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La Fiction à France Culture    Page 23 sur 24

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La Fiction à France Culture - le Mar 03 Avr 2012, 23:29

Rappel du premier message :

Qui niera le pouvoir de fascination (et d'addiction) de l'information journalistique, même mauvaise ou biaisée ?  Qui ne voit pas l'attrait qu'exercent sur l'intellect les plus ou moins beaux discours savants (quand il y en a), même si, une fois l'émission passée, on est gros Jean comme devant (à moins d'avoir pris des notes et d'aller lire sur le sujet et en discuter, ce que les Allemands décrivent de manière imagée par "sich mit dem Thema auseinandersetzen).

La création radiophonique, la lecture de textes littéraires ou de poèmes, les adaptations radiophoniques de romans ou de correspondances suscitent peu de commentaires. De fait, parmi les auditeurs attentifs, il existe un sous-ensemble (oui, on a fait des maths modernes dans les années 1970... au début de nos années dix, comme dirait C. Broué...), celui des auditeurs attentifs puissance 2 qui suivent les fictions et lectures où il ne faut pas perdre un mot de ce qui est diffusé.

Il semble que France Culture rattrape en partie la médiocrité de ses débats par la qualité de ses créations, notamment dans le Feuilleton du soir. Ainsi on se rappelle une superbe série en 10 épisodes sur Fanny Stevenson en juin 2011 : http://www.franceculture.fr/emission-fictions-le-feuilleton-les-iles-au-tresor-de-fanny-stevenson-de-sylvie-peju-810-2011-06-22.

Cette semaine du 02 avril 2012, c'est la voix du talentueux et attachant lecteur Georges Claisse (souvent sollicité dans les Nouveaux Chemins de la Connaissance) qui nous a fait nous attacher à cette captivante adaptation radiophonique de "Trois affaires criminelles résolues par le juge Ti" de Robert Van Gulik.

L'art spécifiquement radiophonique (les Ateliers de Création, les lectures, les dramatiques, etc.) est un genre que le service public peut s'honorer de représenter via France Culture. Que subsistent, à l'ère de l'audio-visuel, d'Internet et du tout informatif, ces enclaves nourrissant l'imaginaire est signe que tout n'est pas parti à vau-l'eau, loin de là.

http://www.franceculture.fr/emission-fictions-le-feuilleton-trois-affaires-criminelles-resolues-par-le-juge-ti-de-robert-van-gul
Adaptation : François Cuel ; Réalisation : Jean-Matthieu Zahnd ; Suivi éditorial : Emmanuelle Chevrière, conseillère littéraire ; Bruitages : Bertrand Amiel ; Equipe de réalisation : Bernard Lagnel et Matthieu Le Roux; Assistant à la réalisation : Benjamin Hû
* * *

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Re: La Fiction à France Culture - le Lun 17 Oct 2016, 17:24

Philaunet(http://www.regardfc.com/t452p210-la-fiction-a-france-culture#27214) a écrit:
Quand vous est-il arrivé pour la dernière fois d'attendre avec impatience la diffusion d'une émission de France Culture ? D'en guetter la mise à disposition en podcast ? Hier après avoir écouté en une seule journée les quatre premiers numéros du Feuilleton de la semaine, l'attente du 5e numéro m'a paru bien longue...

Il ne faut en aucun cas lire le descriptif de l'émission avant d'en avoir écouté au moins trois numéros. On perd sinon une grande partie de l'intérêt qu'il y a découvrir petit à petit les tenants et aboutissants des trois récits entrecroisés que constitue "la fable politique et chimérique d'Andreï Kourkov, Laitier de nuit". De mon côté, j'ai écouté les quatre premiers numéros sur le seul nom d''Andreï Kourkov, un auteur ukrainien de talent dont les jurés du prix Nobel n'ont sans doute jamais entendu parler.*

Cette adaptation bénéficie d'une distribution de qualité pour une adaptation** et une réalisation vraiment réussies. La liste des participants à cette fiction (en 10 épisodes) est longue. On notera les trois narrateurs, Sophie Daull, Frédéric Pierrot, Olivier Claverie (notamment ce dernier, pour sa voix) qui accompagnent les dialogues avec bonheur.

À vos podcasts... Laitier de nuit d'Andreï Kourkov Episode 1.

*Andreï Iouriévitch Kourkov est un écrivain ukrainien d'origine et de langue russes. Il déménage à Kiev dès son enfance et suit des études à l'institut d'État de pédagogie des langues étrangères. Il débute sa carrière littéraire en écrivant des contes pour enfants durant son service militaire alors qu'il est gardien de prison à Odessa. Son premier roman, Le monde de Bickford, est nominé en 1993 à Moscou pour le Booker Prize russe. L'année suivante, il gagne le prix de la compétition Heinrich Böll pour La chanson préférée d'un cosmopolite. Son roman Le pingouin, paru en France en 2000, rencontre un énorme succès qui se confirme avec ses romans suivants dont Le dernier Amour du président (2004), Le laitier de nuit (2010) et Le Journal de Maïdan (2014). Son dernier roman, Concert posthume de Jimi Hendrix, est paru en France en 2015 et ses livres sont aujourd'hui traduits dans 36 langues à travers le monde.

** Julie Guichard, originaire de Tours, poursuit un cursus universitaire en Arts du spectacle et se forme au métier de l'acteur à Paris. En 2011, elle intègre l'ENSATT (École Nationale des Arts et Techniques du Théâtre) en section Mise en scène où elle travaille notamment aux côté [sic] de Guillaume Lévêque, Philippe Delaigue, Frank Vercruyssen (Tg STAN) et Jean-Pierre Vincent. Elle termine en parallèle son Master 2 à l'université de Lyon 2. En 2015, Elle fonde la compagnie Le Grand Nulle Part. Aujourd'hui, elle monte Les Ours, une adaptation d'après L'ours et Ivanov d'Anton Tchekhov qui sera joué au Théâtre de L'Élysée à Lyon en novembre 2016. Elle participe pour sa troisième année à l'élaboration du Festival En Actes autour des écritures contemporaines et assiste Christian Schiaretti au Théâtre National Populaire.


Le laitier de nuit: souvenirs de France Inter et de "Nocturne" animée par Brigitte Palchine. Elle y avait invité Andreï Kourkov pour parler de ce livre. Au delà de l'hilarité communicative qui avait marqué cette discussion je me souviens d'une émission qui valait très largement son pesant de La Dispute. Merci à feu Nocturne qui avait attiré mon attention sur cet agréable roman à l'époque. Merci à Philaunet pour me permettre d'y replonger

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Re: La Fiction à France Culture - le Lun 17 Oct 2016, 18:49

Philaunet(http://www.regardfc.com/t452p210-la-fiction-a-france-culture#27214) a écrit:
Quand vous est-il arrivé pour la dernière fois d'attendre avec impatience la diffusion d'une émission de France Culture ? D'en guetter la mise à disposition en podcast ? Hier après avoir écouté en une seule journée les quatre premiers numéros du Feuilleton de la semaine, l'attente du 5e numéro m'a paru bien longue...

Il ne faut en aucun cas lire le descriptif de l'émission avant d'en avoir écouté au moins trois numéros. On perd sinon une grande partie de l'intérêt qu'il y a découvrir petit à petit les tenants et aboutissants des trois récits entrecroisés que constitue "la fable politique et chimérique d'Andreï Kourkov, Laitier de nuit". De mon côté, j'ai écouté les quatre premiers numéros sur le seul nom d''Andreï Kourkov, un auteur ukrainien de talent dont les jurés du prix Nobel n'ont sans doute jamais entendu parler.*
(...)

Merci pour ces mots et surtout votre précieux conseil que je prodigue à mon tour aux futurs lecteurs du fil : plongez dans les mailles de l'écheveau sans lire une ligne du descriptif. Après écoute des cinq premiers numéros, je partage votre opinion : la réalisation et les bruitages rendent à merveille la sourde inquiétude du texte. Les transitions musicales sont également remarquables et le générique de fin très réussi. Je suis plus réservé quant à l'interprétation des comédiens qui sonne parfois faux, comme si la langue française était parlée dans une langue étrangère. Certains mots accentuent cette impression. Par exemple : qui emploie « Extra-lucide » pour voyante ? « Embêter » pour pomper l'air ou un équivalent du genre ? Et « Dépatouiller » ? Rien de méchant, car comme vous, l'attente des cinq prochains numéros sera longue en comparaison de l'écoute enchaînée des cinq premiers.

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Re: La Fiction à France Culture - le Mer 19 Oct 2016, 09:01

Le 03 mai 2014, dans un numéro de Répliques intitulé : La démocratie a-t-elle besoin de limites ?, Alain Finkielkraut envoie à 46'17'' :

(...) je pense à un reportage publié dans un journal il y a déjà plusieurs années sur Louis Schweitzer, alors qu'il  était PDG de Renault. Et il a dit dans ce reportage que - il a avoué sa passion pour la bande-dessinée. Il a dit : « j'ai 3000 albums chez moi, et d'ailleurs, j'ai de grandes conversations avec Marc-Edouard Leclerc [c'est Michel-Edouard], nous partageons cette passion et nous faisons notre coming-out ensemble ». Et ce qui m'a frappé, c'est que le même Louis Schweitzer est devenu le premier président de la HALDE, la haute autorité contre les discriminations.

Je ne sous-estime pas la nécessité de lutter contre les discriminations raciales, à l'embauche notamment ou au logement. Mais on a l'impression aujourd'hui que c'est toute discrimination qui est mise en cause. C'est en quelque sorte, le droit de discriminer qui est refusé au nom de l'égalité de tous. Et c'est ainsi qu'on peut en effet se targuer d'aimer la bande-dessinée. Pourquoi ne pas aimer la bande-dessinée ? Mais s'en targuer, c'est autre chose. C'est dire en sous-main : il n'y a pas d'art mineur. Et quand on dit : il n'y a pas d'art mineur, non seulement, on réhabilite l'art mineur, mais on vide les autres. Si la variété, c'est de la musique, il n'y a plus de musique.
(...)

Outré par ces propos rétrogrades mais guère surprenants (pour Finkielkraut, lire une bande-dessinée, c'est d'abord s'en vanter, avant d'ouvrir son imaginaire à la pensée d'un auteur et d'un dessinateur), j'aurais pu tenter ici d'exposer quelque arguments sur la bande-dessinée, qui n'est évidemment pas une mais plurielle. Et de citer quelques références dessinées à l'appui. Mais ce débat a déjà eu lieu : ici (Le Figaro par Aurélia Vertaldi, 16 juin 2014) par exemple, comme probablement ailleurs.

Sauf que France Culture s'est remis en tête de nous servir la semaine prochaine une fiction sur Le lotus bleu (après celle des Cigares du pharaon) d'Hergé. Et d'un coup, surprise, les propos de Finkielkraut résonnent tout autrement.

Trois mots : Pourquoi encore tintin ? N'avons-nous pas déjà eu droit le 07 septembre 2014 et le 14 septembre 2014 à deux nuits spéciales totalisant 12 heures d'antenne ? Apparemment non, une nouvelle nuit est attendue du 28 au 29 octobre 2016. L'oeuvre est sans doute profonde, inépuisable (pourquoi pas), seulement digne d'être jouée par la Comédie Française pour France Culture, mais exposée au Grand Palais ?

Au Grand Palais ? À cette question, me reviennent en mémoire les expositions phares accrochées ces quinze dernières années : Matisse-Picasso, Mélancolie par Jean Clair, Turner, Redon, Monet, la collection Stein, Velázquez. Et aujourd'hui Tintin dont l'oeuvre a été, depuis sa publication papier, littéralement essorée... En dessin animé, par Spielberg (2011), sans oublier son musée (2009) (et par extension le château de Cheverny qui a inspiré le château de Moulinsart)... Bref, on n'en peut plus. Alors 1/ laissons la bande-dessinée à ses lecteurs (surtout quand on connaît la mainmise des descendants d'Hergé sur tout ce qui touche de près ou de loin à l'oeuvre) 2/ Tournons éventuellement nos regards vers d'autres oeuvres du 9e art.

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« Laitier de nuit d'Andreï Kourkov » (6 à 10) - le Sam 29 Oct 2016, 10:10

Disalvo(http://www.regardfc.com/t452p210-la-fiction-a-france-culture#27230) a écrit: (...) Le laitier de nuit: souvenirs de France Inter et de "Nocturne" animée par Brigitte Palchine. Elle y avait invité Andreï Kourkov pour parler de ce livre. Au delà de l'hilarité communicative qui avait marqué cette discussion je me souviens d'une  émission qui valait très largement son pesant de La Dispute. Merci à feu Nocturne qui avait attiré mon attention sur cet agréable roman à l'époque. Merci à Philaunet pour me permettre d'y replonger
Vous aurez alors, Jean-Luuc et vous, apprécié à leur juste mesure les cinq épisodes suivants à partir du 6e, Laitier de nuit de Andreï Kourkov 6/10, tout à fait passionnants au point que 25 minutes d'écoute en paraissent 5 (je pense particulièrement à l'épisode n°9).

En dehors de l'adaptation et de l'interprétation, il faut relever les génériques de début et de fin. Chaque émission est introduite par un résumé de l'épisode précédent sur un mode et un ton similaires à ceux de la très bonne fiction ''57, rue de Varenne'' de François Pérache en 2014). 6e épisode : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11495-17.10.2016-ITEMA_21106602-0.mp3" debut="00:03" fin="01:59"]

Dans le générique de fin, le chat n'est pas oublié (ah le Mourik, "mon Mourlot", le multi-ressusctié !) et l'on entend les noms de plusieurs grandes pointures de la prise de son et du montage (Bertrand Amiel, Eric Boisset, Emmanuel Armaing, etc). C'est très soigné et l'atmosphère de la fiction conservée jusqu'à la dernière seconde : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11495-17.10.2016-ITEMA_21106602-0.mp3" debut="22:46" fin="25:06"]

Je ne serais pas étonné que cette adaptation en 10 épisodes gagne un prix pour la création radiophonique.

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« L’Amérique » de Franz Kafka - le Dim 15 Jan 2017, 09:39

Dans la case Fictions / Le Feuilleton :  L’Amérique de Franz Kafka En 1911, Kafka décrit une Amérique fantaisiste et absurde où la foule se déchaîne pour faire élire l'idiot du village...

Les deux premiers épisodes s'écoutent avec un réel intérêt et la réalisation sonore est de qualité, comme toujours avec cette équipe :

Réalisation Jean-Matthieu Zahnd
Conseillère littéraire Emmanuelle Chevrière
Bruitages : Sophie Bissantz, Elodie Fiat
Prise de son, montage, mixage : Claire Levasseur, Bastien Varigault
Assistante à la réalisation : Cécile Laffon


Je me demande néanmoins si l'adaptation de David Zaine Mairowitz ne cherche pas un peu lourdement à nous faire passer un message sur les États-Unis de 2016-2017. Il faudrait peut-être lire ou relire le texte de Kafka. Cette fiction de dix épisodes en donne l'occasion.

"L'Amérique ou Le Disparu (titre voulu par l'auteur et rendu au livre dans ses plus récentes éditions) est le premier roman de Franz Kafka (1883-1924). Composé entre 1911 et 1914 et laissé inachevé, il est publié à titre posthume en 1927. C'est une sorte de « roman d'apprentissage » inversé, perverti, puisque le jeune homme dont on y suit la destinée s'achemine plutôt de désastre en désastre qu'en vue d'un accomplissement. (...)"

Les comédiens (pas tous chevronnés) :
Guillaume Marquet (Karl Rossmann)
Laurent Cléry ( le narrateur)
Donatien Guillot ( le soutier)
Christophe Brault ( le commandant)
Bruno Paviot ( le commissaire de bord)
Miglen Mirtchev ( Schubal)
Vernon Dobtcheff ( Oncle Jacob)
Sheela Roberts (le professeur d’anglais)

Et avec
Julien Alluguette, Cécile Arnaud, Myren Astrée, Vincent Bramoullé, Richard Chevallier, Françoise Cousin, Nicolas Helle, Marc Léognan, Léo Reynaud, Othello Vilgard, Elodie Vincent, Valérie Vinci, Pauline Ziadé

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Re: La Fiction à France Culture - le Dim 29 Jan 2017, 09:17

Philaunet(http://www.regardfc.com/t452p220-la-fiction-a-france-culture#28010) a écrit:
Dans la case Fictions / Le Feuilleton :  L’Amérique de Franz Kafka En 1911, Kafka décrit une Amérique fantaisiste et absurde où la foule se déchaîne pour faire élire l'idiot du village...

Les deux premiers épisodes s'écoutent avec un réel intérêt et la réalisation sonore est de qualité, comme toujours avec cette équipe (...)

Merci d'avoir signalé cette fiction. Le jeu des acteurs est bon et l'adaptation tient la route, à ce qu'il me semble (le dernier épisode est très réussi). Je ne peux qu'à mon tour recommander ces dix épisodes.

Alors que j'allais attaquer le charabia du descriptif, deux clics m'ont mis sur la voie de la page Wikipédia du livre, littéralement pompée. Un peu au début, un peu au milieu, un peu à la fin. Inutile de s'étendre.

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''Le podcast natif'' (d'où ?) - le Dim 30 Juil 2017, 13:51

"France Culture engagée dans une puissante dynamique de rayonnement de ses programmes" [rien moins] "grâce à une nouvelle approche des opportunités éditoriales offertes par le numérique" [il est temps de s'en apercevoir] "franchit une nouvelle étape et explore les nouvelles formes éditoriales de fiction à travers le podcast." Fictions en podcast natif : France Culture et la SACD lancent un appel à projets*

Malgré la lecture de la présentation, je n'ai pas encore bien compris ce qu'est un "podcast natif" La formule en fin de phrase suivante est encore plus obscure "Ainsi France Culture et la SACD s’associent pour la création d’un 'Fonds podcast Native'".

Un "Fonds podcast Native" ? Il n'y aurait pas de l'anglicisme là-dessous ? Allô Alain et Régis, la chaîne sur laquelle vous travaillez dérape dans l'anglo-américain !

Et ce projet ne serait-il pas tout simplement une initiative similaire à ce qui se fait déjà aux États-Unis ?

*La fiction, haut lieu de la création à France Culture, ouvre ainsi un nouveau chapitre de son histoire. Ces productions verront le jour d’abord sous forme de podcasts avant de connaître ultérieurement une vie sur l’antenne. Elles peuvent ainsi aller sur de nouveaux chemins d’écriture. Que signifie la dernière phrase ? Simplement là pour faire joli ?

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L'apocalypse, une chance pour tous - le Sam 26 Aoû 2017, 16:02

Quinze fois 25 minutes, plus de six heures de "Feuilleton" ? Diantre !
C'était en juin avec L’apocalypse est notre chance.

L'écoute du début du premier numéro permet de se faire une idée de la  "série" (puisque cela se veut une série) :  [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13023-12.06.2017-ITEMA_21354309-2.mp3" debut="00:02" fin="04:16"]

On peut lire la note d'intention sur la page.

En tous les cas, voilà une vision instructive du monde (la poésie n'y est pas en excès) tel qu'il est vu par France Culture et les auteurs qu'elle promeut. Curieux de savoir quel public cette production a touché.

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Claude Niort, preneur de son, un nom mémorable - le Lun 04 Sep 2017, 12:23

Depuis combien de temps entend-on ou lit-on le nom de Claude Niort associé aux meilleures réalisations de la chaîne ? 20 ans ? 30 ans ? Le voici en photo plus bas dans un clair-obscur, si discret, comme l'est son art, qui est premier, rappelons-le. Sans bonne prise de son, que deviennent les voix, les ambiances ? Le preneur de son est le maillon essentiel d'un reportage, ou ici d'une fiction comme Madame Bovary de Gustave Flaubert (1/10) qui commence ce lundi 4 septembre et dont la description fait la part belle à la dimension sonore*.

Il faut honorer Claude Niort ciseleur et passeur de sons. Il faudrait l'entendre parler de son art dans un documentaire.


Enregistrement "Madame Bovary". Aurélie Nuzillard (Emma) et Claude Niort (Preneur de son)• Crédits : @Benoît Faivre - Radio France


* Madame Bovary a beaucoup été adapté pour l’écran et la scène. Moins pour les ondes. La dernière adaptation pour la radio française remonte à 1948. Pourtant, ce roman offre des potentialités radiophoniques immenses. Qualifié de « roman bruyant » à sa parution en 1857, Madame Bovary a en effet une dimension sonore essentielle : non seulement le son y joue un rôle dramatique souvent capital (du chahut des collégiens qui taquinent Charles au chant de l’Aveugle accompagnant la mort d’Emma, en passant par les scènes du bal, des Comices agricoles et de l’Opéra, pleines de foules, de musique et de fracas), mais le rythme de la phrase de Flaubert, que lui-même testait dans son « gueuloir », appelle l’oralité, la scansion, l’épreuve du corps. Cette adaptation, à la fois très fidèle au texte et résolument contemporaine, propose de faire redécouvrir ce style et ce destin atemporels.

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« Nous étions à l’Etude, quand le Proviseur entra...» - le Dim 17 Sep 2017, 17:03

"Nous étions à l’Etude, quand le Proviseur entra, suivi d’un nouveau habillé en bourgeois. Ceux qui dormaient se réveillèrent, et chacun se leva comme surpris dans son travail.".

Madame Bovary de Gustave Flaubert (1/10)

Le 4 septembre ci-dessus : Claude Niort, preneur de son, un nom mémorable et les dix épisodes de Madame Bovary ont déjà tous été diffusés au 15 septembre.


