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Des voix et des ondes    Page 23 sur 24

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Des voix et des ondes - le Mar 23 Oct 2012, 00:41

Rappel du premier message :

"Et l'on a été blessé par la voix de Carole Desbarats (j'achète votre système de gommage de la voix de l'intervieweur...). De deux choses l'une : soit l'on engage un phoniatre ou un orthophoniste à France Culture et l'on y envoie cette Desbarats avec Antoine Perraud, et Tewfik Hakem pour rendre leur voix moins éraillée, moins "à bout de souffle" permanent (c'est chic le "à bout de souffle", chanteurs et chanteuses françaises s'y essaient avec succès), soit on se sépare de ces gens et l'on en emploie d'autres qui ont des voix bien posées et qui font du bien à entendre." Dixit Philaunet ailleurs.
L'occasion d'ouvrir un espace de discussion sur la "qualité" des voix.
Et par exemple l'occasion de s'interroger sur la présence à l'antenne de Nadine Epstain dont j'apprécie toujours la justesse journalistique tout en déplorant le désastre radiophonique. Qu'en pensez-vous ?
* * *

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Re: Des voix et des ondes - le Mar 12 Juil 2016, 10:26

Un document mis en ligne par inadvertance laisse entendre l'entretien brut de Cédric Klapisch par Chloé Leprince sur la page Internet de France Culture : Cédric Klapisch : « Critiquer Rivette, on pouvait vous tuer pour ça » (28 juin 2016), réalisé dans le cadre de la série : L'âge des possibles, 20 ans plus tard.

Alors que l'internaute est invité à écouter l'entretien de Cédric Klapisch par Sylvain Bourmeau daté du 08 août 1996, il entend à la place une courte introduction de Chloé Leprince (transcrite ci-dessous), l'entretien lui-même, interrompu quelques secondes par le portable du réalisateur, puis par un blanc durant lequel Klapisch s'absente à la suite d'un coup de sonnette, enfin par l'extinction pur et simple du magnétophone au milieu de la conversation. Du boulot de pro.

Chloé Leprince :
Une seconde, je prends mes notes. De toutes façons, je monterai, donc c'est assez libre comme entretien. Peut-être, je commencerai bien pendant que ça..., si vous pouvez faire deux, trois mots pendant mes réglages ?

Cédric Klapisch : Un, deux, trois. Un, deux, trois. Et donc, il y a qui d'autres comme réalisateurs ?

_ Alors globalement, il n'y a pas que des réals, puisqu'il y a Pierre Hermé, Laëtitia Masson, Gaël Morel, (...) Je dois en zapper, parce que il y en a vingt quatre, donc, je ne vous ai pas tout dit, mais ça donne une idée assez marrante en fait de la représentation. Il y a très peu de femmes, il y a Marie Darrieussecq. En gros, il y a trois femmes.

_ D'accord. À l'époque, il n'y avait pas de femmes (rires).

_ En cinéma. Dans la vie... C'est marrant, moi je travaille beaucoup sur la ré-éditorialisation des archives - comme on n'a pas beaucoup de temps, je ne vais pas vous raconter - mais ça raconte aussi, la chaîne faisait très peu parler les femmes, et encore aujourd'hui, c'est un peu borderline, mais on se rend compte que dans les castings, il peut y avoir vingt hommes et pas une femme quoi. Alors on va commencer (...)

Le soin apporté à la langue « au naturel » est typique d'une génération qui emploie l'anglais quand le français fait défaut, et ne sait pas terminer ses phrases. Je ne serais pas surpris de voir Chloé Leprince un jour au micro de France Culture.

[son mp3="https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/2016/06/cdc9f42f-2ef6-4bea-bd29-f72c30d2a801/archive-cedric_klapisch_2016-net_bc042253-0731-4fa8-8767-7cd7010bb878_fc.mp3" debut="00:00" fin="01:40"]

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Y a Olivier Py qu'a accepté (forcément !) - le Jeu 14 Juil 2016, 12:43

Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t515p210-des-voix-et-des-ondes#26305) a écrit:Un document mis en ligne par inadvertance laisse entendre l'entretien brut de Cédric Klapisch par Chloé Leprince sur la page Internet de France Culture : Cédric Klapisch : « Critiquer Rivette, on pouvait vous tuer pour ça » (28 juin 2016), réalisé dans le cadre de la série : L'âge des possibles, 20 ans plus tard.

