Forum des auditeurs passionnés et critiques de France Culture

france culturelongpont demainGoogle

Le forum des auditeurs critiques de France Culture

 


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant

Accueil / France Culture

Répondre au sujet

Tire ta langue    Page 6 sur 8

Bas de page ?   

1
Répondre en citant  
Tire ta langue - le Ven 20 Nov 2009, 02:29

Rappel du premier message :

C’est un peu un Jeux d’archives sans les archives.

Certains se souviennent d’un Antoine Perraud en 2003 à la limite de la colère, déclarant que rien ne vaut le documentaire alors même qu’il était contraint à transformer Tire-ta-langue en émission d’entretien en direct. Le même Antoine Perraud (mais est-ce le même, certainement pas, dirait Korzybski), n’a aucunement recréé Tire ta langue : ni celui de l’origine, ni celui des années intermédiaires (formule magique Barthelet + Docu de producteurs tournants + Interview Perraud), ni même celui des dernières années.

Pourquoi avoir intitulé cette nouvelle émission "Tire ta langue" ?
Peut-être parce qu’à FC on ne sait pas ce qu’est un titre, et parce qu’on ne sait pas ce qu’est le sens des mots.
Sur FC on dit parler de culture mais on se focalise sur l’actu et le saucial, on appelle "documentaire" ce qui est du reportage, on baptise "conférence de presse" ce qui est une simple présentation aux journalistes, et on feint de recréer une émission alors qu’on transforme (dans le sens de la réduction) une autre formule : le dimanche à midi c’est "Jeux d’archives" sans les archives. C’est pas plus mal, notez bien. Le numéro avec Grinberg a été sérieusement étrillé dans nos pages par un agressif qui a préféré ensuite effacer son texte. Je n’avais guère apprécié l’émission avec Todorov. Mais on peut faire confiance à Perraud pour continuer, plus comique et plus Achille Talonnesque que jamais, à inviter devant son microphone autant de plumitifs que vous putes en écouter non point naguère mais jadis, quand de plus cléments intendants organisaient pour nous les ondes de la radiophonie d’Etat (la vache, je me rends compte que sans les inflexions vocales il est pas si facile que ça à imiter le bougre).

Pourtant, recréer le "Tire-ta-langue" des meilleures années (fin des 90’s jusqu’à 2003) serait plus utile que jamais, sur cette station où comme aurait dit Confucius, il est urgent de rendre aux mots leur signification.
* * *

51
Répondre en citant  
Re: Tire ta langue - le Dim 17 Mar 2013, 17:05

Alain, je vois bien que pour beaucoup, cela est égal d'entendre une émission à n'importe quelle heure. Mais pour beaucoup d'autres aussi, dont je suis, entendre l'émission en direct a beaucoup plus de charme.Lorsqu'il s'agit d'une émission qu'on aime , on s'y prépare à l'avance mentalement et c'est un grand plaisir. C'est un rite et comme tous les rites, c'est rassurant.Et c'est la vie qui est là, on perçoit toutes les intonations, les soupirs, les bafouillages quand ils sont là et c'est émouvant.
Bien sûr, le téléchargement est intéressant puisque, justement, cela permet de ne retenir que les émissions passionnantes.Cela permet de les étudier à fond , si besoin est. Enfin, bref, je ne dénie pas les avantages de cette diffusion retardée dans le temps. D'ailleurs, avant on enregistrait sur les cassettes.
(au fait, merci Masterkey pour cette possibilité de téléchargement direct sur le forum. C'est étonnant)

52
Répondre en citant  
Re: Tire ta langue - le Dim 17 Mar 2013, 19:25

@antonia a écrit:Alain, je vois bien que pour beaucoup, cela est égal d'entendre une émission à n'importe quelle heure.
Non seulement à n'importe quelle heure mais aussi n'importe où. Etant un grand solitaire, j'emmène mon Ipod partout. Ce qui fait que j'écoute mes émissions préférrées dans des lieux souvent insolites (Pistes de ski, randonnées en montagne, longs trajets en voiture dans les déserts du Sud-Ouest américain).
Souvent un grand régal quand l'émission est en phase avec le lieu.
En somme, une grande liberté, de temps et de lieu. Pour moi, il n'y a aucune limite à l'écoute en podcast.

53
Répondre en citant  
Excellent numéro de Tire ta langue ! - le Mar 19 Mar 2013, 23:30

Quel numéro splendide, en effet : présentation parfaite, clarté, ton aimable et curiosité envers le sujet, bonnes questions posées. Et des invités ! Alors là, triés sur le volet ! Henriette Walter, phonologue, Fernand Carton, phonéticien et Denis Autesserre, professseur et co-auteur avec le précédent de l'ouvrage "Les accents des Français".

Un régal de réflexions et d'analyses à partir d'extraits d'enregistrements, commentés après écoute. En somme, une émission sur la langue avec des scientifiques en guise d'apéritif (ou de plat de résistance ?) à la super-méga journée du 20 mars où le français sera la vedette de tout France Culture, même que Chaverou va exceptionnellement faire un article avec un Bescherelle et le donner à réviser par un professeur de collège...

Que demander de plus ? Un lien vers le podcast de ce beau numéro de Tire ta langue peut-être ? Plutôt une prière à Philippe Garbit de le rediffuser dans les Nuits, car plus de mille jours ont passé depuis le 7 novembre 1990 quand je l'enregistrais sur cassette.

J'allais oublier : tout ce numéro de Tire ta langue a été dirigé de main de maître et avec la bonté qu'on lui connaît par Renée Elkaïm-Bollinger. Oui, Renée Elkaïm-Bollinger, la productrice de l'ancienne émission "De bouche à oreille". On lui adresse un admiratif et fidèle salut, avec un retard de 23 ans certes, mais avec sincérité, car on sait par comparaison ce qu'on a perdu quand elle a quitté la chaîne.

Et je remercie antonia de m'avoir donné envie de fouiller dans mes archives suite à l'échange commencé plus haut.

54
Répondre en citant  
Breton alsacien pas content - le Mer 06 Nov 2013, 20:24

Beaucoup à dire sur ce numéro de Tire ta langue du 3 novembre 2013 : Yannig Baron, barde d'une Bretagne bretonnante

Les propos tenus par  Yannig Baron (né en 1936) sur la promotion du bilinguisme (prononcé par l'invité de manière erronée en « bilinguysme » au lieu de [bilɛ̃ɡɥism]) ou du trilinguisme m'ont assez irrité. Et le relais complaisamment tendu par Perraud (assez bon dans cette émission) également.

Quel est l'intérêt d'immerger des enfants dans une langue parlée nulle part ? Le système scolaire français ne soumet-il pas déjà très tôt  les enfants à un emploi du temps chargé ? Les Français sont mauvais en langues étrangères (mais ne généralisons quand même pas la médiocrité des journalistes de France Culture à tous les Français...), ce n'est pas en soumettant potentiellement durant leur scolarité des écoliers à des centaines d'heures d'une langue régionale que l'on va développer leur capacité à maîtriser une ou plusieurs des langues de nos proches voisins (Baron cite sans arrêt le chinois, il doit n'en avoir aucune notion pour la considérer comme une langue comme les autres) : l'anglais, l'allemand, l'italien, l'espagnol. Car quand même, on pense qu'apprendre d'abord une ou plusieurs des langues nationales de l'Union européenne a un sens.

Apprendre une langue correctement prend du temps. Beaucoup de temps. Énormément de temps. Et le temps est compté, notamment pour les enfants qui ont aussi autre chose à faire que se concentrer sur des matières intellectuelles (par exemple apprendre la musique, chant et pratique d'un instrument, domaine laissé en déshérence à l'école).

La question importante jamais évoquée, c'est qu'on ne peut pas TOUT faire. Apprendre le français correctement, les autres matières et multiplier le nombre de langues à apprendre (on aimerait savoir combien de langues parle et comprend correctement Yannig Bardon, chantre de la connaissance de trois ou quatre langues pour tous, et aussi Antoine Perraud - car c'est faites ce que je dis, mais pas ce que je fais, n'est-ce pas ?).

Les questions politiques sont intéressantes (la non-ratification par la France de la Charte européenne des langues minoritaires) et Antoine Perraud, sans langue de bois aucune, les a bien posées. Mais Bardon a été confus et rien n'a été discuté en profondeur, comme d'habitude.

