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Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » Pierre Descargues (1925-2012)

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Pierre Descargues (1925-2012)    Page 2 sur 2

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Un rendez-vous nocturne en début d'année - le Sam 15 Déc 2012, 22:20

Dans la nuit du 1 au 2 janvier, en ouverture du programme nocturne et jusqu'à 3h35 :

00h35 - 03h36 :
L'invité du lundi - Piotr Kowalski (1 mars 76)
Emission de Pierre Descargues. Avec Jean-Christophe Bailly, Henry-Alexis Baatsch. Lectures de Gherasim Luca




Noter l'extension du programme de nuit qui, pendant les premiers jours de l'année, enchaine directement après Du jour au lendemain. L'info est encore incertaine, d'ailleurs on ne sait pas si c'est une mesure exceptionnelle où si c'est une modification de la grille pendant quelques jours. On verra bien. Anattendant, ça nous annonce 3h de Pierre Descargues - On n'oublie pas Pierre Descargues

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Lundi 11 mars - le Ven 01 Mar 2013, 13:28

[nolettrine]Il y aura encore un peu de Pierre Descargues dans les Nuits de Fc :

Lundi 11 mars
00h00 - 03h00 :
Après-midis de France Culture - L'identité Française : les français s'interrogent (29 octobre 76) par Pierre Descargues





Merci aux Nuits de FC qui n'oublient pas Pierre Descargues

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L'invité du lundi : Pol Bury - le Ven 16 Aoû 2013, 16:54

Dans la nuit de dimanche à lundi, rediffusion d'un après-midi de France Culture, en juin 1975 : ce jour-là, Pierre Descargues accueillait Pol Bury en 'Invité du lundi'


Incessamment ci-dessous, le détail de cet intéressant programme, dès que ma base de données ne se fera plus tirer par l'onglet. Anattendant, puisé dans "L'art à bicyclette et la révolution à cheval" (Gallimard - 1971 ici l'édition 'Idées') voici 2 déclarations périphériques, hélas les seules que j'ai trouvées qui soient assez courtes tout en illustrant le genre du bonhomme, et là on le retrouve très bien :

La 4eme de couverture :
<< Lorsque la Bourse frissonne les Beaux-Arts éternuent mais il ne faut pas que ça se sache ; des maîtres à penser veillent à la moralité de la façade. Se souvenant de Damoclès, ils inventent le non-art.
Pendant ce temps, les dames patronnesses de la critique donnent mauvaise conscience aux artistes possesseurs de Rolls-Royce et même à ceux qui n'ont qu'une résidence secondaire, tandis que des révolutionnaires de cimaise secouent le cocotier au nom de la morale.
Utile ou inutile, l'art se porte bien mais son âme fait des vagues. >>  

Et en épigraphe du volume qui réunit des textes d'humeur, en réaction à la connerie ambiante, on voit que Bury se méfie des purificateurs :
<< Dans le petit monde de l'Art, il y a d'un côté les artistes redoutant de contredire ce qu'il est dit d'eux et de leur travail, de l'autre un groupe de maîtres à penser dont quelques-uns, se détachant du peloton,  délaissent la toge du juge pour l'oeil attentif de l'indicateur de police.
La mitraillette culturelle à peine dissimulée sous le manteau, ils fusillent ceux qui vivent en état de péché de consommation : la pureté des autres est leur grand problème >>.





Merci aux Nuits de FC qui n'oublient pas Pierre Descargues



Dernière édition par Nessie le Sam 17 Aoû 2013, 18:04, édité 2 fois

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Cafetières et bouilloires pour ramollir la radio du poivrinet - le Sam 17 Aoû 2013, 17:30