Alors que l'internaute est invité à écouter l'entretien de Cédric Klapisch par Sylvain Bourmeau daté du 08 août 1996, il entend à la place une courte introduction de Chloé Leprince (transcrite ci-dessous), l'entretien lui-même, interrompu quelques secondes par le portable du réalisateur, puis par un blanc durant lequel Klapisch s'absente à la suite d'un coup de sonnette, enfin par l'extinction pur et simple du magnétophone au milieu de la conversation. Du boulot de pro. (...)

Le soin apporté à la langue « au naturel » est typique d'une génération qui emploie l'anglais quand le français fait défaut, et ne sait pas terminer ses phrases. Je ne serais pas surpris de voir Chloé Leprince un jour au micro de France Culture.

[son mp3="https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/2016/06/cdc9f42f-2ef6-4bea-bd29-f72c30d2a801/archive-cedric_klapisch_2016-net_bc042253-0731-4fa8-8767-7cd7010bb878_fc.mp3" debut="00:00" fin="01:40"]
Encore merci Jean-Luuc, je reviens sur le sujet en plus du post en fil "Commentaires" que vous avez prolongé ici.

Pour la transcription, la question se pose depuis longtemps sur la conduite à suivre : reproduire la langue dite ou son équivalent académique ? Je penche plutôt pour la méthode d'Antoine Arnoux (exemple ici) quand il s'agit de mettre en lumière la manière de parler de la productrice ou de l'intervenant. Et pour votre type de transcription quand c'est la nature même des propos qui est portée à notre attention.

Dans la minute trente que vous donnez à écouter et que vous transcrivez partiellement, je suis choqué par la langue et le ton de Chloé Leprince qui reflètent une totale absence de soin  dans l'expression. Tout est signifiant, comme chacun sait, le rire bien gras, les ahemmmm, euhhhhhhh, aheuuu, aussi bien que le relâchement général de la prononciation et de la grammaire.

Donc, une autre version de la transcription donnerait ceci : t'façon pour "de toute façon" ; peut-êteuuuh ; y a Gaston-Paul Effa qu'est philosophe ; y a Olivier Py qu'a accepté [comme pour Adler et bien d'autres, il semble que le pronom relatif "qui" soit difficile à prononcer...] ; ça donne une idée assez marrante ; c'est un peu bordeurlaïne ["borderline" employé pour dire tout et n'importe quoi, le vocabulaire manquant cruellement à cette femme comme à ses congénères de France Culture] et enfin le très élégant vingt hommes sans liaison avec le /t/ .

Cruel tableau pour Chloé Leprince (et le reste de l'entretien n'est pas mieux), et confirmation s'il en était besoin qu'à France Culture, depuis les soutiers (soutières ?) jusqu'à la directrice, c'est une sorte de dialecte qui est parlé, dialecte revendiqué comme branché et idéologiquement assumé car au plus près de la langue parlée par les groupes sociaux dits défavorisés, exclus, stigmatisés (pour ça il y a du vocabulaire à France Culture...).

Que Leprince, Treiner et ses amies en soient assurées, leur langue est donnée à entendre et à lire comme le français le plus fautif à des étudiants étrangers, Syriens, Brésiliens, Japonais, et bien d'autres qui, pour la plupart, parlent et écrivent mieux le français que le personnel de France Culture.

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Re: Des voix et des ondes - le Jeu 14 Juil 2016, 17:38

Philaunet(http://www.regardfc.com/t515p220-des-voix-et-des-ondes#26325) a écrit:
(...)

Pour la transcription, la question se pose depuis longtemps sur la conduite à suivre : reproduire la langue dite ou son équivalent académique ? Je penche plutôt pour la méthode d'Antoine Arnoux (exemple ici) quand il s'agit de mettre en lumière la manière de parler de la productrice ou de l'intervenant. Et pour votre type de transcription quand c'est la nature même des propos qui est portée à notre attention.

La transcription est l'objet d'un parti pris, sans aucun doute, et j'ai choisi d'être compris par le plus grand nombre de lecteurs de ce forum pour deux raisons. La première relève de l'imitation : tenter d'approcher au plus près les intonations d'une voix par des mots, c'est risquer d'être inexact bien sûr, mais aussi peut-être verser dans une sur-interprétation. Comment doser une hésitation écoutée à l'écrit ? Avec un « Euhhh », ou un « Euuuhhhh » ? Je préfère me garder de cet écueil qui nous tend trop souvent les bras sur France Culture...

