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Radio belge francophone (RTBF)    Page 8 sur 8

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Pascale Tison au domicile d'Alain Corbin - le Mar 27 Sep 2016, 10:22

Dans l'analyse fouillée d'émissions consacrées au silence, Répliques et Hors-champs,
Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t781-du-silence-a-la-radio#27029) a écrit: (...) Reste une question : Pourquoi Alain Corbin rit-il régulièrement au milieu de ses réponses ?  [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13397-17.09.2016-ITEMA_21078807-0.mp3" debut="39:00" fin="39:19"]
(...)
Je me pose cette également cette question depuis que j'écoute Alain Corbin. Il n'y a pas de raison à ce gloussement au milieu ou à la fin de chacune de ses phrases hormis l'acquisition d'un tic d'expression et sans doute aussi l'âge.

Les 7 et 14 septembre, Pascale Tison était au domicile de l'historien à la parole si convoitée pour une fois encore lui demander d'évoquer ce qu'il a écrit dans "Histoire du silence" (à l'origine de notre fil créé le 9 août dernier Du silence à la radio). On n'est pas loin d'une dizaine d'émissions où Alain Corbin a été invité, Répliques étant la dernière à ce jour.

Pascale Tison a donc consacré deux numéros de Par Ouï-Dire à l'historien. Deux émissions qui ne sont pas seulement des entretiens, mais comprennent lectures et pièces musicales. Du beau travail de réalisation.

Le premier numéro du 7 septembre présente beaucoup de qualités*. On y trouve (ah nostalgie) "Sounds of silence" de Simon and Garfunkel**,  (précédé de l'évocation de la minute de silence par l'historien rieur à 28'14''). Pour entendre résonner des cloches, écouter jusqu'à 32'40.

À propos de cloches (et pas de cloche), Pascale Tison dit, imprudemment à mon avis,  "C'est beau les cloches" et avec Corbin se moque des gens incommodés par les cloches d'églises. Il faut ne pas avoir habité près d'un clocher pour traiter les plaignants d'intolérants. Voir les derniers "faits divers" à ce sujet, dont l'un a très mal fini.

Autre question, il est un peu facile et pour tout dire hors-sujet de dire que l'on ne peut plus faire silence devant un tableau "comme au XVIIe siècle". Corbin doit savoir qu'il n'y avait pas de musées à cette époque et que les personnes regardant un Rembrandt chez un particulier n'avaient pas le même "profil" que ceux parcourant un musée de nos jours.

L'évocation de Rembrandt est d'ailleurs l'occasion d'une belle réflexion sur le tableau "Le retour de l'enfant prodigue".

Je recommande très vivement la fin de l'émission à partir de 43'21, Pascale Tison y lit un texte de Maeterlinck après que Corbin a évoqué les poètes symbolistes (Rodenbach, par exemple). Dommage que comme sa collègue Axelle Thiry de l'émission À portée de mots, elle croie devoir détimbrer sa voix pour faire "poëtique" et sensible.

La seconde émission du 14 septembre est l'occasion de lectures extensives, qui se veulent inspirées, de Sylvain Tesson et de Pascal Quignard. Pour ceux qui apprécient ces deux écriveurs.

* C'est un historien particulier, sensible au détail, au goût et aux odeurs de la vie. Après un superbe essai sur l'odeur (« Le miasme et la jonquille ») sur le son (Les cloches de la terre), Alain Corbin revient sur le silence cher à son enfance quand il allait pêcher et contemplait la rivière. Condition du recueillement, de la rêverie, de l'oraison, le silence est le lieu intime d'où la parole émerge. Les moines ont imaginé mille techniques pour l'exalter, jusqu'aux chartreux qui vivent sans parler. Philosophes et romanciers ont dit combien la nature et le monde ne sont pas distraction vaine. Une rupture s'est produite, pourtant, aux confins des années 1950, et le silence a perdu sa valeur éducative. L'hypermédiatisation du XXIe siècle nous contraint à être partie du tout plutôt que de se tenir à l'écoute de soi. Une invitation à la méditation. En deux parties.
Pascale Tison


** Chanson diffusée, probablement de manière involontaire, à contre-emploi puisque les paroles (1964) expriment un point de vue liant le silence à un cancer : "No one dare / Disturb the sound of silence/“Fools” said I, “You do not know/ Silence like a cancer grows".  Et "The neon god" qui rend silencieux les gens que voit le passant de la nuit est sans doute la télévision : "And the people bowed and prayed/ To the neon god they made". Ce qui rappelle la nouvelle de Ray Bradbury, The Pedestrian (1951).

"The Sound Of Silence"


Hello darkness, my old friend
I've come to talk with you again
Because a vision softly creeping
Left its seeds while I was sleeping
And the vision that was planted in my brain
Still remains
Within the sound of silence

In restless dreams I walked alone
Narrow streets of cobblestone
‘Neath the halo of a streetlamp
I turned my collar to the cold and damp
When my eyes were stabbed by the flash of a neon light
That split the night
And touched the sound of silence

And in the naked light I saw
Ten thousand people, maybe more
People talking without speaking
People hearing without listening
People writing songs that voices never share
No one dare
Disturb the sound of silence

“Fools” said I, “You do not know
Silence like a cancer grows
Hear my words that I might teach you
Take my arms that I might reach you”
But my words like silent raindrops fell
And echoed in the wells of silence

And the people bowed and prayed
To the neon god they made
And the sign flashed out its warning
In the words that it was forming
And the sign said “The words of the prophets
Are written on the subway walls
And tenement halls
And whispered in the sounds of silence”

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Sophie Maisonneuve, naissance de l'enregistrement - le Mer 09 Nov 2016, 12:25

Sans doute une des  meilleures émissions que l'on puisse faire sur le sujet : Sophie Maisonneuve, naissance de l'enregistrement*.

D'abord Sophie Maisonneuve parle un français splendide, elle est visiblement savante et rigoureuse, et elle est passionnée par son sujet qu'elle transmet au micro de cette autre personne de qualité qu'est Pascale Tison de la RTBF.

Des passages sont particulièrement stimulants, notamment sur l'idée de fidélité de la reproduction et sur l'écoute chez soi ou en concert. Sophie Maisonneuve (vite un poste de productrice à France Culture !) discourt également de manière  instructive sur les rites sociaux autour des premiers appareils de reproduction sonore. Cela complète et approfondit les propos plutôt tranchés de Glenn Gould rapportés dans l'émission des NCC Gould 1 (voir billet ici).

Une émission de haute tenue.

*La naissance de l'enregistrement
Sophie Maisonneuve, chercheuse à l'université Paris Descartes à Paris, est musicologue et sociologue. Son sujet d'études privilégié concerne les débuts de l'enregistrement et les prédictions qu'Edison élabora autour de son invention ; la musique n'arrivait qu'à la 5° place d'une liste où le cylindre devait d'abord servir, selon lui, à graver une esquisse de mémoire familiale ou à se faire bloc note sonore, sorte de dictaphone avant la lettre, utilisé à des fins administratives.
Le succès de son invention allait être l'enregistrement musical qui sidéra les foules, notamment à l'exposition universelle de Paris en 1889.
L'idée de fidélité est concomitante à l'arrivée de l'enregistrement avant de devenir le concept de Haute Fidélité des années 70. Mais fidélité à quoi ? A la musique dans une pureté originelle qui serait celle du concert que la Haute Fidélité, avec son confort d'écoute, ses exigences toujours plus poussées, dépassa pourtant souvent.
Histoire d'une invention fondamentale à travers avancées et soubresauts.
Pascale Tison

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Café liégeois contre café viennois - le Mer 10 Mai 2017, 11:16

Dans la remarquable série de 36 reportages de huit minutes par Isabelle Masson-Loodts pour la RTBF Dernières nouvelles du front (été 2014), le quatrième numéro portait sur le café liégeois*



L'émission rappelle,  par son ton et son climat, "De bouche à oreille" réalisée autrefois de main de maître par Renée Elkaïm-Bollinger et son équipe sur France Culture.

*La position fortifiée de Liège a malgré tout résisté aux attaques allemandes une dizaine de jours. Ce délai a permis à la France et à l’Angleterre de gagner un temps précieux durant lequel ces nations ont pu organiser leur mobilisation dans la Marne, où l’avancée des troupes allemandes a finalement pu être stoppée ensuite. C’est pour rendre hommage à la résistance des forts de Liège que la Légion d’Honneur fut décernée par la France à la Ville de Liège dès le 7 août 1914. Cette décoration ne lui a en fait été remise « physiquement » qu’après la guerre, lors de festivités qui eurent lieu le 24 juillet 1919. Mais dès le mois d’août 1914, les Parisiens ont rebaptisé leurs « cafés viennois » en « café liégeois, pour remplacer la référence à l’ennemi d’alors… À Paris, une rue et sa station de métro (sur la ligne 13) ont aussi remplacé leur mention de Berlin par celle de Liège. A l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, la ville de Liège met à l’honneur le café liégeois en lui attribuant un label, et en rappelant que c’est à la résistance des forts de Liège face à l’envahisseur prussien que cette spécialité doit son nom. On trouve aujourd’hui du café liégeois sous des formes très diverses, dans les rayons des supermarchés ou sur les cartes des cafés. Pour mettre le doigt sur le véritable café liégeois, et le faire parler, j’ai rendez-vous, à Liège, avec une spécialiste, Nicole Hanot du Musée de la Gourmandise de Hermalle-sous-Huy.

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Les concerts sur Musiq3 (Belgique) - le Mer 09 Aoû 2017, 21:16

Dans le fil France Musique
bishop(http://www.regardfc.com/t9p290-france-musique#28603) a écrit:J'ai personnellement beaucoup de retard dans la capture des concerts de Fr Musique...
Mon assiduité, voire ma collectionnite, n'est plus ce qu'elle était. Il faut dire que depuis quelques mois j'écoute plus Musiq3 que France Musique... Et que là-bas aussi il y a beaucoup à archiver. https://www.rtbf.be/musiq3/

Niveau concerts, la programmation est très alléchante. En revanche, les concerts ne sont plus conservés aussi longtemps qu'autrefois. Et hélas ils sont réunis sur une page "auvio" : https://www.rtbf.be/auvio/detail_concert-du-soir?id=2240999 qui est très pauvre en infos. Pour avoir le détail des pièces jouées, lieux, dates etc. il faut  aller chercher la page de l'émission sur le site. Ce qui signifie souvent passer par google !
Oui et c'est étrange que les mélomanes belges n'arrivent pas à faire passer le message. Trouver le descriptif d'un concert est un parcours du combattant en comparaison avec les pages complètes illustrées de France Musique où l'on trouve le player et des bonus vidéo. Radio Classica (Espagne) est pareillement séparée en "lecteur audio" sur une page et descriptif très minimal (jamais de références des oeuvres) sur une autre. C'est vraiment du service en dessous de tout.
bishop(http://www.regardfc.com/t9p290-france-musique#28603) a écrit:Quoi qu'il en soit, pour les amateurs, voici le fil rss des divers concerts de Musiq3 :
http://rss.rtbf.be/media/rss/audio/m3-lunch_recent.xml
http://rss.rtbf.be/media/rss/audio/m3-concert_recent.xml
Encore grand merci, j'en ai tiré un somptueux concert, le  Récital de piano de Herbert Schuch enregistré le 6 mai 2017 au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.  

Programme :
Debussy - 12 Préludes. 2e livre
Pierre Boulez - Douze notations
Bach - Partita pour clavier n° 2, BWV 826.
Busoni - Chaconne en ré mineur

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Jacques-Yves Cousteau, mémorable - le Lun 28 Aoû 2017, 15:46

Un mémorable numéro de Par Ouï-Dire sur "La Première" de la RTBF : Jacques Yves Cousteau - 20/06/2017.

Un très bel entretien de 1965,  entrecoupé d'archives plus tardives (pas plus qu'au tout début des années 1970 apparemment), où l'océanographe, énonce les projets d'exploration maritime, expose sur un ton posé la situation de  l'exploitation de la mer et de sa pollution, propose un plan d'action (devant le Conseil de l'Europe à Strasbourg) pour remédier aux problèmes.

C'est captivant, pour la forme rigoureuse du discours, pour le contenu à près de 50 ans de distance et enfin pour la très belle mise en ondes de Fabienne Pasau.

Grâce à Master Key, alias masterkey,  qui veille à la bonne marche de  Regards, voici un extrait significatif, parmi tant d'autres que j'aurais pu choisir : [son mp3="http://rtbf-pod.l3.freecaster.net/pod/rtbf/geo/open/8/8Ue73wsFe1.mp3" debut="34:44" fin="38:30"]

Le début et la fin de l'émission portent sur le sujet qui a fait l'objet de cet article dans Les Echos en 2015, Précontinent, le rêve fou de Cousteau.

[NB. La pastille ne fonctionnera que le temps durant lequel le fichier est en ligne, et pour la RTBF cette durée se compte en semaines ou en mois, tout au plus]

* Jacques-Yves Cousteau en 1965 dénonçait déjà la pollution de la mer et la pêche abusive. Il était déjà inquiet de l’environnement que l’on commençait à détruire. Il n’y avait pas encore de droit international de la mer à l’époque où Henri Roanne le rencontre. Une parole de précurseur sur l’écart entre les pays développés et les moins développés, une alerte qui résonne dès le début des années 70 avec Michel Amaury sur la préservation de l’eau comme source de vie et sur la mer à protéger. Une archive de la Sonuma mise en ondes par Fabienne Pasau

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Le voyage en Allemagne de Charles Burney par Axelle Thiry - le Lun 20 Nov 2017, 16:03

Le 29 octobre dernier, dans son émission Voyages sur Musiq3, la conteuse Axelle Thiry nous a proposé une nouvelle diffusion de son passionnant récit consacré à Charles Burney en Allemagne. Il ne reste plus qu'une poignée de jours pour l'écouter ou  faire main basse sur le podcast...

En voici le descriptif...

Charles Burney était un homme passionné par la musique de son temps. Il a voyagé à travers l’Europe pour rencontrer la plupart des musiciens et compositeurs importants de son époque. Il a aussi fait la connaissance de Voltaire, de Diderot, et il été présenté à des têtes couronnées. D’une curiosité insatiable, Charles Burney était compositeur, musicologue, et organiste. Il a consigné le récit de ses voyages dans une Histoire générale de la musique. A l’automne 1772, il réalise l'un de ses rêves. Il écrit : " Il y avait longtemps que je désirais visiter la capitale d’un prince non moins renommé comme protecteur et connaisseur des arts libéraux que comme héros et stratège sur le champ de bataille ". Burney se rend à Berlin et à Potsdam, où il rencontre le roi de Prusse,   Frédéric II, dit Frédéric le Grand.

... et l'excellente programmation :

Carl Philipp Emanuel BACH - Trois premiers mouvements Concerto n°4 en ut mineur . Andreas Staier, clavecin, et Orchestre baroque de Fribourg sous la direction de Petra Müllejans . HM 902083.84 .

Nicola PORPORA - Mira in cielo, extrait d'Arianna e Teseo. Philippe Jaroussky, contre-ténor et Venice Baroque Orchestra sous la direction d'Andrea Marcon . Erato 5099993413022.

Franz BENDA - Deux premiers mouvements Concerto pour violon en mi bémol majeur . Ryo Terakado, violon et il Gardellino . Accent 24215.

FREDERIC II - Andante et cantabile extrait de la sonate n°190 et ut mineur, intitulée " pour Potsdam " . Christoph Huntgeburth, flûte, et Akademie für Alte Musik Berlin . HM 902132.

Carl Heinrich GRAUN - "Ah dirti non posso io", extrait de l'opéra Cleopatra e Cesare . Janet Williams Concerto Köln Dir René Jacobs. HM 901561 63.

Christoph NICHELMANN - Premier mouvement Concerto en ut mineur . Raphael Alpermann et Akademie für Alte Musik Berlin . HM 902132.

Johann Joachim QUANTZ - Deux premiers mouvements de la Sonate n°275 pour flûte et basse continue en si bémol majeur de Johann Joachim Quantz. Rachel Brown, James Johnstone et Mark Caudle. CHANDOS 0607.

Jean-Sébastien BACH - Fantaisie et Fugue en sol mineur BWV 542 . Bernard Foccroulle, orgue . Ric 276.

Johann Gottlieb GRAUN - Premier mouvement Sonate a trois. Gilles Colliard, Christophe Coin, Bruno Cocset et Willem Jansen, membres de l'Ensemble Baroque de Limoges. Astrée E 8617.

Carl Philipp Emanuel BACH - Symphonie n°1 Wq 183, 1 en ré majeur . Akademie für Alte Musik Berlin . HM 902132.

Franz BENDA - Premier mouvement Concerto en mi mineur pour flûte . Jan de Winne et Il Gardellino . Accent 24215.

Jean-Sébastien BACH - Extraits de l'Offrande musicale . Concert des Nations sous la direction de Jordi Savall. AV 9817.


Bonne écoute.

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77
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Charles Burney à Berlin et Potsdam, mais aussi en Italie - le Lun 20 Nov 2017, 16:30

fred de rouen(http://www.regardfc.com/t454p70-radio-belge-francophone-rtbf#29471) a écrit:Le 29 octobre dernier, dans son émission Voyages sur Musiq3, la conteuse Axelle Thiry nous a proposé une nouvelle diffusion de son passionnant récit consacré à Charles Burney en Allemagne. Il ne reste plus qu'une poignée de jours pour l'écouter ou  faire main basse sur le podcast... (...)
Fred de Rouen, quel veilleur vous faites, grand merci pour ce rappel/cette information ! Mais j'ai un reproche, et de taille : où est l'information sur Charles Burney en Italie par Axelle Thiry, Voyages, le dimanche 6 avril 2014* ?

Un magnifique programme également qui fera l'objet d'un autre post !

* Charles Burney était passionné par la musique de son temps. (...). Il a consigné le récit de ses voyages dans une Histoire générale de la musique qu’il a publiée en 4 tomes à partir de l’âge de 50 ans.

Il quitte Londres en juin 1770. Il voyage d’abord en France et en Suisse. Puis il arrive en Italie. C’est là que nous lui emboîtons le pas...


**************
Donc rappel sur votre Charles Burney à Berlin et Potsdam du dimanche 12 janvier 2014  :
En voici le descriptif...

Charles Burney était un homme passionné par la musique de son temps. Il a voyagé à travers l’Europe pour rencontrer la plupart des musiciens et compositeurs importants de son époque. Il a aussi fait la connaissance de Voltaire, de Diderot, et il été présenté à des têtes couronnées. D’une curiosité insatiable, Charles Burney était compositeur, musicologue, et organiste. Il a consigné le récit de ses voyages dans une Histoire générale de la musique. A l’automne 1772, il réalise l'un de ses rêves. Il écrit : " Il y avait longtemps que je désirais visiter la capitale d’un prince non moins renommé comme protecteur et connaisseur des arts libéraux que comme héros et stratège sur le champ de bataille ". Burney se rend à Berlin et à Potsdam, où il rencontre le roi de Prusse,   Frédéric II, dit Frédéric le Grand.

... et l'excellente programmation :

Carl Philipp Emanuel BACH - Trois premiers mouvements Concerto n°4 en ut mineur . Andreas Staier, clavecin, et Orchestre baroque de Fribourg sous la direction de Petra Müllejans . HM 902083.84 .

Nicola PORPORA - Mira in cielo, extrait d'Arianna e Teseo. Philippe Jaroussky, contre-ténor et Venice Baroque Orchestra sous la direction d'Andrea Marcon . Erato 5099993413022.

Franz BENDA - Deux premiers mouvements Concerto pour violon en mi bémol majeur . Ryo Terakado, violon et il Gardellino . Accent 24215.

FREDERIC II - Andante et cantabile extrait de la sonate n°190 et ut mineur, intitulée " pour Potsdam " . Christoph Huntgeburth, flûte, et Akademie für Alte Musik Berlin . HM 902132.

Carl Heinrich GRAUN - "Ah dirti non posso io", extrait de l'opéra Cleopatra e Cesare . Janet Williams Concerto Köln Dir René Jacobs. HM 901561 63.

Christoph NICHELMANN - Premier mouvement Concerto en ut mineur . Raphael Alpermann et Akademie für Alte Musik Berlin . HM 902132.

Johann Joachim QUANTZ - Deux premiers mouvements de la Sonate n°275 pour flûte et basse continue en si bémol majeur de Johann Joachim Quantz. Rachel Brown, James Johnstone et Mark Caudle. CHANDOS 0607.

Jean-Sébastien BACH - Fantaisie et Fugue en sol mineur BWV 542 . Bernard Foccroulle, orgue . Ric 276.

Johann Gottlieb GRAUN - Premier mouvement Sonate a trois. Gilles Colliard, Christophe Coin, Bruno Cocset et Willem Jansen, membres de l'Ensemble Baroque de Limoges. Astrée E 8617.

Carl Philipp Emanuel BACH - Symphonie n°1 Wq 183, 1 en ré majeur . Akademie für Alte Musik Berlin . HM 902132.

Franz BENDA - Premier mouvement Concerto en mi mineur pour flûte . Jan de Winne et Il Gardellino . Accent 24215.

Jean-Sébastien BACH - Extraits de l'Offrande musicale . Concert des Nations sous la direction de Jordi Savall. AV 9817.


Bonne écoute.

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Bernard Foccroulle à l'orgue - le Dim 26 Nov 2017, 14:54

Un splendide numéro du 19 novembre* de l'émission dominicale Cantates de Lothar Seghers sur Musiq3 : De Profundis contient une pièce pour orgue remarquablement interprétée par Bernard Foccroulle, Aus Tiefer Not Schrei Ich Zu Dir, BWV 686 de Jean-Sébastien Bach.

On peut l'écouter de 23'20 à 30'06.

Pour l'histoire générale de l'orgue : Connaissance de la musique : L'orgue

* Programme complet de l'émission en écoute en ligne durant 4 semaines :

De Profundis
Émission du 19/11 - 09:00
Johann Sebastian BACH :
Aus der Tiefe BWV 131
Aus tiefer Not BWV 38
________________________________________

19/11/2017 à 09:59
BACH JEAN-SEBASTIEN
Duetto II, BWV 803
Bernard FOCCROULLE, orgue

19/11/2017 à 09:57
BACH JEAN-SEBASTIEN
Duetto I, BWV 802
Bernard FOCCROULLE, orgue

19/11/2017 à 09:37
BACH JEAN-SEBASTIEN
AUS TIEFER NOT SCHREI ICH ZU DIR BWV38.
Ricercar Consort

19/11/2017 à 09:30
BACH JEAN-SEBASTIEN
Aus Tiefer Not Schrei Ich Zu Dir, BWV 686
Bernard FOCCROULLE, orgue

19/11/2017 à 09:07
BACH JEAN-SEBASTIEN
Aus der Tiefen BWV 131
Collegium Vocale Gent, Philippe Herreweghe


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« Dans l'île du Mont Désert, chez Marguerite Yourcenar » - le Dim 07 Jan 2018, 10:06

Elle n'est pas belle cette page de la 1ère ? Dans l'île du Mont Désert, chez Marguerite Yourcenar*  le mercredi 13 décembre 2017.

Que dire de plus que le descriptif étonnamment complet (dans l'ordre d'apparition de sujets : Piranèse, Hadrien, L'Oeuvre au noir, Souvenirs pieux, Bruges, l'histoire proche et ancienne)  avec "la" citation qu'il fallait reproduire : " Toute méditation sur l’histoire finit par être surtout une méditation sur le temps. Et l’écrivain, en tout cas moi, abolit de plus en plus les limites du temps et pense plutôt à une série de domaines géographiques qui s’étendent tous sous le même ciel et ont chacun leurs caractéristiques. "

Le film (il s'agit de la bande-son, l'on s'en aperçoit au moins une fois) commence avec le discours facétieux de Jean d'Ormesson recevant l'auteur à l'Académie française, suivi de la fine réponse de celle-ci (un auteur/une auteur).

En écoutant l'intervieweur Philippe Dasnoy, sensible et à l'écoute, on trépigne en se demandant pourquoi France Culture confie à des cruches le "soin" d'interroger des personnalités aux vues profondes sur l'existence (cf. C14 sur V B-L avec  Xavier Emmanuelli en décembre dernier). Est-ce qu'à France Culture on s'intéresse à l 'art radiophonique ? Est-ce que les producteurs ont une formation avec des écoutes de grands entretiens à étudier ? L'écoute des À voix nue ne le laisse pas penser.

En revanche, écouter Pascale Tison dans Par Ouï-Dire montre tout ce qu'une femme intelligente et à l'écoute peut tirer de son interlocuteur.

* Première femme élue à l’Académie française, Marguerite Yourcenar, de son vrai nom Marguerite de Crayencour, nous quittait il y aura 30 ans ce 17 décembre. L’occasion d’écouter la bande-son du film de Philippe Dasnoy, 'Dans l’île du Mont Désert', où il rejoignait l'auteur chez elle en 1975.



" Même dans la Bruges d’aujourd’hui demeure la Bruges d’autrefois. " -  Tous droits réservés

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Et le prix de l'intervieweuse la plus sympathique va à... Cécile Poss (avec Jean Rochefort) - le Lun 15 Jan 2018, 19:52

Cécile Poss n'a pas d'équivalent sur France Culture : elle rit avec beaucoup de fraîcheur et est surtout d'une extrême gentillesse avec Jean Rochefort dans les deux numéros de Par Ouï-Dire Jean Rochefort (58 min) 26.12.17.

Un plaisir de bout en bout d'entendre l'acteur (âgé à l'époque de 84 ans) évoquer ses souvenirs et partager ses réflexions sur la vie devant Cécile Poss.  Une intervieweuse à la fois sensible, à l'écoute et intelligente.



Jean Rochefort en compagnie de Cécile Poss ( première partie) Jean Rochefort, un comédien hors norme, était familier à la fois du cinéma populaire et du cinéma d’auteur . Cécile Poss l’avait rencontré chez lui en 2014. Une rencontre qui lui fut un bonheur, un des ceux qui nous est parfois offert par la vie. C’est ce bonheur que l’on partage avec vous ce soir. Jean Rochefort évoque son enfance, ses études désastreuses, Nantes la ville grise, le jeu d’acteur comme rêve possible .

Jean Rochefort, en compagnie de Cécile Poss, 2e partie (57 min) 02.01.18

Jean Rochefort nous a quittés ce 9 octobre 2017. Il avait, il y a quelque temps, reçu Cécile Poss chez lui pour un entretien de deux heures. L'acteur revient d'abord sur son enfance sous le climat gris de Nantes, il parle de ses parents, de sa passion naissante pour la comédie ; il raconte l’amitié qui va le lier à Jean-Pierre Marielle, Jean-Paul Belmondo, Philippe Noiret, Bruno Cremer et Annie Girardot.

Jean Rochefort se souvient avec humour de ses débuts, des premiers fous rires sur scène, du théâtre, d’un théâtre qu’il rêve toujours accessible à tous. C’est sur le film Cartouche de Philippe de Broca que Jean Rochefort tombe littéralement amoureux des chevaux.

Le comédien est fasciné par le monde animal, par toute forme de vie en général et n’éprouve que peu de considération pour l’homme.

Les horreurs qu’il a vues durant la Seconde Guerre Mondiale le hantent encore aujourd’hui au point de le réveiller la nuit.

Jean Rochefort raconte sa passion pour la nature, il revient sur quelques moments clés de sa vie et il se souvient des films qui l’ont particulièrement marqué.





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Re: Radio belge francophone (RTBF) - le Jeu 22 Mar 2018, 07:31

Diverses émissions à suivre :

Par Ouï-dire
Du lundi au vendredi de 22:00 à 23:00 Présentation : Pascale TISON. Les dernières émissions

Un Jour dans l'Histoire
Du lundi au vendredi de 13:19 à 14:30 Présentation : Laurent DEHOSSAY

L'académie TV
Conférences enregistrées. Domaines : Mathématiques ; Physique et chimie ; Sciences du Vivant ; Sciences humaines ; Histoire et littérature.

À noter que l'émission Cantates de Lothar Seghers n'est désormais plus accessible qu'après "connexion" (= inscription).

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Re: Radio belge francophone (RTBF) -

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