Forum des auditeurs passionnés et critiques de France Culture

france culturelongpont demainGoogle

Le forum des auditeurs critiques de France Culture

 


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Aller à la page : Précédent  1 ... 12 ... 21, 22, 23  Suivant

Accueil / France Culture

Répondre au sujet

Des voix et des ondes    Page 22 sur 23

Bas de page ?   

1
Répondre en citant  
Des voix et des ondes - le Mar 23 Oct 2012, 00:41

Rappel du premier message :

"Et l'on a été blessé par la voix de Carole Desbarats (j'achète votre système de gommage de la voix de l'intervieweur...). De deux choses l'une : soit l'on engage un phoniatre ou un orthophoniste à France Culture et l'on y envoie cette Desbarats avec Antoine Perraud, et Tewfik Hakem pour rendre leur voix moins éraillée, moins "à bout de souffle" permanent (c'est chic le "à bout de souffle", chanteurs et chanteuses françaises s'y essaient avec succès), soit on se sépare de ces gens et l'on en emploie d'autres qui ont des voix bien posées et qui font du bien à entendre." Dixit Philaunet ailleurs.
L'occasion d'ouvrir un espace de discussion sur la "qualité" des voix.
Et par exemple l'occasion de s'interroger sur la présence à l'antenne de Nadine Epstain dont j'apprécie toujours la justesse journalistique tout en déplorant le désastre radiophonique. Qu'en pensez-vous ?
* * *

211
Répondre en citant  
Un formatage de l'oreille ? - le Mer 27 Avr 2016, 13:30

À propos du post 215 plus haut,
masterkey(http://www.regardfc.com/t515p200-des-voix-et-des-ondes#25602) a écrit: (...) Cette impression a un pendant objectif clair : la compression dynamique du son a été fortement augmentée, l'équipe technique a même eu le potientiomètre lourd, voici pour s'en convaincre les représentations temporelles du signal de l'émission du 23 avril, et pour comparaison, juste en dessous, de celle du 2 avril (un seul canal est représenté) :



Voici le zoom sur une séquence de quelques minutes :



On voit que les maxima sont a peu près les mêmes, donc que le volume n'a pas été augmenté, mais que dans les représentations de l'émission du 23 avril, tout reste collé à proximité des extrema, signe de la compression et comme le disait Philaunet, de la réduction de la dynamique (nettement moins de variation du volume).

Autre chose plus désagréable est la distorsion du son qui semble avoir été introduite, avec des effets de saturation marqués. On peut compresser (j'aimerais aussi utiliser comprimer, mais dans les usages, c'est le laid "compresser" qui l'emporte) intelligemment, mais ici ça n'a pas été le cas. (...)
Admirable démonstration technique que la vôtre, grand merci pour cette réponse qui montre que vous veillez et que les auditeurs ne se laisseront pas imposer des normes de compression qui pourrissent littéralement les voix originales. Ces sonagrammes sont on ne peut plus parlants.

C'est tout un formatage de la perception auditive qui est décidé en studio sans qu'en soient justifiés les préalables.

Je me souviens d'un débat sur les caractéristiques acoustiques "par défaut" des chaînes HiFi japonaises, auxquelles était prêté un réglage correspondant aux fréquences de la langue japonaise. Ce faisant, l'oreille occidentale (dans toute sa variété) aurait été formée à écouter de la musique avec un type de balance graves/aigus ne correspondant pas à son anatomie.

Sans aller si loin, on peut s'interroger sur le traitement du son qu'apportent les techniciens à toutes les voix sortant des appareils (radio, télé, ordinateur, hauts-parleurs de gare, etc). Et si l'on transposait ces modifications dans l'ordre du visuel ? En modifiant les couleurs, notamment leur intensité ? Déjà que depuis plusieurs années, les contrastes et les reliefs sont devenus très saillants à la télé. Cela n'a-t-il pas un impact sur la manière de voir ou de vouloir voir le monde dans la vie réelle ?

212
Répondre en citant  
Comparer les voix féminines - le Ven 08 Juil 2016, 20:37

On aime ou l'on n'aime pas les voix féminines immatures de France Culture toutes sorties du même moule. Par exemple celle de la présentatrice de la Grande table d'été ("grande", c'est beaucoup dire) : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-08.07.2016-ITEMA_21028337-0.mp3" debut="13:08" fin="13:45"]
Gté 08 07 2016

Peut-être que personne ne trouvera rien à redire à celle-ci, comme à celle de Mosna-Savoye, de Richeux et de tant d'autres. Mais il suffit d'écouter les radios culturelles où les productrices ne jouent pas aux petites filles pour se rendre compte de l'affectation présente dans les voix des jeunes productrices de France Culture.

Je conseille par exemple d'écouter l'intelligente Catherine Erard de la RTS qui dans les émissions À vue d'esprit nous donne à entendre un propos et une voix maîtrisés, loin, très loin des coquetteries horripilantes des susnommées.

Exemple, entre autres, l'introduction de La Réforme vue de Suisse (10/20)

213
Répondre en citant  
Re: Des voix et des ondes - le Mar 12 Juil 2016, 10:26

Un document mis en ligne par inadvertance laisse entendre l'entretien brut de Cédric Klapisch par Chloé Leprince sur la page Internet de France Culture : Cédric Klapisch : « Critiquer Rivette, on pouvait vous tuer pour ça » (28 juin 2016), réalisé dans le cadre de la série : L'âge des possibles, 20 ans plus tard.

Alors que l'internaute est invité à écouter l'entretien de Cédric Klapisch par Sylvain Bourmeau daté du 08 août 1996, il entend à la place une courte introduction de Chloé Leprince (transcrite ci-dessous), l'entretien lui-même, interrompu quelques secondes par le portable du réalisateur, puis par un blanc durant lequel Klapisch s'absente à la suite d'un coup de sonnette, enfin par l'extinction pur et simple du magnétophone au milieu de la conversation. Du boulot de pro.

Chloé Leprince :
Une seconde, je prends mes notes. De toutes façons, je monterai, donc c'est assez libre comme entretien. Peut-être, je commencerai bien pendant que ça..., si vous pouvez faire deux, trois mots pendant mes réglages ?

Cédric Klapisch : Un, deux, trois. Un, deux, trois. Et donc, il y a qui d'autres comme réalisateurs ?

_ Alors globalement, il n'y a pas que des réals, puisqu'il y a Pierre Hermé, Laëtitia Masson, Gaël Morel, (...) Je dois en zapper, parce que il y en a vingt quatre, donc, je ne vous ai pas tout dit, mais ça donne une idée assez marrante en fait de la représentation. Il y a très peu de femmes, il y a Marie Darrieussecq. En gros, il y a trois femmes.

_ D'accord. À l'époque, il n'y avait pas de femmes (rires).

_ En cinéma. Dans la vie... C'est marrant, moi je travaille beaucoup sur la ré-éditorialisation des archives - comme on n'a pas beaucoup de temps, je ne vais pas vous raconter - mais ça raconte aussi, la chaîne faisait très peu parler les femmes, et encore aujourd'hui, c'est un peu borderline, mais on se rend compte que dans les castings, il peut y avoir vingt hommes et pas une femme quoi. Alors on va commencer (...)

Le soin apporté à la langue « au naturel » est typique d'une génération qui emploie l'anglais quand le français fait défaut, et ne sait pas terminer ses phrases. Je ne serais pas surpris de voir Chloé Leprince un jour au micro de France Culture.

[son mp3="https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/2016/06/cdc9f42f-2ef6-4bea-bd29-f72c30d2a801/archive-cedric_klapisch_2016-net_bc042253-0731-4fa8-8767-7cd7010bb878_fc.mp3" debut="00:00" fin="01:40"]

214
Répondre en citant  
Y a Olivier Py qu'a accepté (forcément !) - le Jeu 14 Juil 2016, 12:43

Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t515p210-des-voix-et-des-ondes#26305) a écrit:Un document mis en ligne par inadvertance laisse entendre l'entretien brut de Cédric Klapisch par Chloé Leprince sur la page Internet de France Culture : Cédric Klapisch : « Critiquer Rivette, on pouvait vous tuer pour ça » (28 juin 2016), réalisé dans le cadre de la série : L'âge des possibles, 20 ans plus tard.

Alors que l'internaute est invité à écouter l'entretien de Cédric Klapisch par Sylvain Bourmeau daté du 08 août 1996, il entend à la place une courte introduction de Chloé Leprince (transcrite ci-dessous), l'entretien lui-même, interrompu quelques secondes par le portable du réalisateur, puis par un blanc durant lequel Klapisch s'absente à la suite d'un coup de sonnette, enfin par l'extinction pur et simple du magnétophone au milieu de la conversation. Du boulot de pro. (...)

Le soin apporté à la langue « au naturel » est typique d'une génération qui emploie l'anglais quand le français fait défaut, et ne sait pas terminer ses phrases. Je ne serais pas surpris de voir Chloé Leprince un jour au micro de France Culture.

[son mp3="https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/2016/06/cdc9f42f-2ef6-4bea-bd29-f72c30d2a801/archive-cedric_klapisch_2016-net_bc042253-0731-4fa8-8767-7cd7010bb878_fc.mp3" debut="00:00" fin="01:40"]
Encore merci Jean-Luuc, je reviens sur le sujet en plus du post en fil "Commentaires" que vous avez prolongé ici.

Pour la transcription, la question se pose depuis longtemps sur la conduite à suivre : reproduire la langue dite ou son équivalent académique ? Je penche plutôt pour la méthode d'Antoine Arnoux (exemple ici) quand il s'agit de mettre en lumière la manière de parler de la productrice ou de l'intervenant. Et pour votre type de transcription quand c'est la nature même des propos qui est portée à notre attention.

Dans la minute trente que vous donnez à écouter et que vous transcrivez partiellement, je suis choqué par la langue et le ton de Chloé Leprince qui reflètent une totale absence de soin  dans l'expression. Tout est signifiant, comme chacun sait, le rire bien gras, les ahemmmm, euhhhhhhh, aheuuu, aussi bien que le relâchement général de la prononciation et de la grammaire.

Donc, une autre version de la transcription donnerait ceci : t'façon pour "de toute façon" ; peut-êteuuuh ; y a Gaston-Paul Effa qu'est philosophe ; y a Olivier Py qu'a accepté [comme pour Adler et bien d'autres, il semble que le pronom relatif "qui" soit difficile à prononcer...] ; ça donne une idée assez marrante ; c'est un peu bordeurlaïne ["borderline" employé pour dire tout et n'importe quoi, le vocabulaire manquant cruellement à cette femme comme à ses congénères de France Culture] et enfin le très élégant vingt hommes sans liaison avec le /t/ .

Cruel tableau pour Chloé Leprince (et le reste de l'entretien n'est pas mieux), et confirmation s'il en était besoin qu'à France Culture, depuis les soutiers (soutières ?) jusqu'à la directrice, c'est une sorte de dialecte qui est parlé, dialecte revendiqué comme branché et idéologiquement assumé car au plus près de la langue parlée par les groupes sociaux dits défavorisés, exclus, stigmatisés (pour ça il y a du vocabulaire à France Culture...).

Que Leprince, Treiner et ses amies en soient assurées, leur langue est donnée à entendre et à lire comme le français le plus fautif à des étudiants étrangers, Syriens, Brésiliens, Japonais, et bien d'autres qui, pour la plupart, parlent et écrivent mieux le français que le personnel de France Culture.

215
Répondre en citant  
Re: Des voix et des ondes - le Jeu 14 Juil 2016, 17:38

Philaunet(http://www.regardfc.com/t515p220-des-voix-et-des-ondes#26325) a écrit:
(...)

Pour la transcription, la question se pose depuis longtemps sur la conduite à suivre : reproduire la langue dite ou son équivalent académique ? Je penche plutôt pour la méthode d'Antoine Arnoux (exemple ici) quand il s'agit de mettre en lumière la manière de parler de la productrice ou de l'intervenant. Et pour votre type de transcription quand c'est la nature même des propos qui est portée à notre attention.

La transcription est l'objet d'un parti pris, sans aucun doute, et j'ai choisi d'être compris par le plus grand nombre de lecteurs de ce forum pour deux raisons. La première relève de l'imitation : tenter d'approcher au plus près les intonations d'une voix par des mots, c'est risquer d'être inexact bien sûr, mais aussi peut-être verser dans une sur-interprétation. Comment doser une hésitation écoutée à l'écrit ? Avec un « Euhhh », ou un « Euuuhhhh » ? Je préfère me garder de cet écueil qui nous tend trop souvent les bras sur France Culture...

La deuxième tient à l'éloignement du message originellement désigné : reproduire fidèlement en mots un dialogue entendu au micro peut avoir pour effet d'inventer une voix « tierce » (si on commence par lire la transcription avant d'écouter l'extrait via la pastille) et d'arriver au sens par un détour (vous l'indiquiez justement Philaunet ci-dessus). « Tierce » ou au troisième degré plutôt, car lue à travers le prisme d'une déformation (voix radio = 1, voix transcrite = 2, voix lue = 3), donc deux fois plus loin de ce qui a été prononcé. Dans le lien donné vers l'exemple d'Antoine Arnoux, cette phrase : « (…) vous pourriez répondre à Caroline Broué qui vous d’mandeuh euh pourquoi i sont pourquoi i sont pas d’gauche beh vous citez les propos du premier ministre (…). » peut demander relecture si l'on n'est pas familier du langage texto. Et retarder sa compréhension.

Mais, d'un autre côté, elle peut également informer (au sens de donner une forme) une personne sourde ou malentendante de la teneur d'une conversation.

L'un dans l'autre, je préfère rester à distance de toute la personnalité injectée dans une voix (son souffle, son intonation, son ton, sa prononciation) et me concentrer sur son contenu. Le lecteur-auditeur est assez grand pour mesurer, sans besoin d'en rajouter, tout l'amateurisme signalé par mes soins dans l'exemple ci-dessus. Je dis ça, mais force est de constater que le relevé sélectif de Philaunet me prouve le contraire :

Philaunet(http://www.regardfc.com/t515p220-des-voix-et-des-ondes#26325) a écrit:

Donc, une autre version de la transcription donnerait ceci : t'façon pour "de toute façon" ; peut-êteuuuh ; y a Gaston-Paul Effa qu'est philosophe ; y a Olivier Py qu'a accepté [comme pour Adler et bien d'autres, il semble que le pronom relatif "qui" soit difficile à prononcer...] ; ça donne une idée assez marrante ; c'est un peu bordeurlaïne ["borderline" employé pour dire tout et n'importe quoi, le vocabulaire manquant cruellement à cette femme comme à ses congénères de France Culture] et enfin le très élégant vingt hommes sans liaison avec le /t/ .
(...)

216
Répondre en citant  
Paradigme sentimental de France Culture - le Sam 23 Juil 2016, 11:28

Mais non France Culture n'est pas une radio de jeunes femmes à peluches et marelle, mais non !
[son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11971-15.04.2016-ITEMA_20962127-0.mp3" debut="20:41" fin="21:43"]
Tiré de Les oiseaux et nous

Cette traduction sur un ton sirupeux  faisait suite à une chanson (de 2014) opportunément choisie pour son nom, Audubon. Les chanteuses ? Kemp et Eden, se rafraîchissant ci-dessous. De futures amies et invitées de Marie Richeux, assurément...

Extrait du paradigme esthétique du personnel féminin de France Culture, here is the song : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11971-15.04.2016-ITEMA_20962127-0.mp3" debut="18:18" fin="20:49"]



Grand merci à Jean-Luuc pour l'aide au redimensionnement de la photo. RFC, un forum éminemment "collaboratif" !

217
Répondre en citant  
« Ça paraît complètement dingue » - le Lun 25 Juil 2016, 21:47

Questions à Nessie, analyste, entre autres, des modes langagières : à quoi attribuer l'emploi de l'argot par les producteurs de France Culture ? Retrouve-t-on cet usage sur les chaînes de télé dites culturelles ?
Exemple dans Du Grain à moudre d'été, du 25 juillet 2016 : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10175-25.07.2016-ITEMA_21037924-0.mp3" debut="38:05" fin="38:24"]
Oui, "ça paraît complètement dingue"...

Quelle différence y a-t-il entre ce niveau de langue et celui des conversations privées du producteur ? Aucune, sans doute.

Sandrine Treiner (la directrice de France Culture, précisons pour les nouveaux) qui parle comme un charretier et Adler avec ses "bouquins" et ses dramatiques, "c'est dingue !" sauraient nous dire pourquoi : stop à la distinction dans le vocabulaire, langue unique pour tous. Fluidité continue entre vie professionnelle et vie privée. Décloisonnement et mélange, oui, frontières et hiérarchies, non...