La deuxième tient à l'éloignement du message originellement désigné : reproduire fidèlement en mots un dialogue entendu au micro peut avoir pour effet d'inventer une voix « tierce » (si on commence par lire la transcription avant d'écouter l'extrait via la pastille) et d'arriver au sens par un détour (vous l'indiquiez justement Philaunet ci-dessus). « Tierce » ou au troisième degré plutôt, car lue à travers le prisme d'une déformation (voix radio = 1, voix transcrite = 2, voix lue = 3), donc deux fois plus loin de ce qui a été prononcé. Dans le lien donné vers l'exemple d'Antoine Arnoux, cette phrase : « (…) vous pourriez répondre à Caroline Broué qui vous d’mandeuh euh pourquoi i sont pourquoi i sont pas d’gauche beh vous citez les propos du premier ministre (…). » peut demander relecture si l'on n'est pas familier du langage texto. Et retarder sa compréhension.

Mais, d'un autre côté, elle peut également informer (au sens de donner une forme) une personne sourde ou malentendante de la teneur d'une conversation.

L'un dans l'autre, je préfère rester à distance de toute la personnalité injectée dans une voix (son souffle, son intonation, son ton, sa prononciation) et me concentrer sur son contenu. Le lecteur-auditeur est assez grand pour mesurer, sans besoin d'en rajouter, tout l'amateurisme signalé par mes soins dans l'exemple ci-dessus. Je dis ça, mais force est de constater que le relevé sélectif de Philaunet me prouve le contraire :

Philaunet(http://www.regardfc.com/t515p220-des-voix-et-des-ondes#26325) a écrit:

Donc, une autre version de la transcription donnerait ceci : t'façon pour "de toute façon" ; peut-êteuuuh ; y a Gaston-Paul Effa qu'est philosophe ; y a Olivier Py qu'a accepté [comme pour Adler et bien d'autres, il semble que le pronom relatif "qui" soit difficile à prononcer...] ; ça donne une idée assez marrante ; c'est un peu bordeurlaïne ["borderline" employé pour dire tout et n'importe quoi, le vocabulaire manquant cruellement à cette femme comme à ses congénères de France Culture] et enfin le très élégant vingt hommes sans liaison avec le /t/ .
(...)

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Paradigme sentimental de France Culture - le Sam 23 Juil 2016, 11:28

Mais non France Culture n'est pas une radio de jeunes femmes à peluches et marelle, mais non !
[son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11971-15.04.2016-ITEMA_20962127-0.mp3" debut="20:41" fin="21:43"]
Tiré de Les oiseaux et nous

Cette traduction sur un ton sirupeux  faisait suite à une chanson (de 2014) opportunément choisie pour son nom, Audubon. Les chanteuses ? Kemp et Eden, se rafraîchissant ci-dessous. De futures amies et invitées de Marie Richeux, assurément...

Extrait du paradigme esthétique du personnel féminin de France Culture, here is the song : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11971-15.04.2016-ITEMA_20962127-0.mp3" debut="18:18" fin="20:49"]



Grand merci à Jean-Luuc pour l'aide au redimensionnement de la photo. RFC, un forum éminemment "collaboratif" !

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« Ça paraît complètement dingue » - le Lun 25 Juil 2016, 21:47

Questions à Nessie, analyste, entre autres, des modes langagières : à quoi attribuer l'emploi de l'argot par les producteurs de France Culture ? Retrouve-t-on cet usage sur les chaînes de télé dites culturelles ?
Exemple dans Du Grain à moudre d'été, du 25 juillet 2016 : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10175-25.07.2016-ITEMA_21037924-0.mp3" debut="38:05" fin="38:24"]
Oui, "ça paraît complètement dingue"...

Quelle différence y a-t-il entre ce niveau de langue et celui des conversations privées du producteur ? Aucune, sans doute.

Sandrine Treiner (la directrice de France Culture, précisons pour les nouveaux) qui parle comme un charretier et Adler avec ses "bouquins" et ses dramatiques, "c'est dingue !" sauraient nous dire pourquoi : stop à la distinction dans le vocabulaire, langue unique pour tous. Fluidité continue entre vie professionnelle et vie privée. Décloisonnement et mélange, oui, frontières et hiérarchies, non...

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Re: Des voix et des ondes - le Sam 13 Aoû 2016, 23:02

Philaunet(http://www.regardfc.com/t515p220-des-voix-et-des-ondes#26393) a écrit:
Questions à Nessie, analyste, entre autres, des modes langagières : à quoi attribuer l'emploi de l'argot par les producteurs de France Culture ? Retrouve-t-on cet usage sur les chaînes de télé dites culturelles ?
Exemple dans Du Grain à moudre d'été, du 25 juillet 2016 : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10175-25.07.2016-ITEMA_21037924-0.mp3" debut="38:05" fin="38:24"]
Oui, "ça paraît complètement dingue"...

Quelle différence y a-t-il entre ce niveau de langue et celui des conversations privées du producteur ? Aucune, sans doute.

