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Radio belge francophone (RTBF)    Page 6 sur 8

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Radio belge francophone (RTBF) - le Dim 15 Avr 2012, 23:55

Rappel du premier message :

Bonsoir à tous,

Suite à un encouragement je vais tenter de glisser ici quelques tuyaux sur des émissions culturelles perdues dans le paysage radiophonique belge.

Je commence avec un programme probablement méconnu même en Belgique: Histoire de Savoir issu de Radio Campus Bruxelles (campus de l'ULB: Université Libre de Bruxelles).
Elle est déclinée en plusieurs versions, sciences humaines et sciences exactes. Pour ma part je n'écoute que la version sciences exactes animée par Alexandre Waijnberg. On y reçoit régulièrement des doctorants qui nous parlent de l'actualité de leurs recherches durant 45 minutes. Le ton est assez détendu et Waijnberg prend manifestement la peine de bien préparer ses entretiens et de vulgariser quand ça dérape. Il est souvent assez enthousiaste. Je ne peux pas commenter sur la version sciences humaines, n'étant pas un fidèle auditeur. Les sujets sont pour le moins variés, de la cosmologie à l'archéologie. A titre d'exemple je vous glisse ici un lien menant à une émission sur la musique baroque avec un doctorant en musicologie.
En voici le "pitch" si j'ose dire:
Il est tentant de penser que jouer de la musique baroque sur des instruments d'époque nous donne le son originel. Ou que pour retrouver ces sonorités de la musique baroque, il suffit d'utiliser des instruments anciens. Ce n'est pas si simple, jouer une œuvre ancienne, c'est presque la re-composer

Histoire de Savoir Musiques anciennes

L'émission a lieu chaque mardi de 18h15 à 19h sur Radio campus Bruxelles. En général les podcast sont disponibles le mardi via la page actualités du site de l'ULB en cherchant un peu.

Ce genre d'émission est plutôt rare en Belgique, la seule autre à ma connaissance est Semence de Curieux, dont le ton est assez proche de Continent Sciences. A signaler aussi une émission sur l'histoire Mémo. Elles sont toutes les 2 animées par la même personne, Jacques Olivier, dont la préparation semble particulièrement soignée.

Les émissions sont diffusées le samedi et le dimanche de 17h15 à 18h sur la calamiteuse La Première (RTBF). Les liens des émissions récentes se trouvent ici:

http://rss.rtbf.be/media/rss/audio/olivier-jacques.xml

Je pourrais à l'occasion mettre à disposition des fichiers plus anciens sur mediafire, il y a eu des séries particulièrement ciselées sur la biologie marine et les civilisations pré-colombienne, les modèles mathématiques de la mer du nord, bref les sujets les plus divers. Hélas, depuis que la RTBF a modernisé son site il n'y a plus moyen de consulter les archives de l'émission.

A ma connaissance il n'y a pas d'autre émission de vulgarisation scientifique sur le service public, qui ne diffuse plus grand chose à part de l'actualité et des pub.

Enfin quoique. Parfois je tombe sur par oui-dire animé par Pascale Tison (toujours sur La Première) le ton me rappelle un peu les ateliers de la nuit. Mais je ne connais pas assez l'émission pour en dire plus. A creuser.

A noter toutefois qu'on peut trouver des émissions thématiques intéressantes sur la chaîne dédiée à la musique classique: Musiq3.

Pour ce qui est de la littérature, la RTBF se contente de co-produire avec France Inter la librairie francophone avec l'exaspérant Emmanuel Khérad (opinion personnelle qui n'engage que moi). Pour débusquer de la littérature je conseillerais à la limite de se tourner à nouveau vers Radio Campus Bruxelles et La conspiration des histoires déclinée en version "livres" et version "DVD" dans un style et sur des thèmes qui ne sont pas sans rappeler mauvais genre mais dans un style radio amateur. A nouveau, je n'écoute pas assez régulièrement cette émission pour donner un avis tranché.

Pour le 7° art, la RTBF propose La première séance toujours sur "La Première" mais il serait dommage de ne pas mentionner aussi une sorte d'ovni radiophonique sur la chaîne "jeune" du service public "Pure fm", il s'agit de 5h cinéma chaque mercredi de 17 à 19h.
Le contexte de cette émission est assez indéfinissable et le second degré y est parfois étouffant. Ce fatras d'un peu de tout est animé par le directeur de la chaîne Rudy Léonet et "monsieur cinéma" Hugues Dayez, d'ordinaire assez sinistre et gris mais qui se lâche ici complètement et n'épargne absolument personne. L'unique raison pour laquelle je mentionne ici cette émission est le caractère belge du point de vue. J'entends par là que si un film français vous agace particulièrement et si la sortie de ce film fait l'unanimité dans les médias  partenaires en France, alors 5h cinéma devrait parvenir à vous détendre tant Hugues Dayez est coutumier des entreprises de démolition. Particulièrement quand il est question de mauvais cinéma d'auteur. On aime ou on déteste je n'irais pas jusqu'à comparer avec La Dispute ou Le Masque et la Plume. Ceux qui ont une allergie aux Inrocks devraient y trouver leur compte pour le peu que le ton adopté vous soit supportable.  

Voilà. C'était mon panorama subjectif du paysage radiophonique belge francophone.

J'aurais aimé parler de Marc Moulin, un véritable pilier du paysage radiophonique, mais rien ne presse, ce monument nous a quitté en 2008 malheureusement. A l'occasion  d'un autre fil peut-être...
* * *

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Re: Radio belge francophone (RTBF) - le Mer 26 Aoû 2015, 15:12

@Disalvo a écrit:Je n'ai que très peu d'archives de Par Oui-Dire malheureusement.

L'heure de diffusion de l'émission correspondait assez peu à mes habitudes radiophoniques, je ne tombais que rarement sur l'émission en cours. Selon la thématique du jour le programme avait le don de me passionner (les mardi des archives) ou de m'irriter prodigieusement (certains sujets sur l'art contemporain).

Je vous comprends, l'art contemporain semble être une des ressources en sujets pour l'émission. Et je ne vois pas ce que son traitement apporte à l'auditeur (qui écrit ceci).

De même de nombreux essais radiophoniques semblent être diffusés, non en pensant à l'intérêt de l'auditeur, mais pour offrir un débouché aux étudiants. Après cinq minutes d'écoute de la première séquence, j'ai coupé ceci pourtant prometteur : Le corps en mouvement à la radio.*

Reste que ces documentaires (pour la plupart inaudibles selon moi) ont le mérite de montrer l'intérêt toujours actuel pour la création radiophonique.

Création radiophonique dont la RTBF se fait le porte-parole à travers ceci Appel à projets fictions et documentaires radiophoniques « En partenariat avec la RTBF (Par Ouï-Dire), France Culture (Sur les Docks) et la RTS (Le Labo), les ondes radiophoniques francophones sont grandes ouvertes aux auteurs et créateurs radiophoniques de Belgique, de France et de Suisse. ».

@Disalvo a écrit:Cette cochonnerie qu'est le site internet de la RTBF ne simplifiait pas les choses, je ne retrouvais pas toujours des traces des émissions si je n'avais pas la présence d'esprit de les chercher immédiatement.

« Cochonnerie », c'est le moins qu'on puisse dire.

Votre avis sur Thierry Genicot : il en fait exprès de sortir deux ou trois mots banals sur un ton de grand-prêtre avec une voix comme venue d'outre-tombe ?

Qui veut en faire l'expérience demain 27 août avec ceci (impossible de renvoyer à une page de numéro d'émission, le descriptif disparait une semaine après diffusion, d'où ces copiés-collés...) :
Emission du 27/08 - 22:00 Par Ouï-dire Le Centre Keramis - On Fire
A la fois musée et espace de création, le Centre Keramis à La Louvière est érigé sur le site de la célèbre faïencerie Royal Boch. De cette entreprise historique disparue en 2011, il ne subsiste que trois anciens fours-bouteilles des années 1865-80. Ces fours au charbon sont les derniers exemplaires du genre en Belgique.
Thierry Genicot prend la mesure ce nouveau lieu en compagnie de son directeur Ludovic Recchia, de l'équipe d'architectes mené par Michel de Visscher et d'une toute jeune artiste native de La Louvière, Florence Lenain qui montre son travail dans l'exposition inaugurale intitulée : « On Fire - Arts et Symboles du Feu ».

Le Monde invisible est soutenu par le Service des Arts plastiques de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
http://www.keramis.be/fr/musee/expositions-en-cours-ou-a-venir/on-fire.htm

*************

* Emission du 28/08 - 22:00 (rediff. du 19 06)
« Je veux tomber » est une production de l'Atelier de Création radiophonique, soutenue par le Fonds d'Aide à la Création Radiophonique. Aline Magrez et Camille Vigny sont étudiantes en troisième année à l'Insas et leur pièce sonore est une production de l'Insas.

Trois jeunes femmes abordent le corps en mouvement à travers l'escalade, la danse et le catch. Muriel Alliot avec « Je veux tomber » Que se passe-t-il lorsqu'on a une peur bleue du vide et que l'on décide malgré tout de se hisser sur un mur d'escalade?
Je veux tomber est un documentaire subjectif et poétique, l'histoire d'un parcours physique et intérieur sur un mur. Aline Magrez a fait un travail sensible autour du corps d'une danseuse qui reprend la même phrase. Peu à peu elle ajoute des mots, poétiques ou descriptifs. Camille Vigny a choisi de suivre un catcheur et le son des souffles et des gestes. Trois beaux moments radiophoniques où l'écoute du corps en mouvement.

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Re: Radio belge francophone (RTBF) - le Lun 14 Sep 2015, 15:06

@Philaunet a écrit:

Votre avis sur Thierry Genicot : il en fait exprès de sortir deux ou trois mots banals sur un ton de grand-prêtre avec une voix comme venue d'outre-tombe ?

Je suis décontenancé , ça perturbe l'écoute. Moins en ce qui me concerne que dans le cas de Jean Claude Ameisen (je ne suis jamais parvenu à l'écouter plus de 3 minutes).
Peut-être avez-vous connu Stéphane Dupont ? Il animait La 4° dimension sur la RTBF avant de prendre sa retraite en 2011.
Sa voix était d'un genre assez particulier, ses émissions prenaient souvent la forme de promenade avec une attention particulière à la mise en valeur du son.  Il doit m'en rester une (incomplète hélas) sur le brame, je vais la glisser dans le sous-dossier Par Oui-Dire.

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Re: Radio belge francophone (RTBF) - le Lun 14 Sep 2015, 15:30

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Le village corse Pioggiola - le Lun 14 Sep 2015, 18:51

À propos de Thierry Genicot
@Disalvo a écrit: (...) Je suis décontenancé , ça perturbe l'écoute. Moins en ce qui me concerne que dans le cas de Jean Claude Ameisen (je ne suis jamais parvenu à l'écouter plus de 3 minutes).
La voix de Jean-Claude Ameisen m'empêche physiquement de l'écouter.

@Disalvo a écrit: Peut-être avez-vous connu Stéphane Dupont ? Il animait La 4° dimension sur la RTBF avant de prendre sa retraite en 2011.
Non, mais je vais le connaître grâce à votre mise à disposition de l'émission ci-dessous dans le compte ANPR, grand merci.

@Disalvo a écrit:Sa voix était d'un genre assez particulier, ses émissions prenaient souvent la forme de promenade avec une attention particulière à la mise en valeur du son.  Il doit m'en rester une (incomplète hélas) sur le brame, je vais la glisser dans le sous-dossier Par Oui-Dire.

Eh bien voilà que cette « forme de promenade avec une attention particulière à la mise en valeur du son » est exactement ce que l'on trouve dans l'émission de... Thierry Genicot (qui reste très discret) : « Paysage corse avec jardins potagers du passé » * du 6 septembre dernier. Superbe prise de son de la nature (j'ai cru entendre voler des martinets à ma fenêtre..), bruit de pas, de ruisseau, d'oiseaux et montage de qualité (répartition équilibrée des paroles, bon choix de ce qui est dit). On est là dans du travail professionnel et  non dans les travaux radiophoniques d'étudiants de 3e année de l'INSAS  (il faut bien qu'ils fassent leurs premières armes pourtant).

Une émission à écouter. Rappelle les meilleurs numéros de l'ancienne émission de France Culture Le Pays d'ici.

* Le descriptif souffre... de pas mal de choses : Dans ce « Paysage corse avec jardins potagers du passé » Thierry Genicot traverse un tout petit bout de montagne Corse avec villages quelque peu désertés. Deux hommes l'accompagnent et qui se souviennent, lui servent de guide : Christian Argenti, maire de Pioggiola et Sautu Massiani, instituteur en retraite et historien local.
Ce voyage qui brasse temps et espace indique la Corse d'un passé révolu mais pourquoi pas un temps qui n'est pas encore le futur mais pourrait le devenir...

http://www.rtbf.be/lapremiere/emissions_par-oui-dire?programId=272

NB, 2e partie le 13 09 15 (hier, pas encore écouté de mon côté)  avec un acteur/lecteur de qualité : Robin Renucci
La Corse, 2e partie
Après avoir exploré "paysage Corse avec jardins potagers du passé", Thierry Genicot s'est rendu dans le même paysage mais avec une autre intention. Celle de découvrir l'ARIA qu'a fondé l'homme de théâtre et de cinéma Robin Renucci. Cette Association des Rencontres Internationales et Artistiques s'ouvrait, durant le mois de juin dernier, aux sages-femmes en quête du souffle primordial...

http://www.rtbf.be/lapremiere/emissions_par-oui-dire?programId=272

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Re: Radio belge francophone (RTBF) - le Lun 14 Sep 2015, 21:52


Il y a du "lourd" dans cette audiothèque. Merci Disalvo.

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Re: Radio belge francophone (RTBF) - le Lun 14 Sep 2015, 22:54

@Alain Machefert a écrit:

Il y a du "lourd" dans cette audiothèque. Merci Disalvo.

Merci, oui. Il est vrai que quand on regarde le programme, c'est alléchant. Mais quand on commence à sonder *... Le son est souvent mauvais, voire très saturé  (cf. « Pourquoi le citoyen a peur ») ; les interventions sont des conférences lors de colloques ou des prises de parole en petits comités, l'intervenant lisant devant un pupitre et décrivant des images sur écran.

Nous avons déjà eu cette discussion à propos de Canal Académie : une conférence enregistrée devant un public fait rarement de la bonne radio (média s'adressant à une personne à la fois - on n'est plus au temps des gens entourant un poste de  TSF). Tout le monde ne peut être Henri Guillemin...

Ce qui est destiné au visuel ne peut être adapté à l'audio qui est un média spé-ci-fique. C'est l'erreur que comment de plus en plus souvent France Culture en diffusant des pièces enregistrées en public à Avignon ou à la Maison de la Radio : ce ne sont pas des productions POUR la radio, mais pour un public qui REGARDE. D'où le manque d'intérêt de l'auditeur pour ce genre de productions (voir Théâtre et compagnie).

Au rebours, ce qui est produit spécifiquement pour la radio en pensant aux besoins des AUDITEURS, qui ne sont pas des téléspectateurs de pièces de théâtre ou de conférences, est a priori adapté à leur nature et à leurs besoins (mais on a aussi vu ce qu'il en était des Fictions radio ou des lectures en studio de France Culture...).  

Toute transformation d'audiovisuel en audio pur n'est pas une réussite. Celle-ci est plutôt l'exception (cf. Cendres de Beckett).


* - Pourquoi le citoyen a peur
- Choice and Reasoning in the Eighteenth Century London House
- Apport de l’archéologie à la connaissance des demeures patriciennes urbaines
- Voix, parole et qualité vocale : approches statiques et dynamiques (1/2)
- L'homme Voltaire au travail : l'exemple de l'Essai sur les mœurs - John Renwick


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Le Diptyque afghan (actualisé) - le Lun 12 Oct 2015, 09:07

Je recommande la première partie du Diptyque afghan, « L'interview  » du 30/09/2015, dont le très maigrichon descriptif indique : « Kamran raconte son voyage d’Afghanistan jusqu’en Belgique. C’est en Belgique que le trajet semble le plus difficile... Dans le cadre de la Journée Les Réfugiés et Moi sur tous les media de la RTBF. Une réalisation de Alain de Halleux et Carline Albert. »

C'est fort dommage que cette émission soit si peu mise en valeur, c'est un objet radiophonique de qualité, soigné et créatif.

Kamran raconte en anglais la raison de son départ d'Afghanistan, son voyage à travers l'Iran, la Turquie, la Grèce, l'Italie et la Belgique. Sa doublure en français est pour beaucoup dans la force du témoignage, les ambiances sonores créent un climat qui sans être dramatique retient l'attention de l'auditeur. Le scénario est lui un peu léger, mais comme sa mise en place l'est également, ce n'est pas dérangeant : l'auditeur est censé se mettre dans la peau d'un fonctionnaire de l'office des étrangers (en Belgique) et, à la suite de l'écoute du témoignage, décider ou non d'accorder un avis de séjour positif ou négatif.

Un docu-fiction de longue durée à la Pieds sur Terre d'une certaine façon, mais mieux réalisé, au rythme plus digeste et avec un grand souci de l'accompagnement sonore (les trois dernières minutes, un duo musical bien choisi, permettent de quitter progressivement  le climat de l'émission). Je vois facilement cette production concourir pour le Prix Italia (et avant dans Sur les Docks).

Pour le podcast c'est ici (disponibilité très courte en général) : Diptyque afghan (2e colonne, 3e et 5e de haut en bas). Durée : 53'21"

La seconde partie a un descriptif plus long et un ton militant dans les premières minutes.  Je verrai plus tard si le documentaire garde ce ton  tout du long des 45 minutes : « Quatre cent cinquante Afghans se sont battus pour réclamer justice et exiger de pouvoir rester en Belgique car leur pays est en guerre. Plus d’un an et demi après le début de cette lutte, 30 d’entre eux vivent encore au fond de l’église du Béguinage, oubliés de tous les média et de la plupart des associations qui les soutenaient. « Les gars du fond de l’église » réalisé par Alain De Halleux et Carline Albert retrace cette longue lutte. Aujourd’hui ces Afghans sont dispersés dans le pays et livrés à eux-mêmes pour la plupart. Les mouvements de soutien se sont affaiblis ou se sont recentrés sur le problème plus récent des Syriens. Mais jusqu’à quand ? Avec Claude Semal, Katia Devroe, Daniel Alliet, Zoredine Shakardri et Hamid Karimi. Avec les voix de Milan Berckmans, Michel Berckmans et Alain de Halleux & Carline ALbert Réalisation et prise de son Alain de halleux et Carline Albert/Musique, Décor sonore et Mixage : Michel Berckmans »

(Initialement du 09 10, actualisé le 12) La seconde partie de ce diptyque participe du genre « Les militants associatifs manifestent en chantant "On lâche rien, on lâche rien" ».  A l'aspect carnaval + indignation, j'ai préféré, comme auditeur, le récit de Kamran.

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Les îles d'Aran - le Dim 15 Nov 2015, 09:27

Un très bel « essai radiophonique » que cet ARAN, une autre histoire du vent  *de Jean-Guy Coulange diffusé le 18/10/2015 dans Par Ouï-dire de la RTBF (Une production du Labo de David Collin de la Radio télévision suisse)

Un voyage dans les îles d'Aran pour écouter les habitants et les éléments. Intéressant parti pris de Jean-Guy Coulange de laisser entendre les habitants parler anglais et, bien après, de les traduire.  Atmosphère sonore très soignée entre prise de son de bruits naturels et créations électroniques. Rythme de la narration,  paroles des îliens, lecture du récit de Nicolas Bouvier, tout concourt à faire de ces 45 minutes un espace poétique de la plus belle eau.

À noter que l'on entend Michaël Hernon, le chauffeur de Nicolas Bouvier en 1985, lequel le décrit ainsi dans son mémorable Journal d'Aran et d'autres lieux  (p. 26, éd. Payot) : « Michael Hernon, le chauffeur, était un homme dans la quarantaine, courtois, précis, distant, avec cette distinction de vieux bois flotté qu'on trouve souvent dans les pays de vent ». Image poétique que cette « distinction de vieux bois flotté », à approfondir sur les grèves bretonnes...


* Aran, trois petites îles au large de Galway, battues par l'océan et les vents d'ouest. Depuis la nuit des temps, des gens ont survécu là. Aujourd'hui, on y vit plutôt bien. Les insulaires parlent de deux saisons, l'une pour les touristes, le job, l'autre pour eux, pour leur vie. Sur les traces de Nicolas Bouvier, Robert Flaherty et tant d'autres intrigués bien avant moi par ces minuscules grains dans l'océan, Jean-Guy Coulange a imaginé ce passage de l'été à l'hiver. Il a rencontré quelques habitants mais il n'a pas tout traduit, occupé à écouter cette langue irlandaise mixée parfois de gaélique. Et il a tenté de capter cette énergie sonique visitée à son insu par les fées et le divin.