Enfin, on a trouvé déplacé le soutien de M. Bardon à l'enlèvement des panneaux en français des noms de villes situées en Bretagne pour les remplacer par des panneaux en deux langues. Qu'est-ce que cela apporte ? Et à quel coût ? Car tout a un coût, l'apprentissage des langues aussi.

La fin de l'émission :  longue plage de trois minutes où l'on entend des enfants chanter une chanson bretonne. Tout est bien qui finit bien (sentimentalement) : par une chanson et  des voix d'enfants. La vérité sort d'ailleurs de leur bouche...

Enfin, sur le site, le seul commentaire trouve l'émission intéressante (y a-t-il un seul commentaire du site ayant été autorisé à paraître qui n'encense pas l'émission ?). Avec, pour faire couleur régionale, quelques mots en breton. Why not? Sauf que pour se faire l'apologiste de l'apprentissage des langues régionales ou étrangères, il faudrait commencer par écrire un français correct (ou n'est-ce pas la priorité ?), par exemple savoir qu'État s'écrit avec une majuscule, comme Français quand on désigne une personne, et enfin ne pas écrire une phrase pareille  : « Les réformes amenées en langues vivantes pour l'obtention du baccalauréat sont un leur. »

55
Répondre en citant  
Re: Tire ta langue - le Mer 06 Nov 2013, 22:16

@Philaunet a écrit:Quel est l'intérêt d'immerger des enfants dans une langue parlée nulle part ?
Ayant fait quatre ans de Latin, langue pas trés parlée, je pense que cette introduction en une autre langue, parlée ou non, avec d'autres syntaxes, grammaires, etc.., ouvre l'esprit et la façon d'appréhender la nouveauté et la différence. Alors pourquoi pas le Breton ou le Saintongeais ?

56
Répondre en citant  
Pierre-Jakez Hélias - le Mer 06 Nov 2013, 22:52

@Alain Machefert a écrit:
@Philaunet a écrit:Quel est l'intérêt d'immerger des enfants dans une langue parlée nulle part ?
Ayant fait quatre ans de Latin, langue pas trés parlée, je pense que cette introduction en une autre langue, parlée ou non, avec d'autres syntaxes, grammaires, etc.., ouvre l'esprit et la façon d'appréhender la nouveauté et la différence. Alors pourquoi pas le Breton ou le Saintongeais ?  
Vous voulez dire  le « latin »,  « le breton » et « le saintongeais » ? Et que voulez-vous dire par « introduction en une autre langue » ? (pardon Alain). Et par « ouvre (...) une façon d'appréhender  (...) » (Re-pardon).

Sans entrer dans les détails : Y. Baron propose une immersion, soit une petite école où toutes les activités sont en breton et où le français est appris comme une des matières.

Sans parler de l'idéologie à l'oeuvre derrière cette « revendication », il est sûr que l'on va aller très loin (en arrière) comme ça.

Pierre-Jakez Hélias (1914-1995, enseignant de français) était moins bête. Relisez Le Cheval d'orgueil et voyez ses relations avec les mouvements  régionalistes bretons.

57
Répondre en citant  
Re: Tire ta langue - le Jeu 07 Nov 2013, 06:17

Mon commentaire comportait effectivemment bien trop d'erreurs. Je m'en excuse.
Sur le fond, je reste sur ma position. On pourrait rapprocher d'ailleurs la situation des langues régionales en France avec celle des langues des tribues "indiennes" ici aux Etats-Unis. J'adore entendre certains membres de ces tribues parler leurs langues, plutôt que l'anglais, même si je ne comprends rien; c'est trés musical. Pour communiquer, nous retournons à l'anglais.

58
Répondre en citant  
Re: Tire ta langue - le Jeu 07 Nov 2013, 07:08

@Alain Machefert a écrit:Mon commentaire comportait effectivemment bien trop d'erreurs. Je m'en excuse.
Sur le fond, je reste sur ma position. On pourrait rapprocher d'ailleurs la situation des langues régionales en France avec celle des langues des tribues "indiennes" ici aux Etats-Unis. J'adore entendre certains membres de ces tribues parler leurs langues, plutôt que l'anglais, même si je ne comprends rien; c'est trés musical. Pour communiquer, nous retournons à l'anglais.
Il n'y a pas à s'excuser de quoi que ce soit. La langue des contributeurs est libre. Seulement quand quiconque écrit ou parle pour défendre la langue ou les langues, il vaut mieux que ce soit dans une langue maîtrisée. N'avez-vous pas remarqué que ce Forum inclut une sorte de correcteur sous la forme d'un soulignement en rouge des mots mal orthographiés ou qui n'existent pas dans la fenêtre de rédaction de votre post ? Ainsi cinq éléments de votre message sont soulignés, pourquoi ne pas y faire attention quand on se pique d'avoir fait du latin ou d'être intéressé par les langues ? Pardonnez-moi cette remarque un peu abrupte.

J'adore également entendre parler des langues étrangères que je ne connais pas, le turc, le russe, le tchèque, le suédois, ce qui m'arrive quotidiennement. Et j'aimerais sans doute entendre parler breton. Je suis en revanche hostile à la proposition d'apprendre le français comme langue seconde dans une école, en France, où tout serait enseigné dès la maternelle dans une langue régionale.

La comparaison que fait Baron avec le Canada n'est pas opératoire : le français qui a fait l'objet d'une politique volontariste au Québec est une des deux langues de ce pays officiellement bilingue. On ne sache pas que la France ait le breton comme autre langue officielle de la République. Par ailleurs le français est la langue de plusieurs pays, ce qui permet des échanges internationaux et l'accès à une littérature.

Baron, qui se déclare «chrétien pratiquant, non romain », s'engage dans le combat pour le breton dans les écoles catholiques bretonnes, lesquelles sont en majorité sous contrat et donc financées en grande partie sur les deniers de la collectivité nationale par l'affreux État jacobin qu'il voue aux gémonies.

Ici, comme ailleurs, on chie dans la main de celui qui vous donne.

59
Répondre en citant  
Gérard Boutet - Les mots d'un monde agraire en voie de disparition - le Mer 15 Jan 2014, 14:46

Alors que l'émission est de plus en plus pénible à écouter, j'en suis venu à disjoncter régulièrement dans les 5 premières minutes : soit parce que l'invité est un bavasseur inepte ou un militant, soit à cause du parler-farce d'Antoine Perraud, sorte de Zavatta des ondes avec le talent artistique en moins, qui abuse du ton truculent surjoué et de la gross complicité avec les invités. Une fois testé l'invité et en cas de doute sur l'intérêt du sujet, au premier accès de parler-farce perraudien je coupe !

Le numéro de dimanche dernier est le premier depuis bien longtemps qui échappe au coup de sabre dans les 5 premières minutes : Antoine Perraud n'est jamais aussi bon que quand il ne cherche plus à en imposer à son invité ou aux auditeurs en étalant son imaginaire virtuosité. Et c'est ici le cas : l'invité Gérard Boutet est un homme aussi humble que respectable, probablement une connaissance de longue date. Il a tout le respect du producteur qui pour une fois ne joue plus le cador. Résultat ce numéro de Tire-ta-langue nous ramène aux meilleures années de l'émission, dans les années d'environ l'an 2000 quand la formule quoique différente (avec documentaire) était parfaitement au point. En ce temps-là, l'émission se centrait effectivement sur un sujet linguistique. Une langue, un dialecte, un secteur marginal d'expres​sion(ah, les petites annonces de l'immobilier ! aah les diagnostics des psychiatres criminologues !!, aaah les répondeurs téléphoniques !!!!). Ou alors un langage de métier : en l'occurrence le parler d'un monde agraire quelque peu enfoui maintenant sous les strates de la modernisation économique, mais bien présent dans la mémoire des gens qui l'ont fait vivre, il n'y a pas si longtemps. Boutet, rédacteur dans la presse régionale, a eu le temps de compiler ce parler, au fil des ses milliers d'articles et des milliers de courriers reçus de ses lecteurs. Sans se vanter il se félicite d'avoir eu 70 000 lecteurs pour corriger d'avance la matière qui allait, à terme, donner naissance à ces deux volumes parus chez Omnibus, et qui auraient ravi Henri Mendras, le sociologue du monde paysan.

