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Fragments, aphorismes, remarques...    Page 1 sur 2

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Fragments, aphorismes, remarques... - le Lun 06 Aoû 2012, 19:41

L’une des contraintes d’un lieu comme le forum c’est l’espace qu’on peut y consommer pour développer le propos. On est censé dialoguer, et l’unité d’expression c’est le message, par essence limité en taille. Mais cela ne tombe pas si mal pour causer philo : l’une de ses formes les plus efficaces, c’est justement la remarque, l’aphorisme, le petit passage qui en dit long.

Michel Onfray par exemple, sans volonté de médire, marche surtout à ça (sauf que lui dispose pourtant d’un peu plus de place qu’ici). Pourquoi nous aussi, ne profiterions-nous pas de la contrainte du lieu pour jouer nos Onfray, et partager ici ces petits morceaux denses qui valent souvent mieux que les développements et les exégèses qu’ils suscitent ?

Pour lancer la chose, j’ai en tête – et je dois dire que c’est ce qui m’a motivé à ouvrir ce fil – un fragment de Démocrite, le n°125, qui m’a rien moins que scié à sa lecture, car je lui trouve bien 2100 ans d’avance.

Il s’agit d’un court dialogue entre la raison et les sens :

Démocrite a écrit:
La raison : « Convention que la couleur, convention que le doux, convention que l’amer ; en réalité : les atomes et le vide ».

Les sens : « Misérable raison : c’est de nous que tu tires les éléments de ta croyance et tu prétends nous réfuter. Ta victoire est ton échec. ».


Tant de richesse, un tournant philosophique qui ne reverra pas le jour avant la fin du XVII° siècle et la nouvelle voie des sens, ramassés en si peu de mots plus de 400 ans avant notre ère, voilà qui m’impressionne.

Si vous avez en stock de tels passages, et pas nécessairement philosophiques, faites-en part ici.


PS : J'ajoute que j'ai trouvé cette traduction sous la plume de Bernard D'espagnat, dans un livre où celui-ci se voyait opposer les objections d'une dizaines d'interlocuteurs, tous de très hauts universitaires - de J.M. Lévy-Leblond à J. Bouveresse -, ayant voulu rendre hommage à son sens du débat philosophique : Physique et philosophie, paru en 1999.

J'y ai ajouté la tournure dernière, "
Ta victoire est ton échec" qu'on trouve en conclusion d'une autre traduction, celle de Jean Voilquin

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La disparition de Thomas Szasz - le Lun 17 Sep 2012, 18:28

Né en 1920, Thomas Szasz avait fui l'Europe centrale à temps, au milieu des années 30. Devenu aux USA psychiatre et psychanalyste puis dissident de ces deux disciplines au point de se qualifier lui-même ironiquement d'hérétique, Szasz se souciait avant tout du respect des droits et de la dignité des personne. Esprit proche d'Orwell, de Korzybski aussi certes sans la confusion qui caractérise Science and sanity mais avec un même discernement, et aussi le goût d'aller au fond des choses avec un souci extrême du sens.

Sa disparition récente donne à Elisabeth Roudinesco l'occasion d'un billet nécrologique dans Le Monde, billet ambigü et non exempt d'erreurs. De légèretés en tous cas, comme si Roudinesco ne savait pas à quel point les théoriciens comme les praticiens de la psychothérapie et plus encore de la psychanalyse, étaient impitoyablement épinglés par Szasz. Mais surtout dans ce billet, le ton de sensationnel-people a de quoi déranger : par son choix d'épithètes et de références (radical, iconoclaste, excentrique, libertarien, anti-psychiatrie) l'auteur ne lésine pas sur le spectaculaire de salon. On peut regretter que cette nécro n'ait pas été confiée à Roland Jaccard, esprit cousin de Szasz par bien des aspects, et qui fut un de ses éditeurs en langue française.

Par ailleurs Szasz fut un héritier spirituel de Kraus, et un de ses imitateurs en l'art de l'Aphorisme. Il en laisse 2 volumes, quelque peu atypiques dans sa bibliographie qui contient surtout des ouvrages tour à tour théoriques (ou plutôt anti-théoriques), et pamphlétaires. Notamment un "Karl Kraus et les docteurs de l'âme", qui relate l'intense combat polémique que Kraus livra contre les psychanalystes de Vienne. Livre savoureux et instructif qu'Elisabeth Roudinesco a dû ne pas remarquer dans son survol bibliographique.

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Un excentrique, où ça ? - le Lun 17 Sep 2012, 18:31

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Il n'y avait donc rien d'excentrique chez Thomas Szasz, qui se qualifiait plutôt d'hérétique au sens où "Etre hérétique c'est [...] proclamer que deux et deux font quatre quand les patriotes, les savants, et les gens bien intentionnés, prétendent que deux et deux font cinq". Rien d'excentrique non , et si on lit la page 55 de "Hérésies", on verra que Szasz avait anticipé cette erreur d'étiquetage. Elisabeth Roudinesco emploie le mot, sans malveillance espérons-le, mais en toute ignorance de celui qu'elle commente ? A cela je n'ai pas de réponse, mais 2 extraits à citer, qui montrent que la question se pose :

Voici en premier lieu, tiré du "Péché second' :
<< 'Maladie' signifie 'maladie corporelle'. Le dictionnaire médical de Gould définit la maladie comme un trouble de la fonction ou de la structure d'un organe ou d'une partie du corps. L'esprit -quelle que soit sa nature- n'est ni un organe ni une partie du corps. il ne saurait donc être malade dans le même sens que le corps. Quand nous parlons de maladie mentale, nous parlons de matière métaphorique. Dire que l'esprit de quelqu'un est malade équivaut à dire que l'Economie est malade ou qu'une plaisanterie est 'dingue'. Quand on confond la métaphore avec la réalité et qu'on l'utilise dans un but social, on possède alors tous les éléments d'un mythe. Les concepts de santé mentale et de maladie mentale sont des concepts mythologiques utilisés stratégiquement pour promouvoir certains intérêts sociaux et en freiner d'autres, de la même manière qu'on a autrefois utilisé les mythes religieux et patriotiques. >>

Et le second extrait - from 'Hérésies' :
<< 'Ce qu'il faut chercher avant tout, disait Aristote, c'est à maîtriser l'art de la métaphore. Mais c'est la seule chose qui ne puisse s'apprendre'. Aristote énonçait là une vérité profonde que l'homme, dans sa crainte de la liberté et son amour de la dépendance, a toujours appliquée dans le même sens : il encense les maîtres de la rhétorique, accepte de prendre ses métaphores pour 'paroles d'Evangile' , et se laisse réduire en esclavage.
Par contre il a tôt fait de ses débarrasser du fâcheux, de l'excentrique qui chercherait à lui ouvrir les yeux et à le libérer. Karl Marx, Sigmund Freud, figurent au nombre des maîtres de la métaphore et de la mystification. Charles Peirce et Karl Kraus font partie de ces excentriques qui dénoncent partout l'imposture linguistique. >>

Voila. J'en ai fini pour cette livraison préalable. De ces 2 extraits je déduis que soit Elisabeth Roudinesco est tombée dans un piège, soit elle illustre par l'exemple et avec une éclatante innocence la vista d'un penseur qu'elle n'a pas dû lire avec suffisamment d'attention.
Les deux extraits ci-dessus sont parus dans les deux volumes d'aphorismes que j'ai cités plus haut. Ils sont plus longs que la moyenne de ce qu'on trouve dans ces 2 livres, aussi vais-je donner dans le post suivant un florilège de son art lapidaire.

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Au hasard de la fourchette : aphorismes trouvés chez Thomas Szasz - le Lun 17 Sep 2012, 18:32

Puisés dans les 2 volumes cités : Le péché second & Hérésies (N-Y resp. 1973 & 1976 ; Payot 1976 & 1978 pour l'édition en français), tous deux organisés en chapitres thématiques, quasiment les mêmes d'un volume à l'autre. Certains chapitres sont porteurs d'intitulés très généraux : Enfance, Famille, Mariage, Amour, Sexe. D'autres sont davantage précis et renvoie aux thèmes propres à l'auteur : Médecine, Psychiatrie, Drogue, Suicide. D'autres encore ciblent avec une grande précision ses préoccupations : Contrôle de soi et d'autrui ; Le mythe de la maladie mentale. De là certains aphorismes relèvent de la tradition des moralistes, tandis que d'autres sont d'un pamphlétaire du siècle. Je présente ci-dessous un florilège volontairement non classé :

- Si tu n'es plus capable de rire de toi-même, il est temps que les autres se mettent à rire de toi.

- Tout contact entre humains a pour effet de valoriser ou de minimiser tout ou partie des individus en présence. Cet effet n'est jamais nul.

- La mystification par la parole est l'une des armes favorites des candidats au pouvoir ; démystifier le langage est au contraire le propre de ceux qui aspirent à devenir leurs propres maitres. Rousseau, Marx, Freud, ont été des mystificateurs. Emerson, Mill, Adler, ont été des libérateurs du langage. Or, par un paradoxe immuable et tragique de la condition humaine, tandis que les libérateurs n'ont d'effet que sur les individus, les mystificateurs parviennent à soulever les masses.

- Le doute est à la certitude ce que la névrose est à la psychose. Le névrosé est dans le doute, il a peur des personnes et des choses. Le psychotique a des convictions qui l'amènent à revendiquer. Le névrosé a des problèmes. Le psychotique a des solutions.