Donc dans la nuit de dimanche à lundi, rediffusion d'un après-midi de France Culture, en juin 1975 : ce jour-là, Pierre Descargues accueillait Pol Bury en 'Invité du lundi'. A cette époque l'ambiance des après-midis de France Culture est bien différente de celle d'aujourd'hui, en comparaison cette dernière apparait quadrillée par le cadencement des émissions de 60'. En 1975 l'organisateur règle son après-midi avec l'invité, selon un certain bon vouloir. Et, comme dirait le dentier de Cazenave, dans une certaine mesure la non-formule de cette émission parfois rediffusée dans les Samedis de FC, préfigure celle du Bon plaisir : amis invité à fins de panégyrique ou de soutien moral, séquences à l'initiative de l'invité, archives de son choix ou apportées en pochette surprise. L'émission enchainera les parties enregistrées et les moments collectifs autour de la table du studio. Et dans le cas présent, comme avec Pol Bury l'humeur est à l'humour, ces moments-là ont le charme des bonnes émissions de Bertrand Jérôme : nous sommes à des kilomètres des rires lourdingues de chez Arnaud Laporte. Il n'y a plus guère que François Angelier pour nous faire maintenant une telle ambiance en studio. Au générique de cet après-midi de FC on remarque Françoise Malettra. La formule va vivre pendant quelques années. Un peu moins d'une décennie plus tard, François Malettra pilotera son premier Bon plaisir, avec Régine Deforges, puis encore une trentaine d'autres jusqu'à la 500eme avec Nancy Huston.

Mais revenons à notre émission de 1975 : qu'entendrons-nous ? En bien avant toute chose, ce qu'on entend c'est le son des années 75 et d'abord les musiques de l'époque : est-ce le Pink Floyd ou King Crimson ou bien CSN&Young ? En tous cas dans les premières minutes c'est du lourd. On en déduit que France Culture n'a pas attendu le rap pour être branché sur son époque. Mais c'est peut-être le seul point commun qu'on trouvera avec la station des années 2000 et suivantes. Ensuite Descargues nous livre en introduction un bref portrait de Bury, sur fond sonore bricolé comme un atelier de création radiophonique où on reconnait une marche de Souza passée au toaster donc tout cela est bien en phase avec le tempérament du provocateur qui joue le rôle de l'invité. Il y a plus d'imagination et de créativité dans ces 3 minutes que dans tout un après-midi des actuels samedis. Descargues donne ensuite le programme de l'après-midi, non sans avoir dressé l'inventaire des amis venus en renfort : le poète belge André Balthazar qui n'est venu que par téléphone, et les autres qui sont présents Jean Tardieu, Thomas Messer le Directeur du Musée Guggenheim, François Wehrlin, Didier Lelong, et les experts convoqués pour parler pognon Jean-Louis Prat, Pascaline Costa, Pierre-Yves Leprince.

Lectures :
- Claude Piéplu pour la séquence 'Humour noir'
- Catherine Sellers lit Flaubert, Balzac, Queneau
- Pierre-Yves Leprince lit des extraits du journal de Delacroix , et les plaintes de Salvator Rosa.

Dans le fil du programme des nuits, on trouvera un jalonnage modérément détaillé et quelques commentaires personnels sur le contenu de cet après-midi. J'espère donner envie d'écouter l'émission à certains forumeurs qui autrement seraient passés à côté.

Mais pour ceux qui en avaient déjà l'intention et travaillaient ardemment au détartrage de leur cafetière en prévision de l'événement, je déconseille de lire le post, qui risque de réduire le plaisir de la surprise. Au contraire mieux vaut se laisser aller à l'écoute de l'émission, quitte à venir en discuter ici a posteriori.

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Le sentiment tragique de la vie : avec Francis Bacon, invité du lundi - Rediffusion samedi à 3h37 - le Jeu 24 Oct 2013, 19:23

<< Je pense que l'art est une obsession de la vie et après tout, comme nous sommes des êtres humains, notre plus grande obsession c'est nous-mêmes.  >>

Dans la nuit de vendredi à samedi, à 3h37 FC nous propose la rediffusion d'un après-midi de France Culture : Pierre Descargues accueille Francis Bacon comme invité du lundi.  A l'occasion d'une exposition de tableaux récents (69-76) à Marseille, l'émission s'affranchit de sa structure habituelle : la séquence d'autoportrait est remplacée par une rencontre avec Bacon dans les salles du Musée, et dans la deuxième moitié, la partie débat se déroule -hélas- sans l'invité, entre critiques.  Autant dire qu'on y perd en saveur.

La première partie est donc la meilleure, et de loin. Au début le son n'est pas très net, car les premières phrases sont lâchées un peu loin du micro. Résultat il faut s'accrocher un tout petit peu mais on s'y fait vite, d'ailleurs ça ne va pas durer.  Et puis le peintre parle un français un peu hésitant, mais clair, compréhensible, et subtil. Il doit cette maîtrise à ses amis parisiens. Dans cet entretien il sera vite aussi à l'aise que dans ceux de 1976 avec François Leyritz, qu'on a pu entendre l'été dernier. Il dit tour à tour sa méfiance et même son refus de l'interprétation des tableaux, les siens comme ceux des autres. Son refus de se mêler de politique. Il parle de son travail, heureusement, mais aussi de ses influences : on sait -ou on ne sait pas- que Bacon est un peintre autodidacte, formé par la fréquentation des musées. Mais qui aurait dit que son oeil a été marqué par Poussin, Matisse, Picasso ? Parmi les récents, ses goûts vont vers les artistes Pop. Un temps Descargues continue la revue des goûts de son interlocuteur : après la peinture la littérature. Puis après une vingtaine de minutes, il passe au sujet même, c'est à dire aux problématiques du peintre, qu'il sollicite sur sa théorie esthétique : écoutons Bacon parler du portrait, la ressemblance, de la re-création par l'irrationnel, de l'instinct du peintre. Progressivement on s'éloigne des questions banales du standard de l'interview. Descargues s'appuie sur quelques remarques puisées dans les entretiens avec Sylvester, et ça n'est pas lui qui emmène Bacon là où il veut, bien plutôt il le pousse à nous emmener nous, là où Bacon veut aller. Ca va durer comme ça pendant 45 minutes, où Descargues respecte la méfiante prudence de son interlocuteur : méfiance devant l'intellect, humilité devant les défis esthétique (essayez donc de peindre une bouche vous m'en direz des nouvelles).

Pour boucler cette première heure, un intermède pour réveiller les auditeurs. Descargues n'est pas le seul à écouter soigneusement Bacon : il y aussi la réalisatrice Martine Cadieu. Son choix musical s'est porté sur Wozzeck, sous l'influence de quelques pensées de l'invité : "Ce qui m'intéresse c'est saisir dans l'apparence des êtres la mort qui travaille en eux, à chaque  seconde perdant un peu de leur vie ; dans une certaine manière c'est une forme d'angoisse mais je n'y pense pas car après tout la vie elle-même est angoisse". Elle cite aussi : "La peinture ne peut pas être aussi violente que la vie - la musique non plus ne peut pas être aussi violent que la vie ". La réalisatrice donne ensuite les raisons de son choix : pas de doute on est en 1978. Bien costaud l'auditeur qui trouverait au micro de FC en 2013 un choix esthétique exposé d'une façon à la fois aussi à la fois aussi fine et aussi limpide. Je ne dis pas que les choix musicaux de l'actuel FC sont mauvais, ni que les commentaires esthétiques sont nuls. Je dis simplement qu'une telle conscience du métier radiophonique n'apparait pas souvent dans le FC de maintenant où le micro est confisqué par les marchands de cuistrerie, de consignes morales, d'émotion bas de gamme, et de cuirs de langue.

Dans la deuxième heure, un dialogue en multiplex réunit à Paris deux critiques, Pierre Rouve et Pierre Jeannerat, et Gaetan Picon à Genève. Cette partie est décevante, même si elle ne risque pas d'apparaître faible : les critiques commentent quelques extraits de l'entretien qu'on vient d'entendre, et qui a été capté quelques jours plus tôt. Descargues anime le débat, les intellectuels invoquent l'une ou l'autre référence, littéraire (Beckett) ou bien philosophique (Deleuze, Sartre) et de là, hélas, le débat est dominé par les scies de l'intellect parisien. C'est dommage. Pourquoi n'avoir pas poursuivi avec le peintre cet après-midi du lundi ? On veut bien deviner que son temps est précieux autant que rare. On voit difficilement une autre forme pour l'émission : l'entretien devait fatalement venir avant le dialogue. Mais comme ce dernier a les accents des moments ennuyeux du Panorama. Quand bien même il est instructif et nourri de propos avisés, le goût en est bien terne, venant après la rencontre avec l'artiste. Donc les amateurs pourront apprécier mais ceux qui n'apprécient pas n'apprécieront pas. Cet après-midi de FC nous a fait commencer la dégustation par la boisson la plus forte et nous sert ensuite un jus quelque peu passé.

