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Des voix et des ondes    Page 22 sur 24

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Des voix et des ondes - le Mar 23 Oct 2012, 00:41

Rappel du premier message :

"Et l'on a été blessé par la voix de Carole Desbarats (j'achète votre système de gommage de la voix de l'intervieweur...). De deux choses l'une : soit l'on engage un phoniatre ou un orthophoniste à France Culture et l'on y envoie cette Desbarats avec Antoine Perraud, et Tewfik Hakem pour rendre leur voix moins éraillée, moins "à bout de souffle" permanent (c'est chic le "à bout de souffle", chanteurs et chanteuses françaises s'y essaient avec succès), soit on se sépare de ces gens et l'on en emploie d'autres qui ont des voix bien posées et qui font du bien à entendre." Dixit Philaunet ailleurs.
L'occasion d'ouvrir un espace de discussion sur la "qualité" des voix.
Et par exemple l'occasion de s'interroger sur la présence à l'antenne de Nadine Epstain dont j'apprécie toujours la justesse journalistique tout en déplorant le désastre radiophonique. Qu'en pensez-vous ?
* * *

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La prosodie en situation d'exception - le Sam 12 Mar 2016, 19:08

IL y a ceux qui n'ont jamais appris. Et ceux qui ont appris à leur façon, en créant leurs propres tics ou en imitant ceux des copains. Ainsi  :
Philaunet(http://www.regardfc.com/t515p200-des-voix-et-des-ondes#25018) a écrit:
Pour illustrer l'échange développé ici dans le post de Jean-Luuc et suivants :
Arnaud Laporte [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11981-10.03.2016-ITEMA_20932832-1.mp3" debut="03:07" fin="03:14"]

Allongement de la voyelle finale souvent utilisé quand le locuteur ne sait pas quel autre exemple donner. Observation déjà signalée ailleurs qui pourrait appartenir au fil On tique aux tics.

La Dispute du 10 03 2016
Durée + intensité : c'est un cas d'accent mis sur la finale.
L'accent mis sur la finale est d'usage dans la phrase interrogative, sauf qu'habituellement par chez nous, on use plutôt du ton ascendant càd élévation progressive de la note. Du moins dans la conversation ordinaire c'est ainsi que l'on fait.

Mais des gens pas du tout ordinaire (l'élite radiophonique) dans une situation pas du tout ordinaire (interview sur la radio d'élite) peuvent se permettre de remplacer le ton ascendant par une variation sur la durée (allongement) et l'intensité (un petit coup de cordes vocales).

A verser au dossier en cours déjà intitulé "La prosodie de l'élite".

212
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''Compression'' des voix ? - le Sam 23 Avr 2016, 11:05

Qui comparera un numéro ancien (plus ou moins dix ans d'âge) et un numéro contemporain d'une ou plusieurs émissions pour rendre compte de la différence du traitement sonore des voix diffusées à France Culture ou sur d'autres stations de Radio  France ?

Le numéro de ce matin de Concordance des temps L'orthographe : modernisée ? violentée ? me semble marqué par une certaine rugosité, caractéristique déjà ressentie à l'écoute de France Musique par exemple (émission "Sous la couverture...").

Les techniciens sont-ils en train de modifier la pâte sonore afin de rendre l'écoute plus nette (mais moins riche) dans les écouteurs reliés aux téléphones portables (dans un environnement bruyant) ?  

On sait que France Info a comprimé le son de l'antenne il y a une quinzaine d'années afin que les voix s'imposent sur les bruits de voiture et de circulation (France Info est très écoutée en voiture).

Qu'en est-il du traitement du son à France Musique et France Culture ? Les  paramétrages ont-ils changé ? Le cas échéant, est-ce pour s'adapter à la baisse de la capacité d'audition de nombreux auditeurs, jeunes et moins jeunes ?

Toujours est-il que la comparaison entre radios étrangères laisse penser que les caractéristiques techniques de diffusion sont différentes et que ce choix a un effet sur la réception par l'auditeur, notamment pour ce qui concerne la perception esthétique et émotionnelle des voix.

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Éléonore Geneste, star montante de FC - le Mar 26 Avr 2016, 13:30

Et dire qu'elle a écrit tout ça elle-même, impressionnant. [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10059-26.04.2016-ITEMA_20970409-0.mp3" debut="17:55" fin="19:25"]

[ Edit : la pastille a l'air de marcher maintenant ]

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Re: Des voix et des ondes - le Mar 26 Avr 2016, 14:20

Philaunet(http://www.regardfc.com/t515p200-des-voix-et-des-ondes#25583) a écrit: Qui comparera un numéro ancien (plus ou moins dix ans d'âge) et un numéro contemporain d'une ou plusieurs émissions pour rendre compte de la différence du traitement sonore des voix diffusées à France Culture ou sur d'autres stations de Radio  France ?

