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Le Carnet d'or, Augustin Trapenard    Page 1 sur 2

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Le Carnet d'or, Augustin Trapenard - le Lun 18 Juin 2012, 20:14

Bien qu'un de nos visiteurs fort aimable, doué de style et de sens de l'humour ait tenté de nous amener à ouvrir ce carnet avec un oeil bienveillant, j'ai énormément de mal avec l'émission d'Augustin Trapenard. Il y a Augustin lui-même avec son prénom rétro qui signe sa classe d'âge, avec sa voix molle mais on nous a demandé de ne pas le brocarder là-dessus, Augustin avec sa "tradition dans cette émission", Augustin avec ses questions qui sont tout sauf littéraires mais anecdotiques à en crever remarquez avec le numéro de cette semaine comment pouvait-il en aller autrement ?

Il y a le titre aussi qui me semble  un peu idiot car un livre d'or c'est une chose, un carnet c'est est une autre et s'il est nomade ça passe bien, mais un carnet d'or, pourquoi ? Ah oui le rapprochement c'est un procédé poétique, ness pas. Ah mais pas seulement, car on rapproche quoi ? On assemble le livre d'or et le carnet-moleskine de l'écrivain-fantasmeur, c'est ça ? Eh oui car dans les années 2000 puis 2010, la littérature est peuplée de fantasmeurs, comme il y a un siècle elle était peuplée de gens comme Paul Bourget. Et là encore, l'émission de samedi dernier elle fait mal, je vous jure.


Donc j'ouvre (enfin) ce fil. Soyez gentils de me contredire ou alors n'hésitez pas à vous montrer carrément vachards...

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Alors le numéro de cette semaine justement, entre Lauzier et Brétecher - le Lun 18 Juin 2012, 20:43

Cette semaine Augustin a réuni en studio un petit peuple de meufs à la mode bobos oui ce sont des filles mais il pourrait y avoir un ou deux mecs que ça ne changerait pas grand chose, d'ailleurs Augustin joue le rôle et on entend à peine la différence il pourrait faire partie du groupe des écrivains et une des filles animerait la discussion où ils ont beau se vouvoyer, on entend bien qu'ils sont à tu et à toi. Voila donc un petit monde, ils sont tous de style urbain, tous béats, tous branchés médias, tous Apple, auto-centrés à mort ('moi j'adore l'auto-dérision... ' , et autres ma démarche, ma frustration, chuis plutôt, j'aurais pu..., , ) ; modernes c'est-à-dire hyper-naturels dans leur parler-djeunz tissé de 'voila' et des solécismes courants (l'une dit 'y sont en train d'se coltiner' ), et formatés par la vie de leur époque qui fait l'alpha et l'oméga de leur mode d'être et de leur culture : le happy-meal, la famille recomposée, la télé de leur génération, et toujours ce rapport béat au monde qu'ils quadrillent grâce aux néo-compagnies aériennes comme vous et moi nous prenons le bus. Et puis comme Augustin les filles sont porteuses d'un prénom rétro typique des années 80 et malgré les airs de pré-quadra (ils disent 'cadra'), on entend le style oral de cette génération d'étudiants attardés dans l'adolescence, ce qu'ils ne sont pas enfin je veux dire étudiants.

Comme en 2005-2006 sur FC avec la désastreuse émission de cinéma de Claire Vassé, l'auditeur doit se farcir un dialogue entre jeunes mâles à grande gueule et jeunes allumeuses au rire hormonal (quelques exemples saignants pendant l'émission), comme autant de personnages de Lauzier ou de Brétecher. Quand ce genre de troupe vient à investir subitement le bistrot où je suis en train de glander, là soit en douce j'enregistre leur dialogue pour ma doc personnelle, soit je préfère régler ma consommation et laisser la place parce que déjà je viens de me taper 10' de Xavier Delaporte alors pensez ça fait un moment que j'ai dépassé le seuil de saturation. Non seulement ils encombrent les librairies mais en plus ils polluent l'espace public. Et ils polluent aussi France Culture ce samedi après midi...

Le pire c'est que l'émission en elle-même n'était pas dénuée d'intelligence car ce petit peuple de vaniteux n'est pas un peuple idiot. C'est non sans humour qu'ils observent et parviennent à rendre compte du malaise et des vices profonds de leur génération. Malaise auquel une solide autosatisfaction semble leur permettre d'échapper. Leur secret : ils écrivent ; ils savent très bien ce qu'ils font et apparemment ils le font bien mais vu qu'ils visent plutôt bas il n'y a pas d'exploit.

Et puisqu'on ouvre ce fil, signalons les perles d'Augustin, tiens n'en v'la une :
- Sk'est passionnant on l'voit quand on vous écoute toutes les trois vous êtes assez décomplexées par rapport à la dimension populaire de votre travail et du champ littéraire que vous convoquez... Oui, Aurélie ... ?
Et puis :
- Ce serait une posture auctoriale, donc ?
- C'est quasiment schizophrénique pour vous ... ?
- On touche là un autre mécanisme comique sur lequel vous capitalisez : le choc des cultures

Evidemment l'impression de fond, en écoutant ces 4 vieux gosses de bourges ces enfants gâtés jamais mûris, c'est qu'on ne risque pas d'être des leurs. Tout à la fois ça soulage, et d'avoir à se les farcir, ça gave. Ben non je ne suis pas des leurs, car né aux premiers temps de la Veme République j'ai bénéficié de l'école mise en place après la guerre et elle-même fortement inspirée de l'avant-guerre, ce qui ne rajeunit pas mon instituteur mais enfin je dis "quadra" (comme si j'avais fait du latin d'ailleurs j'en ai fait) et aussi j'écris "se colleter". Pour autant, je ne suis pas assez âgé pour savoir si la vie culturelle sous la IVe république était aussi médiocre et terne que ce qu'ils me donnent à lire et à entendre ; mais dans la génération qui me précède il y a des gens pour me dire que oui c'était tout aussi tartignolle. L'avantage de leur époque me disent ces derniers, c'est que les médias étaient moins présents, et qu'ainsi on échappait naturellement à toute cette ahurissante connerie.

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Re: Le Carnet d'or, Augustin Trapenard - le Lun 18 Juin 2012, 21:44

"Le carnet d'or" est le titre d'un ouvrage de Doris Lessing.

Pour le reste, je suis admirative. Quelle foi en France Culture ou en l'idée de cette radio pour continuer à en attendre de la substance et de l'originalité quand, d'évidence, c'est fichu en majeure partie.

A ce propos, je déplore que nous n'ayons écrit une lettre de consolation à OPA privé de ministère, le pôvre, après tant de dévouement radiophonique et d'agitation ... La vie est une fille cruelle !
Quant à la politique ... pfffffffffffff !

A ce propos, qui qu'est viré, qui qu'est embauché à la rentrée ?

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Re: Le Carnet d'or, Augustin Trapenard - le Lun 18 Juin 2012, 23:56

@Mitsouko a écrit:"Le carnet d'or" est le titre d'un ouvrage de Doris Lessing.

La honte. Le pire c'est que je l'ai su. Enfin je l'ai appris du Trapouillou qui a du lâcher l'info un jour où j'étais naïvement posté à l'écoute. Comme ça j'aurais kamème appris quelque chose dans ce bouillon soupard. Je l'ai même cherché un temps ce livre mais alors en occase hein, ou bien en bibli. Puis ça m'est sorti de l'esprit car j'avais bien d'autres choses importantes à faire en filtrant le programme dont, il faut le dire, il y a de moins en moins à conserver ce qui fait de plus en plus de boulot, misère..

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Nessie vous écoutiez mieux ? - le Mar 19 Juin 2012, 02:56

Vous allez dire que je me fais l'avocat du démon, mon pauvre Nessie, et pourtant, il m'a fallu écouter en travers et en long cette dernière émission... ne serait-ce que pour le plaisir de la contradiction !

Passons sur vos faiblesses, car vous êtes le seul sans doute, à ne pas avoir écouté l'"atrappe bavard" nous rabâcher la référence à Doris, dont le roman est (il est vrai) le récit d'une expérience de création. Je vous ferai bien un dessin, mais vous devriez quand même mieux saisir le lien avec l'émission.

Mais pourquoi tant de haine, dites-moi, pour ce jeune producteur à qui l'on peut reconnaître quand même d'inviter des chicks de partout snobées ! Je ne partage pas du tout votre avis sur les questions de l'Auguste Traquenard, qui s'est efforcé, justement, de prendre une distance proprement littéraire (sur le genre, les mécanismes de l'humour, la question du lectorat) quand ces satanées poulettes ne vendaient que leur came...

Ce qui me frappe, dans votre proverbiale mauvaise foi, c'est que vous oubliez que "Le Carnet d'or" nous a servi un plateau historique la semaine d'avant. Il fallait bien cette semaine un plateau hystérique ! Sans rire, reconnaissons quand même à l'illustre hypokhâgneux un souci de variété, qui nous permet de passer de la vieille Clément à la botoxée Girod de l'Ain, et qui laisse à l'auditeur la possibilité de s'amuser un peu quand même. Pardonnons lui le rire, quand nous sommes les seuls à rire en écoutant "La Dispute". Voilà enfin un producteur de Radio France doué d'autodérision - et je dois même avouer avoir jubilé quand il s'est écrié : "Une émission qui cartonne, ce n'est pas avec celle-là que je vais y parvenir..."

Quant au perles de l'huitre Augustine, mauvais joueur : il dit bien de ses invitées qu'elles sont "assez décomplexées par rapport à la dimension populaire de leur travail et du GENRE littéraire qu'elles convoquent". Et s'il s'agit ici de les situer dans le champ littéraire, la question ne me semble pas perlière...
Quant à la "posture auctoriale", je n'ose vous dire de relire votre Jérôme Meizoz. C'est un outil assez pertinent quand on se pique de paysage litttéraire contemporain...

La honte, oui - mais le pire n'est pas vraiment que vous ayez su, c'est comme toujours que vous pensiez savoir !
Ecoutons ensemble la prochaine page sur le "Sport" et jugeons ensemble. Pour l'instant, un partout.

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Re: Le Carnet d'or, Augustin Trapenard - le Mar 19 Juin 2012, 10:33

Si je comprends bien, Julian, "La dispute" vous fait rire ? Cela fait un bail que je n'écoute plus cette émission mais en matière de comique, sinon à rapprocher ça du "Dictionnaire des idées reçues" ou d'une satire sur le snobisme, c'est répétitif comme sujet à rigolade.

Je vous trouve bien vaches Nessie et vous à propos de son émission sur la chick lit. Je n'en ai écouté qu'un quart d'heure, au sortir de la sieste mais je ne l'ai trouvée ni pire, ni meilleure que l'immense majorité des émissions littéraires.
Bien entendu ces livres sont sans prétention mais au moins ils ne cherchent pas à se faire passer pour autre chose. Donnée plutôt reposante lorsque dans moult émissions, des auteurs médiocres, flanqués de thuriféraires prétentieux cherchent à faire passer des textes indigents mais verbeux pour de la littérature alors que bien des titres en littérature jeunesse sont infiniment plus audacieux et imaginatifs.

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Re: Le Carnet d'or, Augustin Trapenard - le Mar 19 Juin 2012, 11:10

Mitsouko, je ne suis pas si vachard que ça et je vais le prouver de ce pas.

Julian : Houlla.... "Pourquoi tant de haine" dites-vous ? Tudieu, pour une volée de bois vert tous les 6 mois vous auriez pu trouver autre chose. Anyway 'Julian' si vous êtes bien le même, je suis content de vous revoir sous nos latitudes. Merci d'avoir corrigé mes erreurs, cela dit vous en sous-estimez plus d'une en même temps que vous en commettez vous-même. Par exemple je ne connais pas votre Meizoz et vous ne me donnez guère envie d'en faire ma bible. Au fait où avez-vous pêché que je me 'pique de paysage littéraire contemporain' ? La je vous cite, d'ailleurs non sans difficulté à saisir le sens de votre phrase car soit il y manque un verbe, soit la préposition est mal choisie, soit c'est le complément. Au moins puis-je vous féliciter de n'avoir pas employé le passe-partout 'par rapport' que votre Augustin chéri, lui, semble affectionner. Mais alors de quoi s'agit-il ? On peut se piquer éventuellement 'à' la littérature contemporaine. Mais elle ne donne guère envie. Autant se piquer au sirop d'orgeat. On peut se piquer 'de' (connaitre) la littérature contemporaine. Mais son "paysage" ?? Enfin dans les deux cas la curiosité ne m'y emmène guère.

Bien reprenons sur votre Meizoz : si la formule que j'ai relevée est exemplaire de son arsenal critique ou théorique, alors je crains d'y trouver une nouvelle version de l'Hexagonal tel qu'on le lit, une fabrique de la formule et un brouet de narcissisme. Non merci. Le style perlier d'Augustin est d'ailleurs à mon sens dans cette nouvelle mouture de la langue hexagonale qu'il pratique si naturellement, par exemple avec la déclinaison du mot 'paysage' à toutes les sauces abstraites, ce dont je crois bien avoir entendu plusieurs occurrences dans l'émission avant de la retrouver -sans en être surpris- dans votre réponse. Alors dans ses 60 minutes : 2 fois, 3 fois, ou encore davantage ? Peu importe, car je n'en suis plus très sûr et d'aller filtrer ces 60' de radio au prix d'une troisième écoute voila qui est au-delà de mes forces. Reste que ce style intellectuel, qui est plutôt un style rhétorique, me semble fait surtout pour masquer le creux. Et si j'ai entendu 'champ' pour 'genre', c'était probablement par confusion avec un autre brasseur d'air, encore moins sympathique et pour cette bourde je présenterais volontiers des excuses à Augustin si de tout ce qu'on peut écrire à son sujet en forum il ne se souciait autant que d'une guigne.

