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Tire ta langue    Page 1 sur 8

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Tire ta langue - le Ven 20 Nov 2009, 02:29

C’est un peu un Jeux d’archives sans les archives.

Certains se souviennent d’un Antoine Perraud en 2003 à la limite de la colère, déclarant que rien ne vaut le documentaire alors même qu’il était contraint à transformer Tire-ta-langue en émission d’entretien en direct. Le même Antoine Perraud (mais est-ce le même, certainement pas, dirait Korzybski), n’a aucunement recréé Tire ta langue : ni celui de l’origine, ni celui des années intermédiaires (formule magique Barthelet + Docu de producteurs tournants + Interview Perraud), ni même celui des dernières années.

Pourquoi avoir intitulé cette nouvelle émission "Tire ta langue" ?
Peut-être parce qu’à FC on ne sait pas ce qu’est un titre, et parce qu’on ne sait pas ce qu’est le sens des mots.
Sur FC on dit parler de culture mais on se focalise sur l’actu et le saucial, on appelle "documentaire" ce qui est du reportage, on baptise "conférence de presse" ce qui est une simple présentation aux journalistes, et on feint de recréer une émission alors qu’on transforme (dans le sens de la réduction) une autre formule : le dimanche à midi c’est "Jeux d’archives" sans les archives. C’est pas plus mal, notez bien. Le numéro avec Grinberg a été sérieusement étrillé dans nos pages par un agressif qui a préféré ensuite effacer son texte. Je n’avais guère apprécié l’émission avec Todorov. Mais on peut faire confiance à Perraud pour continuer, plus comique et plus Achille Talonnesque que jamais, à inviter devant son microphone autant de plumitifs que vous putes en écouter non point naguère mais jadis, quand de plus cléments intendants organisaient pour nous les ondes de la radiophonie d’Etat (la vache, je me rends compte que sans les inflexions vocales il est pas si facile que ça à imiter le bougre).

Pourtant, recréer le "Tire-ta-langue" des meilleures années (fin des 90’s jusqu’à 2003) serait plus utile que jamais, sur cette station où comme aurait dit Confucius, il est urgent de rendre aux mots leur signification.

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http://r13.imgfast.net/users/1311/15/16/41/avatars/6-5.jpg|Nessie|Langues caucasiques - le Dim 03 Mar 2013, 22:49

Hmmm le numéro d'aujourd'hui dans Tire-ta-langue,
presque des retrouvailles, mais si mais si ...

Antoine Perraud est toujours plus sympathique quand il oublie de se prendre pour Achille Talon et se met à parler langue. Il ressort aujourd'hui en extrait d'archives une leçon de phonématique par Georges Charachidzé, qu'il a interviewé en 1998 (mais aussi en 2003 pour Tire-ta-langue, et j'aimerais bien le retrouver cet entretien-là).

Le même Charachidzé avait étudié sous la direction de Dumézil le système religieux de la Georgie païenne. A la fin des 70's il en était sorti un gros livre en 2 volumes chez Maspéro, mais aussi une passionnante émission en mai 77 au micro de Claude Mettra dans la série "L'autre scène" (qui portait en second titre "Les vivants et les dieux", émission de Mettra & Philippe Nemo). Très belle émission. Toutafé culturelle dans une radio qui n'a jamais existé, dit Jean Lebrun.

En tous cas, le TTL d'aujourd'hui pourrait réconcilier plus d'un auditeur avec la tranche de 12h-12h30 sur France Culture le dimanche. Franchement ça faisait un moment qu'on n'avait pas entendu de la radio culturelle à cette heure sur la fréquence de FC...

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http://r13.imgfast.net/users/1311/15/16/41/avatars/6-5.jpg|Nessie|Pierre Dac - le Dim 03 Mar 2013, 22:56

[nolettrine]<< Mon père ce cornichon au regard andalou
Suivi d’un nénuphar qu’il aimait entre tous
Pour son faux col vert pomme fait en pierre de taille
Parcourait en agent la foire à la ferraille >>