Le numéro de ce matin de Concordance des temps L'orthographe : modernisée ? violentée ? me semble marqué par une certaine rugosité, caractéristique déjà ressentie à l'écoute de France Musique par exemple (émission "Sous la couverture...").

Les techniciens sont-ils en train de modifier la pâte sonore afin de rendre l'écoute plus nette (mais moins riche) dans les écouteurs reliés aux téléphones portables (dans un environnement bruyant) ?  

Cette impression a un pendant objectif clair : la compression dynamique du son a été fortement augmentée, l'équipe technique a même eu le potientiomètre lourd, voici pour s'en convaincre les représentations temporelles du signal de l'émission du 23 avril, et pour comparaison, juste en dessous, de celle du 2 avril (un seul canal est représenté) :



Voici le zoom sur une séquence de quelques minutes :



On voit que les maxima sont a peu près les mêmes, donc que le volume n'a pas été augmenté, mais que dans les représentations de l'émission du 23 avril, tout reste collé à proximité des extrema, signe de la compression et comme le disait Philaunet, de la réduction de la dynamique (nettement moins de variation du volume).

Autre chose plus désagréable est la distorsion du son qui semble avoir été introduite, avec des effets de saturation marqués. On peut compresser (j'aimerais aussi utiliser comprimer, mais dans les usages, c'est le laid "compresser" qui l'emporte) intelligemment, mais ici ça n'a pas été le cas.

J'écoute peu France Culture en ce moment et je n'ai pas remarqué ce changement radical, peut-être quelques voix plus graves à certains micros. J'espère qui ne s'agit que d'un cas isolé, peut-être une erreur ou un ballon d'essai. Quoi qu'il en soit, l'émission était par ailleurs très intéressante, merci de l'avoir signalée par ce message.

215
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Impréparation et précipitation au journal de 12h30 - le Mar 26 Avr 2016, 20:24

Rowan(http://www.regardfc.com/t515p200-des-voix-et-des-ondes#25601) a écrit:Et dire qu'elle a écrit tout ça elle-même, impressionnant. [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10059-26.04.2016-ITEMA_20970409-0.mp3" debut="17:55" fin="19:25"]

[ Edit : la pastille a l'air de marcher maintenant ]
Oui, c'est assez douloureux à entendre, et en plus ça tousse en studio, ce n'est pas très respectueux pour la débutante. Mais quand même, à France Culture on n'apprend pas à dire un billet au micro ?

Remarquez qu'Antoine Mercier, qui est pourtant un journaliste aguerri, introduit la séquence en parlant de "La Chili" et fait une longue phrase sans respirer, pas très exemplaire*... :  [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10059-26.04.2016-ITEMA_20970409-0.mp3" debut="17:34" fin="17:58"]
Le journal de 12h30 (à partir de la minute 17'35'')

* Mais voilà, Antoine Mercier est désormais moins rédacteur et lecteur du journal de midi, activité digne et requérant de grandes compétences, que commentateur et intervieweur à La Grande Table où sa présence paraît de plus de valeur. À force de vouloir tout faire, on ne fait plus rien de bien.

216
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Un formatage de l'oreille ? - le Mer 27 Avr 2016, 13:30

À propos du post 215 plus haut,
masterkey(http://www.regardfc.com/t515p200-des-voix-et-des-ondes#25602) a écrit: (...) Cette impression a un pendant objectif clair : la compression dynamique du son a été fortement augmentée, l'équipe technique a même eu le potientiomètre lourd, voici pour s'en convaincre les représentations temporelles du signal de l'émission du 23 avril, et pour comparaison, juste en dessous, de celle du 2 avril (un seul canal est représenté) :



Voici le zoom sur une séquence de quelques minutes :



On voit que les maxima sont a peu près les mêmes, donc que le volume n'a pas été augmenté, mais que dans les représentations de l'émission du 23 avril, tout reste collé à proximité des extrema, signe de la compression et comme le disait Philaunet, de la réduction de la dynamique (nettement moins de variation du volume).

