de l'auditeur est réellement infondée. Pourtant il emploie la tournure "Fût-elle" qui  exprime une hypothèse et peut être remplacée par "quand bien même elle serait"  ou "serait-elle".

L'emploi de cette tournure concessive aurait pu se justifier dans une phrase telle que "L’indignation, fût-elle fondée, n’exclut pas la précision". Encore aurait-il fallu pour cela reconnaître la possibilité d'avoir tort. Et ici, comme systématiquement sur le site du médiateur, il n'est pas question de se remettre en cause.


Orthonet
REM. : L'imparfait du subj.(en langue écrite) fournit une tournure hypothétique

Grevisse et Goosse, le Bon Usage, 14e édition (2007) indiquent :

L’imparfait du subjonctif peut, dans une sous-phrase ayant la valeur d’une proposition commençant par même si, équivaloir à un conditionnel présent. Ce tour appartient à la langue littéraire, sauf avec fût-ce, plus répandu. (§ 895))


* Bonjour, Un fois de plus je ne peux que déplorer le sexisme (inconscient) de certains journalistes : ce mercredi soir, entre 18h et 19 h, le permanent de France Inter à Bruxelles a parlé de Ségolène Royal en employant 4 ou 5 fois uniquement son prénom. Je ne l'ai pas entendu parler de Martin (Shulz) ou de Jean-Claude (Junker) !

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Pigeons et baudets - le Jeu 11 Mai 2017, 09:10

Des pastilles de cinq minutes évoquant les animaux durant la Grande Guerre, c'était en 2014. L'historien Jean-Michel Derex y conte les heurs et malheurs des animaux ayant servi sur le front. Mérite l'écoute.

Le pigeon voyageur pendant la Grande Guerre et Les ânes dans la grande guerre



La série entière est ici

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''Ton moqueur des journalistes'' - le Mar 04 Juil 2017, 14:28

Sur tout fil de commentaire, commercial ou autre, on n'est jamais à l'abri d'un texte posté par une personne payée, ou non, pour défendre des intérêts. C'est même plutôt le cas fréquemment. Ainsi chacun sait qu'il doit se méfier des avis postés pour encenser ou attaquer tel hôtel ou tel restaurant.

Qui ne voit par exemple les trolls américains du Parti Républicain littéralement inonder les fils de commentaires de The Independent quand un article critique apparaît sur le président américain.

Aussi ne faut-il pas prendre les pseudos de tel ou tel contributeur trop innocemment, par exemple sur le site "Médiateur de Radio France". Il y a de très bons faussaires qu'il est difficile d'identifier, ce qui malheureusement vient semer le doute sur tout posteur.

Force est de constater que le texte reproduit sur le site "Médiateur de Radio France" (cf. ci-dessous) contient des éléments de langage reconnaissables. Mais leur emploi n'en est pas moins pertinent dans le contexte de France Inter et de France Culture :

Ton moqueur des journalistes
''christiane Kempf-Nabinger 04/07/2017 10:09 France Inter
Je suis lassée ....Les français ont voté pour une autre façon de faire de la politique, hélas je pense que les journalistes n'ont guère intégré le message . Est-ce trop demander qu'ils changent la façon de traiter l'information. Exemple : "premier couac au sein du gouvernement" "affrontement entre Stéphane Travert et Nicolas Hulot". Il n'y a pas eu "d'affrontement" mais d'une part un ministre qui au cours d'une interview déclare revenir sur l'utilisation de certains pesticides et un autre qui est interrogé sur ces déclarations et dit qu'il n'en sera rien parce qu'on ne reviendra pas sur cette décision. Etre sans cesse à l'affût, déformer et grossir le moindre écart commence sérieusement à nous fatiguer. Laissez cela aux chaînes privées d"info et traitez les problèmes de fond sinon on va finir par se lasser. Autre exemple : "augmentation du taux de chômage au mois de mai - premier mauvais chiffre pour le quinquennat d'Emmanuel Macron" Je rappelle qu'il a pris ses fonctions le 14 mai. Désolée mais ce n'est pas de l'information sérieuse ! Il n'y aura pas de troisième exemple car de lassitude, j'ai éteint la radio car ce matin 3 juillet, Marc Fauvelle au journal de 8H00 et Hélène Jouan lors de la revue de presse étaient dans la moquerie totale en parlant du Président Macron. D'ailleurs, tous les jours je me fais la même réflexion. Vous ne vous rendez même pas compte qu'en ouvrant continuellement toutes vos informations sur le nouveau Président par des pensées négatives voire cyniques, vous amenez l'auditeur à des jugements inexacts et dangereux. Et surtout ce n'est pas en traitant l'info de la sorte que l'on peut apaiser le peuple français... Cordialement. Christiane KEMPF .
''

