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Villes-Mondes    Page 2 sur 3

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Villes-Mondes - le Dim 01 Avr 2012, 14:53

Rappel du premier message :

J'ai décidément bien du mal à rester à l'écoute de ces Villes-Mondes. L'émission dure deux heures, en plein dimanche après-midi, et il est donc difficile de passer à côté. Aujourd'hui, c'est Biarritz, et on entend une succession d'intervenantes amoureuses de leurs propres minauderies, enfilant perles après perles après perles. Tous les clichés du genre sur la mer, le soleil, les zamoureux sur la terrasse, car ces gens qui se tutoient entre eux sont des gens teeeeellement sensibles, voyez-vous. Sauf qu'il est toujours risqué de se tenir à la frontière entre sensibilité et sensiblerie, et lorsqu'on ne parle que par clichés, on a l'impression d'entendre une mauvaise imitation de dialogues de Rohmer, sans la substance. De temps en temps, on parsème un petit morceau d'information historique pour relancer la conversation, et c'est reparti pour ces longues hésitations pleines d'attitude, et toujours, toujours, cette façon de s'émerveiller de sa propre originalité. On peut appeler cela le syndrôme de Richeux, où on en finit pas de mettre en scène un genre de solennité personnelle, aussi personnelle qu'une image sur une boîte de chocolats. Bref, c'est du Carnets Nomades pour castors juniors.
On peut se pose la question : cette tendance répond-elle à une question de manques de moyens? (deux heures à remplir, pas le temps de faire des recherches et de monter solidement un tel mastodonte) Ou à une atmosphère bien dans son temps, pleine de vide,  que l'on cherche à créer?
Voilà deux heures d'antenne bien mal utilisées.
* * *

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Re: Villes-Mondes - le Lun 09 Avr 2012, 12:44

En tout cas, pas la peine de signaler ces manquements en commentant sur leur site, ce ne sera pas validé. Bébé-Martin préfère que les messages commencent par "Emission riche agréable blablabla".
Seul moyen de faire valider : envoyer un message élogieux contenant en code le vrai message, par exemple, avec à ne retenir que le premier mot de chaque ligne (ou, plus compliqué, imprimer une feuille, faire des trous dedans et la coller à l'écran pour lire ce qui est vraiment dit).
Vive le service public pas du tout imbu de son absence de talent.
Il faut envoyer quelque chose comme :

"Ce long documentaire sur Grenoble nous donne un panorama très enrichissant d'une ville peu connue. Dans ce
numéro, j'ai particulièrement apprécié la performance de l'artiste qui
est un des premiers à avoir tatoué le nom de sa ville sur ses fesses, ce qui est en soi
un numéro de bravoure, même s'il n'habite pas à Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson, ce qui aurait été du
gaspillage d'encre à moins bien sûr que son postérieur soit assez large pour accueillir ce nom
de ville. Félicitation en tout cas : comme il faisait mauvais et que le
temps allait se gâter, je ne pouvais pas sortir et donc étais resté près de mon préamplificateur
d'antenne pour mieux vous entendre."

Je suis sûr que ça peut passer.

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Voyage au bout de la cuvette - le Lun 09 Avr 2012, 16:32

@Mitsouko a écrit:J'attends avec impatience (et une certaine gourmandise ) le compte-rendu d'écoute du numéro grenoblois par Nessie qui connaît cette ville.

Mitsouko c'est bien gentil à vous de me solliciter. Tout occupé que j'étais à boycotter cette série jusqu'à en snober la page programme, j'aurais probablement ignoré ce sommet d'art documentaire. Suite à votre cordiale injonction je ne l'ai pas loupé mais je crains que d'autres ne s'en soient chargés à ma place I mean les deux producteurs de cette navrante facétie. Me voici péniblement arrivé au bout du premier quart d'heure et ça commence à sentir le piège maudit cette cuvette grenobloise dont Olivier Poivre d'Arvor leur a commandé d'aller tirer la chasse. Il faut dire que les deux premiers témoins ont de quoi saper le moral du touriste le mieux disposé et le plus enthousiaste.