Autre chose plus désagréable est la distorsion du son qui semble avoir été introduite, avec des effets de saturation marqués. On peut compresser (j'aimerais aussi utiliser comprimer, mais dans les usages, c'est le laid "compresser" qui l'emporte) intelligemment, mais ici ça n'a pas été le cas. (...)
Admirable démonstration technique que la vôtre, grand merci pour cette réponse qui montre que vous veillez et que les auditeurs ne se laisseront pas imposer des normes de compression qui pourrissent littéralement les voix originales. Ces sonagrammes sont on ne peut plus parlants.

C'est tout un formatage de la perception auditive qui est décidé en studio sans qu'en soient justifiés les préalables.

Je me souviens d'un débat sur les caractéristiques acoustiques "par défaut" des chaînes HiFi japonaises, auxquelles était prêté un réglage correspondant aux fréquences de la langue japonaise. Ce faisant, l'oreille occidentale (dans toute sa variété) aurait été formée à écouter de la musique avec un type de balance graves/aigus ne correspondant pas à son anatomie.

Sans aller si loin, on peut s'interroger sur le traitement du son qu'apportent les techniciens à toutes les voix sortant des appareils (radio, télé, ordinateur, hauts-parleurs de gare, etc). Et si l'on transposait ces modifications dans l'ordre du visuel ? En modifiant les couleurs, notamment leur intensité ? Déjà que depuis plusieurs années, les contrastes et les reliefs sont devenus très saillants à la télé. Cela n'a-t-il pas un impact sur la manière de voir ou de vouloir voir le monde dans la vie réelle ?

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Comparer les voix féminines - le Ven 08 Juil 2016, 20:37

On aime ou l'on n'aime pas les voix féminines immatures de France Culture toutes sorties du même moule. Par exemple celle de la présentatrice de la Grande table d'été ("grande", c'est beaucoup dire) : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-08.07.2016-ITEMA_21028337-0.mp3" debut="13:08" fin="13:45"]
Gté 08 07 2016

Peut-être que personne ne trouvera rien à redire à celle-ci, comme à celle de Mosna-Savoye, de Richeux et de tant d'autres. Mais il suffit d'écouter les radios culturelles où les productrices ne jouent pas aux petites filles pour se rendre compte de l'affectation présente dans les voix des jeunes productrices de France Culture.

Je conseille par exemple d'écouter l'intelligente Catherine Erard de la RTS qui dans les émissions À vue d'esprit nous donne à entendre un propos et une voix maîtrisés, loin, très loin des coquetteries horripilantes des susnommées.

Exemple, entre autres, l'introduction de La Réforme vue de Suisse (10/20)

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Re: Des voix et des ondes - le Mar 12 Juil 2016, 10:26

Un document mis en ligne par inadvertance laisse entendre l'entretien brut de Cédric Klapisch par Chloé Leprince sur la page Internet de France Culture : Cédric Klapisch : « Critiquer Rivette, on pouvait vous tuer pour ça » (28 juin 2016), réalisé dans le cadre de la série : L'âge des possibles, 20 ans plus tard.

Alors que l'internaute est invité à écouter l'entretien de Cédric Klapisch par Sylvain Bourmeau daté du 08 août 1996, il entend à la place une courte introduction de Chloé Leprince (transcrite ci-dessous), l'entretien lui-même, interrompu quelques secondes par le portable du réalisateur, puis par un blanc durant lequel Klapisch s'absente à la suite d'un coup de sonnette, enfin par l'extinction pur et simple du magnétophone au milieu de la conversation. Du boulot de pro.

Chloé Leprince :
Une seconde, je prends mes notes. De toutes façons, je monterai, donc c'est assez libre comme entretien. Peut-être, je commencerai bien pendant que ça..., si vous pouvez faire deux, trois mots pendant mes réglages ?

Cédric Klapisch : Un, deux, trois. Un, deux, trois. Et donc, il y a qui d'autres comme réalisateurs ?

_ Alors globalement, il n'y a pas que des réals, puisqu'il y a Pierre Hermé, Laëtitia Masson, Gaël Morel, (...) Je dois en zapper, parce que il y en a vingt quatre, donc, je ne vous ai pas tout dit, mais ça donne une idée assez marrante en fait de la représentation. Il y a très peu de femmes, il y a Marie Darrieussecq. En gros, il y a trois femmes.

_ D'accord. À l'époque, il n'y avait pas de femmes (rires).

_ En cinéma. Dans la vie... C'est marrant, moi je travaille beaucoup sur la ré-éditorialisation des archives - comme on n'a pas beaucoup de temps, je ne vais pas vous raconter - mais ça raconte aussi, la chaîne faisait très peu parler les femmes, et encore aujourd'hui, c'est un peu borderline, mais on se rend compte que dans les castings, il peut y avoir vingt hommes et pas une femme quoi. Alors on va commencer (...)

Le soin apporté à la langue « au naturel » est typique d'une génération qui emploie l'anglais quand le français fait défaut, et ne sait pas terminer ses phrases. Je ne serais pas surpris de voir Chloé Leprince un jour au micro de France Culture.

[son mp3="https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/2016/06/cdc9f42f-2ef6-4bea-bd29-f72c30d2a801/archive-cedric_klapisch_2016-net_bc042253-0731-4fa8-8767-7cd7010bb878_fc.mp3" debut="00:00" fin="01:40"]

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Y a Olivier Py qu'a accepté (forcément !) - le Jeu 14 Juil 2016, 12:43

Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t515p210-des-voix-et-des-ondes#26305) a écrit:Un document mis en ligne par inadvertance laisse entendre l'entretien brut de Cédric Klapisch par Chloé Leprince sur la page Internet de France Culture : Cédric Klapisch : « Critiquer Rivette, on pouvait vous tuer pour ça » (28 juin 2016), réalisé dans le cadre de la série : L'âge des possibles, 20 ans plus tard.

Alors que l'internaute est invité à écouter l'entretien de Cédric Klapisch par Sylvain Bourmeau daté du 08 août 1996, il entend à la place une courte introduction de Chloé Leprince (transcrite ci-dessous), l'entretien lui-même, interrompu quelques secondes par le portable du réalisateur, puis par un blanc durant lequel Klapisch s'absente à la suite d'un coup de sonnette, enfin par l'extinction pur et simple du magnétophone au milieu de la conversation. Du boulot de pro. (...)

Le soin apporté à la langue « au naturel » est typique d'une génération qui emploie l'anglais quand le français fait défaut, et ne sait pas terminer ses phrases. Je ne serais pas surpris de voir Chloé Leprince un jour au micro de France Culture.

[son mp3="https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/2016/06/cdc9f42f-2ef6-4bea-bd29-f72c30d2a801/archive-cedric_klapisch_2016-net_bc042253-0731-4fa8-8767-7cd7010bb878_fc.mp3" debut="00:00" fin="01:40"]
Encore merci Jean-Luuc, je reviens sur le sujet en plus du post en fil "Commentaires" que vous avez prolongé ici.

Pour la transcription, la question se pose depuis longtemps sur la conduite à suivre : reproduire la langue dite ou son équivalent académique ? Je penche plutôt pour la méthode d'Antoine Arnoux (exemple ici) quand il s'agit de mettre en lumière la manière de parler de la productrice ou de l'intervenant. Et pour votre type de transcription quand c'est la nature même des propos qui est portée à notre attention.

Dans la minute trente que vous donnez à écouter et que vous transcrivez partiellement, je suis choqué par la langue et le ton de Chloé Leprince qui reflètent une totale absence de soin  dans l'expression. Tout est signifiant, comme chacun sait, le rire bien gras, les ahemmmm, euhhhhhhh, aheuuu, aussi bien que le relâchement général de la prononciation et de la grammaire.

Donc, une autre version de la transcription donnerait ceci : t'façon pour "de toute façon" ; peut-êteuuuh ; y a Gaston-Paul Effa qu'est philosophe ; y a Olivier Py qu'a accepté [comme pour Adler et bien d'autres, il semble que le pronom relatif "qui" soit difficile à prononcer...] ; ça donne une idée assez marrante ; c'est un peu bordeurlaïne ["borderline" employé pour dire tout et n'importe quoi, le vocabulaire manquant cruellement à cette femme comme à ses congénères de France Culture] et enfin le très élégant vingt hommes sans liaison avec le /t/ .

Cruel tableau pour Chloé Leprince (et le reste de l'entretien n'est pas mieux), et confirmation s'il en était besoin qu'à France Culture, depuis les soutiers (soutières ?) jusqu'à la directrice, c'est une sorte de dialecte qui est parlé, dialecte revendiqué comme branché et idéologiquement assumé car au plus près de la langue parlée par les groupes sociaux dits défavorisés, exclus, stigmatisés (pour ça il y a du vocabulaire à France Culture...).

Que Leprince, Treiner et ses amies en soient assurées, leur langue est donnée à entendre et à lire comme le français le plus fautif à des étudiants étrangers, Syriens, Brésiliens, Japonais, et bien d'autres qui, pour la plupart, parlent et écrivent mieux le français que le personnel de France Culture.

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Re: Des voix et des ondes - le Jeu 14 Juil 2016, 17:38

Philaunet(http://www.regardfc.com/t515p220-des-voix-et-des-ondes#26325) a écrit:
(...)

Pour la transcription, la question se pose depuis longtemps sur la conduite à suivre : reproduire la langue dite ou son équivalent académique ? Je penche plutôt pour la méthode d'Antoine Arnoux (exemple ici) quand il s'agit de mettre en lumière la manière de parler de la productrice ou de l'intervenant. Et pour votre type de transcription quand c'est la nature même des propos qui est portée à notre attention.

La transcription est l'objet d'un parti pris, sans aucun doute, et j'ai choisi d'être compris par le plus grand nombre de lecteurs de ce forum pour deux raisons. La première relève de l'imitation : tenter d'approcher au plus près les intonations d'une voix par des mots, c'est risquer d'être inexact bien sûr, mais aussi peut-être verser dans une sur-interprétation. Comment doser une hésitation écoutée à l'écrit ? Avec un « Euhhh », ou un « Euuuhhhh » ? Je préfère me garder de cet écueil qui nous tend trop souvent les bras sur France Culture...

La deuxième tient à l'éloignement du message originellement désigné : reproduire fidèlement en mots un dialogue entendu au micro peut avoir pour effet d'inventer une voix « tierce » (si on commence par lire la transcription avant d'écouter l'extrait via la pastille) et d'arriver au sens par un détour (vous l'indiquiez justement Philaunet ci-dessus). « Tierce » ou au troisième degré plutôt, car lue à travers le prisme d'une déformation (voix radio = 1, voix transcrite = 2, voix lue = 3), donc deux fois plus loin de ce qui a été prononcé. Dans le lien donné vers l'exemple d'Antoine Arnoux, cette phrase : « (…) vous pourriez répondre à Caroline Broué qui vous d’mandeuh euh pourquoi i sont pourquoi i sont pas d’gauche beh vous citez les propos du premier ministre (…). » peut demander relecture si l'on n'est pas familier du langage texto. Et retarder sa compréhension.

Mais, d'un autre côté, elle peut également informer (au sens de donner une forme) une personne sourde ou malentendante de la teneur d'une conversation.

L'un dans l'autre, je préfère rester à distance de toute la personnalité injectée dans une voix (son souffle, son intonation, son ton, sa prononciation) et me concentrer sur son contenu. Le lecteur-auditeur est assez grand pour mesurer, sans besoin d'en rajouter, tout l'amateurisme signalé par mes soins dans l'exemple ci-dessus. Je dis ça, mais force est de constater que le relevé sélectif de Philaunet me prouve le contraire :

Philaunet(http://www.regardfc.com/t515p220-des-voix-et-des-ondes#26325) a écrit:

Donc, une autre version de la transcription donnerait ceci : t'façon pour "de toute façon" ; peut-êteuuuh ; y a Gaston-Paul Effa qu'est philosophe ; y a Olivier Py qu'a accepté [comme pour Adler et bien d'autres, il semble que le pronom relatif "qui" soit difficile à prononcer...] ; ça donne une idée assez marrante ; c'est un peu bordeurlaïne ["borderline" employé pour dire tout et n'importe quoi, le vocabulaire manquant cruellement à cette femme comme à ses congénères de France Culture] et enfin le très élégant vingt hommes sans liaison avec le /t/ .
(...)

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Paradigme sentimental de France Culture - le Sam 23 Juil 2016, 11:28

Mais non France Culture n'est pas une radio de jeunes femmes à peluches et marelle, mais non !
[son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11971-15.04.2016-ITEMA_20962127-0.mp3" debut="20:41" fin="21:43"]
Tiré de Les oiseaux et nous

Cette traduction sur un ton sirupeux  faisait suite à une chanson (de 2014) opportunément choisie pour son nom, Audubon. Les chanteuses ? Kemp et Eden, se rafraîchissant ci-dessous. De futures amies et invitées de Marie Richeux, assurément...

Extrait du paradigme esthétique du personnel féminin de France Culture, here is the song : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11971-15.04.2016-ITEMA_20962127-0.mp3" debut="18:18" fin="20:49"]



Grand merci à Jean-Luuc pour l'aide au redimensionnement de la photo. RFC, un forum éminemment "collaboratif" !

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