Réponse du service :

Nous vous remercions de votre message. Il a été lu par le médiateur et transmis au service concerné par vos questions ou vos réactions. Même sans réponse personnelle de notre part, de nombreuses contributions sont relayées sur les antennes de France Inter, franceinfo et France Culture dans les Rendez-vous du médiateur ou dans Les infos du médiateur, lettre hebdomadaire destinée à tous les responsables de Radio France. Elles inspirent également des articles explicatifs à retrouver sur notre site mediateur.radiofrance.fr"

La réponse non publiée : "Madame, vous ne comprenez rien au monde moderne, il faut évoluer ! La dérision et la caricature permettent de conserver les auditeurs qui n'ont plus les capacités d'attention d'autrefois. Faire rire et faire s'indigner sont deux ressorts qui nous permettent d'augmenter notre audience et de rester concurrentiels. Si vous souhaitez de la complexité et de la nuance, ce n'est pas dans les journaux d'information et les chroniques que vous les trouverez. Et d'ailleurs pas davantage dans le programme, lequel est conçu non pour éclairer, mais pour faire s'opposer deux camps : celui des pour et celui des contre, celui du bien et celui du mal, celui qui est bon (par exemple le transgenre, c'est bien*) et celui qui est mauvais (le couple hétérosexuel non mixte avec deux enfants, douteux)."

* Voyez à cet égard notre Grande Table du jour sur France Culture  La femme fantastique de Sebastián Lelio  "Portrait d'une femme fantastique, incarnée par l'actrice trans Daniela Vega, à travers la caméra du cinéaste chilien Sebastián Lelio, notre invité."

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Un auditeur manipulateur - le Mar 19 Sep 2017, 23:20

Lu sur le site de Radio France recevant les observations des auditeurs :

sujet de la rédaction France Inter

Raymond JEANNIARD 18/09/2017 12:44 Radio France
Je trouve particulièrement choquant que la rédaction de France Inter propose une émission avec cet intitulé "Macron est-il légitime ?" remettant en cause les principes de notre démocratie : le respect du vote des citoyens à l'élection présidentielle et aux élections législatives.
Reflétant ainsi une ligne politique "mélanchoniste" de la rédaction, ligne bien minoritaire dans l'opinion, les insoumis ne rassemblent que 11% des électeurs votants (cf les législatives) et 89% d'opposants déterminés.
Quand y aura-t-il un rééquilibrage des programmes rédactionnels sur France Inter ? de l'opposition bien sûr mais aussi de la majorité !
cordialement,


Service de Radio France : Nous vous remercions de votre message. Il a été lu par le médiateur et transmis au service concerné par vos questions ou vos réactions. Même sans réponse personnelle de notre part, de nombreuses contributions sont relayées sur les antennes de France Inter, franceinfo et France Culture dans les Rendez-vous du médiateur ou dans Les infos du médiateur, lettre hebdomadaire destinée à tous les responsables de Radio France. Elles inspirent également des articles explicatifs à retrouver sur notre site mediateur.radiofrance.fr

L'émission "Questions politiques" du 17 septembre d'Ali Baddou présentait son sujet ainsi : "Emmanuel Macron est-il légitime à réformer la France? C'est la question que posent les manifestants hostiles à la réforme du Code du Travail. ". Ali Baddou dans son introduction inverse les deux phrases en remplaçant "manifestants" par "l'opposition de gauche" et "posent" par "a mise au cœur de l'espace public". Le sens reste néanmoins le même.

Où l'on voit que la manipulation des termes (ici la réduction de la question par l'auditeur, donnant à celle-ci un tout autre sens) pour asseoir son parti pris ou pour donner de la force à un constat (tout en l'invalidant par un procédé déloyal) existe aussi en d'autres lieux que ce forum.

Le service du médiateur, au lieu de faire son travail en citant sobrement le descriptif  ou les termes dits par Ali Baddou pour faire apparaître la malhonnêteté, publie son message standard, validant par là-même le courrier.

Une économie budgétaire pourrait donc être faite du côté de ce service.  

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''Marre des Vegan'' (auditeur de France Inter) - le Jeu 05 Oct 2017, 11:08

« Le Médiateur commenter, réagir, questionner » :

"Marre des VEGAN
Olivier FERRAND 02/10/2017 15:31 France Inter
Pourquoi fait-on une telle place au mouvement VEGAN sur vos antennes ? Quelle que soit l'émission, tout le monde y va de son sujet, voire de son émission complète sur ce mouvement ..... qui représente moins d'1% de la population !
Pourquoi une telle tribune pour un mouvement marginal porté sur le devant de la scène par un effet de mode .... et par vos animateurs et journalistes !

Service de Radio France : Bonjour, nous vous remercions de votre message. Il a été lu par le médiateur et transmis au service concerné par vos questions ou vos réactions. (...)"

La critique de l'auditeur vaut également pour France Culture (pour mémoire :  « Que se passerait-il si tout le monde était végan ? » et posts suivants + fil Le Grain à moudre posts 62 et 63, avec mise au point de masterkey).

Et la réponse à l'auditeur est dans sa question : l'option maximaliste et très contrastée attire l'attention, ce n'est pas le cas de la nuance et du complexe (selon les journalistes).  Masterkey a cette belle formule dans le post 63 : L'"hystérisation du débat par la surestimation volontaire de son importance".

"ce mouvement ..... qui représente moins d'1% de la population !". Moins, c'est sûr... 0,1% ? 0,01 % ? Sur quelle durée ? Telle personne se déclare adepte de tel régime car elle l'a suivie... une semaine ? Un mois ? Durant certaines périodes ? France Culture, comme "tout le monde", aime cataloguer et donner des affirmations définitives, sans s'embarrasser de la réalité traitée "à la louche" pour le confort des esprits simples ou perçus tels, car l'arrogance des diffuseurs d'information c'est bien de croire que l'auditeur, même profane, ne peut entrer dans la complexité d'un sujet.

"Pourquoi une telle tribune pour un mouvement marginal" ? demande l'auditeur. Justement, ainsi vont les médias et notamment France Culture : plus c'est marginal et excentrique, plus cela doit faire l'objet d'une couverture importante (voir la question des personnes transgenres, grand sujet de la station).

L'idée générale, c'est que la minorité face à la majorité est par nature opprimée et qu'il faut présenter et défendre sa cause, non après en avoir étudié les tenants et les aboutissants, mais parce que la différence est en elle-même une valeur.

France Culture et les médias en général ont un soubassement mental issu des Lumières, elles-mêmes issues de la tradition humaniste chrétienne. L'application systématique de la bonté et de la reconnaissance à toute cause "différente", sans jugement réfléchi de sa légitimité, est contre-productive et exacerbe le ressentiment.

Mais n'est-ce pas là ce que souhaitent certains par idéologie ou par pauvreté d'imagination ? Considérer la conflictualité (le combat) comme seul et simple moyen de susciter (réveiller ?) la vitalité sociale ou individuelle ? N'y en a-t-il pas d'autre ?

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« Le monde est horrible » (une auditrice) - le Lun 16 Oct 2017, 20:21

Tiens, un constat qui commence à se faire entendre ?

« Le monde est horrible »
Katherine Brelière 16/10/2017 13:20 France Inter

Bonjour,
Je n'ai pas la TV, j'ai choisi la radio car j'aime ça. Les orientations, les choix, les croyances de Radio France (les français aiment la catastrophe et la revendication, on va leur en donner) me déçoivent et me mettent en colère. Ex : tous les dimanches matins, entre 9 et 10h, une émission cata. Ce matin : l'amiante et ses victimes. Vous nous rabattez les oreilles toutes la semaine avec des infos et émissions sur ce qui ne va pas, vous censurez à fond les initiatives porteuses, bienveillantes (des actions nouvelles, du modernisme d'idée), les faits joyeux, et le dimanche vous en rajoutez une couche, c'est toujours un sujet catastrophiste. Côté volume, il y a un vrai déséquilibre. Heureusement que "Carnet de campagne" existe. Pourriez-vous faire preuve d'un peu de respect et de bienveillance et faire une émission positive le dimanche matin (je parle d'initiatives et de pensées constructives). Sylvain Auger en faisait une autrefois, sur les gens qui prenaient l'initiative de changer de vie et qui racontaient, c'était super et ça donnait la pêche. Supprimée, bien sûr. Quelle est votre intention exactement en faisant ces choix ?

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« Lieux de mémoire'', formule passe-partout bien commode - le Ven 08 Déc 2017, 07:59

"Qu’on le veuille ou non Jean d’Ormesson et Johnny Hallyday font partie de ces  ''Lieux de Mémoire'' dont Pierre Nora , grand historien,  évoqua l’importance dans la construction d’une nation." Laurence Bloch. Faut-il en rire ou en pleurer ? Ce sera selon l'humeur.

Courrier des lecteurs, Une édition spéciale

On note également dans la réponse de la directrice de France Inter: "Les décès se sont en effet succédés" [succédé, le participe passé est invariable] ; "au moment même ou je vous écris". [l'accent semble rebuter LB qui écrit "le gout du débat" et "Soyez sur en tout cas" à une auditrice].

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Re: France Inter : radio culturelle ? -

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