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On ne parle pas la bouche pleine !    Page 3 sur 3

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De l'excellence radiophonique avec Jean-Claude Bonnet - le Jeu 28 Déc 2017, 20:45

Si un auditeur tombait pour la première fois sur France Culture et y écoutait le numéro du 24 décembre 2017 d'On ne parle pas la bouche pleine ! (par Alain Kruger), il est probable qu'il s'écrierait, comme certain auditeur, que cette radio est un trésor national.

Et en effet, on ne voit pas où l'on pourrait écouter ailleurs une demi-heure aussi dense en qualité  que dans A table avec Rousseau, explorateur du goût. L'émission rappelle les meilleurs numéros des Chemins de la Connaissance des années 1980 et 1990.

Le mérite en revient à l'invité, Jean-Claude Bonnet, directeur de recherche émérite au CNRS. On lira avec intérêt son parcours de chercheur à cette page du Centre d'étude de la langue et des littératures françaises.

Sur la simplicité [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11901-24.12.2017-ITEMA_21534053-0.mp3" debut="18:07" fin="18:55"]

Sur le luxe et l'appétit des convalescents [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11901-24.12.2017-ITEMA_21534053-0.mp3" debut="10:19" fin="11:39"]

Sur la musique, Gluck, Orphée par Maria Callas et la panthéonisation de Rousseau célébré comme musicien et herborisateur [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11901-24.12.2017-ITEMA_21534053-0.mp3" debut="26:11" fin="28:01"]

NB. Le montage de l'émission est parfois abrupt, en raison du faible temps imparti à l'invité, sans doute. Si France Culture était souple et ouverte, elle donnerait une semaine d'émissions avec Jean-Claude Bonnet.

Bibliographie :  La gourmandise et la faim – histoire et symbolique de l’aliment – 1730-1830

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Re: On ne parle pas la bouche pleine ! - le Dim 27 Mai 2018, 15:32

Les semences paysannes
C'est une émission pleine de bons sentiments, destinés sans doute involontairement à cacher nombre de bêtises répétées à l'envi dans les media et ailleurs.
.L'intervenante, Catherine Flohic, parle des semences paysannes.Très bien.C'est une très bonne chose de s'intéresser à notre patrimoine semencier , de concourir à son utilisation, d'y revenir en le cultivant ,de le faire connaître.
Certes.Mais,premièrement,les organismes publics(INRA, etc)ont , de tout temps, entretenu ces collections d'anciennes variétés ou espèces.Sinon, avec quoi, auraient pu être créés les hybrides?
Donc, la première affirmation selon laquelle on aurait abandonné les anciennes variétés ou espèces, est fausse.
Les raisons pour lesquelles elles n'ont plus été cultivées sont nombreuses, mais on peut citer parmi ces causes:le rendement trop faible, l'adaptation trop grande à un terroir précis(donc non utilisable ailleurs),la susceptibilité à de graves maladies, etc
Donc, la recherche agronomique et les premiers grands semenciers(Vilmorin, Clause, etc) ont cherché à "améliorer" ces variétés en amenuisant ou supprimant leurs points faibles.D'où création d'hybrides(ce que l'homme a fait de tout temps!) en se servant de cette loi de Mendel, que notre intervenante n'a pas bien assimilée.En effet, Mendel démontre qu'en croisant deux variétés différentes, on obtient une génération totalement homogène , possédant des caractères intermédiaires des deux parents, mais beaucoup plus vigoureuse que ces derniers.Cette génération n'est pas du tout stérile(contrairement à ce que racontent beaucoup de gens).Mais la loi de Mendel montre que la moitié des descendants ont les caractères des .parents(1/4 de l'un, 1/4 de l'autre), l'autre moitié possédant des caractéristiques de l'hybride.Donc on est bien embêtési on sème une F1 parce que tout est mélangé,il n'y a plus d'homogénéité.
Alors, qu'ont  fait les semenciers : ils ont pratiqué chaque année l'hybridation de façon à offrir à leurs"clients" des plantes homogènes et très vigoureuses.Ces graines sont appelées F1. Personne ne force les cultivateurs, les maraichers, les horticulteurs à acheter ces graines évidemment plus chères.
Cependant, la tendance a été d'obtenir des variétés qui se conservent très longtemps(donc sans goût),adaptées à la culture sous abris, résistantes aux maladies(toujours plus nombreuses en raison de la perte de biodiversité),tout cela en méconnaissant les qualités gustatives.
En même temps et corrélativement,les semenciers sont  devenus très puissants par le jeu des concentrations, comme tout autour de nous.Mais qui leur a permis de devenir si puissants? toute l'économie actuelle, tout le monde.

Catherine Flohic, comme beaucoup, accuse aussi les engrais chimiques.Ce n'est pas difficile de répondre que tout est chimique, compost, fumier , etc.L'inconvénient de ces engrais,, ce n'est pas qu'ils soient chimiques,c'est que apportés en quantité appréciable, ils vont modifier beaucoup trop l'équilibre biologique du sol.Et ce peut être la porte ouverte à une grande sensibilité aux maladies.

En fait, il est plus que probable que les grands coupables de la survenue de beaucoup de maladies et de prédateurs soient l'arrachement des haies, des bosquets,l'urbanisation des villages avec la survenue d'une flore très peu variée(quelques arbres et arbustes non indigènes, des pelouses ).

Il faut reconnaître aussi que les lobbys semenciers ont fait ce qu'ils ont pu depuis environ 30-40 ans pour ne pas mettre ces vieilles semences à la disposition des "nouveaux" agriculteurs

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''Qu'est-ce qu'il faut pour être heureux ?'' - le Lun 28 Mai 2018, 20:10

antonia(http://www.regardfc.com/t547p20-on-ne-parle-pas-la-bouche-pleine#30646) a écrit:Les semences paysannes
C'est une émission pleine de bons sentiments, destinés sans doute involontairement à cacher nombre de bêtises répétées à l'envi dans les media et ailleurs.
.L'intervenante, Catherine Flohic, parle des semences paysannes.Très bien.
Grand merci, antonia, d'attirer notre attention sur ce numéro du 27 05 2018 de On ne parle pas la bouche pleine ! par Alain Kruger. L'invitée est éditrice, et en effet on se rappelle de livres d'art (textes d’écrivains) édités chez Flohic. Une maison familiale ? Voyons...ah,  Flohic, en cessation depuis 2003.

L'introduction vaut son pesant de cacahuètes (non OGM ?). Comment peut-on penser à cette chanson* pour lancer le sujet ? [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18722-27.05.2018-ITEMA_21692533-0.mp3" debut="00:29" fin="02:28"] "Les semences peuvent-elles nous rendre heureux ?"...

