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Des voix et des ondes    Page 24 sur 24

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Des voix et des ondes - le Mar 23 Oct 2012, 00:41

Rappel du premier message :

"Et l'on a été blessé par la voix de Carole Desbarats (j'achète votre système de gommage de la voix de l'intervieweur...). De deux choses l'une : soit l'on engage un phoniatre ou un orthophoniste à France Culture et l'on y envoie cette Desbarats avec Antoine Perraud, et Tewfik Hakem pour rendre leur voix moins éraillée, moins "à bout de souffle" permanent (c'est chic le "à bout de souffle", chanteurs et chanteuses françaises s'y essaient avec succès), soit on se sépare de ces gens et l'on en emploie d'autres qui ont des voix bien posées et qui font du bien à entendre." Dixit Philaunet ailleurs.
L'occasion d'ouvrir un espace de discussion sur la "qualité" des voix.
Et par exemple l'occasion de s'interroger sur la présence à l'antenne de Nadine Epstain dont j'apprécie toujours la justesse journalistique tout en déplorant le désastre radiophonique. Qu'en pensez-vous ?
* * *

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De la brutalité des voix - le Lun 16 Jan 2017, 19:20

Dans le message ci-dessous, des pastilles bien intéressantes pour juger du volume sonore et du ton de la productrice :
Nessie(http://www.regardfc.com/t370p130-le-paradigme-ideologique-de-france-culture#28020) a écrit:Un des mots-clé de l'idéologie-maison : égalité.

Véritable obsession dans le collège des producteurs, la thématique de l'égalité s'invite à toute heure, comme une idée fixe. Et cela même chez les ceux et celles qui paraissent ordinairement peu soucieux de donner de la leçon de morale.

On en trouve un exemple avec cet extrait des Chemins de la philosophie du 2 janvier 2017, émission évoquée ces temps-ci dans le forum. On y entend Adèle van Reeth qui, au moment de ponctuer un propos de son invitée, sort de dessous la table ou bien de son chapeau l'égalité, alors qu'Anne Cheng ne parlait nullement d'égalité : son développement certes erratique et bafouillant traitait de la décentralisation du pouvoir politique dans la Chine pré-impériale. Mais peu importe : le propre d'une idée fixe est de surgir quand on ne l'attend pas. C'est ce qui se produit ici.

Ca se passe à la 24e minute. On entend de la voix d'Adèle van Reeth ceci : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10467-02.01.2017-ITEMA_21183980-2.mp3" debut="23:20" fin="23:27"]
Anne Cheng venait seulement de présenter le concept d'ordre (ordre social, ordre politique ?) sans y placer la moindre référence à l'égalité. Adèle avait d'ailleurs elle-même introduit ce moment de la discussion, en ces termes : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10467-02.01.2017-ITEMA_21183980-2.mp3" debut="21:30" fin="23:27"]
(...)
Il faut quasiment baisser le son quand Adèle van Reeth prend la parole, ce n'est pas nouveau, mais ici c'est flagrant. Ailleurs, j'ai suggéré que le fait de parler fort venait peut-être de la surdité croissante des producteurs qui écoutent des MP3 dans les transports en commun bruyants ou tout simplement qui fréquentent des lieux où il faut parler fort pour se faire entendre (personnes en nombre, puissance du fond sonore, etc). Mais le volume de la voix ne s'accompagne pas nécessairement du ton péremptoire, voire comminatoire, qu'emploie ici la productrice. Je pose l'hypothèse que la voix forte et le ton autoritaire sont une sorte de défense anticipée d'un producteur qui n'a pas préparé son sujet et qui se sait faible, voir par exemple Caroline Broué ici.

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Doublage niais - le Lun 24 Juil 2017, 12:06

Il faut avoir une sacrée dose de... de quoi, d'inconscience ? pour faire doubler la voix de Nicolás Maduro par une voix de lycéenne mauvaise récitante : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/17395-23.07.2017-ITEMA_21392424-0.mp3" debut="19:00" fin="19:51"]
19'00 à 19'51 de Le Magazine du week-end du 23.07.2017 par Tiphaine de Rocquigny et Isabelle Lasserre , sujet Venezuela : le règlement de la crise passera-t-il par les pays voisins? Depuis quatre mois, le Venezuela subit une nouvelle vague de protestation. Les militants s'opposent au président Maduro et à la dérive autoritaire de son pouvoir..