218
Répondre en citant  
Re: Des voix et des ondes - le Sam 13 Aoû 2016, 23:02

Philaunet(http://www.regardfc.com/t515p220-des-voix-et-des-ondes#26393) a écrit:
Questions à Nessie, analyste, entre autres, des modes langagières : à quoi attribuer l'emploi de l'argot par les producteurs de France Culture ? Retrouve-t-on cet usage sur les chaînes de télé dites culturelles ?
Exemple dans Du Grain à moudre d'été, du 25 juillet 2016 : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10175-25.07.2016-ITEMA_21037924-0.mp3" debut="38:05" fin="38:24"]
Oui, "ça paraît complètement dingue"...

Quelle différence y a-t-il entre ce niveau de langue et celui des conversations privées du producteur ? Aucune, sans doute.

Sandrine Treiner (la directrice de France Culture, précisons pour les nouveaux) qui parle comme un charretier et Adler avec ses "bouquins" et ses dramatiques, "c'est dingue !" sauraient nous dire pourquoi : stop à la distinction dans le vocabulaire, langue unique pour tous. Fluidité continue entre vie professionnelle et vie privée. Décloisonnement et mélange, oui, frontières et hiérarchies, non...

Malgré la grande médiocrité des chaines dites culturelles (les émissions les plus honnêtes sont les moins ambitieuses, l'ambiance générale semble moins calquée l'esprit du trio de mousquetaires Libé/Obs/Inrocks/Télérama), malgré cela dis-je, c'est par les documentaires que ces chaines ressemblent le plus à France Culture : fictionnalisés au maximum. Par contre, pour la langue, ma première impression après ces quelques premiers mois, c'est que le niveau de langue est plus surveillé sur la 5 et la 7, sauf dans les talk-shows à la con où l'on retrouve un spontanéisme et un snobisme du relâchement identiques à ceux qui ont détruit l'ambiance de sérieux de France Culture.

Enfin, pour le moment c'est plutôt une impression. Je me concentre sur les documentaires, et franchement c'est largement aussi mauvais que sur FC, mais j'en parlerai de nouveau dans le fil que j'ai créé à cette intention.

_________________
A l'intention de ceux qui prennent mon pseudonyme pour un bouclier : mon identité n'est ni affichée ni dissimulée.
Pour la trouver il suffit de suivre le fil de mon profil.

219
Répondre en citant  
Des ''voix pré-pubères, accrochées à leur part d'enfance'' - le Mer 17 Aoû 2016, 23:19

Dans le fil au titre qui se veut ironique "Les grands sujets de France Culture"
Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t735p70-les-grands-sujets-de-france-culture#26558) a écrit:
Philaunet(http://www.regardfc.com/t735p60-les-grands-sujets-de-france-culture#26482) a écrit:
(...), il faut de nouveau s'attendre à des émissions très "genrées" et sans autre angle de lecture que la sempiternelle rengaine "Abolissons les catégories masculin/féminin."

Jérome Sandlarz vous a attentivement lu et décidé d'en remettre une couche dans son descriptif : La voix dans tous ses états : voix et genre (17 août 2016).

"La voix touche par son caractère unique et intimiste. Si l'on ferme les yeux, notre oreille invente un visage, une apparence et aussi, un sexe derrière une voix... Or il arrive que la frontière entre les genres soit si mince qu'elle sème le doute dans nos esprits.
Qui chante ? Un homme, une femme ? Les deux à la fois peut-être... C'est à ce trouble que nous nous attachons ici. Cette identité floue qui a son charme particulier. Hommes à la voix délicate et perchée, femmes à la voix basse, ou encore, ces voix pré-pubères, accrochées à leur part d'enfance. Bref, des voix qui changent de costume, en somme."


Toujours la même question : est-ce l'air du temps qui convainc tant de jeunes producteurs d'aborder sous tous les angles possibles cette question ou de discrètes directives internes qui orientent régulièrement les sujets ?
Remercions plutôt l'employé de Sonia Kronlund de nous fournir les critères exigés pour les voix des plus récentes productrices à France Culture (et ailleurs à Radio France) : des "voix pré-pubères, accrochées à leur part d'enfance". Avec mini tigre en peluche, saut à cloche-pied pour la marelle, et accompagnement d'un enfant de 3e pour arbitrer un jeu entre animateurs de radio ( les "gosses têtes" ?).

220
Répondre en citant  
Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch - le Mer 24 Aoû 2016, 22:08

Yann Sancatorze(http://www.regardfc.com/t515p200-des-voix-et-des-ondes#22890) a écrit:Alors qu'à FC les mots de plus de trois syllabes jouent le rôle de dos d'âne verbal dans le débit d'une phrase (on ralentit à 2 à l'heure), admirons ceci, le présentateur météo de Channel 4 qui joue à insérer dans un bulletin le fameux nom à rallonge d'un village gallois bien connu des touristes, et tout en souplesse :



Il y a sans doute private joke, voyez le petit sourire...
@ Yann Sancatorze : Le retour inopiné de Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch  que l'on entend dans votre vidéo et que j'ai pu identifier grâce à vous (ça sert de suivre ce forum...) dans la chanson de Stephen Sondheim "The boy from 'Tacarembo la Tumbe del Fuego Santa Malipas Zacatecas la Junta del Sol y Cruz' ". Chanson que Renaud Machart présente sans une faute de diction avant et après la diffusion, qu'on en juge ici : [son mp3="http://www.francemusique.fr/sites/default/files/asset/aod/2016/33/NET_e6d9659f-58a0-4dfc-920e-a197b46808dc_FM.mp3" debut="62:06" fin="66:33"]

Pour ceux qui aiment son "Merci Madame" devenu apparemment célèbre sur son compte Twitter (selon ce qu'il en dit le 21 août), en voici un nouvel exemple :  [son mp3="http://www.francemusique.fr/sites/default/files/asset/aod/2016/33/NET_e6d9659f-58a0-4dfc-920e-a197b46808dc_FM.mp3" debut="79:06" fin="79:21"]

Tout ceci dans La Matinale de Renaud Machart du 20 août 2016 sur France Musique

221
Répondre en citant  
Voix féminines - le Ven 07 Oct 2016, 20:04

Pour y revenir, j'ai souligné
Yann Sancatorze(http://www.regardfc.com/t13p200-bbc-radio-4-radio-3#25772) a écrit:Une petite curiosité à signaler, le numéro de Great Lives de cette semaine consacré à Richard Coeur de Lion. (...) - Helen Castor, historienne pure et dure ("Helen Castor graduated from The King's High School for Girls, Warwick, in 1986, and then completed a BA and a PhD at Gonville and Caius College, Cambridge. She was elected to a Research Fellowship at Jesus College. She is a Fellow of Sidney Sussex College.") La voix de la raison... (...)  écoutant l'historienne Helen Castor, on ne peut s'empêcher de se dire que les voix féminines posées, sérieuses, documentées et éprouvées au métier de la prise de parole en public, ces voix féminines sont quasiment absentes de l'antenne de France Culture. Nous n'entendons que des lycéennes hésitantes et débraillées,  amoureuses de leur registre pseudo-poétique d'un côté, ou alors de vieilles voix collantes, décaties et pleines d'une promiscuité de la dernière vulgarité (je ne cite pas la personne en question...). C'est ce qui se passe quand on recrute sur des bases biologiques et identitaires (âge et genre) et non sur des bases de compétence.
À France Culture, ces qualités que possède l'invitée de Great lives, sont en effet "quasiment absentes" chez les animatrices de l'antenne. Elles existent en revanche à France Musique chez la plupart  des productrices*.

Vous pointez bien les raisons qui peuvent se résumer en un mot cher à France Culture : la discrimination. L'antenne a choisi d'avantager de façon parfaitement arbitraire une classe d'âge (25-35 ans) et un sexe (le féminin) sans se soucier de vérifier, chez les personnes choisies, les compétences de maîtrise de la parole, de transmission d'un savoir en une langue correcte et de direction d'entretien radiophonique.

* On laissera à part le cas d'Odile Sambe de Ricaud, nouvelle recrue du samedi soir, qui semble à chaque intervention hebdomadaire faire un exposé devant une classe, mal préparée et transie de peur.

Des voix et des ondes     Page 22 sur 23

Haut de page ?   

Aller à la page : Précédent  1 ... 12 ... 21, 22, 23  Suivant

Accueil / France Culture

Répondre au sujet

Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum