1 Une série américaine: the wire - le Jeu 03 Sep 2009, 18:20
Je voudrais parler d'une série américaine, devant laquelle je suis restée scotchée tout l'été, qui s'appelle The Wire. "Sur écoute" en français.
Je ne vais pas vous la résumer, d'abord parce qu'on en parle un peu partout sur internet, mais parce qu'il n'est pas possible de condenser en quelques lignes un travail aussi dense, dont chaque saison dure de 12h à 13h, (et il y a 5 saisons).
Tout se passe à Baltimore, ville réputée pour son taux de criminalité particulièrement élevé, lié au trafic de drogue. La saison 1, (13 épisodes d'une heure), commence par mettre en place la construction de l'histoire qui va suivre. Il n'y a ni bons ni méchants, mais il se dégage au fur et à mesure des fils qui se déroulent, l'idée que tout est affaire de circonstances, ou plus précisément de situations, et chaque homme tente de se frayer un chemin, avec ce qu'il est et ce dans quoi il est. D'aucuns diraient qu'il s'agit d'une analyse sociologique. Mais je ne l'ai pas perçue ainsi. C'est une analyse qui ne s'enferme dans aucun cadre universitaire, et parcourt la ville, comme une unité de fonctionnement avec les dealers, la police les médias, les politiques, l'école, les dockers, chacun sujet à des dilemmes étonnement semblables, essayant et échouant souvent mais pas toujours, de faire avec son éthique personnelle, et chacun tentant de se préserver dans le faible espace de liberté que lui laisse une ville économiquement déclinante, et où chaque initiative génère de nouveaux problèmes insurmontables.
C'est un travail de bénédictin, avec une amplitude et une profondeur inouïes. Tout est tenu, tout a un sens. Les réalisateurs, les acteurs, les scénaristes (dont certains comme Dennis Lehanne sont aussi des écrivains reconnus) ont construit une oeuvre où tout est tenu, maîtrisé, on n'est tolérée aucune approximation, aucun effet facile. Et le résultat est fascinant.
Je ne vais pas vous la résumer, d'abord parce qu'on en parle un peu partout sur internet, mais parce qu'il n'est pas possible de condenser en quelques lignes un travail aussi dense, dont chaque saison dure de 12h à 13h, (et il y a 5 saisons).
Tout se passe à Baltimore, ville réputée pour son taux de criminalité particulièrement élevé, lié au trafic de drogue. La saison 1, (13 épisodes d'une heure), commence par mettre en place la construction de l'histoire qui va suivre. Il n'y a ni bons ni méchants, mais il se dégage au fur et à mesure des fils qui se déroulent, l'idée que tout est affaire de circonstances, ou plus précisément de situations, et chaque homme tente de se frayer un chemin, avec ce qu'il est et ce dans quoi il est. D'aucuns diraient qu'il s'agit d'une analyse sociologique. Mais je ne l'ai pas perçue ainsi. C'est une analyse qui ne s'enferme dans aucun cadre universitaire, et parcourt la ville, comme une unité de fonctionnement avec les dealers, la police les médias, les politiques, l'école, les dockers, chacun sujet à des dilemmes étonnement semblables, essayant et échouant souvent mais pas toujours, de faire avec son éthique personnelle, et chacun tentant de se préserver dans le faible espace de liberté que lui laisse une ville économiquement déclinante, et où chaque initiative génère de nouveaux problèmes insurmontables.
C'est un travail de bénédictin, avec une amplitude et une profondeur inouïes. Tout est tenu, tout a un sens. Les réalisateurs, les acteurs, les scénaristes (dont certains comme Dennis Lehanne sont aussi des écrivains reconnus) ont construit une oeuvre où tout est tenu, maîtrisé, on n'est tolérée aucune approximation, aucun effet facile. Et le résultat est fascinant.