Madame Bovary de Gustave Flaubert• Crédits : @Yaël Mandelbaum - Radio France

Je suppose que tous les lecteurs du forum se sont dit "Quelle belle adaptation ! Quelles belles lectures ! Et puis la musique originale de Mathieu Lamboley avec le Quatuor Hanson et Thomas Stantinat à la contrebasse, de la belle ouvrage ! Tiens, si je faisais un petit commentaire ? Oh, non, il y a bien quelqu'un qui va se dévouer, attendons...".

Un premier numéro et une réussite totale dans tous les domaines de la réalisation. Visez un peu l'équipe ci-dessous, il faut la saluer chapeau bas. Sauf la personne qui a rédigé la liste, pensant sans doute que les noms de personnages n'ont pas droit à une majuscule, contrairement aux interprètes...

Dans les interstices des grands pans de "décryptage socio-politique" bétonnant quotidiennement la station se trouvent des pépites comme cette production qui va faire date.

Il faut l'écouter et remercier, pas en silence uniquement (les Fictions de France Culture ont une adresse postale), tous les artisans de cette création radiophonique.  Ils ont besoin d'un feedback de soutien pour continuer dans cette voie. Sans cela, vous allez le payer par une tranche de trois heures de Marie Richeux... Ah, je vois que certains se précipitent sur leur clavier direction Radio France contacts. Bon, il y a aussi le journaliste de France Info qui occupe le poste de médiateur, mais il n'est pas très intéressé par les arts. Sa lecture actuelle recommandée sur sa page : La bibliothèque du médiateur -  Vocabulaire des TIC (techniques de l’information et de la communication) (2017) « Enfant du numérique », « données ouvertes », « mégadonnées », « système d’exploitation »…

C'est dire !


* Pascal Rénéric (le narrateur)
Aurélie Nuzillard (emma)
Philippe Beautier (charles)
Jean-charles di Zazzo (le proviseur)
Claude-Bernard Perot (le professeur)
Myriam Azencot (mme bovary mère)
Pascale Caemerbeke (héloïse bovary)
Myren Astrée (nastasie)
Guillaume Bursztyn (le valet)
Pauline Ziadé (le gamin)
Claire Latreille (la servante)
Jean-Michel Molé (le père rouault)
Peggy Martineau
Et les élèves du collège
Basile et Gaspard Dumont, Théo Blanchard, Avel Geissler-Hoarau, Keizo Brumel, Aurélien Ziadé, Baptiste Beauropert, Hector Albiges

Bruitage Benoit Faivre et Patrick Martinache
Musique Originale et piano Mathieu Lamboley
Avec le Quatuor Hanson et Thomas Stantinat à la contrebasse

Prise de son montage mixage Claude Niort, Manuel Couturier, Eric Villenfin
Assistante à la réalisation Yaël Mandelbaum

Remerciements à Jacques et Véronique Verley pour leur accueil amical.

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Le direct en public donne rarement de la bonne lecture radiophonique - le Mar 19 Sep 2017, 12:18

"En direct du studio 118, de la maison de la radio".

Cela ne présage rien de bon.

Et en effet Gustave Flaubert, George Sand : correspondance (1/5) qui précédait d'une semaine l'adaptation appréciée* de Madame Bovary en dix épisodes louée ci-dessus (ritournelle au piano trop présente néanmoins), cette lecture à deux voix n'atteint pas le niveau de qualité que l'on est en droit d'attendre. Si Olivier Claverie est impeccable, Chantal Neuwirth a une élocution discutable. On ne peut pas être tous les jours en forme, et l'on peut être dérangé par le public. C'est pourquoi il est impératif de faire ces lectures en studio et de les monter, et non d'en faire un événement public sans intérêt. D'autant que plusieurs des échanges sélectionnés n'ont aucun intérêt et ne sont pas faits pour être lus à haute voix.  Qu'en penseraient les auteurs, surtout Flaubert, on n'ose l'imaginer...

La correspondance de Flaubert est pour certains son œuvre magistrale. Je ne suis pas loin de souscrire à ce jugement.

*  Merci
Marie-Pierre Griffon 18/09/2017 12:37 Radio France
Un grand, grand merci pour les sublimes moments passé à l'écoute du feuilleton "Madame Bovary". J'ai écouté l'interprétation et la musique avec une immense émotion !
Quelle chance nous avons !


Service Radio France : Merci pour votre message.

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