Pourtant ça commençait en douceur, par un dialogue intimiste avec une femme de théâtre apparemment connue. Intimiste c'est à dire qu'elle nous parle des montagnes avec une belle voix à moité retenue, en arrière-plan sonore on entend un rire au trois-quart étouffé, d'on ne sait pas qui : l'enquêteuse probablement qui nicasse à mi-voix on se demande pourquoi car l'autre ne dit rien de drôle mais enfin leur petite scène a quelque chose d'attendrissant pour l'ambiance on se croirait un peu dans le boudoir d'une Marie Richeux qui aurait enfin dépassé les 13 ans d'age mental mais pas de beaucoup et serait restée bloquée au compteur depuis un sacré bail sur un âge vocal intermédiaire disons 16 ans je sais pas si je suis clair. Du coup la dame, elle, est moins claire que Marie Richeux. Cette émission commence donc par un exploit. Et c'est une femme de théâtre oui. Visez un peu l'expression : grâce à elle on apprendra que les montagnes c'est 'oohh' et que 'pfouuu' et qu'elle est "ambivalente par rapport aux montagnes" parce que les montagnes à la fois elles sont là et aussi elles sont là. En clair : on les voit mais à cause d'elles on ne voit pas ce qu'il y a derrière. Etonnant, non ? J'essaie de le dire à sa façon mais je suis pas certain d'y parvenir et la seule idée de faire un rewind fut-ce sur une demi-minute ça me fout le cafard presque autant que de passer tout un dimanche à Grenoble.

Après cette profonde réflexion sur les montagnes me voila pour le coup radiophoniquement estourbi. Je sens qu'elle va nous en sortir d'autres du même tonneau, par exemple : "vous savez j'aime bien la mer aussi mais en même temps ça manque un peu de solidité je trouve". Ou "j'adooore la nuit mais kamême c'est dommage paske la nuit y fait plus sombre que pandant le joure". Ou alors "j'aime bien la ville mais c'est dommage en ville yapa des champs de blé avec des chevaux en cavallecade". Ou mieux : "moua j'aime bien manger de la glace mais c'est dommage parce que c'est froid" (elle préfèrerait chaud, fumant, salé, dans une assiette en remplaçant la crème aromatisée par des lingots au jus de viande, et à la place du bâton il y aurait un os entouré de bidoche bref ça serait très bien mais est-ce que ce savoureux cassoulet au confit de canard serait encore de la glace je 'en suis pas certain). Tétanisé en attendant la prochaine connerie, comme certains serrent les fesses moi je serre les oreilles et je me rends compte que je suis en train de fantasmer sur toutes les sornettes qu'elle va nous débiter si la séquence se prolonge. Donc c'est dur, oui. Par contre je me souviens très bien comment ça se finit cette première minute avec la dame : par un rire con.

Hum. Seulement une minute que ça dure et déjà on devine le boyau de l'ennui. Et il va y en avoir 119 comme ça ? Car c'était seulement la séquence pré-générique, avant la présentation lue par Bébé-Martin-Qui-Joue-Les-Finauds. 119 minutes, boudiou je sens que je vais pas y arriver. Mitsouko vous m'avez piégé...

./...

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12e minute contre le crétinisme - Jet de l'éponge - le Lun 09 Avr 2012, 16:42

./...

Et là, belle surprise et changement de ton : on passe 8 minutes fort divertissantes à marcher dans les rues en compagnie d'un débile. Un débile, je répète au cas où parmi les visiteurs du forum se glisserait un autre débile (ou bien le même) venu chez nous sur RFC pour connaitre Grenoble. Donc voila qu'au micro de l'enquêteuse, le débile nous annonce que nous quittons la 'Gar' de Grenobe. Avec un bel accent d'enthousiasme sur 'Gar qui sonne comme un coup de trompette d'enfant dans une kermesse de village dévasté par le crétinisme alpin. Après la copie de Marie Richeux, là c'est plutôt une version masculine d'Eva Bester qui pète de fierté en plaçant sa question con à un invité au sourire figé de bienveillance crispée. Enfin nous voila partis dans les rues avec le débile tout occupé à pérorer son euphorie en trainant derrière lui la pauvre enquêteuse malgré tout ravie, vers il-ne-nous-dit-pas-où-tout-en-le-disant (hu hu - nous allons voir mère-grand). Bien dans son rôle de guide, il peut commenter le paysage, par exemple : "cette montagne, là, c'est quoi ?" (lui demande la journaliste). Pas besoin de suivre l'itinéraire sur une carte : la 'montagne' ne peut être que le Vercors ou la Chartreuse ou Belledonne. Ca n'a pas manqué : le débile répond "C'est Begdone". Et il répète, en plus : "Begdone".

