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L'Atelier Intérieur / Backstage    Page 1 sur 3

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L'Atelier Intérieur / Backstage - le Sam 26 Jan 2013, 00:15

D'abord le clip vidéo qui vaut son pesant d'étiquettes de podcasts de 2013.  C'est bête, c'est sot, c'est immature (revendiqué). À l'image du descriptif de l'émission dont un extrait convoque un questionnement sur le rapport au dispositif (merci Basil post 182 p. 19 du fil  "pas la peine de crier"). Voici l'extrait :  Travailler l'art de la situation, et tenter une radio physique, de l'expérience : s'allonger dans le studio, se couper les cheveux en direct, monter sur le toit, regarder par la fenêtre. Se lever.
Ouais... La suite est de la même eau.

"Eau" qui nous permet de faire une transition avec le dernier numéro coordonné par Aurélie Charon (quels sont ses états de service ? Coiffeuse ?) : "La piscine" http://www.franceculture.fr/emission-l-atelier-interieur-numero-22-la-piscine-2013-01-21

La piscine, on en connait un rayon, d'ailleurs on en revient,  en nocturne et en plein air. Ce n'est pas pour raconter ma vie, mais puisqu'il s'agit dans cette émission de la nocturne de la piscine Pontoise (Paris 5e), on a quelques points de comparaison.

Le descriptif de ce numéro n'était guère alléchant, on a même soupiré plus d'une fois : "On entre dans cette fausse eau. Une eau calme, une eau claire. Une eau forte dont il faudra se débarrasser plus tard avec une eau douce. ". Bon, on s'est tout de même jeté dans "La piscine".

Pouah ! On n'a pas tenu plus d'un quart d'heure, même avec des bouchons d'oreilles. Tout est mauvais. Le son, la manière de s'exprimer, les paroles banales des interviewés, la construction et la tournure d'esprit.

Parmi les perles : ""Alors vous avez des êtres-z-humains parisiens qui nagent (...) ce sont pour la plupart d'entre eux des mâles". Voix de Decouflé ou de Redolphi, enfin l'un et l'autre remportent la palme de la vacuité.
"Ce sera une histoire d'eaux [ah, ah, ah !], ça sentira le chlore et l'élastique des maillots" (l'odeur de l'élastique des maillots ???)
"L'eau donne envie de synchroniser son corps avec un autre" (transmis aux blogueurs des sites de nageurs parisiens qui se plaignent d'une promiscuité entraînant des coups et blessures entre nageurs).
"Céline Sciamma, vous avez assisté à un gala de natation synchronisée quand vous aviez 15 ans, vous avez ressenti quoi ? - Ben une forme d'épiphanie."
Et de poursuivre en martelant le mot rien :  "Cette chose absurde [la natation synchronisée], ça ne sert à rien, ça ne produit rien, c'est tant d'efforts pour rien, aucune reconnaissance, aucun avenir. Bon c'est de l'art, quoi."

C'est pauvre et c'est dommage pour un sujet potentiellement intéressant. Je n'écouterai pas la suite sur mon MP3 aquatique pendant mes longueurs en nocturne.

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Re: L'Atelier Intérieur / Backstage - le Sam 26 Jan 2013, 21:17

Nessie, ne lisez pas l'extrait de ce descriptif concocté pour un numéro de l'émission L'Atelier intérieur, intitulé "La vie quotidienne" :

"(...) quand la vie est présente « en personne », c’est puissant. Quand le réel se donne, il bouleverse. (...) La vie quotidienne, ce serait à dire vite, ce serait un virus à ne pas attraper, elle serait chez les autres. Pourtant c’est l’intensité du temps vécu. Alors la placer au centre de tout, et viser un dépassement. La vie privée est privée de quoi ? Rendons-lui un regard. Tout le monde court après cette idée : « élever son niveau de vie ». Elle est à quel niveau notre vie là ? On élève quoi et comment ? Rehaussons d’une nouvelle façon."

Et sous un dessin ce qu'on peut lire (présentation de la dessinatrice : "Amélie Bonnin nous scanne, nous réduit, nous vole au réel, elle dessine l'émission en studio") : "C'est drôle qu'elle s'appelle Dadat, ça semble surréaliste"

http://www.franceculture.fr/emission-l-atelier-interieur-numero-21-la-vie-quotidienne-poeme-2013-01-14

Nessie, vous n'auriez pas dû lire ceci, car il faut se partager les motifs d'indignation, vous ne pouvez tout porter, ni seul nettoyer à grande eau les incuries de France Culture...