Sandrine Treiner (la directrice de France Culture, précisons pour les nouveaux) qui parle comme un charretier et Adler avec ses "bouquins" et ses dramatiques, "c'est dingue !" sauraient nous dire pourquoi : stop à la distinction dans le vocabulaire, langue unique pour tous. Fluidité continue entre vie professionnelle et vie privée. Décloisonnement et mélange, oui, frontières et hiérarchies, non...

Malgré la grande médiocrité des chaines dites culturelles (les émissions les plus honnêtes sont les moins ambitieuses, l'ambiance générale semble moins calquée l'esprit du trio de mousquetaires Libé/Obs/Inrocks/Télérama), malgré cela dis-je, c'est par les documentaires que ces chaines ressemblent le plus à France Culture : fictionnalisés au maximum. Par contre, pour la langue, ma première impression après ces quelques premiers mois, c'est que le niveau de langue est plus surveillé sur la 5 et la 7, sauf dans les talk-shows à la con où l'on retrouve un spontanéisme et un snobisme du relâchement identiques à ceux qui ont détruit l'ambiance de sérieux de France Culture.

Enfin, pour le moment c'est plutôt une impression. Je me concentre sur les documentaires, et franchement c'est largement aussi mauvais que sur FC, mais j'en parlerai de nouveau dans le fil que j'ai créé à cette intention.

_________________
A l'intention de ceux qui prennent mon pseudonyme pour un bouclier : mon identité n'est ni affichée ni dissimulée.
Pour la trouver il suffit de suivre le fil de mon profil.

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Des ''voix pré-pubères, accrochées à leur part d'enfance'' - le Mer 17 Aoû 2016, 23:19

Dans le fil au titre qui se veut ironique "Les grands sujets de France Culture"
Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t735p70-les-grands-sujets-de-france-culture#26558) a écrit:
Philaunet(http://www.regardfc.com/t735p60-les-grands-sujets-de-france-culture#26482) a écrit:
(...), il faut de nouveau s'attendre à des émissions très "genrées" et sans autre angle de lecture que la sempiternelle rengaine "Abolissons les catégories masculin/féminin."

Jérome Sandlarz vous a attentivement lu et décidé d'en remettre une couche dans son descriptif : La voix dans tous ses états : voix et genre (17 août 2016).

"La voix touche par son caractère unique et intimiste. Si l'on ferme les yeux, notre oreille invente un visage, une apparence et aussi, un sexe derrière une voix... Or il arrive que la frontière entre les genres soit si mince qu'elle sème le doute dans nos esprits.
Qui chante ? Un homme, une femme ? Les deux à la fois peut-être... C'est à ce trouble que nous nous attachons ici. Cette identité floue qui a son charme particulier. Hommes à la voix délicate et perchée, femmes à la voix basse, ou encore, ces voix pré-pubères, accrochées à leur part d'enfance. Bref, des voix qui changent de costume, en somme."


Toujours la même question : est-ce l'air du temps qui convainc tant de jeunes producteurs d'aborder sous tous les angles possibles cette question ou de discrètes directives internes qui orientent régulièrement les sujets ?
Remercions plutôt l'employé de Sonia Kronlund de nous fournir les critères exigés pour les voix des plus récentes productrices à France Culture (et ailleurs à Radio France) : des "voix pré-pubères, accrochées à leur part d'enfance". Avec mini tigre en peluche, saut à cloche-pied pour la marelle, et accompagnement d'un enfant de 3e pour arbitrer un jeu entre animateurs de radio ( les "gosses têtes" ?).

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Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch - le Mer 24 Aoû 2016, 22:08

Yann Sancatorze(http://www.regardfc.com/t515p200-des-voix-et-des-ondes#22890) a écrit:Alors qu'à FC les mots de plus de trois syllabes jouent le rôle de dos d'âne verbal dans le débit d'une phrase (on ralentit à 2 à l'heure), admirons ceci, le présentateur météo de Channel 4 qui joue à insérer dans un bulletin le fameux nom à rallonge d'un village gallois bien connu des touristes, et tout en souplesse :



Il y a sans doute private joke, voyez le petit sourire...
@ Yann Sancatorze : Le retour inopiné de Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch  que l'on entend dans votre vidéo et que j'ai pu identifier grâce à vous (ça sert de suivre ce forum...) dans la chanson de Stephen Sondheim "The boy from 'Tacarembo la Tumbe del Fuego Santa Malipas Zacatecas la Junta del Sol y Cruz' ". Chanson que Renaud Machart présente sans une faute de diction avant et après la diffusion, qu'on en juge ici : [son mp3="http://www.francemusique.fr/sites/default/files/asset/aod/2016/33/NET_e6d9659f-58a0-4dfc-920e-a197b46808dc_FM.mp3" debut="62:06" fin="66:33"]