Est-ce que cette version libre (au sens de Bertrand Jérôme) est dans les oeuvres complètes de Pierre Dac ? En tous cas elle est glissée dans la conversation par Jacques Pessis. Pessis égal à lui-même face à Perraud égal à lui-même, pour ceux qui les apprécient c’est du gâteau. Pour qui ne gobe guère les manies de l’un ni les tics de l’autre, ça vaut le coup d’être quand même indulgent : l’émission de dimanche dernier contient quelques bonnes nouvelles d’édition et de l’inédit sonore de Pierre Dac, sonore et salé, d’ailleurs. Tout ça au service d’une mise en perspective : à l’instar d’Alphonse Allais qualifié d’ "étonnant styliste" par Hubert Juin dans la préface au Captain Cap (c’est chez 10/18 - belle préface pour un beau volume), c’est maintenant à Pierre Dac que s’appliquerait le même verdict, et que derrière le Pierre Dac déconneur on découvre peut-être un Pierre Dac écrivain ?

L’émission de dimanche dernier (20 décembre) est podcastable encore quelques jours.

PS du 23 mars 2011 : je modifie ce post après la diffusion de Une vie une oeuvre
Il y avait ici un lien pointant vers le site de FC, en référence à la page du programme de ce Tire ta langue.
Le lien ayant été rendu inopérant après la refonte du site de FC, à défaut de la page de présentation de ce dialogue nous donnons ici à l’intention des RFC-Fellows une copie de l’émission du 20 décembre 2009 sur Pierre Dac

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http://r13.imgfast.net/users/1311/15/16/41/avatars/7-34.jpg|Yann Sancatorze ;) - le Dim 03 Mar 2013, 22:57

Encore un numéro terne et peu original de Tire Ta Langue aujourd'hui, avec la traditionnelle désolation francophone au Québec, le résident québécois syndical, les petites expressions rigolotes habituelles, et le tout dans le format de l'entretien dans les conditions du direct. Hop, emballé c'est pesé. Pas grave si on a déjà traité le sujet des dizaines de fois, pas grave si on n'a rien de nouveau à proposer, mais l'essentiel est de se plier à l'esprit maison de FC, à savoir qu'un sujet culturel ne doit surtout pas être exploré, mais transformé en cause à défendre et à revendiquer, quitte à se répéter toutes les semaines. Si on doit faire faire quelques références culturelles, alors il faut qu'elles interviennent pour divertir seulement et doivent rester légères. Il faut vite revenir le plus vite possible à l'alarmisme et à la crainte imminente de la disparition définitive qui nous tuera tous dans un déluge radioactif.
J'ai l'impression que TTL a déjà perdu toute sa vapeur, alors que le champ de l'émission pouvait promettre de belles choses. C'est étrange de saboter ainsi une belle idée (ressuscitée puis affadie). Sait-on seulement, là-bas, que ce type d'effort ne vaut pas grand chose? Et que des émissions comme celle d'aujourd'hui sont vite oubliées? Antoine Perrault a pourtant de la ressource, il est loin d'être aussi terne que son émission. Mais pourtant, quel ennui...

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http://r13.imgfast.net/users/1311/15/16/41/avatars/6-5.jpg|Nessie|Antoine Perraud ou l'anti-dumayet vous présente ''C'est pas du boulot'' - le Dim 03 Mar 2013, 22:59

Quelle pitié que cet humour d'Antoine Perraud qui pèse des tonnes, avec ses passé simple et ses imparfait du subjonctif "vous triomphâtes", "d'un grand écart vous fendîtes votre falzar" et autres "je voudrais que vous vous fendissiez". Antoine Perraud c'est l'anti-Dumayet, tellement soucieux de son petit spectacle perso qu'il rejoint la bande des producteurs qu'on gagne à couper au montage quand on tient à conserver la parole de l'invité pas trop polluée, que ce soit par le brouillon verbal (Munier), la bavasserie creuse (Hakem), les airs supérieurs (Olivier Germain Thomas), le forçage militant (Bourmeau, Clarini, Casanova), le sac de noeuds syntaxique (Laurentin), le rire niais (Hazéra), le radio-barking (Baddou), la crème au beurre (Enthoven), le pédantisme doucereux (Enthoven encore), la question con (Enthoven toujours, ou bien Laure Adler tiens, histoire de finir la liste par une éminence). Toutes gens moins soucieux de transmettre, que de se faire valoir en s'interposant entre l'auditeur et la parole de l'invité. Enfin avec Perraud, reconnaissons que c'est pas trop systématiquement le cas.

Alors ici l'invité, bien inattendu, c'est Bruno Fumard plus connu il y a 25-30 ans sous le nom de Jesse Garon. Son nom véritable n'était pas un secret puisqu'il signait ses chansons d'un pseudonyme qui amalgamait les deux. En tous cas sans le secours du programme on a franchement du mal à deviner ou même à croire que le type qui parle, c'est le chanteur sous banane et en froc moulant qui faisait la joie des nostalgiques du bus palladium. Mais pourquoi lui faire raconter sa vie et ses souvenirs de vie militaire, plutôt que de le faire parler langue ? Oui pourquoi, sinon pour nous épargner le souci de découper ce fatras à coups de DirectCut ou d'Audacity ? Certains dimanches midi, Perraud nous offre un entretien presque parfait mais où l'auditeur qui aime avoir un entretien propre (*) devra tout de même virer les interventions lourdingues. Pour cette fois on peut tout virer, car c'est seulement vers la 26ème minute que l'invité est chaud et que ça décolle et qu'enfin il entreprendrait presque d'échapper au bavardage amorphe. On a bien dit "presque" oui car hélas c'est la fin et c'est tout. Quelle arnaque cette émission. Franchement c'est pas du boulot. Déjà on avait pu comprendre vers la 20ème minute que l'entretien est pris en temps réel ou quasi. C'est peut-être pour ça qu'il est aussi mal fait, sans élaboration, sans intérêt aucun. Entretien mal foutu, entretien raté, émission inutile. Il a vraiment été préparé, cet entretien, si on excepte les AchilleTalonnismes du billet d'intro ? Et il est vraiment payé, Perraud, pour un tel boulot d'amateur pas doué ? On se dit que ça devrait être le contraire : il devrait payer, puisque son émission est faite pour lui et pour sa satisfaction, et non pour celle de l'auditeur qui, en ce dimanche de Pâques, ne peut strictement rien faire d'un potage aussi imbouffable, sauf peut-être le balancer aux cochons....

(*) je n'ose pas demander à Antoine Perraud si "entretien propre" est un pléonasme ou une périssologie ou une battologie, ni si "entretien sale" serait un oxymore, une alliance de mots, une contradiction dans les (hi!) thermes, ou tout simplement un attrape-perraud pour les Antoine Nigaud

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http://r13.imgfast.net/users/1311/15/16/41/avatars/6-5.jpg|Nessie|Pour comparer ''Tire ta langue'' en 2010 et 10 ans avant... - le Dim 03 Mar 2013, 23:03

@Yann Sancatorze a écrit:[...] J’ai l’impression que TTL a déjà perdu toute sa vapeur, alors que le champ de l’émission pouvait promettre de belles choses. C’est étrange de saboter ainsi une belle idée (ressuscitée puis affadie). Sait-on seulement, là-bas, que ce type d’effort ne vaut pas grand chose? Et que des émissions comme celle d’aujourd’hui sont vite oubliées? Antoine Perrault a pourtant de la ressource, il est loin d’être aussi terne que son émission. Mais pourtant, quel ennui...
Eh oui quel ennui, et que de pitreries inutiles...

Ceux qui en doutent trouveront ici un Tire-ta-langue vieux de 10 ans seulement : La Fatrasie ou l’incongru médiéval (du 15 mars 2000). On y entend Jean Dufournet et Pierre Jourde. L’auditeur y retrouvera la formule magique : Présentation Perraud + Chronique Barthellet + Documentaire (par Thierry Beauchamps) + Entretien Antoine Perraud, cette fois avec Bernard Lorraine venu parler de l’art de l’épigramme satirique. L’ensemble dure une petite heure car il y a un peu de pub après, j’y reviendrai.

On peut constater qu’à l’époque la présentation et l’animation de Perraud se font sur un ton nettement moins surjoué. Pourtant j’ai volontairement choisi un sujet qui prêtait à la rigolade. Mais voilà Antoine n’avait pas encore pris ses cours de lecture chez Oberlé qui est incapable de balancer un poème porcin sans y ajouter une imitation de Saint-Cochon avec les yeux qui riboulent dans tous les sens, ni de lire son texte satirique autrement qu’avec un rictus d’orbiculation car tout est rond en cet homme qui ignore la sobriété, ceci expliquant peut-être cela.