Donc inutile d'écouter ce numéro de l'Atelier intérieur, car dès les premières phrases on se croirait dans un Les pieds sur terre imprégné d'une atmosphère peace and love. Jamais le mot "bobo", détestable néologisme pourtant, n'aura été aussi adapté à l'évaporée qui présente l'émission. Petite parenthèse, sa voix entre dans la même catégorie que celles de Sophie Nauleau et de Marie Richeux, vaguement caressante et béate, la trentenaire niaise, quoi.

Pourquoi en parler alors ? Parce qu'au lieu de cette guimauve ridicule dont le but est de faire plaisir à celles qui sont payées pour la faire (on imagine les discussions entre copines "C'est super ! Tu travailles à France Culture ! Gé-nial !), on pourrait avoir une vraie émission de savoir (oui, on se répète) ou de création. Et ne pas l'avoir, c'est priver des gens intelligents d'une diffusion radiophonique et réduire encore davantage le choix d'écoute des auditeurs.

Voilà, maintenant on va faire une dernière tentative avec, voyons voir un sujet, tiens celui-ci, pas pris au hasard, du 03 décembre :

"A la nage
Ce soir c’est une ode aux nageurs. A ceux qui frottent leur corps à la ligne d’horizon. Qui font bouger les lignes. C’est de la sensation plutôt que de la contemplation. Un corps à corps. Regarder la mer oui. Mais y entrer. Bouger la perspective en se posant devant. Le nageur a devant lui la ligne de l’eau, la ligne de l’air ; les yeux se glissent dans le mouvement. Ce qui ne fait pas de vagues ne nous intéressera pas.
"

Misère...









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Espoir déçu - Une année de tâtonnements et une promesse non tenue. - le Dim 27 Jan 2013, 07:58

Oui oui cher Philaunet. J'ai vu et j'ai pas vu. Je suis franchement déçu par cette saison 2012-2013 de l'Atelier Intérieur. Il faut dire qu'ayant boycotté quasi intégralement le programme de semaine pendant l'année 2011-2012, j'avais de facto squeezé toute la première saison de cet Atelier... et de la je me suis trouvé plutôt agréablement surpris en la découvrant tout d'un bloc ou presque à la rentrée de septembre dernier, soucieux que j'étais de rattraper un peut-être-retard. Mon impression à faire défiler pendant une grosse semaine la cinquantaine de numéros de l'année achevée : hormis par ci par là des accès de voix de grande folle mise en vedette et qui se prenait pour Fanny Ardant, hormis aussi de récurrents tortillotrouducutages pseudo-conceptuels dans le pur style perf' d'Art contemporain, j'avais trouvé dans l'ensemble assez d'inventivité, des délicieux moments de hoerspiel, quelques intervenants intéressants (l'inoxydable Tobie Nathan, si on veut). Et il m'avait aussi semblé que la Charon entre deux accès de nunucherie juvénile flirtant dangereusement avec le style Richeux, faisait tout de même preuve d'un niveau de connaissance fort respectable en les divers domaines de l'Esthétique. On peut l'imaginer sortie bien notée de quelque bonne école d'art, ce qui pourrait expliquer l'irruption subite de cette gamine à un poste aussi important dans la maison. Bref malgré les faiblesses, j'y décelai des débuts prometteurs.

Le principe général de l'Atelier intérieur a été affiché et revendiqué dès le numéro UN de la rentrée 2011, clairement inspiré de la doctrine radio d'Alain Veinstein : large part laissée à l'improvisation ce qui veut dire création en direct, avec invités en studio (ou bien in situ) et sous le coude une petite réserve de matos enregistré : archives, musiques, mini-sujets à caser. On reconnait la doctrine des Nuits magnétiques l'année de leur création : c'est la corde raide. La rançon de cette prise de risque, qui relève du courage ou de l'inconscience, c'est qu'on est guetté à chaque virage par le décousu, le temps mort mal vécu, le remplissage ; de là l'auditeur il peut s'attendre chaque soir à une belle réussite ou à un pétard mouillé. Ou à un mélange des deux, sous forme de rafistolage cousu de scotch fluorescent. Ou encore à un sommet de connerie. Ou enfin à une série de digressions qui n'ont finalement que peu de rapport avec le thème annoncé, et parfois le résultat est bon quand même, tout hors-sujet soit-il.

Sur l'année précédente, voici deux exemples de réussite honnête à mon goût, de ceux que j'ai préféré conserver sans rien en retrancher, même si tout n'y était pas excellent :
- 10 octobre 2011 : Vitesse
- 14 novembre 2011 : Le geste

Et voici deux exemples de foirade ridicule, comme deux Himalaya de sottise prétentieuse et à côté de toutes les plaques :
- 26 décembre 2011 : Alchimistes
- 6 février 2012 : Hypnose. Un commentaire : il est patent que la plupart des gens présents ne connaissaient rien au sujet, notamment on y voyait cultiver le contresens entre Hypnose et Hallucination ; ce genre de confusion qui entache le document tout entier en dit long sur le soin apporté au boulot : s'épivarder en dehors du thème parce qu'on n'a pas même pris soin d'en cerner la définition, c'est vraiment du branquignol radiophonique.

Et entre ces deux extrêmes ? Eh bien il y a eu un peu de tout. Nombreux numéros sans intérêt, où ça ne décolle pas et dont on ne retient rien. Assez fréquemment on voit passer aussi les défauts maison de FC : les tics verbaux de la génération (surabondance de 'voila' certains soirs), et des accès récurrents du paradigme idéologique de la baraque par exemple un bon petit coup d'anticapitalisme primaire au détour d'un sujet qui fleurait bon la magie (comment saboter un moment de rêverie par un accès de militantisme déplacé). Résultat il a été finalement très rare de conserver une émission intégralement. Pas une ou presque qui ne fut entachée par une séquence tartignolle ou par un invité d'une stupidité phénoménale, ou encore les deux. Pour autant, à côté des rares numéros entièrement réussis, il y en eut tout de même un bon nombre qui méritaient de subsister une fois réduits-dégraissés-remontés parce qu'ils recélaient davantage de bons morceaux que de bas-morceaux. Inversement quand presque tout était à jeter mais pas tout à fait tout, j'ai pu conserver de ci de là quelque diamant inattendu ou quelque brève fort honorable qui faisaient tache par antiphrase au beau milieu de la soirée la plus nullos. Enfin quand la connerie était à son maximum pendant 58 minutes ou pendant 50 secondes, j'ai pris soin d'archiver la chose dans mon dossier volumineux 'Horreur radiophonique', où finalement les Ateliers Charon sont, hélas, assez présents.

Malgré ce dernier point, considérant la quantité non négligeable qui méritait une bienveillante attention j'avais démarré la deuxième année avec confiance et je n'en ai pas loupé un seul. Hélas le résultat c'est que je n'ai pas réussi à en garder lourd : un ou deux numéros (entiers ou en réduction) mais pas plus, alors que nous voila déjà à la mi-année. S'il y avait du jus dans la première année, j'ai bien peur qu'il n'en reste pas grand chose dans la deuxième.

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Re: L'Atelier Intérieur / Backstage - le Mar 29 Jan 2013, 20:58

@ Philaunet : les textes par vous relevés semblent tout droit tirés du blog Radio Fanch, dédié à la radio et valant aussi le détour pour son florilège stylistique.
@ Nessie et ses hypothèses sur Aurélie Charon :
« On peut l'imaginer sortie bien notée de quelque bonne école d'art, ce qui pourrait expliquer l'irruption subite de cette gamine à un poste aussi important dans la maison ».
Sur Radio Fanch (le fameux blog du Laurent Boyer des producteurs radio), vous apprendrez qu’Aurélie Charon a fait « des études de théâtre ». Elle aurait aussi transité par Sciences Po journalisme, cursus pour lequel elle fait l’article dans cette vidéo, entre 2’18’’ et 3’13’’ et 6’00’’ et 6’05’’.




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Licht ! - le Mar 29 Jan 2013, 21:28

Oskar a écrit:@ Philaunet : les textes par vous relevés semblent tout droit tirés du blog Radio Fanch, dédié à la radio et valant aussi le détour pour son florilège stylistique.
En attendant, une citation tirée de "À la nage" de l'Atelier intérieur du 7 janvier 2013. C'est une question (abyssale) d'Aurélie Charon à un apnéiste (qui a eu un moment d'hésitation avant de répondre, ne sachant peut-être pas si c'était à lui que dame Charon s'adressait) : "C'est quoi les questions quand on est au fond de l'eau ?".

Lexique relativement réduit et syntaxe insuffisamment assurée ? "On prend" (Le Directeur de FC).

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''On prend'' - le Mar 29 Jan 2013, 23:40

Citation + guillemets : vous voulez dire [sic] ?

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Re: L'Atelier Intérieur / Backstage - le Mar 12 Fév 2013, 18:56

Un banquet radiophonique
http://www.franceculture.fr/emission-l-atelier-interieur-numero-25-le-banquet-2013-02-11
"(...) Le banquet est un moment qui sort de l’ordinaire. On a tout prévu. Un peu de faste, de l’appétence et du plaisir. Deux premiers mots : à table. Pour approcher le réconfort indispensable. Et l’ivresse possible. (...) Donner à voir ce moment où le corps et l’esprit sont d’accord, disent oui, et encore, que ça dure. C’est une jouissance. Ce que l’on peut reprocher aux œuvres d’art c’est leur durée. Ce soir, pas une exposition pas un musée mais un instant et de l’intensité, avec l’aliment, l’odeur, le périssable et tout ça"

Ne vous gênez pas, l'essentiel est que vous vous fassiez plaisir, hein, sinon à quoi servirait France Culture ? "Jouissance", le maître-mot de Charon. Employé à toutes les sauces.

Renée Elkaïm-Bollinger, reviens ! On garde pour toujours en mémoire l'indicatif de "De bouche à oreille", avec cet extrait de film où Philippe Noiret crie "À table, on mange !" Sans chichi.

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Le banquet des pignoufs - le Mar 12 Fév 2013, 19:41

Bon sang. J'ai écouté en direct le dernier quart-d'heure. Sans mauvais esprit et non plus sans mauvais jeu de mot, je dois dire que c'était gratiné... Après la vulgarité d'Alain Kruger le dimanche midi, cet Atelier intérieur enfonce le clou (de girofle).

@Philaunet a écrit: Renée Elkaïm-Bollinger, reviens ! On garde pour toujours en mémoire l'indicatif de "De bouche à oreille", avec cet extrait de film où Philippe Noiret crie "À table, on mange !" Sans chichi.
Les ceusses qui regrettent Renée Elkaïm-Bollinger, trouveront ci-dessous une madeleine sonore. Il n'y aura pas Noiret ni Kant S. Commange, mais tout le morceau de Torgue & Houppin s'écoute avec bonheur, pour se laver les oneilles après l'indigesterie que nous a servie hier soir Aurélie Charon.

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Re: L'Atelier Intérieur / Backstage - le Mar 12 Fév 2013, 20:23

Merci, merci, Nessie , pour cette vidéo et ce rappel du bonheur, oui, du bonheur, qu'on avait à écouter l'indicatif et le "A table, on mange"!
Le petit texte sur le banquet (on va quand même pas mettre une majuscule....) cité par Philaunet est une petite merveille de sottise, de prétention. Je serais prof de français, j'en ferais faire une explication de texte à mes élèves (encore faudrait-il une classe bien futée car une classe ordinaire de maintenant ne serait même pas choquée) pour qu'ils comprennent ce qu'il ne faut pas faire.
Je cite: "on a tout prévu:...., de l'appétence,....": ah! ça se prévoit l'appétence?
Etc: chaque phrase ou expression est malencontreuse, ridicule. Tout est faux.C'est pire que le polaroïd de Marie Richeux qui est cucul, mais plutôt rationnel.

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Re: L'Atelier Intérieur / Backstage - le Mar 12 Fév 2013, 20:29

@Nessie a écrit: (...) ci-dessous une madeleine sonore. Il n'y aura pas Noiret ni Kant S. Commange, mais tout le morceau de Torgue & Houppin s'écoute avec bonheur (...)
Et avec quel bonheur ! Pour une madeleine, c'en est une, qui renvoie à des dimanche midi où l'on se mettait à table avec ce rythme musical (grand merci pour cet extrait) et en surimpression Noiret ainsi que d'autres voix : "Maman, j'ai faim !", "Quand est-ce qu'on mange ?". Beaux moments de radio avec Renée Elkaïm-Bollinger dont j'ai grand plaisir à lire le parcours précis que vous retracez dans votre post du 21 septembre 2009.

Où est la relève ?

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