C'est à ce moment là que j'ai compris que notre guide dans Grenob' était un débile. Je me doutais pas que c'était possible de trouver UN Grenoblois qui ne saurait pas prononcer correctement le nom de la chaîne qu'on voit au bout de chaque rue (à condition de regarder du bon côté sinon vous avez le Vercors). Imaginez un parisien à qui vous auriez la franche et naïve confiance de demander "c'est quoi ce tas de ferraille ?" ou "c'est quoi ce splendide pilier exponentiel ?" et qui vous répondrait "C'est la Tour Eiffègue" avant de répéter fièrement "La Tour Eiffègue ". Que conclure ? Que le type est un débile. Vous auriez le droit de douter : peut-être qu'il ne peut pas prononcer les "L" ? Après tout, à France Culture y en a plus d'un qui ne sait pas prononcer les "o", alors... Et justement quelques instants plus tard on l'entend dire "kè'kes kihomètres" et "p'usieurs tendances pohitiques". Nous voila submergé de honte, et d'une pitié rétrospective : flûte j'allais écrire une crasse sur un handicapé de naissance ou bien sur une victime de la méthode globale.

Et puis non : une minute plus loin de nouveau le rebondissement car on l'entend dire très distinctement le mot "local" donc notre crétin des Alpes est quand même capable de prononcer un "L", et même deux sans avoir besoin de remettre un compteur à zéro ou d'avaler sa salive. Là il faut vérifier zzzip 20 secondes en arrière oui on entend bien la consonne liquide et même deux fois. Donnerwetter mais comment-est-ce possibe ? Malgré les apparences ici le crétinisme ne peut être que figuré : altitude à peine 200m au niveau du Drac (le gus ayant bien signalé qu'il ne connait pas les montagnes) donc pas de carence en iode. Què'ques instants encore et on entrevoit la so'ution de 'énigme :
1) soit le type parle avec une cacahuète dans la bouche
2) soit il a un piercing à la langue
3) ou alors une pince à linge (n'oublions pas que c'est un artisse)
et ça lui fusille une consonne ou peut-être même plusieurs car vu son registre assez limité il n'a pas encore eu l'occasion de les essayer toutes. Donc oui un piercing surement d'ailleurs il y aurait comme une cohérence puisqu'à ce moment on apprend qu'il s'est aussi fait tatouer "Grenoble" sur le fion espérons que ça ne le gène pas trop pour Hein ? bon oui j'arrête là sinon ça va finir graveleux.

Bien. Résumons : Il est 14h12 et qu'avons nous appris ? Que les montagnes sont là tout en y étant. De Martin Quénéhen un point d'histoire où l'on a le temps de remarquer Stendhal et Minatec, deux très bons sujets pour France Culture, on y reviendra (peut-être ?). Enfin avant de bizouiller Mère-grand, de la bouche percée du débile nous avons eu le temps d'apprendre que Grenoble était il y a peu la capitale mondiale du squatt, donc bien dans le paradigme idéologique de France Culture, et un haut lieu de la contestation technophobe donc encore mieux dans le même paradigme. Et dans la foulée voici bébé-martin qui reprend la parole pour tartiner sur l'inceste. Super-finaud, comme transition : Stendhal l'incestueux, et notre débile amoureux de sa grand-mère, tudieu le rapprochement ! Grenoble ville de l'amour et ville de l'inceste, il fallait oser.

Les acteurs du drame ne sont pas encore en place ou plutôt ils le sont puisqu'on redoute que la culture, comme l'urbanisme, ne seront pas à la noce : étant donné que la nouvelle école du documentaire culturel consiste à enregistrer des rires cons et à suivre des débiles dans la rue puis dans les escaliers jusqu'à leur toc-toc sur la lourde de leur grand-mère, nous avons-là un assez bon exemple de la radio culturelle mise en place par Olivier Poivre d'Arvor avec la coopération active de tâcherons aussi doués pour oeuvrer à la radio que ne le sont les lycéens ahuris qui font mumuse en garnissant de conneries neuves l'encyclopédie coopérative où ils ont recopié la veille quelque connerie ancienne qui leur a permis de récolter un 18 sans avoir rien appris ni rien compris ni rien fait ni rien d'autre. Oui c'est un autre sujet mais voila, une connerie m'en rappelle toujours une autre.

Question : est-ce que je vais continuer encore longtemps ce numéro de sadisme ? Remarquez, il y entre aussi une bonne part de masochisme car pour se farcir une telle bouillie il faut être maso, ness pas.

Bon je vais faire une pause et reprendre tout à zéro, ou bien écouter le doc à l'envers puisqu'il semble avoir été fait en dépit du bon sens peut-être que ça sera moins raté après tout...

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Harvard (d'où ne sort pas la so-called « productrice ») - le Dim 22 Sep 2013, 15:40

Aujourd'hui on a fait du masterkeyisme et de l'anti-machefertisme, à savoir une écoute en flux et non l'écoute d'un podcast.

Et l'on est tombé sur VILLES-MONDES HARVARD - Escale 1.

C'est amusant.

On a écrit ici ou là, sur cet espace de discussion et de critique radiophonique, que l'on croyait parfois entendre sur les ondes de France Culture des voix (souvent de jeunes femmes) ressemblant à celles de jeunes lycéennes, voire de collégiennes.

Well, dans cette émission on se demande si la dénommée Catherine Liber a dépassé le primaire : oh, le joli écureuil ! Oh, quel beau mur jaune ! (ce n'est pas le petit pan, je vous rassure, elle serait trop précoce).  Et vous le trouvez joli le Yard ? Oh ! Oh !

Et des questions-observations  d'un vide a-by-ssal. La première demi-heure de cette émission qui dure une heure est un flux de banalités sans aucun intérêt.

Et là on se dit qu'il y a un vrai scandale : gâcher de précieuses ressources de cette manière est impardonnable (déplacement d'une équipe sur place). Et surtout rater une occasion, qui ne reviendra sans doute pas de sitôt, de faire un reportage solide sur Harvard, voilà qui ne passe pas.

Comment est-ce possible ?

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On préfère écouter Maxime le Forestier que ça : - le Jeu 09 Jan 2014, 00:04

VILLES-MONDES SAN FRANCISCO - Escale 1

Déjà, on a tiqué à ceci dans la page de présentation (par ailleurs le/la photographe ne gagnera pas Arles...) : « La ville, qui fut le pôle magnétique des nomades et voyageurs du monde entier, est aujourd'hui gâtée par un phénomène qui affecte toutes les grandes métropoles, la "gentrification". ».

Par curiosité, on a écouté le début :

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2014/01/s01/NET_FC_d3853361-4df0-4b27-bf90-1b8c7930586b.mp3" debut="02:25" fin="04:00"]

Répétition du même discours, bien normé, ça va plaire à certains...

Ce qui va plaire aussi, c'est la voix de gamine bête, doubleuse de séries américaines ou de dessins animés pour bébés, qui traduit en surimpression les propos du « poète Michaël Palmer » en début d'émission.  Pour ceux qui ne supporteraient pas,  cela s'arrête à 10 minutes. Je ne suis pas allé plus loin. Je passe le relais. J'ai la station culturelle de la BBC à écouter.

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San Francisco (1) suite - le Lun 13 Jan 2014, 23:10

Soyons juste : la suite de ce Villes-Mondes, San Francisco (1) est plus professionnelle en matière de voix en surimpression. Pour les propos on est dans l'anecdote.  

L'émission s'écoute un peu comme on feuillette un magazine de voyage en somnolant dans un train, ça fait passer le temps.

La case de diffusion de 15h-16h le dimanche se prête sans doute, dans l'esprit des concepteurs, à ces entretiens anecdotiques. Il faut peut-être rappeler à tous les fanas de l'écoute différée (j'en suis) que certains auditeurs n'écoutent qu'à l'heure de diffusion et que cette heure peut appeler un certain type d'écoute et donc de programme (ronronnant et exotique).

On a la nette impression que les auditeurs du Forum écoutent France Culture comme une webradio, ce qu'elle n'est pas. Si elle l'était, on pourrait sans doute davantage exiger le maintien d'une haute qualité pour toutes les émissions, puisque l'auditeur écouterait principalement une émission par intérêt et non pour distraire son oisiveté.

Soyons honnêtes, la mise à disposition en podcast des émissions de la radio publique et privée (française et étrangère), les webradios universitaires et culturelles, permettent, comme ça n'a jamais été le cas, d'écouter et de réécouter facilement de bonnes productions. Que ceux qui n'ont pas 1000 podcasts en attente disent le contraire... Aussi, on peut de temps en temps passer l'éponge sur la médiocrité, comme dans ces Villes-Mondes,  tout en restant vigilant sur la qualité de  l'ensemble des émissions diffusées.  

J'entends déjà gronder des voix discordantes...

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Seulement 1 000 podcast en attente ? C'est bien maigre.... - le Mar 14 Jan 2014, 11:48

Pas la mienne en tous cas.

C'est un des paradoxes de notre situation devant cette radio : l'insatisfaction des auditeurs exigeants s'accompagne d'une amélioration certes pas du programme qui ne cesse de pédaler dans une semoule de médiocrité, mais amélioration tout de même de notre ration ordinaire de radio parce que dans le même temps qu'ils deviennent plus sélectifs, ces auditeurs-là apprennent à exploiter au mieux les ressources de plus en plus maigres mises à leur portée : il y a toujours 2 ou 3 heures de qualité chaque jour heureusement, et avec en prime les émissions du passé qu'on trouve dans les nuits ou par les réseaux d'échange, on peut échapper à l'abyssale sottise du programme en continu.

Résultat : ils deviennent encore plus exigeants et encore plus déprimés par la médiocrité de la radio culturelle, médiocrité dont le coup d'envoi fut donné en septembre 1999 un peu comme Brigitte Bardot venue en short moulant donner le coup d'envoi du mach de foot Bayern de Munich contre le Sporting club de Lons-le-Saunier le 1er avril 1971 ça se passait à 5minutes à peine de la Maison de la radio (match de gala au profit de la ligue des mouches victimes de l'amanite).

C'est une variante du paradoxe jadis théorisé par Tocqueville disant que le progrès accroit la frustration. Dans le cas présent, la régression institutionnelle accroit l'effort individuel, d'où résulte à la fois un progrès en lui-même paradoxal, et un accroissement du niveau d'exigence. Pour Tocqueville, au fur et à mesure qu'une situation s'améliore, la part résiduelle du mal devient de plus en plus insupportable ; de là le confort et le progrès accroissent non la satisfaction, mais l'insatisfaction et l'appétit. Dans la pratique, notre variante est que le progrès de la médiocrité à France Culture accroit notre exigence, par là la qualité de notre écoute, et malgré l'amélioration de notre ration quotidienne le reste nous semble bon à piétiner. Ce en quoi nous sommes encore bien indulgents car la juste destination de la radio de Poivre d'Arvor c'est pas le paillasson mais directement la poubelle. Ceux qui pratiquent non l'écoute différée mais le programme en continu en savent quelque chose.

Donc ma voix ne sera pas discordante. L'analyse de Philaunet est on ne peut plus juste : le podcast sauve l'auditeur comme les conserves sauvent de la famine. Ce qui rend encore plus comique le précepte Lauradelairderien : "La radio c'est le direct".

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San Francisco (2) - le Mar 14 Jan 2014, 18:01

@Nessie a écrit:Pas la mienne en tous cas.
Tout ce qui suivait dans votre post mérite réflexion et discussion, merci. À suivre...

Retour à San Francisco, 2e heure, en différé sur MP3, avec usage sans modération de la molette pour faire avancer cette émission d'un ennui indicible.

Et voilà enfin de la culture : Re/current: Bates and Beethoven’s Mass in C ! Voilà (aussi) San Francisco, côté culture musicale.

On vous le signale gracieusement après recherche personnelle, parce que le Villes-Mondes des touristes de 25-35 ans payés par France Culture pour aller en Californie, c'est,  pour la musique, ceci exclusivement :

Dreamin', Twerps (Twerps, Chapter Music, 2011). Enregistrement live au Rickshaw Stop, le 2 novembre 2012.
Will We Be Scared?, Thee Oh Sees (Putrifiers II, In The Red, 2012)
Extraits de l'enregistrement de l’album MCII de Mikal Cronin au studio The Bauer Mansion (Chinatown).
Wild Animals I Have Known (Polk Street Diaries & After), Kevin Bentley


avec des représentants de la culture présentés comme suit :
[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2014/01/s02/NET_FC_27aa6f75-7043-43ce-b3be-7a0afdaa52d2.mp3" debut="19:35" fin="21:00"]

À San Francisco, il y a beaucoup de bars et les gens sortent la nuit. Comme c'est curieux (et intéressant) !

Des écrivains, du théâtre, de la peinture (oui, il y a des graffeurs), des jardins, des arts de vivre, etc. Impasse. Que pouic.

Qu'a-t-on appris alors ? Qu'à San Francisco il n'y a pas pas d'homosexuels mais des "gays" (prononcer "gais"). On suppose que le sujet est majeur et intéresse l'intervieweur envoyé par France Culture, car la moitié environ de l'émission y est consacrée.

Musique du type vu plus haut et communauté homosexuelle, c'est en gros le programme de cette émission qui s'intitule « San Francisco, 2e escale ». La page pourrait le signaler, comme information.

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A quand le numéro 1 000 ? - le Dim 27 Juil 2014, 15:29

Où en est villes-monde ? La série mérite-t-elle toujours son boycott ? Est-ce qu'on y entend toujours des débiles embauchés comme guides touristiques et des remarques aussi instructives que "chaipas où on est - ah si c'est par là vous avez vu c'est beau non ? " ? Et, est-ce que les producteurs ont toujours cet insupportable ton d'enfant gâté ?

Cette émission est elle toujours le joujou du Directeur de programme ? Le plus triste c'est que c'est bien sa seule action en faveur du documentaire, cette la carte postale ruineuse. La série devait atteindre combien de numéros déjà ? 300, 500 ? Alors qu'elle boucle sa troisième année, va-t-elle survivre aux restrictions de budget ? Ca doit quand même coûter bonbon ce documentaire de voyage : il faut envoyer chaque semaine un producteur et une équipe pendant combien de temps ? Surement pas pendant une journée ou deux : il y a de la préparation sur place, il y a des repérages, ensuite seulement il faut prendre les sons. Tout ça coûte. Et c'est dans le même temps qu'on liquide Du jour aux lendemains, pour raison d'économies.

Je mets au défi la chaine France Culture d'établir et de diffuser le coût moyen d'une minute de ces documentaires là, et de le mettre en regard d'une minute des entretiens de Veinstein. Pour trouver plus cher, on aura quoi : une minute de direct pendant les opérations spéciales ? J'ai bien dit le coût moyen, hein, pas le coût d'une minute du numéro sur Lille ou Lyon.

Et entre Villes-Monde et Veinstein, on aurait, par coût décroissant :
- une minute de Christine Ockrent ou de Frédéric Taddéi
- une minute de fiction soignée
- une minute de Création radio, au sens de l'ACR, des ateliers du mercredi-jeudi
- une minute de documentaire classique
- juste un peu moins cher peut-être, une minute de documentaire saucial (ou alors l'inverse ?)
- une minute de théâtre ou de conférence en direct ou captation, quasi sans montage
- une minute de direct créatif par les branleurs de la maison (Atelier du lundi & autres foutaises)
- une minute de magazine-débat autour d'une table (grain à moudre, économie en questions)
- une minute de magazine-entretien avec archives (Hors-champs, Concordance des temps)
- une minute de magazine-entretien en tête à tête (Questions d'éthique, Atelier du son)
- une minute d'A voix nue

Tout cela estimé au flair bien sûr, parce qu'on n'imagine pas cette société du service public qui publierait ses comptes. Et puis il faut tenir compte de certains éléments du coût de fabrication, dont ici on n'a pas idée : acheter des archives, défrayer ou rémunérer l'invité. Mais je parie que la minute de Veinstein est soit la moins coûteuse de la liste, soit bien placée en bas du tableau. Et je parie aussi qu'on ne saura jamais ça. Ca vaut mieux, dira-t-on.

On peut défier la chaine, ici on ne risque rien et surement pas de voir venir la contradiction en provenance du service comptable. De toutes façons à FC ils ne nous lisent que pour pleurnicher ensuite sur leur page comme Xavier Delaporte, et surement pas pour tenir compte de la demande des auditeurs qui veulent autre chose que de la soupe chère et pas bonne.

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Essaouira - le Dim 27 Juil 2014, 15:54

@Nessie a écrit:Où en est villes-monde ? La série mérite-t-elle toujours son boycott ? [...]

J'ai écrit ce coup de gueule en écoutant Abdelwahab Meddeb introduire le numéro rediffusé aujourd'hui : Essaouira, 2e partie. Ce numéro est fort sympathique. Il est dû non aux petits soldats de la branchitude Arvorienne, mais à un homme de culture ou plutôt à un tandem de culture : Meddeb + son réalisateur habituel François Caunac lui-même producteur à l'occasion, on se souvient de ses bons numéros dans Une vie une oeuvre.

3 ans déjà ? Ca veut dire que les premiers numéros de la série ont déjà quitté le délai de réécoute. Pour ceux qui au vu de ce numéro d'Abdelwahab Meddeb, se souviennent que la qualité d'un documentaire vient  le plus souvent non du sujet, mais de l'équipe producteur-réalisateur, il est temps d'aller faire son marché sur le site de FC, en commençant à la page de l'année 2011-2012, et en commençant par la fin ou presque.

La méthode : repérez les noms des producteurs. Si ce nom vous rappelle quelque bonne expérience pour l'auditeur, un conseil : archivez-donc le numéro. Car s'il y a dans ce paquet une vingtaine de bons numéros autant se les mettre à gauche, car l'hiver culturel continue d'avancer sur France Culture. Pour en revenir à Essaouira, il y avait hier le premier volet qu'on peut écouter en clickant ici.

Et ensuite, après ou plutôt avant Abdelwahab Meddeb, cherchons les noms de Françoise Estèbe, Colette Fellous, Anna Szmuc,  ... ... (liste en cours - on y retrouve çà et là les documentaristes de Surpris par la nuit)

Ensuite, deux méthodes :
- soit vous possédez le module de téléchargement Download Helper.
- soit vous faites marcher L'aspirateur à culture (qui dans ce cas, permet de remonter tout au début de la série, donc au-delà du délai de réécoute)[/b]

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Quand Télérama s'y met - le Sam 13 Déc 2014, 14:14

Que se passe-t-il? Même Télérama commence à critiquer timidement cette émission de tourisme social :

http://www.telerama.fr/radio/france-culture-depeind-bangkok-facon-impressionniste,120348.php
(oui, même à Télérama, la conjugaison des verbes, c'est un peu compliqué)

« Si on est silencieux, c'est qu'on est mort », dit-on en Thaïlande. Vacarme des rues et des avenues, tapage des quartiers de nuit, tumulte des centres commerciaux… Bangkok fait du bruit, car Bangkok s'étourdit. La capitale asiatique « avance trop vite, sans regarder d'où elle vient », assure l'un des intervenants de ce Villes-mondes. Au micro d'Anne Pastor, les clichés semblent se succéder. Conformes à l'ima­ge que l'on se fait de la cité lacustre (son gigantisme, sa pollution, le sourire de ses habitants), bien que parfaitement fidè­les à ses désespérantes réalités sociologiques et politiques (la prostitution, les libertés en régression).
Du monastère royal au Siam Center (gigantesque temple de la consommation), des canaux paisibles où barbotent des varans au marché bondé de Chatuchak, la reporter explore avec application les quartiers, et les contradictions qu'ils révèlent de la société bangkokoise. Comme dans un portrait chinois, la cité apparaît par touches subjectives : chacune insuffisante, toutes indispensables. Mais peinant à dessiner un autre Krung Thep que ­celui que l'on connaît…


Verra-t-on un jour un article sur le manque de vision culturelle de la direction, qui n'a plus de nouveaux projets à nous proposer? Les Villes-Monde cristallisent parfaitement ce nouvel esprit : de la vignette sonorisante, du commentaire social qui va bien, de la confirmation de point de vue, de la détresse en boîte, de la générosité préfabriquée, et surtout (le plus important), un grand sentiment de satisfaction personnelle de la part des producteurs concernés. On est donc ravis pour eux. Mais Télérama se réveille (attassion).

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