C'est bien, c'est même très bien. Ca s'écoute avec plaisir en clickant sur ce lien pour retrouver un Antoine Perraud exceptionnellement désAchilleTalonnisé et dés-Augustisé. Si seulement ça lui arrivait plus souvent.... (soupir)l

60
Répondre en citant  
Gérard Boutet - le Lun 20 Jan 2014, 13:00

@Nessie a écrit:(...)  Antoine Perraud n'est jamais aussi bon que quand il ne cherche plus à en imposer à son invité ou aux auditeurs en étalant son imaginaire virtuosité. Et c'est ici le cas : l'invité Gérard Boutet est un homme aussi humble que respectable, probablement une connaissance de longue date. Il a tout le respect du producteur qui pour une fois ne joue plus le cador. Résultat ce numéro de Tire-ta-langue nous ramène aux meilleures années de l'émission, dans les années d'avant l'an 2000 quand la formule quoique différente (avec documentaire) était parfaitement au point. En ce temps-là, l'émission se centrait effectivement sur un sujet linguistique. (...)

C'est bien, c'est même très bien. Ca s'écoute avec plaisir en clickant sur ce lien pour retrouver un Antoine Perraud exceptionnellement désAchilleTalonnisé et dés-Augustisé. Si seulement ça lui arrivait plus souvent.... (soupir)l

Comment dit-on... je « plussoie » ? Un très bon numéro, l'invité est de choix. Merci de l'avoir recommandé.

61
Répondre en citant  
Nadine Vasseur sur la voix - le Sam 01 Fév 2014, 22:28

Dans le fil Des voix et des ondes sous le titre Tire ta langue - Dimanche 22 décembre
@Nessie a écrit:On croit rêver...

A l'instant, Nadine Vasseur invitée par notre Achille Talon du dimanche, évoque les voix du Panorama.
Elle parle des timbres très individualisés qu'on y entendait. Puis des "trognes vocales" de certains comédiens et tac on a quelques exemples : Michel Simon. Mais elle évoque aussi Fanny Ardant.

La voila commissaire d'une exposition à la Cité des sciences. Nadine Vasseur qui fut une grande professionnelle de la voix, a visiblement réfléchi à la question. Antoine Perraud exceptionnellement n'est pas trop lourdaud et n'en rajoute pas.

Vont-ils dire que les voix de France Culture sont de plus en plus des voix jeunes, immatures, sans caractère ?
Non ils ne le diront pas.

Nadine Vasseur donne vraiment envie de se rendre à cette exposition ! Ah, Nadine Vasseur et feu le Panorama avec ces voix « instruments de musique » que Michel Bydlowski voulait rassembler le midi, dit-elle. Pour une musique souvent dissonante, et parfois stridente... On s'en veut pourtant de relever quelque chose qui nous chiffonne (« chipote », pour faire plaisir à F. le wallonophile). En effet, dire qu'elle a animé 15 ans le Panorama, c'est de la part de Nadine Vasseur ne pas rendre justice à ceux qui étaient le plus souvent aux manettes de ce Panorama, Bydlowski et Duchateau. On passe.

L'émission Ce que la voix dit est donc vraiment intéressante, y compris la confession biographique initiale d'Antoine Perraud (je comprends bien la réponse de la BBC à son égard néanmoins...).

Saisissante expérience à entendre en fin d'émission : la reconstitution de la voix d'une personne disant des mots qu'elle a prononcés mais qui n'ont pas été enregistrés (Philippe Pétain).

Les propos stimulants de Nadine Vasseur donnent à réfléchir sur les voix  diffusées aujourd'hui à France Culture. En revanche, la tirade intitulée La dictature de la voix par Marie-Pierre de Surville que, dans un commentaire, Antoine Perraud dit apprécier est une suite d'idées reçues plutôt qu'une réflexion.

Autre case, autre genre, mais même thème en apparence, dans l'émission Les pieds sur terre produite par une femme à la voix claire et nette, Sonia Kronlund, dont le ton semble diversement apprécié. Dans ce numéro, « Cassée la voix », on est très loin de Tire ta langue et plus près de « Allô Macha, je n'ai rien eu que des malheurs dans toute ma vie ». Pénible et dommage.

Tire ta langue     Page 6 sur 8

Haut de page ?   

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant

Accueil / France Culture

Répondre au sujet

Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum