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SWR 2, radio culturelle allemande    Page 5 sur 7

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SWR 2, radio culturelle allemande - le Mar 12 Fév 2013, 07:46

Rappel du premier message :

SWR 2 est une radio culturelle à destination du public des Länder frontaliers de la France (Baden-Würtemberg et Rheinland-Pfalz). On y entend, à parts presque égales, de la musique dite occidentale savante (classique et contemporaine) en concerts et sélection thématiques, ainsi que de la musique dite du monde et des émissions de fond sur tous les sujets des sciences humaines, de l'art et des sciences : http://www.swr.de/swr2/-/id=7576/otnbb1/index.html

Dans un autre fil
@Nessie a écrit: (...)  Sur FC à quelques exceptions près (notamment une signalée par Antonia dans le fil des matins), ils [les débats] sont catastrophiques : acharnement polémique, absence d'écoute, combats de chiffonniers../...
À propos justement du débat sur les débats qui anime RFC, je me demandais pourquoi les auditeurs n'avaient pas droit à des débats de la tenue et de la qualité de ceux que l'on peut entendre sur la station précitée, notamment dans la case quotidienne de 17h-18h, intitulée "Forum".  

Des présentateurs tournants toujours parfaitement préparés et, ce qui en découle, discrets, deux ou trois invités allant au fond des choses, écoutant chacun leurs vis-à-vis même en cas de désaccord. Pas de combat, pas de volonté d'asséner son point de vue, mais le désir de chacun et du modérateur d'éclairer l'auditeur (dans l'esprit des Lumières qui se dit "Aufklärung" en allemand, qu'on pourrait traduire littéralement par "Dissipation de l'obscurité", "Éclaircissement", voire "Élucidation" dans son sens étymologique de "tirer au clair", "faire la lumière", etc).

Un débat modèle de ce genre, parmi d'autres, a été diffusé le 7 janvier à propos du viol d'une Indienne. Les trois intervenantes, spécialistes de l'Inde, ont en 45 minutes évoqué avec intelligence non seulement la culture et l'histoire de l'Inde, mais aussi le rapport intellectuel de l'Allemagne à ce pays. Clarté d'élocution,  connaissance approfondie du sujet, développements sans aucune pesanteur permettant de construire devant l'auditeur un tableau complet de l'Inde dans le temps et dans l'espace, intégrant son histoire politique et religieuse.

On n'y a pas ri (le sujet ne s'y prêtant d'ailleurs pas). Au "Forum", on rit peu, on éclaire l'auditeur, les égos sont rangés au placard.  Les gens qui écoutent cette station n'attendent pas autre chose, ils exigent du savoir, de la rigueur et de l'honnêteté intellectuelle (voir en passant la question de la triche dans les mémoires de doctorat qui a mené à deux démissions de ministres, "typisch deutsch" comme l'écrit un blog du Monde) et l'écrivent sans fard à la station.  Ceux qui n'ont pas cette exigence vont écouter les stations de divertissement et d'information de SWR1 ou SWR3. À chacun son périmètre, comme on dit de nos jours.

Alors, à France Culture, qu'a-t-on d'équivalent ? Répliques (avec l'égo et les partis pris d'A. F.) ?

Pour reprendre un verbe de Nessie, oui, je me sens outragé de voir que France Culture, radio culturelle, est dans sa majeure partie une station où des animateurs viennent faire leur show et imposent leurs opinions. Outragé en tant que personne, mais aussi en tant qu'héritier d'une culture des Lumières grossièrement trahie.

http://www.swr.de/swr2/programm/sendungen/swr2-forum/rueckschau/-/id=660194/nid=660194/did=10671426/1648hy0/index.html
SWR2 Forum :  Makel Frau (La femme, ce défaut/cette tache) - Die dunkle Seite der indischen Gesellschaft (La face sombre de la culture indienne).
* * *

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La naissance des religions / Über die Entstehung der Religionen - le Mar 08 Mar 2016, 16:23

Quelle émission de France Culture (en dehors des Chemins de la Connaissance de la fin du siècle dernier) pourrait proposer le remarquable traitement donné  dans l'émission Glauben de SWR 2 du sujet Über die Entstehung der Religionen* ("La naissance des religions" ou "Pourquoi et comment les religions sont apparues").

Pas un débat, mais une narration composée d'un fil conducteur et d'extraits d'interviews. Pas de place pour les euh, euh, euh et les improvisations et les phrases vides, ici. En moins de trente minutes on aura entendu les propos de pas moins de sept intervenants (sans qu'on ressente la confusion qui imprègne Une vie une oeuvre quand il y a autant d'interviewés) dont les titres sont de l'allemand facile :
Ina Wunn, Religionswissenschaftlerin an der Universität Hannover,
Der Freiburger Neurobiologe Robert-Benjamin Illing
Der Prähistoriker Hermann Parzinger
Die Archäologin Bärbel Auffermann
Der Trierer Philosoph und Religionskritiker Michael Schmidt-Salomon
Der Stuttgarter Religionswissenschaftler Michael Blume
Die Saarbrücker Theologin Katharina Peetz



* Am Anfang war die Angst - die Angst des Homo sapiens vor den Naturgewalten, vor Krankheit und vor dem Tod. Ein Mittel zur Angstbewältigung: Mythen und Mächte jenseits des Realen - die Entstehung der Religion. So sehen es Neurobiologen, Verhaltensforscher und auch manche Religionswissenschaftler. Ist das nach Galilei, Darwin und Freud die nächste Kränkung aller Gläubigen? "Ob es Gott gibt oder nicht, das kann ich nicht klären", sagt die Religionswissenschaftlerin Ina Wunn. Beschreiben könne man aber den Prozess, wie sich Religion in der Menschheitsgeschichte entwickelt hat. Ist die Religion also nur ein Produkt der menschlichen Verhaltensbiologie? Verschwindet die Religion, wenn sie für die Evolution des Menschen nicht mehr notwendig ist? Antworten auf die Entstehung und die Rolle der Religion geben Biologen, Religionswissenschaftler und Theologen.

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Du travail professionnel - le Mar 15 Mar 2016, 09:01

En matière radiophonique, il y a des propositions culturelles qui vous donnent le vertige.  Pour illustrer les différences de mise en page et de contenu d'une radio à l'autre, une petite comparaison avait été effectuée dans les posts 69 à 71 du fil Le nouveau site.

Jean-Luuc, en ajoutant une capture d'écran d'une précision millimétrique, me permet de revenir sur cette émission de la série Wissen : Flussfahrt in der Hängematte (Une descente de fleuve dans un hamac).

La page définitive de l'émission contient le fichier en écoute à la demande, le lien vers son téléchargement, le descriptif et une série de 17 photos du voyage à agrandir format plein écran.

À droite, un lien vers  la transcription de 14 pages en pdf, trois liens vers des émissions sur le même sujet, et les liens indiqués dans le post 70.

Que demander de plus ?

Capture d'écran de Jean-Luuc :

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Perspective comparatiste - le Mar 22 Mar 2016, 10:29

Les quarante-deux contributions précédentes en témoignent, écouter une radio culturelle étrangère de qualité permet non seulement d'apprendre des choses originales et  de découvrir des pratiques et des formats radiophoniques, mais donne aussi l'occasion d'échapper à un état d'esprit (pour un autre) et d'exercer une observation comparatiste critique. De cela, il a déjà été question dans les 144 contributions de la rubrique BBC 4  et les 48 billets postés dans le fil BBC Radio 3.

Je n'insisterai pas sur l'existence des radios culturelles allemandes dans chaque Land. Imaginez que chaque nouvelle grande région française soit dotée d'une structure plus ou moins similaire à celle de Radio France. Pour aller vite une offre de trois stations : 1. Pop, rock, informations, services divers (plutôt France Inter) ; 2. Musique classique, jazz, du monde, contemporaine ; savoir et culture générale dans tous les domaines (mélange de France Culture et de France Musique) ; 3. Disco, bavardage, amusement, infos (plus ou moins les locales France Bleu sur le modèle des privées NRJ, Nova, etc).

Et ce dans chaque région sous la direction d'une structure nationale, ARD. Il faut se rendre compte du facteur d'émulation que ce système représente. Les maisons radiophoniques régionales se comparent tout en échangeant leur savoir-faire. Il y a concurrence pour l'auditoire (du fait d'Internet) et en même temps entr'aide. En effet, certains programmes de fond créés respectivement par BR (Bayerische Rundfunk) ou HR (Hessische Rundfunk), SWR (Süd-West Rundfunk), etc, sont diffusés sur les antennes "soeurs" dans un échange de bons procédés et de ressources bien gérées.

Dans une prochaine contribution, je dirai pourquoi France Culture et France Musique, dans un monde globalisé où l'apprentissage des langues est de plus en plus répandu, devraient se rendre compte qu'elles ne sont que des pièces du paysage radiophonique culturel européen, voire mondial. Et que pour être à la hauteur de leur réputation (qui n'est plus de mise actuellement, à savoir des références mondiales), elles doivent s'ouvrir, s'interroger, se renouveler, voir ce que font les autres.

Car contrairement aux affirmations de ses directeurs, France Culture (contrairement à France Musique, bien plus ouverte), n'est pas une "Radio-Monde". C'est, dans sa pensée et son fonctionnement, une radio franco-française, pour ne pas dire parisienne et séquanodyonisienne, puisque la Seine-Saint-Denis est grande pourvoyeuse de sujets dits de société et donnée en vitrine à tous les auditeurs de France et de Navarre.

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Zum 200. Geburtstag der Schriftstellerin Charlotte Brontë - le Dim 17 Avr 2016, 10:25

Connaissez-vous le peintre britannique du XIXe siècle, John Martin ?  La famille de Charlotte Brontë possédait un large éventail de ses gravures. Pour se faire une idée de l'univers esthétique et moral de l'auteur de Jane Eyre , on peut aller consulter le site de la Tate Gallery et y lire un article de fond commentant trois tableaux, John Martin’s Last Judgement Triptych: The Apocalyptic Sublime in the Age of Spectacle et pour la biographie de l'artiste John Martin 1789–1854 Artist biography.

C'est le passionnant et enthousiaste Prof. Dr. Peter Wagner, englische und amerikanische Literaturwissenschaft, Universität Koblenz-Landau qui cite le peintre au cours de la remarquable discussion déjà signalée ici dans le fil Fiction de France Culture, Die stille Rebellin Zum 200. Geburtstag der Schriftstellerin Charlotte Brontë

On apprend de Peter Wagner (qui met rapidement les points sur les i : ''Literatur kommt aus Literatur'') qu'en dehors de la Bible Charlotte Brontë lisait beaucoup Les Mille et Une Nuits (Stendhal et Proust en étaient de fervents lecteurs). Il est aussi question de John Bunyan (The Pilgrim's Progress, forcément) et de Samuel Richardson dont le roman Pamela, d'un siècle antérieur à Jane Eyre, possède la même trame narrative.  

Les deux autres invitées* traitent de la biographie de l'auteur et de l'histoire des moeurs : Charlotte Brontë est-elle une féministe ? Le thème colonial a-t-il créé une prise de conscience des lecteurs à l'égard de la politique britannique d'alors ? Pourquoi ce roman a-t-il eu un tel écho au XIXe siècle et pourquoi est-il encore lu et adapté au cinéma aujourd'hui ? Pour ce qui est de l'adaptation radiophonique, voir les posts 200 (Charlotte Brontë : Jane Eyre 1) et 205 du fil "Fiction".

*Prof. Dr. Elfi Bettinger, englische Literatur- und Kulturwissenschaft, Universität Würzburg
Elsemarie Maletzke, Journalistin und Schriftstellerin, Frankfurt/Main

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Tchernobyl sur SWR 2 et sur France Culture - le Dim 24 Avr 2016, 20:01

On se souvient de la série d'avril 2006, rediffusée en 2013, puis en 2015 dans la catégorie Fictions Le Feuilleton, La supplication, Tchernobyl, chroniques du monde après l'apocalypse.

L'occasion est donnée de comparer les savoir-faire de deux radios culturelles grâce à la rediffusion aujourd'hui d'une adaptation de la même œuvre de Svetlana Alexievitch sur SWR 2 datant de 1998 : Gespräche mit Lebenden und Toten [Conversations avec des vivants et des morts] Nach dem Buch "Tschernobyl - Eine Chronik der Zukunft" [(...) Une chronique du futur]

Au fait, quelles sont les émissions actuelles de France Culture sur cet accident nucléaire et ses conséquences ?
Science publique du 17 avril : Catastrophe nucléaire : La nature peut-elle survivre aux radiations?
Le programme des émissions à venir n'étant pas disponible (il le sera dans "des semaines, voire des mois", dixit le médiateur...), on attend avec intérêt le traitement par France Culture de l'accident du 26 avril 1986.  

Article des DNA du 21 avril 2016 Tchernobyl : où sont les sols pollués en France ?

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Handicap International au Cambodge - le Mer 27 Avr 2016, 19:03

Un reportage sur le terrain de très bonne qualité  qui rappelle fort opportunément le rôle majeur de l'ONG française Handicap International dans l'aide aux victimes des mines anti-personnel au Cambodge. SWR2 Feature „Gefährliches Erbe“ Landminen in Kambodscha [Un héritage dangereux - Les mines anti-personnel au Cambodge]. On entend d'ailleurs parler français, et anglais avec un accent français. On rappelle aussi à l'auditeur la pose de mines par le groupe terroriste installé en Syrie et par l'État syrien. Autre pays évoqué, l'Afghanistan.

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Alte Musik: Johann Jakob Froberger - le Ven 29 Avr 2016, 21:28

Un très beau documentaire musical d'une heure sur l'organiste et claveciniste Johann Jakob Froberger (1616-1667) à l'occasion du 400e anniversaire de sa naissance. L'émission est écoutable en ligne et désormais téléchargeable durant une semaine. C'est l'excellente Dagmar Munck qui le présente, on notera par ailleurs la grande qualité sonore du fichier offert.

SWR2 Alte Musik Johann Jakob Froberger
Zum 400. Geburtstag des Neuerers der Tastenmusik
Von Dagmar Munck

Sein Vater war Kapellmeister der Stuttgarter Hofkapelle und 4 seiner Brüder spielten in der Hofkapelle, aber Johann Jakob Froberger zogs in den Wirren des 30-jährigen Krieges zunächst nach Wien, dann zu Studien nach Italien zu Frescobaldi.
Vernetzt mit der europäischen Musikprominenz der Zeit von Carissimi über Weckmann bis Louis Couperin entwickelt er einen neues Modell in Toccaten, Partiten und Suiten, das bis Buxtehude und Bach gültig wurde. Neben Meister Frescobaldi wurde Froberger der bedeutendste Komponist für die Entwicklung der Tastenmusik.

Les germanistes auront remarqué à la lecture de ce texte de présentation qu'il n' y a pas que France Culture à faire des fautes de grammaire (nettement moins ces derniers mois, c'est notable).

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Isabelle Faust joue en concert la 2e sonate pour violon BWV 1003 de Bach - le Ven 27 Mai 2016, 12:34

Au cours d'un concert exceptionnel, Bach-Akzente, donné le 22 mai aux Schwetzinger SWR Festspiele 2016 et diffusé le 26 mai sur SWR 2, Isabelle Faust a donné une magistrale interprétation de la''Sonate für Violine Nr. 2 a-Moll BWV 1003''. Après le commentaire introductif, la pièce commence à 15'16''. Prise de  son exceptionnelle (Mozartsaal du château oblige !).  

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Verdun/Douaumont, une scénographie réussie - le Mer 01 Juin 2016, 07:40

Un entretien du 27 mai avec Volker Schlöndorff, le metteur en scène de la commémoration de Verdun, Volker Schlöndorff gestaltet Gedenkveranstaltung bei Verdun : Der Krieg als menschliche Idiotie



La transcription de cet entretien (c'est toujours un atout de pouvoir lire les entretiens en plus ou au lieu de les écouter) avec le réalisateur allemand appelé par l'État français à mettre en scène la cérémonie de commémoration de Verdun est informative.

On apprend entre autres qu'un groupe de tambours de rap ("eine Trommler-Rap-Gruppe") va jouer  tandis que les jeunes courront parmi les croix, un son que Volker Schlöndorff associe à celui d'une danse macabre (" Totentanz"). Ce n'est pas exactement l'impression que donne la "performance",  les percussions rappelant plutôt les tambours du Bronx... (Vidéo itélé du Figaro du 30 mai 2016)

Ce que décrit  Schlöndorff de son projet (chaque jeune Français devant lier la rue de Verdun de sa ville - photo sur smartphone - et le champ de bataille ; l'innocence des soldats sans entraînement comparée à l'innocence des jeunes qui déferlent entre les croix, etc) laisse entrevoir l'effet pédagogique de cet événement sur tous les jeunes présents et leur entourage familial et amical.

Certains se sont gaussés de manière grossière et stupide de cette représentation. Ils ont sans doute une piètre mémoire historique et n'ont aucun sens des symboles. Ce que l'on voit dans la vidéo, quand on a en mémoire les images de la Grande Guerre, que l'on a lu et entendu les témoignages, est extrêmement évocateur. Le son des tambours renvoie aux pilonnages  continus ; les jeunes en t-shirt de couleur qui déferlent dans la forêt évoquent ces soldats qui, rappelons-le au Redeker allergique au "bariolé et chatoyant", étaient habillés au début de la guerre de pantalons garance. Et la mort sur les échasses ? Tout simplement la gravure de Joseph Sattler, Die Grenze (La frontière), 1915 (cf. l'iconographie Les arts graphiques et l’expérience de la Grande Guerre. Un choix dans les collections du MAMCS)



Il y aurait encore beaucoup à dire sur la représentation donnée à Douaumont. Mais au vu des images et des conséquences prévisibles sur la mémoire de tous les participants (préparation de trois mois), c'est une grande réussite.

Le début de l'entretien sur la radio culturelle SWR 2 :  "Herr Schlöndorff, 4000 Schüler sind bereits in Verdun beziehungsweise nehmen an dem Rahmenprogramm rund um die Gedenkveranstaltung teil. Am Sonntag sollen sie sich dann über das Schlachtfeld verteilen und eine Choreografie aufführen. Klingt spannend, was machen die jungen Menschen da?
Choreographie ist ein zu großes Wort, sie werden erst mal nicht über das Schlachtfeld sondern was davon übrig geblieben ist nämlich ein Friedhof mit 16.000 Gräbern und einem Beinhaus, in dem noch mal die Gebeine von Zwanzigtausend liegen, gehen. Sie kommen aus dem Wald, der rundherum liegt, der Rote Wald genannt, weil er gewachsen ist aus dem blutgetränkten Boden, seit den letzten hundert Jahren. Es wird da drei, vier Kreuze für einen Jungen von heute oder für ein Mädchen von heute geben, zwischen denen sie stehen. Sie werden sogar rappen, es gibt eine Trommler-Rap-Gruppe, die das ganze begleitet - es ist ein Geräusch, was halb Krieg, halb Tanz ist, Totentanz natürlich. Ja und da sollen sich dann hoffentlich die Kanzlerin und der Präsident hin begeben und mit den Jungen einen Dialog beginnen
."

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Etonnement - le Mer 01 Juin 2016, 12:45

@ Philaunet - J'ai lu et relu plusieurs fois le message précédent en me demandant à quel endroit javais loupé les guillemets. Je ne les trouve pas. Ils n'ont pas été oubliés, des fois ? J'ai du mal à croire que ce que je lis est bien ton avis et non la défense ex-post publiée par les maîtres d'oeuvre.

Il y a le sens des symboles, mais il y a aussi le sens du sacré. Une mise en scène festive et puérile pour commémorer un enfer, ça pourrait encore passer sur une scène devant un public. Mais sur les lieux mêmes, entre les tombes, et 100 ans après une telle somme de souffrance donner le spectacle d'une joyeuseté, ça sent au minimum la bourde de communication et certainement bien plus que ça. Mais que pouvait-on attendre d'autre, de la part du mainstream culturel ? Car c'est bien lui l'auteur de cette bouffonnerie tragique. On se surprend à trouver un Schlondorff aux commandes de ce truc ; personnellement j'aurais volontiers parié sur Olivier Py ou sur un des escrocs culturels qu'on rencontre le dimanche à 20h30 au micro de Joëlle Gaillot.

Quant au sens du sacré, est-ce vraiment se gausser de manière grossière et stupide que de regretter le coup de grâce qui lui est porté ? On a ici un des rares exemples de sacré non religieux : le respect dû aux morts, ce qu'il induit quant à la conduite dans les nécropoles, et notamment dans celles qui sont consacrées à des tragédies nationales, ici d'une ampleur dont on a peu d'exemples. Quand on constate régulièrement la perte de repères qui touche la France depuis plusieurs années, quand on s'écharpe de temps à autres avec des abrutis (par exemple les intégristes laïcards) soutenant mordicus que le sacré étant religieux et que la religion étant le mal de notre temps il n'y a donc rien à respecter, on se dit que depuis dimanche ces imbéciles ont un peu plus raison et un peu moins tort qu'avant. Ainsi le socialisme à la française ne perd pas une occasion de déliter nos cadres et nos symboles même quand il s'essaie à les entretenir.

_________________
A l'intention de ceux qui prennent mon pseudonyme pour un bouclier : mon identité n'est ni affichée ni dissimulée.
Pour la trouver il suffit de suivre le fil de mon profil.

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Re: SWR 2, radio culturelle allemande - le Mer 01 Juin 2016, 13:38

Ce qui me navre, surtout, c'est qu'on ressente toujours ce besoin de monter un spectacle, de faire du conceptuel, de faire de la performance à tout prix, avec de la scénographie, du symbole parachuté, comme si l'on ne devait pouvoir rendre hommage que sous la forme de cérémonies d'inauguration du type des Jeux Olympiques, mais en version solennelle. La juxtaposition avec les récentes cérémonies commémoratives du Memorial Day (dans le monde anglo-saxon) est, à ce titre, assez cruelle pour nous. Sobriété, éloquence des discours, émotion, registre musical approprié etc.

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