Ne pas savoir ce qu'est le carnet d'or. Je l'ai écrit. Et vous lisez que je "pensais savoir" ? Mais si vous lisiez mieux, Julian ? Et au fait, comment savez vous ce qu'on pense ? A moins que vous-même ne pensiez savoir ce que vous croyez. Moi ça me gène un peu et je pense que vous pourriez penser que ça me gène de penser que vous croyez savoir ce que nous pensons .
Quant aux lacunes de (et non dans) mon ignorance : ne pas connaître même le nom de Doris Lessing. L'avoir brièvement appris puis oublié. Avoir renoncé à ouvrir son roman. Cette faute que je serais le seul à avoir commise -ah bon- n'invalide pas ma digression sur le titre, me semble-t-il. Je ne vous ferai pas un baratin sur la polysémie d'un bon titre. Du coup -curiosité- je vais lire la page de l'émission sur le site de FC et aneffet dans la vidéo de présentation on y explique non sans quelque dégoulinade encore que le carnet chéri d'Augustin est dans sa poche et en référence à Lessing. La dégoulinade c'est certainement pour compenser l'image d'invite à visionner le clip : la trombine du producteur, mal rasé en pleine mimique d'hilaritude, tronche tout droit venue des bouges de Gennevilliers ou de l'auberge des Adrets il n'y manque plus que le chapeau cabossé et le bandeau sur l'oeil. Pssst Julian dépêchez-vous de conseiller au producteur de faire modifier ce choix désastreux ou de se trouver un bon avocat , car là avec ce portrait (soigneusement archivé, il servira), Augustin va pouvoir demander dommages avec intérêts, il y a du pognon à se faire.

A part ça quand on écrit un coup de gueule on peut faire des erreurs. Aussi je reconnais volontiers les miennes y compris celles que vous auriez négligées (mais est-ce possible ?) et j'invoque l'agacement pour excuse à certaines d'entre elles, car ni mes traces de mauvais esprit ni mes falaises d'ignorance ne sauraient faire justification. Il y a aussi un agacement multiple donc ici mal placé quand, obsédé par la figure de Bourdieu j'entends 'champ' là où on dit 'genre'. Autant pour moi. Mais ça ne retire rien au caractère lourdement hexagonal des interventions de Trappenard. Et je note que l'essentiel de ma critique est en partie confirmée par vos remarques : il s'agissait bien d'un exercice stérile et d'un étalage de vanités.

Cela dit, comme vous auriez pu constater que c'est moins la prestation Augustin qui m'a horripilé et que je me permets de cibler, et bien plutôt ses invitées ou plus précisément le petit jeu merdique qu'il joue avec elles. Je ne lui reprocherais certainement pas de leur ouvrir l'antenne, mais de le faire avec une si évidente complicité et un plaisir si perceptible dans la complaisance. Voila qui me semble inquiétant, oui. J'ai écrit complaisance, pas connivence. Le plus étonnant est bien que j'aie écouté cette émission en entier quand bien des tablées d'auteurs plus sérieux m'avaient fait quitter le Carnet d'or après moins d'une minute. C'est que dans son contenu elle n'était pas si bête, je l'ai dit. Et peut-être que la vanité du petit club -Augustin compris- m'a finalement semblé moins outrageante et moins prétentieuse que les réunions de respectables qu'il organise usuellement à la même heure. De là je vous remercie de m'avoir rencardé sur la page précédente de son carnet chéri, page que je n'ai ni masquée ni oubliée mais que j'ignorais jusqu'à votre remarque. Je vais l'écouter avec confiance et peut-être avec plaisir. Mais quel plaisir au fait ? Ca nous verrons bien.

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Re: Le Carnet d'or, Augustin Trapenard - le Mar 19 Juin 2012, 11:24

Le petit jeu d'Augustin avec ses invitées ... Mais Nessie, ils font tous ça sur France Culture ! Laporte, Goumarre, Voinchet, Trappenard, Broué, tous interchangeables !
Et tous à inviter des gens invités partout, à être dans la redite de ce qui est dit partout dans une certaine presse dite culturelle.

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Nessie vous m'épousiez... - le Mar 19 Juin 2012, 18:07

C'est que nous sommes presque d'accord, ami Nessie (sauf au sujet de la Fellous, que vous aimez, je crois, et qui représente pour moi le pire de ce que canicule n'a hélas pas emporté) et je vous sais gré de m'avoir répondu avec votre inimitable verve !
Je suis bien le même samaritain (qui d'autre que moi pour jouer les Marie-sauve-Augustin-de-là ?) et je suis bien content d'avoir trouvé forum pour exprimer ma lassitude de cette station verdâtre à force de trop vouloir se verdir.
Ce n'est pas vous, bien sûr, qui vous "piquez de paysage littéraire contemporain" mais bien Trappenouille, dont vous soulignez à juste titre les quelques errances langagières. (Cela dit, a ce petit jeu, écoutez donc Marie Richeux !)
Mais c'est bien son projet, j'ai l'impression, que d'inviter non des auteurs qu'il aime mais des spécimens de la littérature contemporaine autour de thèmes communs, d'affinités plus ou moins obscures... À ce titre, je rejoins la délicieuse Mitsouko : au moins a-t-on pu entendre samedi dernier trois auteures mineures mais plutôt sympathiques dans leur médiocrité.
Je vous conseille vivement de vous familiariser avec les travaux de J. Meizoz, en passant, qui étudie en profondeur tout ce qui "fait" l'auteur, non seulement son texte mais ses actes, son discours, ses poses et postures. Il nous faut après tout dépasser un peu notre bon vieux Barthes car il semblerait ("Le Carnet d'or" en est la triste preuve) que l'auteur soit ressuscité...
Je concède que la vidéo de Trappe-gnard sur le site internet est tout à fait grotesque... mais ne le sont-elles pas toutes ? Quelle idée, d'abord, d'imposer à des producteurs de radio d'être à l'image ? Mais quelle mouche tsss-tsss a donc piqué ce diable d'OPA ? Au moins Traquenard est-il souriant...
Quant à vos bonnes remarques finales, pour avoir écouté tous les "Carnet(s) d'or", je pense que mes pages préférées restent celles sur le mode épistolaire et sur les élections. C'est à croire que le mois d'avril fut bien froid et qu'Augustin ne sortit pas. Cela dit, j'aime la brillance de Tristan Garcia (qu'il reçoit ce samedi, je crois) et vous invite encore une fois, cher Nessie, à l'écouter avec moi. Du moins à me dire tout le bien que vous en pensez !
Fidèles amitiés,
J.


Pour répondre à la tendre Mitsouko, je ris de "La Dispute" à défaut de rire avec "La Dispute" puisque cet abominable Laporte est si sûr de lui qu'il se permet au risque du ridicule d'entériner la moindre ineptie. La dernière en date, à propos du livre d'Eleni Sikelianos : "C'est le livre que Delphine de Vigan aurait pu écrire si elle avait réussi ce qu'elle avait voulu faire". L'ennemi Laporte n'a donc lu aucun des deux, ou alors il n'a compris ni l'un ni l'autre. Il me semble que l'atrappe-****ard a au moins l'intelligence de connaître ses limites... et de s'en amuser.

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A propos d'Augustin Trapenard - le Mer 28 Aoû 2013, 22:38

Côté Canal, cela a commencé à turbuler à l’étage du management : les séquences en clair sont le tiroir-caisse de la chaîne. Évidemment, c’est Michel Denisot, le patron de l’émission, qui a dégusté. Ce qui a nourri dans tout le PAF les discussions de cafétéria. Pour les uns, c’était la mort du « Grand Journal » car une émission, « c’est d’abord un visage ». D’autres se sont félicités du coup de balai, sur le thème « place aux jeunes », ignorant que Denisot, loin de prendre sa retraite, s’apprêtait à lancer avec tambours et trompettes publicitaires un Vanity Fair français assuré d’une grande prospérité grâce au prestige du titre chez les annonceurs et les régies.

Quant au chroniqueur littéraire, Augustin Trapenard, qui a dû se fader la difficile succession d’Ollivier Pourriol, auteur d’un succulent On/Off (NiL), il a soutenu la direction avec toute la puissance de son petit cerveau, en affirmant en substance que, désormais, la culture ne pouvait plus être diffusée que sous forme de « piqûres légères ». Avec de tels défenseurs, la culture n’a pas besoin de fossoyeurs.

Je viens de trouver ces précisions sur la ligne trapenardienne sous la plume d'une dénommée Cécile Louveau :

http://www.causeur.fr/grand-journal-de-caunes-canal-plus,23880

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