Ci-dessous vous apportez des précisions utiles à la problématique posée calmement par Catherine Flohic (au contraire de Kruger qui veut faire le mariole, comme d'habitude) : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18722-27.05.2018-ITEMA_21692533-0.mp3" debut="02:32" fin="04:47"]
C'est une très bonne chose de s'intéresser à notre patrimoine semencier , de concourir à son utilisation, d'y revenir en le cultivant ,de le faire connaître.
Certes.Mais,premièrement,les organismes publics(INRA, etc) ont , de tout temps, entretenu ces collections d'anciennes variétés ou espèces.Sinon, avec quoi, auraient pu être créés les hybrides?
Donc, la première affirmation selon laquelle on aurait abandonné les anciennes variétés ou espèces, est fausse.
Les raisons pour lesquelles elles n'ont plus été cultivées sont nombreuses, mais on peut citer parmi ces causes:le rendement trop faible, l'adaptation trop grande à un terroir précis(donc non utilisable ailleurs),la susceptibilité à de graves maladies, etc
Donc, la recherche agronomique et les premiers grands semenciers (Vilmorin, Clause, etc) ont cherché à "améliorer" ces variétés en amenuisant ou supprimant leurs points faibles.D'où création d'hybrides(ce que l'homme a fait de tout temps!) en se servant de cette loi de Mendel, que notre intervenante n'a pas bien assimilée.En effet, Mendel démontre qu'en croisant deux variétés différentes, on obtient une génération totalement homogène , possédant des caractères intermédiaires des deux parents, mais beaucoup plus vigoureuse que ces derniers.Cette génération n'est pas du tout stérile(contrairement à ce que racontent beaucoup de gens). Mais la loi de Mendel montre que la moitié des descendants ont les caractères des .parents(1/4 de l'un, 1/4 de l'autre), l'autre moitié possédant des caractéristiques de l'hybride.Donc on est bien embêté si on sème une F1 parce que tout est mélangé,il n'y a plus d'homogénéité.
Alors, qu'ont  fait les semenciers : ils ont pratiqué chaque année l'hybridation de façon à offrir à leurs"clients" des plantes homogènes et très vigoureuses.Ces graines sont appelées F1. Personne ne force les cultivateurs, les maraichers, les horticulteurs à acheter ces graines évidemment plus chères.
Oui, la nuance est importante quand on entend que "les grands semenciers ont les maraîchers sous leur dépendance".
Cependant, la tendance a été d'obtenir des variétés qui se conservent très longtemps (donc sans goût), adaptées à la culture sous abris, résistantes aux maladies (toujours plus nombreuses en raison de la perte de biodiversité),tout cela en méconnaissant les qualités gustatives.
En même temps et corrélativement, les semenciers sont  devenus très puissants par le jeu des concentrations, comme tout autour de nous.Mais qui leur a permis de devenir si puissants? toute l'économie actuelle, tout le monde.
Catherine Flohic parle du pouvoir de l'agrochimie et de la pétrochimie :
Catherine Flohic, comme beaucoup, accuse aussi les engrais chimiques.Ce n'est pas difficile de répondre que tout est chimique, compost, fumier , etc.L'inconvénient de ces engrais,, ce n'est pas qu'ils soient chimiques,c'est que apportés en quantité appréciable, ils vont modifier beaucoup trop l'équilibre biologique du sol.Et ce peut être la porte ouverte à une grande sensibilité aux maladies.
Cette  grive draine
qui illustre le reportage de RFI Est-il encore temps de sauver les oiseaux des champs? (mercredi 21 mars 2018) vous remercie pour le paragraphe ci-dessous !
En fait, il est plus que probable que les grands coupables de la survenue de beaucoup de maladies et de prédateurs soient l'arrachement des haies, des bosquets,l'urbanisation des villages avec la survenue d'une flore très peu variée (quelques arbres et arbustes non indigènes, des pelouses ).

Il faut reconnaître aussi que les lobbys semenciers ont fait ce qu'ils ont pu depuis environ 30-40 ans pour ne pas mettre ces vieilles semences à la disposition des "nouveaux" agriculteurs
Et que devient la fameuse association Kokopelli ?

* Paroles de Qu'est-ce Qu'il Faut Pour être Heureux par Arletty

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Re: On ne parle pas la bouche pleine ! - le Mar 29 Mai 2018, 19:33

Kokopelli? ben, je suis bien embarrassée pour en parler.
Des anciens employés de Ananda Guillet, directeur de Kokopelli, ont fait paraître un livre très dur à propos de leur ancien patron, critiquant sa gestion du personnel et son manque de rigueur concernant les plantes.
Personnellement, j'ai fait l'expérience de ce  manque de rigueur dans l'appellation et la culture des variétés de légumes.
Mais je n'en sais pas plus.Il faudrait enquêter plus précisément.
Le catalogue est superbe...

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Re: On ne parle pas la bouche pleine ! -

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