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Des voix et des ondes    Page 25 sur 25

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L'extension du registre grave des voix féminines - le Sam 03 Fév 2018, 11:15

SWR 2, une station de radio culturelle s'intéresse à la voix, n'est-ce pas logique ? Avons-nous vu ces dernières années France Culture s'intéresser à la voix et aux sons ? Non. Normal, le temps d'antenne est requis par tous les combats militants que la station relaie et soutient.

Aussi faut-il aller écouter ailleurs pour s'informer sur son époque, par exemple dans le compte-rendu audio et écrit intitulé "Le registre des voix de femmes est de plus en plus grave - Des influences culturelles déterminent le ton de la voix"  Frauenstimmen werden immer tiefer Kulturelle Einflüsse geben den Ton an.

Descriptif à retrouver dans le fil idoine, SWR 2.

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Un effacement factice - le Ven 06 Juil 2018, 07:22

Sur l'intervieweuse politique des Matins en été et des Grandes tables du midi le reste de l'année,
Yann Sancatorze(http://www.regardfc.com/t19p640-les-matins-de-france-culture#30818) a écrit: (...) Quelquefois, on trouve une émission, un entretien qui synthétise admirablement tout ce qui ne va pas chez un producteur, un véritable concentré de défauts où tout est joué cartes sur tables. Olivia Gesbert représente le paradigme directorial avec une précision redoutable : langue floue, causes à défendre sans même montrer un quelconque effort de neutralité, obsessions thématiques, vernis sociologique, voix mélodieuse... (...)
La voix de Mme Gesbert : il semblerait que certains auditeurs, sur ce forum et au courrier de Radio France, la trouvent envoûtante, au point qu'on a lu des déclarations d'auditeurs énamourés fleurir ici et là.

En associant dans une même liste, qui s'annonce comme un répertoire de défauts, quatre éléments négatifs et un élément habituellement considéré comme positif ("voix mélodieuse"), vous illustrez, comme munstead, le trouble, voire la confusion que cette voix provoque chez l'auditeur (uniquement masculin ?).

À l'écoute d'Olivia Gesbert avec Michel Winock invité hier matin, plusieurs caractéristiques émergent qui ne sont pas à l'avantage de la présentatrice : affectation appuyée, absence de relief et débit qui rappelle une basse obstinée.

Sur l'affectation : on est dans le paradigme vocal de Raphaël Enthoven qui se mirait (= s'admirait) dans son micro. Mme Gesbert mouille volontairement certaines consonnes et fait vibrer sa voix, ce qui lui donne une langueur caractéristique appréciée de plusieurs auditeurs. Mais le type d'émission qui lui incombe est-il le lieu pour jouer la carte de la "sensualité" vocale ?

L'absence de relief : le passage de la voix au sonogramme ne laisse pas apparaître de dynamique particulière, ni montée dans les aigus, ni descente dans les basses, variations qui habituellement permettent de susciter l'attention de l'auditeur. On se trouve en présence d'une voix monocorde qui rappelle le type adopté par les lectrices de Marguerite Duras ou encore celui de voix artificielles.

Ce qui crée la gêne et l'irritation, c'est cette "neutralité" vocale volontaire associée contradictoirement à une  dynamique idéologique qui sous-tend en permanence les paroles de la "questionneuse". La voix sans aspérités, vaguement sensuelle, est comme un bouclier derrière lequel la présentatrice s'abrite pour énoncer ses sous-entendus politiques. Qui critiquera Mme Gesbert se verra répondre : comment pouvez-vous accuser de partialité une femme à la voix si "douce" ?

"Douce" ? Est-ce la qualité attendue dans l'exercice de l'entretien politique ? La résonance continue, le murmure lancinant y sont-ils appropriés ? Si l'"ostinato" sied à l'entretien nocturne, poétique ou psychanalytique, par exemple à la Veinstein de "Du jour au lendemain", il est employé à contre-emploi pour des sujets d'actualité brûlante. L'ancienne productrice de France Culture Francesca Isidori avait cette voix murmurante , mais celle-ci était mise au service d'entretiens littéraires.

L'engagement et la conviction sont associés à une certaine éloquence. En prenant un ton artificiellement neutre, grave et murmurant, tout en étant par sa fonction en position de supériorité symbolique, Olivia Gesbert se met en scène comme l'actrice principale de la pièce et condamne ses interlocuteurs à faire de la figuration. Une posture somme toute très hiérarchique dans la communication interpersonnelle.

Enfin, par ce ton caractéristique, l'intervieweuse pense pouvoir désamorcer les critiques que son engagement suscite. On voit dans ce forum qu'elle a tort.

*************

Le post précédent, L'extension du registre grave des voix féminines, était lié à la problématique abordée ci-dessus.

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Résurrection d'une voix - le Ven 21 Sep 2018, 11:45

Pour qui a écouté Chantal Mauduit (cf. § 5) avec toute l'émotion rétrospective à l'annonce de son décès à l'âge de 34 ans, l'impression est forte de réentendre le timbre de sa voix, ses inflexions, son rire en la personne de Catherine Meurisse, la dessinatrice invitée ce matin à 6h30.

Je vois que j'ai fait la même remarque sur Anne Gastinel.

Observation : ces trois personnalités ont en commun une enfance à la campagne entourée de parents attentifs, l'amour des grands espaces, du travail bien fait et de l'art, et elles ont vécu des épreuves difficiles. Moins des causes que des corrélations, mais les ressemblances sont frappantes. À travers l'enjouement, une intériorité se dessine qui capte l'auditeur.

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Bellanger & Richeux, un sacré tandem de lecteurs... - le Mar 25 Sep 2018, 21:30

Quand un forumeur rencontre un voisin auditeur dans la journée, dialogue réel :
Alors, France Culture ?
La misère. J'ai entendu un type ce matin qui nous parlait de sa vie, mais qu'est ce qu'on en a à battre de son vélo, de ce qu'il fait dans sa vie, de ses courses et du reste !
Quelle heure ?
Vers huit heures et demie.
Ça doit être Aurélien Bellanger.
Je ne sais pas, mais le type lit, c'est interminable, il est déprimé, déprimé !  


Je me suis dit que ça valait le coup d’œil et d'oreille, car il est question de vélo, et il ne faut pas critiquer les cyclistes (responsables).

Voyons, voyons... ah, voilà le vélo "C’est une rue étroite et les deux roues qui la remontent sont d’habitude une réalité pénible quand j’y passe à vélo." Sujet "La postmodernité", sous-titre publicitaire (comme d'habitude, Bellanger doit avoir une dérogation) "J’étais toujours devant l’Apple Store et je me suis demandé soudain où j’en étais, par rapport au minimalisme."

Effectivement, il y a beaucoup de "je" dans cette "chronique", mais il est sur France Culture et le narcissisme y est de rigueur.

Déprimé ? [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18292-25.09.2018-ITEMA_21824171-0.mp3" debut="00:00" fin="00:46"]

Non, c'est "seulement" une lecture sans prosodie. Une lecture de quelqu'un qui ne sait pas interpréter un texte (cf. Richeux). On l'a déjà dit à son endroit ce n'est pas nouveau. La direction n'y voit rien à redire, l'art radiophonique étant le cadet de ses soucis.

Un autre petit extrait ?

[son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18292-25.09.2018-ITEMA_21824171-0.mp3" debut="01:18" fin="01:55"]

"J’ai acheté le jeu Spiderman au Micromania de Beaugrenelle : c’était clairement le bon endroit, c’est le lieu de Paris qui ressemble le plus à Manhattan".

Passionnant, en effet... Comme le reste.

Au fait, le voisin auditeur : un homme de radio depuis 30 ans. Pas à France Culture. Très pessimiste sur son métier et sur l'évolution de la radio publique, par exemple avec la publicité commerciale envahissante. On ne le lui fait pas dire, voir les chroniques de Bellanger et surtout les entrées de podcast de la Fabrique de l'histoire. Terrible.

Sur Bellanger voir aussi le fil Les Matins de France Culture posts 612 à 615 et La chronique des chroniques post 402.

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