Avec les voix de : Gearoïd Browne, Agnès Hernon, Sarah Flaherty, Michaël Hernon, Noirin Gil et Thomas Dirrane

Extraits de « Journal d'Aran et d'autres lieux » de Nicolas Bouvier
Documentation, conseils et traductions : Dominique Beugras
Son, compositions et réalisation : Jean-Guy Coulange

http://www.rtbf.be/lapremiere/emissions_par-oui-dire?programId=272

Une production du Labo de David Collin de la Radio télévision suisse
Site de Jean-Guy Coulange : www.jgcoulange.com

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André Comte-Sponville - le Mar 05 Jan 2016, 22:33

Quelle très étrange idée d'accompagner les propos liminaires d'André Comte-Sponville* des premières mesures de La Nuit transfigurée d'Arnold Schoenberg ! Ce n'est pas la seule incongruité de mixage de cette émission dont Laure Adler ferait bien de prendre de la graine du point de vue de l'interview : on n'entend quasiment que l'invité (toujours aussi prolixe) et les questions de Pascale Tison semblent avoir été post-synchronisées.

L'occasion de l'entretien : C'est chose tendre que la vie chez Albin Michel

*Par Ouï-dire André Comte-Sponville 16/12/2015

Il proteste quand on lui dit que le bonheur est au cœur de sa philosophie. Pour André Comte-Sponville, en bon épicurien qu'il est, le bonheur est l'absence de malheurs. Un entretien réjouissant sur nos possibilités de nous libérer des entraves de l'espérance.

Le clip  sur le site de l'éditeur : de 2'28" à 2'40, ce que dit Comte-Sponville est exactement l'impression donnée par la revue France Culture Papiers

? Le personnage sur le podium à 5'58 a la voix de François Angelier, est-ce bien lui ? Oui, forcément, il conclut de 7'30 à 7'40 avec sa voix inimitable.

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Entretien avec René Girard - le Jeu 07 Jan 2016, 15:15

Entretien lumineux avec René Girard par Pascale Tison diffusé le 9 décembre 2015 à 22h00. Pascale Tison a dû mettre le philosophe à l'aise ou ce dernier était en meilleure forme, toujours est-il que l'on est loin de l'entretien peu satisfaisant du 19 juin 2005 dans For Intérieur évoqué dans le fil Le documentaire multimédia suite à la mort de René Girard.

Pour Pascale Tison, le temps n'existe pas, elle a réalisé cette interview lors d'un « passage à Bruxelles » du philosophe. Pas de précision de date. Le site de la RTBF indique une présence de Girard dans les studios belges pour une autre émission en 2002.

Dans le billet ci-dessus, j'avais déjà signalé l'emploi très lourdaud d'un extrait musical. Dans cette émission qui mérite une écoute attentive, c'est encore pire. Voilà qu'on a les oreilles cassées par l'extrait d'une suite pour violoncelle de Bach. Quel rapport avec les propos ? Aucun.

Pascale Tison dit avoir réalisé là une de ses mémorables interviews. La longueur du descriptif*, habituellement réduit à deux ou trois lignes pour chaque numéro de cette émission, en témoigne.

* Par Ouï-dire
René Girard

La furie terroriste s'est abattue sur Paris le 13 novembre, quelques heures avant les obsèques de René Girard en Californie. Il y a une cruelle ironie dans cette coïncidence car pour rendre raison de cette violence insensée, rien n'est sans doute plus urgent que de se reporter à l'anthropologie de la violence et du sacré du professeur de Stanford. René Girard était philosophe. A la fin des années 1950, René Girard cherche une nouvelle façon de parler de littérature. Au-delà de la « singularité » des œuvres, il cherche ce qu'elles ont de commun et s'aperçoit que les personnages créés par les grands écrivains évoluent dans une mécanique de rapports que l'on retrouve d'un auteur à l'autre. Il existerait donc bien des « lois psychologiques », comme le dit Marcel Proust. Ces lois, ou cette mécanique, si bien décrites par les romanciers, René Girard en dégage et formule clairement le fondement : le caractère mimétique du désir. Tel est le contenu de son premier livre : « Mensonge romantique et vérité romanesque » Selon Girard, tout désir est l'imitation du désir d'un autre. Il entreprend de lire toute la littérature ethnologique et débouche sur sa deuxième grande hypothèse : le mécanisme victimaire ou mécanisme de la victime émissaire, à l'origine du religieux archaïque, qu'il expose dans son deuxième livre, « La violence et le sacré » . Si deux individus désirent la même chose il y en aura bientôt un troisième, un quatrième.. L'objet est vite oublié, les rivalités mimétiques se propagent, et le conflit mimétique se transforme en antagonisme généralisé : le chaos, l'indifférenciation, « la guerre de tous contre tous » de Hobbes, ce que Girard appelle la crise mimétique. Comment cette crise peut-elle se résoudre, comment la paix peut-elle revenir ? Pour Girard, cette énigme ne fait qu'un avec le problème de l'apparition du sacré. C'est précisément au paroxysme de la crise de tous contre tous que peut intervenir un mécanisme salvateur : le tous contre tous violent peut se transformer en un tous contre un. S'il ne se déclenche pas, c'est la destruction du groupe. René Girard va interpréter les attentats du 11 septembre 2001 comme la manifestation d'un «mimétisme» désormais globalisé.

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Anne Cazaubon pour « Ils ont rendu l’aube ou le voile... » - le Mar 19 Jan 2016, 14:14

Un très beau documentaire d'Anne Cazaubon : « Ils ont rendu l’aube ou le voile... » dans la série l'Échappée belle de l'émission Par Ouï-dire du 27 novembre dernier.  Descriptif copié la semaine de sa diffusion ci-dessous. Pour l'écoute, comme pour le descriptif, la disparition des références est effective une semaine après la diffusion. On n'applaudit vraiment pas.

Pour l'écoute (48' + 6' musique de générique de fin), c'est donc fini sur la RTBF, mais... Anne Cazaubon met l'émission gracieusement à disposition sur son joli site personnel Anne Cazaubon Radio, tout en bas de sa page, à droite, avec un fichier Soundcloud. Bravo à cette journaliste. Un site à explorer !

Le descriptif de la RTBF ci-dessous est un peu trompeur, car il ne rend pas compte de l'atmosphère de l'émission. Ce ne sont pas des témoignages re-ven-di-ca-tifs, mais des paroles apaisées qui font le constat de situations passées. Pas de brouillages musicaux ou d'ambiance bruitiste. Un montage aux petits oignons.

Le site d'Anne Cazaubon précise sobrement en guise de présentation : « Ils ont rendu l’aube ou le voile pour des raisons personnelles à chaque fois : un désaccord avec la politique de l’Eglise, une rencontre amoureuse, des doutes devenus trop grands ou quelques cas de harcèlement moral. Anne Cazaubon est allée à la rencontre de ces êtres qui se sont reconstruits. »

La RTBF/Par Ouï-dire, émule de France Culture/Sur les Docks, a ajouté l'aspect des « cotisations » et de la retraite, qui n'est pas prégnant, pour rameuter les indignophiles : « Aujourd'hui, on estime entre 10 et 12 000, le nombre d'anciens ministres du culte en France.
Ils ont rendu l'aube ou le voile pour des raisons personnelles à chaque fois : un désaccord avec la politique de l'Eglise, une rencontre amoureuse, des doutes devenus trop grands ou quelques cas de harcèlement moral. Anne Cazaubon est allée à la rencontre de ces êtres qui se sont reconstruits. Aujourd'hui, la plupart de ces hommes et femmes de foi ont plus de 70 ans. Pour ceux qui avaient fait le choix de vivre « en retrait du monde », le mot « retraite » prend un tout autre sens.
A l'heure où chacun compte ses trimestres pour obtenir une retraite décente, tous évoquent devant Anne Cazaubon « une ardoise douloureuse », « une double peine ». Il leur a fallu sortir du rang, retrouver un emploi, apprendre à se loger, et à reprendre leur indépendance.
Dans un maquis administratif, chacun se bat pour faire reconnaître ces années données à Dieu sans avoir cotisé.
»

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