Pour ceux qui aiment son "Merci Madame" devenu apparemment célèbre sur son compte Twitter (selon ce qu'il en dit le 21 août), en voici un nouvel exemple :  [son mp3="http://www.francemusique.fr/sites/default/files/asset/aod/2016/33/NET_e6d9659f-58a0-4dfc-920e-a197b46808dc_FM.mp3" debut="79:06" fin="79:21"]

Tout ceci dans La Matinale de Renaud Machart du 20 août 2016 sur France Musique

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Voix féminines - le Ven 07 Oct 2016, 20:04

Pour y revenir, j'ai souligné
Yann Sancatorze(http://www.regardfc.com/t13p200-bbc-radio-4-radio-3#25772) a écrit:Une petite curiosité à signaler, le numéro de Great Lives de cette semaine consacré à Richard Coeur de Lion. (...) - Helen Castor, historienne pure et dure ("Helen Castor graduated from The King's High School for Girls, Warwick, in 1986, and then completed a BA and a PhD at Gonville and Caius College, Cambridge. She was elected to a Research Fellowship at Jesus College. She is a Fellow of Sidney Sussex College.") La voix de la raison... (...)  écoutant l'historienne Helen Castor, on ne peut s'empêcher de se dire que les voix féminines posées, sérieuses, documentées et éprouvées au métier de la prise de parole en public, ces voix féminines sont quasiment absentes de l'antenne de France Culture. Nous n'entendons que des lycéennes hésitantes et débraillées,  amoureuses de leur registre pseudo-poétique d'un côté, ou alors de vieilles voix collantes, décaties et pleines d'une promiscuité de la dernière vulgarité (je ne cite pas la personne en question...). C'est ce qui se passe quand on recrute sur des bases biologiques et identitaires (âge et genre) et non sur des bases de compétence.
À France Culture, ces qualités que possède l'invitée de Great lives, sont en effet "quasiment absentes" chez les animatrices de l'antenne. Elles existent en revanche à France Musique chez la plupart  des productrices*.

Vous pointez bien les raisons qui peuvent se résumer en un mot cher à France Culture : la discrimination. L'antenne a choisi d'avantager de façon parfaitement arbitraire une classe d'âge (25-35 ans) et un sexe (le féminin) sans se soucier de vérifier, chez les personnes choisies, les compétences de maîtrise de la parole, de transmission d'un savoir en une langue correcte et de direction d'entretien radiophonique.

* On laissera à part le cas d'Odile Sambe de Ricaud, nouvelle recrue du samedi soir, qui semble à chaque intervention hebdomadaire faire un exposé devant une classe, mal préparée et transie de peur.

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Re: Des voix et des ondes - le Ven 07 Oct 2016, 20:33

On peut sans doute ajouter le nom de Nathalie Piolé et son Banzzaï, à la prestation moins chancelante et incertaine que OSdR ("deer in the headlights"), mais qui semble elle-aussi être à l'antenne davantage pour des critères que des projets : c'est le fémijeunisme franceintérien, c'est à dire le côté un peu débraillé-mode qui attrape l'auditeur par le coude et l'oblige à la suivre même s'il n'en a pas envie, un genre de promiscuité forcée qui sonne faux parce qu'il faut faire genre pendant qu'on enchaîne des disques qui n'ont pas grand chose à voir les uns avec les autres. De la radio qui s'écoute, mais il faut vraiment faire autre chose en même temps, quelque chose qui ne mobilise pas les neurones.

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Re: Des voix et des ondes - le Sam 08 Oct 2016, 18:31

À l'instant même, dans Sur la route, (que j'écoute en bruit de fond), Julie Gacon, dans la série Irrésistible Voix Jeune et Féminine, vient de se livrer à un numéro affligeant, en ouverture de son émission. Elle simule une automobiliste "débordée", qui ne peut mener à bien plusieurs tâches à la fois. C'est censé être drôle, et c'est un flop "abyssinal" comme on dit sur notre chaîne culturelle adorée. Involontairement, Julie renforce le cliché "femme nulle au volant". Ou est-ce au contraire volontaire, parodique et dé-ca-lé, ma brav'dame, mon bon monsieur ?
Je n'ai décidément plus les codes pour écouter cette radio. Sad
Une question à vous qui connaissez bien le site de FC, où peut-on écrire un commentaire sur le site des émissions ? Merci.

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