D’ailleurs on peut faire un peu le même reproche à certains auteurs-lecteurs des Papous, qui n’ont jamais compris qu’un bon texte se défend tout seul. Du coup ils en rajoutent des tonnes dans leur lecture, ou pire ils font le mauvais acteur, alors qu’il leur suffirait de prendre exemple sur la sobriété d’un Jacques Jouet ou d’un Patrice Caumon et là on voit bien ce que vaut le texte. Perraud n’est donc pas un cas isolé : sur cette radio l’excès expressif est endémique. On en trouve maints exemples à d’autres heures, emphase par ci et hystérie par là, et on en parle dans d’autres fils de ce forum.

Alors bizarrement, ce qui est seulement un peu agaçant par moments chez un Oberlé, ça devient carrément insupportable chez Antoine Perraud. Peut-être parce qu’il n’a pas le physique de l’emploi ? Ou parce que, d’en faire un jeu systématique, c’était peut-être le meilleur moyen pour que dans nombre de cas, ça se trouve plutôt mal venu. Ou bien peut-être parce qu’avant de nous infliger des pitreries, il nous avait donné l’habitude d’entendre un bon mélange d’art radio et d’érudition. C’est ce qu’on trouvera dans l’émission du 15 mars 2000 : la sobriété, le soin, la culture, l’art du documentaire et de l’entretien.

Ajoutons encore ceci : une fois l’émission terminée, juste avant l’intro de « Poésie sur parole » on peut entendre une auto-promotion interne, en l’occurrence pour le Jean Daive du lendemain soir. Cette autopromo donne à réfléchir : elle annonce bien sûr l’émission, dont elle donne le thème précis. Si les actuels bobineaux d’auto-promo avaient à la fois ce calme et cette pertinence, ils ne donneraient pas envie de couper. S’ils n’étaient pas aussi répétitifs, nous infligeant les défauts radiophoniques de Baddou et Goumarre même aux heures où on s’efforce de les fuir, on ne se trouverait pas étonné d’avoir à fuir l’antenne.

Ce Tire-ta-langue a donc 10 ans d’âge. Depuis mars 2000, l’émission a d’abord été vidée de sa substance, car privée de documentaire. Ce premier coup en vache c’était pendant la saison 2003-2004. Puis en 2006 elle a été sacquée. Et enfin en septembre dernier, recréée faussement car on en a seulement ressuscité le titre pour couvrir autre chose. Semblable mésaventure est arrivée aux Chemins de la connaissance qu’on a d’abord défigurés en leur imposant le passage au direct, avant d’en faire un truc complètement différent. Autre jeu d’étiquettes : dans le même temps on a changé le titre d’une émission qui avait subsisté sans trop de dégâts, Une vie une œuvre réduit à une heure on se demande pourquoi, et qui après une première saison catastrophique de niaiserie, a retrouvé un niveau de qualité enviable, surtout quand on se rend compte que c’est maintenant la dernière heure hebdomadaire de documentaire culturel. En passant on l’a rebaptisé « Mardi des auteurs » ce qui est du niveau zéro en matière de titre. De telles valses d’étiquettes ça doit contribuer à rendre nos remarques un peu mystérieuses pour les néo-auditeurs qui ne savent pas toujours très bien de quoi parlent les auditeurs qui déplorent le recul de la radio culturelle de facture soignée.

Ce sont les mystères de la direction de France Culture, où finalement on fait un peu n’importe quoi, et si quelques producteurs parviennent encore à nous proposer de la radio culturelle, espérons que tout en haut dans les saummets de la chaîne on ne leur en veut pas trop. D’ailleurs il est bien possible qu’à la Direction de FC on ne s’en rende même pas compte, qu’il y a encore quelques heures de culture chaque semaine dans cette grille qu’on semble vouloir en totalité dévolue aux questions sauciales, au baratin creux, aux débats épuisants sur des sujets épuisés, au militantisme cucul, à l’alarmisme hystérique, à l’emphase histrionnique, aux petits rires de l’entre-soi. Il ne manque plus que le ricanement de Stéphane Guillon pour que le naufrage soit complet…

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http://r13.imgfast.net/users/1311/15/16/41/avatars/6-5.jpg|Nessie|Réforme de l'orthographe - le Dim 03 Mar 2013, 23:04

Juste un mot pour signaler le Tire ta langue de dimanche 09 mai.

Sujet : réforme de l'orthographe.
Soulageons immédiatement les craintifs :
on n'envisage pas de déterrer l'alfonic.
L'ambiance : neutre et sans excès de pitreries vocales.
Aucune affectation d'aucun bord : pas de cris d'orfraie puriste,
et pas non plus de ricanements contre les héritiers du saucial.

Que peut-on y apprendre ? Que la rationalisation de l'orthographe est à l'ordre du jour, aussi bien pour harmoniser dans quelques cas l'écriture avec la prononciation, que pour liquider certaines exceptions dans le redoublement des consonnes. Voila les deux chantiers ouverts pour le moment, expliqués et justifiés par un invité à la parole claire. A défaut d'évaluer au plus précis la justesse du raisonnement, on peut au moins trouver le propos empreint de rationalité. Après on est d'accord ou pas sur le projet. Mais enfin ça s'écoute très bien et même ça se podcaste pendant encore 5 jours.

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http://r13.imgfast.net/users/1311/15/16/41/avatars/6-5.jpg|Nessie|Sociolinguistique de genre - Le parler féminin - le Dim 03 Mar 2013, 23:04

On trouve un peu de tout dans Tire ta langue. Je veux dire : comme sujets abordés. Celui d'aujourd'hui est en phase avec le Tire-ta-langue qui était versé dans la linguistique. Mais le sujet n'est pas commode : socio-linguistique appliquée au genre.

De façon générale, la socio-linguistique c'est un domaine qui est très mal servi. Je passe sur le lamentable "Ce que parler veut dire", livre qui m'avait plus que séduit à 20 ans, et dont il ne restait quasi rien à sauver après seulement quelques mois (semaines ?) de cours en socio, en linguistique, et pas de cours mais des lectures en sociolinguistique. Les ouvrages d'initiation du premier cycle sont, disons-le, rébarbatifs comme des manuels qui ne s'assument pas. Des compilations indigestes de tout ce qu'il faudrait traiter pour s'en sortir. Résultat on ne s'en sort pas.

Pourtant le programme de France Culture nous offre, du matin au soir, tous les corpus qu'on voudra pour au moins attaquer tout un tas de petits topos d'étude, sur les sujet qu'on voudra : le parler journalistique, les prolos qui ont les pieds sur terre (et eux seuls, évidemment), les implicites de l'idéologie, les embrouillaminis de l'expert, les accents régionaux simulés (sujet au 2e degré), les tics verbaux de l'intelligentsia, et bien sûr le purisme éhonté et vaniteux d'Antoine Perraud. Mais rien de tout cela dans l'émission de ce jour, qui cible un cas : la sociolinguistique de genre. On pouvait craindre le pire, par exemple une emmerdeuse féministe (imaginons le même sujet traité par Laure Adler). On aurait tort : d'abord Antoine Perraud retient ses imparfaits du subjonctif et ses métaphores à la Lautréamont surexploité par Achille Talon. Ensuite on a, comme souvent dans cette émission, affaire à une vraie chercheuse, qui traite un sujet bien plus qu'elle ne juge des sujets en ricanant. Donc vous n'êtes pas dans "La suite dans les idées" mais bien 24h plus tard. Cette émission c'est vraiment la pochette surprise, on l'a déjà dit ici et on le redira. Aujourd'hui la surprise est bonne.

Si j'ai assez de courage pour ça, je résumerai les meilleurs points de ce dialogue, les plus saillants. Je promets rien, sauf d'essayer. Mais pour le moment : j'écoute.

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http://r13.imgfast.net/users/1311/15/16/41/avatars/6-5.jpg|Nessie|Kérouac - le Dim 03 Mar 2013, 23:07

Aujourd'hui dans Tire-ta-langue, un numéro magnifique. A défaut d'en faire un compte-rendu, on indique la piste : clicker ici.
- Sujet : Jack Kérouac, le français fut sa langue d'origine mais aussi celle de ses manusses parfois.
- L'invité : Jean-Sébastien Ménard, en duplex du Canada : cadrant, sérieux, exhaustif, passionnant.
- Illustration sonore : la fameuse interview par Fernand Séguin, franchement pathétique car en 1967 JK n'était plus comme ça :


mais déjà loin
après le bout du rouleau,
donc plutôt comme ça.

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https://i48.servimg.com/u/f48/14/28/39/93/audite13.png|antonia - le Dim 03 Mar 2013, 23:07

je confirme : passionnant, très émouvant.Il s'appelait Jean-Louis, en fait.

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