Pour les courageux, il est possible d'écouter "la chronique" lue de façon on ne peut moins professionnelle, c'est jusqu'à 24'12.

Sur le débat : des intervenants méritant parfois l'écoute mais une direction de débat complètement débordée, essoufflée, chaotique.

Quant à l'équipe de production, il semble que la parité, chère à France Culture, ne soit pas encore de rigueur (faites ce que je dis et non ce que je montre en pratique chaque jour : discrimination par l'âge, le sexe, la culture, etc.)

L'équipe
Production
Tiphaine de Rocquigny, Isabelle Lasserre
Réalisation
Lise-Marie Barré, Hanna El Fakir, François Caunac
Avec la collaboration de
Céline Leclère, Fanny Richez, Catherine Donné, Jean-Christophe Brianchon, Grégoire Di Fiore, Clara Souty
Chronique
Marguerite Catton

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Guy Piérauld - le Mar 25 Juil 2017, 22:19

Yann Sancatorze(http://www.regardfc.com/t19p570-les-matins-de-france-culture#28530) a écrit:
@Philaunet a écrit:PS. Help, Yann Sancatorze, la voix de Gilles Boeuf rappelle l’acteur à la voix pointue qui a doublé un célèbre héros de série américaine dans les années 60-70, qui était-ce donc ?

Oulà, je tourne et retourne cette voix, mais ne trouve que le fameux Guy Piérauld comme point de comparaison...
C'est lui ! Bravo et merci, et mea culpa, ce n'était pas un héros de série, mais Bugs Bunny (ça ne nous rajeunit pas !) et... Max la Menace (entre autres) : La Compilation Guy Piérauld (son à 1'03'' et 1er Bugs Bunny à 2'51).

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Re: Des voix et des ondes - le Mar 25 Juil 2017, 23:01

En effet, et une de ces voix qui prennent le dessus sur le personnage doublé, elle est très reconnaissable! On peut se faire une bibliothèque auditive de ces voix que l'on a déjà entendues mille fois sans tout à fait les identifier en écoutant les Maîtres du Mystère, enregistrés souvent avant le "plein emploi" de ces voix dans les séries. On peut citer Philippe Dumat, Jean-Claude Michel, Jacques Morel, André Valmy...

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Déconseillé aux plus de sept ans - le Mar 08 Aoû 2017, 15:45

Ce 8 août, de passage à 9h10 chez une directrice de compagnie théâtrale, actrice. Des voix sortent de la radio. C'est quoi, France Culture ? Oui. Mais... quelles voix ! Oui, naïves.

Pour "infantiles" ? "Immatures" ? "Mièvres" ? Attention nappages sonores suffocants : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14373-08.08.2017-ITEMA_21403034-2.mp3" debut="00:02" fin="02:12"]
La lecture... [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14373-08.08.2017-ITEMA_21403034-2.mp3" debut="05:42" fin="08:15"]

L'adulescence féminine à France Culture a le vent en poupe...

L'Odyssée, par Pierre Bergounioux

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''On parle trop vite aujourd'hui'', Marie-France Castarède - le Mar 19 Sep 2017, 11:44

On pourra lire un entretien dans le Figaro Santé  "On parle trop vite aujourd'hui" (Cliquer sur 11 Santé en bas de page et faire défiler vers la droite) avec Marie-France Castarède, psychologue clinicienne. Le dernier paragraphe est à distribuer dans les casiers des producteurs de France Culture.

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Des voix timides et à bout de souffle (pour faire ''genre'') - le Dim 15 Oct 2017, 13:26

SamVa(http://www.regardfc.com/t731p30-la-poesie-a-france-culture#29113) a écrit:Il y a quelques semaines, G. Mosna-Savoye avait annoncé la parution prochaine d'une nouvelle traduction des Métamorphoses d'Ovide par Marie Cosnay(...). Cette édition a fait l'objet de l'émission "Poésie et ainsi de suite" du 13/10. Marie Cosnay, invitée par Manou Farine, commente son parti pris de traductrice : en vers, versification sans métrique fixe ni rime, mais respectant l'unité syntaxique des hexamètres d'Ovide, vocabulaire "banal". Cela donne un texte à la fois nerveux et très poétique (...)
Une lecture par Marie Cosnay : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14487-13.10.2017-ITEMA_21462793-0.mp3" debut="21:45" fin="25:16"] (...)
Grand merci pour votre post à retrouver dans le fil "Poésie", c'est stimulant.

L'extrait que vous avez choisi (vous démontrez que créer une pastille sonore est accessible aux plus récents contributeurs) est, me semble-t-il, significatif d'une manière de lire reflétant une psychologie "à la mode". Celle-ci, appliquée à tous les textes, ne rend pas justice à ceux qui ont une dynamique sonore.

Il y a d'excellents lecteurs spécialisés dans l'interprétation de textes à la radio, c'est un métier. Il est pratiqué par des acteurs invisibles, doubleurs de voix ou lecteurs de textes de documentaires.  Ce sont "des voix", ils font "des voix". Voir plus haut les posts sur Guy Piérauld et les commentaires sur le grand Georges Claisse (et une réponse d'Adèle van Reeth chez le médiateur*).

Marie Cosnay est traductrice, pas lectrice radiophonique. Elle pourrait en avoir le talent, mais pour ma part, je ne le reconnais pas ici, et cela réduit l'envie d'aller vers le texte.

Quelle est cette psychologie mentionnée plus haut ? Une manière timide, retenue et avec le souffle coupé, de lire n'importe quel texte dès qu'il est estampillé "poétique" ou "sérieux". Et pour les lectrices féminines de prendre une tessiture artificiellement grave et un ton monocorde.

Le souffle coupé se manifeste par l'extinction des finales longues et notamment du /r/ calqué par exemple sur d'autres consonnes proches, arabe ou allemande [Ach !]. Cette brièveté (voir Marie Cosnay prononcer "père", "faire", "corps"), mais aussi cette tension (voir le mot "forêt" tout  en voyelles tendues comme dans "Fauré") manifestent une absence de confiance  dans la beauté de la langue, dès lors plus utilitaire que musicale (un comble quand on s'applique au domaine poétique). Chez l'auditeur est alors créé un sentiment de contraste désagréable : le choix d'un ton proche du murmure (la poésie n'est pourtant pas synonyme systématique d'intimité)  et une prononciation "pète-sec", celle de la vie quotidienne à la mode.

Il se trouve que pas plus tard qu'hier soir, j'ai entendu dans une librairie une lecture de poésie contemporaine ayant exactement les mêmes caractéristiques. La lectrice d'une petite trentaine d'années était peu audible, ne voulant pas donner corps au texte. Résultat, l'improvisation à la flûte l'accompagnant a complètement évincé le texte.

En résumé : de vrais acteurs sont requis pour les lectures radiophoniques.

* Voici la réponse d’Adèle Van Reeth :

« Bonjour et merci pour votre message.

Georges Claisse est un lecteur exceptionnel qui accompagne les Chemins depuis dix ans et travaille pour France Culture depuis plus longtemps encore.

Il lit des textes pour l’émission une semaine sur deux. L’autre semaine, nous explorons d’autres voix, d’autres univers, en fonction du thème de la semaine.

Je serais moins sévère que vous à l’égard de la comédienne qui a lu des textes pour nous ce matin, mais je comprends votre réticence. Georges Claisse est le meilleur, qu’y puis-je ?

Sachez en tout cas que je suis sensible à votre message car j’accorde beaucoup d’importance aux textes lus et au choix des comédiens qui les interprètent. Rares sont les personnes capables d’interpréter avec justesse, intelligence et enthousiasme un texte parfois difficile à comprendre.

Bien à vous,

Adèle Van Reeth »


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Lectures à haute voix - le Dim 15 Oct 2017, 17:15

Philaunet(http://www.regardfc.com/t515p230-des-voix-et-des-ondes#29114) a écrit:Marie Cosnay est traductrice, pas lectrice radiophonique. Elle pourrait en avoir le talent, mais pour ma part, je ne le reconnais pas ici.(...)
Mon intention, par cette pastille, était seulement de présenter un extrait long comme exemple de sa traduction. Marie Cosnay n'est certes pas une lectrice professionnelle, elle a juste une petite pointe, discrète, d'accent du sud-ouest, qui relève un peu sa lecture.

Sur la question de la lecture à haute voix, je suis tout à fait d'accord avec vous : il y a un savoir-faire indispensable. En particulier, je ne supporte pas la lecture (en général dans des librairies) de poèmes par leurs auteurs, qui "mettent le ton" d'une manière emphatique.

A l'opposé, j'ai écouté à deux reprises l'intégrale de la lecture de la "Recherche" de Proust, enregistrée aux éditions Thélème par différents acteurs professionnels tous excellents, sauf Podalydès dont les variations de ton, toujours identiques, rendent sa lecture très rapidement monotone. Mais je garde en mémoire (cela fait pourtant 5 ou 6 ans) la lecture par André Dussolier (je crois) de "Du côté de chez Swann" : il y a un passage où le Narrateur décrit sa vision d'une femme, veuve, au bord de l'eau, qui retire son gant... A. Dussolier glisse une très légère modulation de la voix, à peine perceptible, sur ce geste. Je m'en souviens encore.

C'est grâce à ces enregistrements que j'ai pu revenir à la lecture traditionnelle de Proust. Ces acteurs m'ont démontré comment goûter, dans cette lecture silencieuse, à la fois le rythme de la phrase de Proust, ses circonvolutions et la sonorité, la richesse, de sa langue. J'ai en tête également des textes de Beckett lus par Roger Blin, et d'autres encore.

Je rêve, depuis, à une émission de France Culture qui serait consacrée à une critique de ces enregistrements de "livres lus" par des acteurs professionnels : le catalogue en est maintenant assez étendu (il n'y a pas que Thélème). Il s'agirait d'évoquer la technique de l'acteur au service de la langue et du style de l'auteur.

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Re: Des voix et des ondes - le Mar 21 Nov 2017, 16:04

Alceste(http://www.regardfc.com/t701p20-pourquoi-encore-ecouter-france-culture#29476) a écrit: (...) Je me souviens, à l'époque où Panorama sévissait entre midi et deux, avec la voix maniérée de l'ineffable Gilbert Lascault, m'être dit qu'au fond, les braves gens qui occupaient cette tranche horaire auraient aussi bien pu s'installer autour d'une choucroute à la brasserie Lipp, et nous permettre, à la place, de passer un bon moment avec Averty ou André Francis. (...)
Gilbert Lascault n'avait pas une "voix maniérée", son timbre naturel était très aigu. Jean-Christophe Averty, lui, avait les moyens d'une élocution claire et d'un débit acceptable à la radio, il a préféré cultiver une certaine originalité vocale. Si l'horizon musical de l'antenne doit être constitué des seuls music-hall ou jazz, c'est l'esprit d'ouverture qui souffre...

Quant au Panorama tenu essentiellement par le fondateur de l'émission Jacques Duchateau, puis par le grand germaniste Michel Bydlowski, la spécialiste de littérature Pascale Casanova et le critique littéraire Jean-Maurice de Montremy, c'était une émission rassemblant une équipe de passionnés, de véritables hommes (très rarement des femmes) de culture. En comparaison, puisque l'objet de ce forum est de porter un regard sur France Culture afin de vérifier si la station illustre sa mission de service public, à savoir la transmission des savoirs et la réalisation d'un patrimoine de création radiophonique, l'actuelle séquence de 12h-13h30 est extraordinairement soporifique et mono-thématique (cf. la nouvelle présentation du sujet du jour et ses citations ici).

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