- En général, celui qui paye le service de l'acte psychiatrique en est le bénéficiaire. Par contre, celui qui le reçoit à titre gratuit en est généralement la victime.

- Un proverbe dit "Ne mords pas la main qui te nourrit". Il faudrait peut-être ajouter "Mords-la si elle t'empêche de te nourrir".

- C'est en apprenant que l'on acquiert le savoir, en hésitant que l'on parvient à la certitude, en travaillant que l'on façonne un talent, et en aimant qu'on apprend l'amour.

- L'inflation est à l'argent ce que la salade verbale du schizophrène est au langage. Ils illustrent tout d'abord que l'homme, selon les termes de Nietzsche, est 'un animal qui fait des promesses', et ensuite qu'il est plus facile de rompre une promesse que de la tenir.

- Les américains ont le droit d'acheter des armes et des munitions, mais il leur est interdit de se procurer des seringues et des produits toxiques. Faut-il en déduire qu'ils ont moins peur d'être 'plantés' par quelqu'un que de se 'piquer' eux-mêmes ? Que le danger symbolique d'une seringue leur apparait plus évident que le danger réel d'un browning ... ou plus simplement, qu'ils ont plus peur d'eux-mêmes que des autres ?

- La vie est un grand trou qu'il nous faut remplir. Et le meilleur moyen de le remplir est sans conteste de tendre de toutes nos forces vers la perfection.

- La devise des tyrans : celui qui n'est pas avec moi est contre moi. La devise des tolérants : celui qui n'est pas contre moi est avec moi.

Selon Szasz, les grandes idéologies ne sont pas fondées sur l'affirmation d'une vérité, mais sur un refus et un reniement de l'une ou l'autre des passions humaines et par là flattent les hommes en les dépeignant meilleurs qu'ils ne sont. Toujours selon lui, le christianisme comme idéologie manque de peu d'échapper à cette erreur mais son impitoyable lucidité devant la nature humaine est finalement compromise par la promesse d'une hypothétique rédemption. Il propose alors sa propre définition d'une quinzaine d'idéologies, dont j'extrais :
- Anarchisme : refus de l'arbitrage que nécessite toute compétition
- Capitalisme : refus d'accepter le fait que l'homme ne vit pas seulement de profit
- Communisme : refus de l'autonomie ; refus de l'idée que l'homme a besoin de se posséder lui-même, et par extension, d'accéder à la propriété
- Libéralisme : refus de l'envie
- Libertarisme : refus de la dépendance et de l'infantilisme
- Marxisme : négation des limites humaines et des passions du prolétariat
- Psychanalyse : négation de la dignité, du mystère, de la tragédie et de la foi
- Rousseauisme : négation de ce qui, dans l'homme, n'est pas le bon sauvage
- Socialisme : négation de l'esprit d'aventure et de compétition

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Roland Jaccard - le Mar 18 Sep 2012, 18:21

Puisque j'ai cité Jaccard comme esprit cousin de Szasz, voici quelques Jaccard tirés des "Chemins de la désillusion" (Grasset) :

- Sommes nous suffisamment attentifs au langage ? Avons-nous vraiment conscience que le mépris de la forme s'accompagne du mépris de la pensée, et que le respect de la langue est d'abord une question de morale ?
Ainsi, en psychiatrie, plutôt que de parler d'adaptation, ne serait-il pas plus juste de parler de soumission ? Et ne gagnerait-on pas à remplacer l'expression "savoir-vivre" par "savoir-feindre" ?

- Effrayant paradoxe : pour notre hygiène personnelle et collective, nous avons aujourd'hui autant besoin de Hitler que ce dernier avait besoin des juifs.

- Il en est des différentes formes de psychothérapie comme des religions et des partis politiques : moins on en attend, mieux on se porte.

- Deux philosophes chinois se promènent au bord d'un bassin et l"un dit à l'autre :
"Regardez comme ils sont bien dans l'eau, ces poissons !".
"Comment le savez-vous, répond l'autre, vous n'êtes pas poisson."
Et le premier de rétorquer : "Mais comment le savez-vous, vous n'êtes pas moi !"

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Re: Fragments, aphorismes, remarques... - le Sam 22 Sep 2012, 18:41

J'ai conscience que cette réponse n'ajoute pas grand chose mais tant pis: ces commentaires de Nessie sur Thomas Szasz et son oeuvre donnent envie d'y aller voir de près.
mais il y a un aphorisme qui est bien gênant: "Tout contact entre humains a pour effet de minimiser ou de valoriser tout ou partie des individus en présence. Cet effet n'est jamais nul". C'est sûrement vrai mais alors ça vous dégoute de tout contact social!En fait, il vaut mieux l'oublier, le mettre dans un petit recoin du cerveau et ne plus y penser.
Géniaux ses aphorismes sur les idéologies!