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Après-midi de France culture - 1 mars 1976 - le Ven 11 Avr 2014, 19:16

Ce samedi vers 2heures du matin, atassion au double décalage car les Nuits de FC nous servent un Après-midi de France Culture venu de l'année 1978. Par chance (on verra que c'est est une) l'émission est complète, en deux parties :
- 2h avec le sculpteur Piotr Kowalski, sous le titre : L'invité du lundi
- 1h de magazine coordonnée par Jean Montalbetti : L'heure de pointe.

La première section, celle de L'invité du lundi, tout à la fois préfigure Le bon plaisir, et rappelle la formule de "L'homme en question" mise au point pour la télé par Roger Pillaudin : entendez qu'avant les moments passés avec des amis à deviser au micro, l'émission commence avec un auto-portrait de l'invité. Piotr Kowalski était de ces artistes, pas rares dans les années 70, qui étaient venus à l'art après des études scientifiques aux USA. A l'entendre, son parcours d'autodidacte devenu étudiant de génie, était prometteur et devait le conduire aux plus hauts niveaux de la science. Du moins avant qu'il ne renonce à cette carrière et décide de bifurquer vers la pratique artistique, dont il ignorait tout. A entendre comme ça c'est fortiche. Dans cet autoportrait, long monologue d'une trentaine de minutes, il n'est pas toujours facile de déterminer si l'homme s'amuse ou s'il délire. En tous cas, à l'écouter le malaise pourrait bien être au rendez-vous : de l'auto-panégyrique, la philosophie de l'homme, non sans verbigérations, avec aussi des accès de rire forcé de celui qui joue la carte de la dérision mais ça sonne plutôt comme un reportage au cabanon. Dommage. Mal conseillé, ou bien pas conseillé du tout. Enfin on sent bien à ce moment là que l'homme n'est pas sculpteur de son et peut-être pas non plus sculpteur d'idées, mais sculpteur tout court. C'est dommage parce que ça avait bien commencé, avec la voix d'Einstein. Mais ceux qui préfèreront rater ce début retrouveront la voix du savant dans un deuxième service de la bobine d'archive aux environs de la 112e minute.

Disons-le franchement : cette première demi-heure était pénible, mais ça va s'arranger immédiatement après : la partie suivante c'est une discussion avec Martine Cadieu, sur la musique de Verdi. Avec des extraits du Trouvère, avec la voix de Maria Callas. Cette courte partie est une transition qui permet à l'auditeur de retrouver la planète Terre, ou plus prosaïquement de revenir de la cuisine où pour se préserver de la fin du délire il était allé se réfugier sous le fallacieux prétexte de se faire un sandwich, laissant son épouse vider le tube de tranquillisants.

Vient alors le morceau de résistance, et c'est ici que les amateurs de Pierre Descargues vont retrouver le producteur qui fait l'objet de ce fil, pendant un peu plus d'une heure de discussion mettant aux prises Kowalski et quelques amis : Gherasim Luca, Henri-Alexis Baatsch, Jean-Christophe Bailly, Harald Szeeman. Les sujets s'enchainent : L'art et la science - Le projet de Paris (projet artistique de l'invité : le créateur dans la ville) - Sculpture et poésie - Le projet de Chicago - Le musée du gai savoir. Ici sous le signe d'une approche hybride entre science et poésie, l'ambiance est très proche comme on l'a dit de celle des Bon plaisir : c'est une discussion détendue, entre amis, sur les sujets dont on ne voudrait pas à France inter en ces temps-là, et qu'on chercherait en vain dans le France Culture de maintenant. C'est dire à quel point cette heure est d'une écoute agréable, . On imagine en 1978 l'auditeur du samedi, celui qui a déjà traversé avec désespoir la première demi-heure et qui s'est maintenant de nouveau assis dans son fauteuil club un peu inquiet (l'auditeur pas le fauteuil) depuis que son épouse a fermé à double tour la porte de la cuisine. Eh bien cet auditeur-là constate, rassuré, que l'invité est maintenant comme un frère jumeau en moins dingo du déblatérant de la première demi-heure. Du coup on peut s'attendre à un autre dingo déblatérant car il sera inévitable que Descargues passe le micro à Gherasim Luca mais par chance soit ils lui ont planqué la mallette qu'il avait amenée et qui contenait ses poèmes, soit ils ont fait passer le bonhomme à la révision avant d'enregistrer la séquence ainsi vous seront épargnés les hoquets de la mécanique tels que les amateurs de Luca la connaissent. Luca sera obligé de lire un texte de Kowalski et l'auditeur de 1978 survivra malgré l'épuisement du tube de tranquillisants dont le cadavre gît sous la table du salon. Et les amateurs de rigolade ne seront pas perdants car le numéro comique sera remplacé par la participation finale d'Harald Zeeman depuis le Tessin, dans une conversation téléphonique évoquant à la fois le 22 à Asnières de Fernand Raynaud, et les chroniques téléphonées d'Alexandre Adler dans la matinale de France Culture. C'est d'ailleurs un peu dommage qu'on perde 3 minutes en Allô/allô/Tu m'entends ?/non y a  un problème technique/ Allo ne coupez pas mademoiselle/Clic-tuuut-tuuut  oui dommage car étant donné la qualité de son intervention(certes bien brève et en aveugle) avec Szeeman en studio la conversation eut été certainement passionnante. Après Szeeman c'est Einstein sorti du bobineau déjà entendu au début, qui tente de répondre à la question : est-ce que la science peut résoudre tous les problèmes ? Je laisse deviner la réponse, mais je signale que juste après, alors qu'il reste quatre minutes d'antenne et que Gherasim Luca est retourné s'enfermer sa mallette miraculeusement retrouvée, Kowalksi et ses deux amis Bailly & Baastsch qui sont les responsables de la revue "Fin de siècle", ont préparé une dizaine de questions philosophico-scientifiques sinon insolubles, du moins capables de fournir chacune un thème riche pour une heure de radio poétique, par exemple une Nuit magnétique pourquoi pas. Et là c'est la fin, avec une belle chute, et tant pis pour le suspense je vends la mèche : Descargues met Kowalski face au mot d'Einstein "Si c'était à refaire, je serais plombier" ah ah et qu'en pensez-vous cher Kowalski ? Ce à quoi le sculpteur répond que lui, il a déjà été plombier. L'ami Descargues en reste comme deux ronds d'ananas. Oui c'était une bien belle chute en vérité.  

Vient ensuite le magazine régulier : L'heure de pointe  
Accessoirement, signalons que cette troisième heure est franchement réussie et montre ce qu'on savait faire sur cette chaîne en 1978 quand on voulait produire une heure de radio saucissonnée en une demi-douzaine de sujets : le Tabou ; A quoi sert le temps ; Claude Vigée à Jérusalem, sur deux cultures ; Gérard Fromanger ; le théâtre de Franz-Xaver Kroetz ; un conte pour enfants (Daniel Mermet).

Résumons :
- Environ 10' : triple intro en abyme : d'abord Marc Floriot puis Michel Gonzalès, et enfin une présentation biographique par Pierre Descargues
- de 10' à 37' : Piotr Kowalski par Piotr Kowalski - Autoportrait au micro (prévoir un travail domestique)
- de 37' à 53' Musique : pour l'amour de Verdi. Par Piotr Kowalski et Martine Cadieu
- de 53' à  120' : Dossiers : L'art et la science - Le projet de Paris - Sculpture et poésie - Le projet de Chicago - Musée du gai savoir.
- de 2h à  la fin : L'heure de pointe. Belle heure de radio par Jean Montalbetti.

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Qui sont les français - 1 000e numéro des après-midis de France culture (29 oct 1976) - le Jeu 17 Juil 2014, 21:05

Dimanche à 2h51, les Nuits de FC rediffusent un Après-midi de France culture et pas n'importe lequel : celui du 29 octobre 1976, qui était le 1 000e numéro. Ce jour là, sur le thème "Qui sont les français ?", l'équipe mène l'enquête au fil de deux magazines : "Les Français s'interrogent" et "L'heure de pointe". Le tout se fait avec des musiques de transition prises chez Genesis, Magma et Roxy Music d'où une ambiance fichtrement 70's, et absolument pas guindée.

Surprise : ça commence par l'annonce tonitruante de Françoise Malettra qui ouvrait l'émission à 14h le 1er janvier 1973 (penser à baisser le son juste avant sauf si vous souhaitez consulter le lendemain). C'est que dans ce 1 000e numéro, Pierre Descargues tient à saluer le premier Après-midi, 3 ans et 10 mois plus tôt. Et depuis ce temps dit-il, l'émission est toujours là, certainement parce qu'elle a toujours tenu à se renouveler.  Pour ce programme de la 1 000e , la question annoncée dans le titre sera tout d'abord débattue entre 5 invités : Albert Jacquard n'a rien à dire sur le sujet sinon défendre avec quelques décennies d'avance le paradigme qui est aujourd'hui la note dominante de France Culture. Rien de surprenant donc. Mais on entendra aussi Michel Butor, Jean-Marie Benoît, le préhistorien Lionel Balout, et le dessinateur Sempé. Avec une surprise : la présence très active au débat d'Yves Jaigu qui est directeur de France Culture. Tous ces gens sous la houlette de Descargues ont des choses à dire. Ca vaut donc la peine de supporter le préchi-précha de ce je-sais-tout-et-vous-ne-savez-rien qu'était Albert Jacquard.

Ce premier débat s'étend sur une petite centaine de minutes. Il est suivi de la pause ou de la rubrique des Après-Midis : "La musique une et divisible"n par Fred Goldbek. Sujet : la virtuosité musicale aux 13e et 18e siècle, en partant du XVIIIe pour arriver au XIIIe. Très brillant monsieur Goldbeck, comme toujours.

A environ 2h15 de l'émission rediffusée donc vers 5h05, viendra le second magazine :  "L'heure de pointe", par Jean Montalbetti et Michel Abgrall. 6 écrivains étrangers au micro de Dominique Rousset et Marie-Hélène Fraïssé disent comment ils voient les français. Han Suyin, Alejo Carpentier, James Baldwin, Eugenio Montale, Italo Calvino, Stanley Hoffmann. Avec des lectures de Proudhon, Montaigne, Michelet, Hugo, Lautréamont, St John Perse, Stuart Mill, Paul Valéry par Jean Lescot, Odile Poisson Sylvine Delannoy et Daniel Mesguich.

Et ce qui ne surprendra pas les habitués, l'émission s'achève par la rubrique de Donagan : un conte pour enfants. A presque 6h du matin ça fait un choc. C'est le choc de la culture (cherchez bien dans la grille de journée, vous n'en trouverez guère Wink ).

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Re: Pierre Descargues (1925-2012) - le Sam 02 Aoû 2014, 13:31

Une miette de Descargues dans le programme : un entretien de 1976 avec Georges Duby :

@Nessie a écrit:
Conférences du soir :
- Heure de Culture Française - Fernand Braudel : Comment l'histoire est-elle fabriquée ? ( 11 juin 1959)
- Les paysans et le pouvoir : interview de Georges Duby dans Les après-midis de France Culture (28 septembre 1976) par Pierre Descargues
- A chaque siècle sa vérité : métamorphoses posthumes de Mazarin (10 mars 1961)par Maurice Schumann

Deux diffusions pour cet entretien, dans l'émission "Conférences du soir" :
- le 6 août à 21h
- dans la nuit du 6 au 7, à 01h50

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Renaissance : de la perspective au corps humain - le Lun 22 Sep 2014, 22:07

La nuit dernière, un numéro des "Arts et les gens".

3 septembre 1984, avec Jacques-Louis Binet : éloge de la main

Depuis que les émissions de nuit sont offertes à la réécoute, on en profite : [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2012/03/s12/RF_8153DCE9-1162-46AD-BC24-94E2C139886D_GENE.MP3" debut="00:44" fin="30:00"]

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''L'Homme à la guitare'' de Georges Braque par Pierre Descargues - le Mer 27 Sep 2017, 21:03

Rediffusé la nuit du 29 septembre dernier "L'Homme à la guitare" de Georges Braque (1ère diffusion : Les matinées du mois d'août -  12/08/1981) Par Pierre Descargues - Réalisation Noureddine Saoudi

Pour un descriptif plus complet, voir la rediffusion du 5 juin 2016 : L'histoire de "L'Homme à la guitare" de Georges Braque* . On pourra aussi comparer l'illustration de la page des Nuits (tableau en position horizontale et vu comme dans un miroir) et le tableau accroché au musée Pompidou en 1981 dans une archive de l'INA de 2'01'' ou encore ici



Braque au Grand Palais. (03 octobre 2013)

Introduction de Philippe Garbit : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-24.09.2017-ITEMA_21442058-9.mp3" debut="00:39" fin="01:25"]

Toujours un plaisir d'entendre Pierre Descargues.

* En 1981, au moment où une polémique s'engageait au sujet de la somme (9 millions de francs) versée par le musée d'Art Moderne pour l'achat du tableau de Georges Braque L'Homme à la guitare, Pierre Descargues, au micro de Françoise Malettra, revenait sur l'importance de cette oeuvre dans l'histoire de l'art . En retraçant le parcours du peintre, sa rencontre avec Daniel-Henry Kahnweiler et Pablo Picasso, il expliquait comment Braque était arrivé à ce tableau, point d'orgue du cubisme.

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Re: Pierre Descargues (1925-2012) - le Lun 23 Avr 2018, 22:08

Pour Marie Richeux, c'est "une archive", pour nous c'est Pierre Descargues, l'époque de la culture sur l'antenne qui méritait son nom : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18723-23.04.2018-ITEMA_21657245-2.mp3" debut="01:36" fin="03:11"]

Identifier l'archive comme le fait Jean-Noël Jeanneney à Concordance des temps serait, comment dire, trop difficile ?

Et puis une écolière* qui reçoit Florence Delay ("Écrivain et Académicienne")... La direction de FC aura vraiment tout osé.

Par les temps qui courent (à noter : le podcast de l'émission déjà enregistrée a été rendu disponible une minute après la diffusion à l'antenne, un record sans doute)

* Une mauvaise écolière qui écrit : "Ce sont ces dernières qui attire l’œil " / "le pli de leur robes" /

... et ces formules débiles du genre : "des roses évidemment - qui disent leur incroyable résistance et détermination".

Nessie(http://www.regardfc.com/t753-incroyable#24553) a écrit:En ce début d'année 2016 on remarque la percée fulgurante d'un hyperonyme sauvage : le qualificatif incroyable d'ailleurs accompagné de son dérivé incroyablement. (...)  Je m'attendrais à le trouver sur-représenté chez les plus médiocres manieurs de langue parmi nos radioteurs : Mariri Cheux, Caroline Broué, Xav'e de la Porte si je ne prenais soin de les éviter. Car la fonction d'un hyperonyme est d'être la roue de secours des infirmes en lexique. Pour autant, à l'image d'autres tics de langage, on le trouvera éventuellement chez les plus soigneux sinon de langue, du moins de précision langagière (Finkielkraut, Couturier, j'attends d'en trouver un chez Jeanneney) car les tics de langage se propagent aussi par contagion, sans épargner les porteurs sains. Cette dernière étiquette ne vise aucunement les membres du premier mini-groupe, évoqués 5 lignes plus haut, et qui loin d'être assimilables à des porteurs sains, sont plutôt des foyers d'infection.

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Re: Pierre Descargues (1925-2012) -

Pierre Descargues (1925-2012)     Page 2 sur 2

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