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Re: Fragments, aphorismes, remarques... - le Dim 23 Sep 2012, 15:01

@antonia a écrit:[...] "Tout contact entre humains a pour effet de minimiser ou de valoriser tout ou partie des individus en présence. Cet effet n'est jamais nul". C'est sûrement vrai mais alors ça vous dégoute de tout contact social ! [...]

Est-ce toujours aussi dérangeant si on inverse les deux verbes : "... a pour effet de valoriser ou de minimiser ..." . La formulation de l'auteur laisse espérer autant d'occasions de bénéfice que de dommage. Bénéfices & dommages moraux, s'entend. En bon clinicien, le psychiatre imagine l'effet sur les conduites.

Et puis, si l'effet en question n'est jamais nul (Szasz dixit) , il pourrait aussi bien le plus souvent, n'être que marginal ; ou collatéral (comme on dit maintenant). De là, on doit pouvoir travailler à l'optimiser. A cet effort, le moraliste qui a placé cette pensée dans son livre, ne nous incite pas. Il s'est borné à attirer là-dessus notre attention.

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Re: Fragments, aphorismes, remarques... - le Jeu 27 Sep 2012, 10:29

@antonia a écrit:[...] "Tout contact entre humains a pour effet de minimiser ou de valoriser tout ou partie des individus en présence. Cet effet n'est jamais nul". C'est sûrement vrai mais alors ça vous dégoute de tout contact social ! [...]

Et puis, n'est-ce pas une variante du "On ne peut pas ne pas communiquer" de Watzlawick ? Après tout, même l'absence de réponse contient un message, non ? Si à cette dernière on ajoute la distinction de Bateson & &Ruesch (toute communication recèle, en sus de son contenu, un message sur la relation entre l'émetteur et le destinataire) alors nous voila tout près de l'aphorisme de Szasz. Et puis encore une pincée de subjectivisme narcissique, pourquoi pas, I mean : hop introduisons l'image de soi, puisqu'elle est toujours plus ou moins présente à l'esprit, certes pas très consciemment (mais si proéminente dans les 'ateliers' d'Aurélie Charon le lundi). Cette fois nous y sommes. Tout ça dans un aphorisme unique. En ces temps de réduction budgétaire, quelle économie !

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Re: Fragments, aphorismes, remarques... - le Jeu 27 Sep 2012, 20:55

@Nessie a écrit:
@antonia a écrit:[...] ! [...]

Et puis, n'est-ce pas une variante du "On ne peut pas ne pas communiquer" de Watzlawick ? Après tout, même l'absence de réponse contient un message, non ? Si à cette dernière on ajoute la distinction de Bateson & &Ruesch (toute communication recèle, en sus de son contenu, un message sur la relation entre l'émetteur et le destinataire) alors nous voila tout près de l'aphorisme de Szasz. Et puis encore une pincée de subjectivisme narcissique, pourquoi pas, I mean : hop introduisons l'image de soi, puisqu'elle est toujours plus ou moins présente à l'esprit, certes pas très consciemment (mais si proéminente dans les 'ateliers' d'Aurélie Charon le lundi). Cette fois nous y sommes. Tout ça dans un aphorisme unique. En ces temps de réduction budgétaire, quelle économie !

Cet aphorisme et cette réponse m'ont plongée, comme on dit, dans un abîme de réflexions. Je trouvais gênant cet acte de minimiser l'autre -je m'entends: en excluant le cas où on le fait sciemment pour porter préjudice à l'autre pour une raison quelconque -, c'est vraiment pas très glorieux pour notre ego.
Ce n'est pas glorieux mais c'est notre nature humaine: nous aimerions bien nous dire que nous valorisons toujours l'autre mais, en effet,nous trouvons souvent des astuces pour qu'en fait, nous nous sentions supérieurs et pour qu'il le sente.Ou nous parlons trop vite.
Mais, à moins d'être très névrosé ou pervers, en général nous préférons valoriser l'autre, cela nous procure du plaisir et puis, on peut aussi se dire que l'autre nous rendra la pareille!
Donc, les aphorismes, certes, c'est une économie de langage, mais ce n'est pas une économie de réflexions. ça nous pique et nous force à penser.

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Re: Fragments, aphorismes, remarques... - le Jeu 27 Sep 2012, 21:08

Je poursuis. En effet, même une absence de réponse a un sens.Et aussi le regard jeté en réponse à "l'être" de l'autre (voilà que je me mets à employer des expressions de la phénoménologie!), lui aussi, n'est pas nul. Les élèves des profs d'autrefois en avaient l'expérience: que de regards glaçants qui infériorisaient(maintenant, ce sont les observations sur les bulletins qui sont souvent peu valorisantes )
Bon, j'arrête mes divagations....

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