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Dans les journaux français    Page 6 sur 9

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Dans les journaux français - le Jeu 25 Avr 2013, 18:35

Rappel du premier message :

Un grand titre sur la langue française en péril suivi de ce chapeau. On aime !

""Refusons le sabordage du français"
Le projet de loi Fioraso, qui veut imposer, en faveur de l'anglais, toujours plus d'exceptions au principe du français langue de l'enseignement, pourrait nuir à la promotion de cette langue, estime Claude Hagège, professeur au Collège de France.
"

"Nuir / Fuir / Cuire / Luire" Trouver l'intrus.

'http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/04/25/refusons-le-sabordage-du-francais-par-claude-hagege_3166350_3232.html (à 18h20)

Mais non, rédacteurs de France Culture, vous n'êtes pas les seuls incompétents.

Remarquez, notre grand linguiste et thuriféraire du français écrit bien ceci dans son article apocalyptique :  "Chaque réunion de l'OIF montre que la promotion du français encourage celles de toutes les autres langues des pays membres". Pourquoi la piétaille de FC ferait-elle des efforts de correction, hein ?

Les cordonniers sont vraiment les plus mal chaussés...

Au fait y a-t-il un mot équivalent au fameux point godwin pour l'image médicale extrême ?

"Il est encore temps de se mobiliser avant qu'un projet de loi porteur du cancer ne soit proposé à la représentation nationale."

Shame on him.
* * *

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Re: Dans les journaux français - le Dim 05 Juin 2016, 15:41

Alain Machefert(http://www.regardfc.com/t548p40-le-monde-le-figaro-et-autre-titres#25976) a écrit:
@philaunet a écrit:Heureusement Luc Ferry (et Michel Onfray) ramènent l'Académicien, ou tentent de le ramener, sur terre.
Oui mais Luc Ferry doit être déjà dans le transhumanisme de fait pour être capable de maintenir un tel débit et une telle activité pendant prés d'une heure, étouffant des interlocuteurs plutôt bavards d'habitude. Ou alors un excés d'expresso?
Luc Ferry a toujours parlé vite et Alain Finkielkraut lentement. Mais réussir a doubler Onfray, il faut le faire...

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L'argent d'abord... - le Mar 05 Juil 2016, 08:10

Intéressant article du Figaro présentant de manière équilibrée les positions des deux parties (le diocèse de Rennes et la société Armor-Lux de Quimper) sur la commande de 50 000 marinières fabriquées au Bengladesh pour le rassemblement des catholiques aux JMJ de Cracovie (on suppose que le gouvernement polonais y sera au complet) : JMJ: polémique sur la fabrication des marinières

On note ceci "(...) le patron d'Armor-Lux. «Il était tout à fait possible de négocier un prix très proche de celui que le diocèse de Rennes a obtenu au Bangladesh, à un ou deux euros près»"

«Si le patron peut me garantir que c'est moins cher et fabriqué à Quimper, je préfère évidemment», affirme Régis Guy. 'Le responsable de la Pastorale de Rennes)"

Ben tiens ! La priorité, le coût, avec cette exigence qui fait fi de tout bon sens : produire et vendre en France moins cher qu'au Bengladesh !

Un mauvais esprit dira que Quimper étant déjà catholique, il vaut mieux aller en mission apostolique et économique au Bengladesh qui ne l'est pas... La wiki publie ceci au chapitre "Religion" : "Selon les estimations officielles, 125 millions de personnes sont musulmanes, soit 89,7 % de la population nationale84. Environ 96 % sont sunnites, un peu plus de 3 % chiites (les Biharis sont en majorité chiites) et le reste ahmadis. Le Bangladesh a la troisième plus grande majorité musulmane du monde après l'Indonésie et le Pakistan.

En juin 1988, le général Ershad a imposé l'islam comme religion d'État. Un jugement de la Haute cour de 2010 a réintroduit l'interdiction des partis politiques religieux qui figurait dans la Constitution d'origine de 1971
"

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Re: Dans les journaux français - le Mar 05 Juil 2016, 19:05

.....à un ou deux euros près
Petite intervention, strictemment financière.
Un ou deux euros prés, d'accord, mais c'est quand même une économie entre 20,000 et 40,000 euros pour le diocèse. (La commande était de 20,000 marinières, en fait).  
Ce n'est pas négligeable, il me semble.

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Aider (réellement) le Bengladesh - le Jeu 07 Juil 2016, 06:54

Suite à l'échange d'arguments entre le diocèse de Rennes et la société Armor-Lux de Quimper (combien de kilomètres ?) à propos de la commande textile faite au Bengladesh (combien de kilomètres ?) par le premier pour les JMJ (cf. JMJ: polémique sur la fabrication des marinières), l'intérêt pour le Bengladesh ne faiblit pas vu l'actualité. Déjà l'on avait lu quelques détails sur l'attaque récente à Dacca ici, et le même Guardian écrivait hier que "le fait que des étrangers ont été ciblés a déstabilisé les exportations dans le domaine de l'industrie vestimentaires (26 milliards de dollars) entraînant la suspension par certains commerçants de leurs voyages d'affaire dans le pays"  [The targeting of foreigners has unsettled the country’s $26bn garment export industry, with some foreign retailers suspending all business travel to the country.*] Les commerçants mandatés par le clergé catholique également ?

Le Figaro du jour, toujours aussi intéressé par les horreurs commises par les terroristes de Daech, ajoute aujourd'hui : "La justice italienne a précisé que les neuf Italiens avaient été torturés, avant d'être exécutés. Leurs corps, rapatriés à Rome, ont été découverts lardés de coups de couteau. Ils travaillaient pour la plupart dans l'industrie textile." (Attentat de Dacca : les djihadistes étaient des fils de bonne famille**).

Le diocèse de Rennes a du pain sur la planche en matière d'aide caritative, d'autant que les islamistes ciblent, entre autres, les minorités chrétiennes lors de leurs exactions.

* Bangladesh pizza chef mistakenly killed by police during restaurant attack
"At least three Bangladeshis were also murdered during the assault. One was a Muslim woman, a regular at the restaurant who did not wear the Islamic veil, whose throat was slashed when she refused to recite the Koran, Imam said. Two police officers were killed outside the restaurant."

** "Cinq jours après l'attaque dans un restaurant de Dacca, capitale du Bangladesh, l'identité des terroristes provoque la stupeur dans tout le pays. Loin des clichés habituels du jeune venu d'un milieu pauvre et radicalisé dans une école coranique (madrasa), il s'agit de jeunes instruits, de bonne famille. On trouve notamment un étudiant de 18 ans d'une école réputée, un enseignant de maternelle de 26 ans ou le fils d'un homme politique, Imtiaz Khan Babul, membre du parti au pouvoir."

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XIVe Congrès mondial des professeurs de français à Liège (15-21 juillet 2016) - le Mer 27 Juil 2016, 16:19

France Culture qui absorbe des kilos de dépêches mal tournées de l'AFP a-t-elle couvert l'événement que signale le Figaro le 20 juillet :  1000 profs de français du monde entier réunis à Liège et le 25 juillet après le congrès : Des professeurs de français se mobilisent pour promouvoir notre langue dans le monde ?

Quand une antenne a les mots France et Culture dans son nom, on ne peut en douter un seul instant. Donc, quand l'antenne a-t-elle mentionné cet événement ?

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Une antenne qui reprend une antienne - le Lun 15 Aoû 2016, 14:30

Du 15 août dans le Figaro, une tribune de Gilles William Goldnadel : Violence anti-asiatique : où sont passés les antiracistes ?.

Il y est question de France Culture à deux reprises. D'abord ici :
"C'est donc dans ce contexte de négation de la réalité, que notre France Culture, a posé le 13 du mois cette question inspirée: «la société française bascule-t-elle à l'extrême droite?» J'ai évidemment trop de respect obséquieux pour notre radio nationale de service public pour oser lui demander si elle n'avait pas par hasard obliqué de la gauche vers son extrême. Il faut dire que cette thématique orientée de notre antenne radiophonique n'a fait que reprendre l'antienne socialiste que cette semaine a entonné désespérément M. Cambadélis."

Et en conclusion du texte, on suppose :
"Car oui, le dévoilement de la réalité est aujourd'hui tel, que les dénis oui -oui peuvent à présent être démasqués sans que ceux qui les démasquent se retrouvent expédiés dans un goulag moral.

N'en déplaise à tous les antiracistes subventionnés, à la gauche morale démoralisée et à toutes les radios actives cultivées.
"

"Une radio active cultivée", s'agit-il bien de France Culture ?

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Brice Couturier sur le Parti des médias - le Sam 20 Aoû 2016, 14:06

Bon, après le questionnement sur le lieu idoine d'un commentaire, commençons par signaler l'existence de l'interview. Voici donc l'entretien de Brice Couturier au Figaro : Brice Couturier : le Parti des médias et l'intelligentsia méprisent la réalité du 19 août 2016

"FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Dans un entretien fleuve, Brice Couturier, qui a été le chroniqueur matinal de France Culture pendant cinq ans, décrypte les contours d'une vie médiatico-intellectuelle où le pluralisme et le vrai débat sont en voie de disparition.

Journaliste et producteur de radio, Brice Couturier rejoint France Culture en 2002, où il anime alors une émission hebdomadaire consacrée à l'Europe, Cause Commune, avant de devenir producteur de l'émission Du grain à moudre. De 2011 à 2016, il a été chroniqueur et co-animateur dans Les Matins de France Culture."

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Le silence fait recette - le Lun 22 Aoû 2016, 08:10

Le Monde, dans un article en  forme de publi-reportage béat, rapporte le projet d'un "bioacousticien" américain qui déplore la diminution des zones de silence.  Le papier s'inscrit dans les articles de (fin de ?) vacances où ceux qui sont partis au vert retrouvent les espaces urbains bruyants. Ah le silence !

Par ce papier au titre "inspiré", et surtout "inspiré de" (cf. "L'homme qui murmurait..."), L’homme qui cherchait le silence, on est censé apprendre qu'il ne reste plus dans le monde "qu'une cinquantaine de zones à l’abri des nuisances sonores humaines" et que "le silence risque de disparaître dans les dix prochaines années". Le marché de l'alarmisme se porte bien... D'ailleurs, le journaliste le confirme bien au détour d'une phrase où il cite un autre bioacousticien :  " (...) Mais ce qui ne fait aucun doute, c’est qu’il y a de moins en moins d’endroits au monde où le son anthropique n’existe pas. » Un constat rendu d’autant plus alarmant par cette remarque du chercheur : « Ce n’est pas parce qu’un homme n’entend pas un son qu’un animal ne peut pas le percevoir et en être affecté. »"

Une réflexion sérieuse sur la définition du silence s'impose. Peut-être la trouve-t-on dans le livre dont il a été question dans le fil "Du silence à la radio". Peut-être aussi écouter (si l'on supporte le ton  gnangnan du présentateur) l'un des épisodes de Trois minutes à méditer : Écouter la rumeur du monde.

Dans l'article on pourra trouver un passage qui, bien qu'enfonçant des portes ouvertes,  peut se rapporter à  l'art radiophonique, notamment à France Culture : Plus encore que l’audition, ce que nous perdons dans le monde d’aujourd’hui, c’est la capacité à vraiment écouter, remarque Gordon Hempton, qui compare une conversation à un combat. Dans un combat, il ne faut pas qu’il y ait de moment sans action ; c’est pareil pour une conversation, de nos jours. S’il y a un silence, il faut tout de suite que l’on vienne le remplir.. Le contraire fut autrefois illustré  par les Alain Veinstein et Catherine Soullard, par exemple, et par les bons réalisateurs des Nuits magnétiques et Surpris par la Nuit.

Au fait, au lieu de vous plaindre du bruit, dites "je suis affecté par l’anthropophonie", ça en jette davantage et vous cultivez les racines grecques.

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Copinage Télérama/France Culture (Verlaque/Charon) - le Mar 23 Aoû 2016, 03:35

On n'est jamais mieux servi que par ses relations, et ce n'est pas Aurélie Charon qui dira le contraire.

Il y a trois mois, Irène Verlaque consacrait un papier à l'émission Backstage intitulé « Dans l'intimité des artistes » (30 mai 2016) (souvenez-vous : Merci Telerama • radio love ••). Aujourd'hui, c'est de la chronique estivale Jeunesse 2016 qu'il est question avec cet article : « Radiographie d'une jeunesse française » (18 août 2016) par la même Verlaque donc.

Découvrons avec quel optimisme Aurélie Charon fantasme le monde des jeunes dans sa note d'intention :

Chaque matin à 7h10, le son de la jeunesse en France. On dit : génération sacrifiée, on pense à une génération sans illusions, détournée du politique, résignée. Qui sont les jeunes français ? C’est au contraire une génération non fataliste, qui agit en sourdine. Leurs voix redéfinissent notre démocratie et annoncent l’avenir. Nous ne nous croisons pas forcément, ne nous connaissons pas, nous allons nous parler, nous raconter le temps d’un été, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. C’est une série en forme de signe de vie : manifeste joyeux d’une génération en action.

Un postulat halluciné repris tel quel par la journaliste : A travers quarante épisodes d'une dizaine de minutes, la productrice montre sous un jour nouveau cette génération de « vingtenaires » qui intrigue tant. On les dit désabusés, résignés. Farouk, Gonzague, Sofia et les autres signent, au contraire, « le manifeste joyeux d'une génération en action ».

Ce n'est pas drôle tout ça. Signer le manifeste joyeux d'une génération en action... Du bla-bla pur Canderel de professionnelle. Qui trouve peut-être son origine dans les précédents formats estivaux de Charon sur France Inter : Puis l'aventure s'est poursuivie à Téhéran, Beyrouth, Istanbul, Jérusalem... Jusqu'à l'an dernier, où la globe-trotteuse s'est décidée à interviewer ses compatriotes. « Au début, j'avais peur d'être déçue en m'intéressant à la France, comparée aux jeunes de Gaza ou de Téhéran, avoue-t-elle. Peut-être aussi parce que nous sommes du même pays et parlons la même langue. »

On dirait que Charon a reporté sa déprime sur son sujet d'étude (résignée, désabusée, et ainsi de suite, comme dirait l'autre). Mais est-ce que la productrice passe encore les portes des studios de France Culture ? Ses réponses montrent à quel point la personnalité du producteur/trice est devenue la charpente sur laquelle repose une émission. Être une éponge au contact du monde ? Non. Partir de soi, plus sûrement. En n'hésitant pas à faire part de ses préjugés comme lu plus haut (j'avais peur d'être déçue en m'intéressant à la France, comparée aux jeunes de Gaza ou de Téhéran). Ça continue : « L'enjeu, explique la productrice, c'était de sauter les barrières pour récolter le plus de réalités possibles, des réalités différentes des miennes. » Et Aurélie Charon a relevé le défi haut la main.

Le reste de l'article, comme d'habitude, tout ce qui fait les thèmes de la chaîne actuelle : révolution, féminisme, défendre sa liberté de porter le voile. On n'en sort pas.

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Brice Couturier au Figaro : Extraits d'interview - le Mar 23 Aoû 2016, 04:22

Philaunet(http://www.regardfc.com/t548p50-le-monde-le-figaro-et-autre-titres#26577) a écrit:
Bon, après le questionnement sur le lieu idoine d'un commentaire, commençons par signaler l'existence de l'interview. Voici donc l'entretien de Brice Couturier au Figaro : Brice Couturier : le Parti des médias et l'intelligentsia méprisent la réalité du 19 août 2016

"FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Dans un entretien fleuve, Brice Couturier, qui a été le chroniqueur matinal de France Culture pendant cinq ans, décrypte les contours d'une vie médiatico-intellectuelle où le pluralisme et le vrai débat sont en voie de disparition.

Journaliste et producteur de radio, Brice Couturier rejoint France Culture en 2002, où il anime alors une émission hebdomadaire consacrée à l'Europe, Cause Commune, avant de devenir producteur de l'émission Du grain à moudre. De 2011 à 2016, il a été chroniqueur et co-animateur dans Les Matins de France Culture."


Il serait dommage de ne pas citer plus longuement les réponses de Brice Couturier dans cet entretien par Alexandre Devecchio qui vise entre autres la chaîne qui l'emploie. La directrice de France Culture qui tient à faire preuve de sa grande ouverture d'esprit l'a même commenté indirectement sur Twitter. Comment ne pas rire de son message après avoir lu les extraits ci-dessous ?

Brice Couturier : (...) Lorsque le directeur de l'époque, Olivier Poivre d'Arvor, m'a proposé ce défi, je lui ai fait remarquer que l'éditorialiste d'un journal, c'est quelqu'un qui reflète la ligne éditoriale de ce titre et qu'en ce qui me concerne, je me regardais comme assez décalé par rapport à celle de France Culture. Mais c'était précisément ma différence qui l'intéressait. Il souhaitait que je provoque l'invité des Matins, en lui balançant des idées susceptibles de le faire réagir. Là où l'exercice trouvait ses limites, c'est que je n'étais pas toujours autorisé à répondre à l'invité - notamment lorsqu'il démolissait mon papier. Sans doute fallait-il que le tenant du «politiquement correct» conserve le dernier mot… J'apparaissais ainsi comme un trublion qu'on sort de sa boîte, afin de provoquer un peu, mais qu'on s'empresse de faire taire lorsqu'il a joué son rôle afin que tout rentre dans l'ordre.

(...) Aujourd'hui, l'histoire est à nouveau en phase d'accélération brutale et le défi qui nous est lancé par l'islamisme politique, entré en phase de conquête du monde, est redoutable. Mais le Parti des médias, aveuglé par ses bons sentiments, préfère nous abreuver de petites nouvelles insignifiantes, d'une part, de ses grandes indignations, de l'autre.

(...) Mais comment ne pas voir que le rassemblement de quelques milliers de bobos place de la République, prétendant proposer une réalité radicalement alternative, a été monté en mayonnaise afin de gommer les 4 millions de Français, descendus spontanément dans les rues pour protester contre les attentats islamistes de janvier ?


(...) J'avais invité Lindenberg parce que ma conception à moi d'une émission de débat sur une chaîne du service public, c'est le pluralisme, la diversité idéologique, la curiosité intellectuelle. Et non le militantisme au service d'une cause. Celle qu'on croit juste, ou celle grâce à laquelle on pense servir au mieux ses intérêts de carrière…

(...) L'hégémonie intellectuelle est toujours détenue par «presse qui pense», même si elle a de moins en moins de lecteurs: Télérama, Les Inrocks, Le Nouvel Obs, Libé, etc. C'est elle qui donne le ton, décerne des brevets et censure ce qu'ils appellent les «dérapages». Ces contestataires professionnels sont étonnés et furieux d'être à leur tour contestés. C'est que l'espèce de bouillie intellectuelle, ce néo-marxisme rudimentaire à base de slogans creux qui leur sert de pensée s'est fracassé sur la réalité sociale. Souvent demeurés intellectuellement dans les années 1960/70 (Derrida, Foucault, etc.), ils s'acharnent à «transgresser», à «renverser des tabous», alors qu'il n'y a plus, en face, que le vide. Ils rejouent éternellement la scène originelle de 68, alors qu'on a radicalement changé d'époque.

(...)

Lors d'un débat sur «Nuit debout», vous avez quitté le plateau sur ces mots: «Moi je ne veux pas incarner à moi tout seul la diversité idéologique autour de ce plateau, donc je vous laisse entre vous.» Est-il devenu impossible de débattre en France ?

Écoutez, on venait d'entendre trois invités et un journaliste ayant fait un reportage sur place, à République, s'extasier, dire combien tout cela était nouveau, prometteur, bouleversant… A les entendre, on était à la veille d'une nouvelle prise de la Bastille, d'une réinvention de la démocratie. Ces affligeantes «assemblées générales» allaient accoucher d'une réalité alternative… On voit ce qu'il en est advenu: beaucoup de bruit pour rien. La surexposition médiatique de ces rassemblements contrastait péniblement avec l'affligeante pauvreté des propositions qui en émanaient. (...) Alors oui, j'ai refusé, non pas de débattre, mais de servir de tête de turc. Je suis resté à les écouter s'entre-congratuler. Je ne suis pas «parti en claquant la porte», contrairement à ce qu'ont écrit les médias gauchistes à l'époque. Trop de «débats», dans nos médias, sont ainsi «montés», de manière à en truquer le déroulement, empêcher la libre confrontation des idées. Il y a des experts…

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les Inrocks contre Télérama ? - le Mer 24 Aoû 2016, 08:13

Deux des enfants chéris de France Culture ont écrit un livre en 2010 dont une certaine Elisabeth Philippe faisait à l'époque une recension acide sous le titre François Bégaudeau et Joy Sorman : trop, trop cool dans le journal Les Inrocks.

On croirait lire une critique envers Aurélie Charon, laquelle encense en 2016, comme les deux précités, un certain type de jeunes sélectionnés pour correspondre à ses propres attentes (et plus généralement celles de la chaîne).

Cette lucidité (pas sur tout) d'Elisabeth Philippe manque très visiblement à Irène Verlaque de Télérama qui rend compte en se pâmant des micro-interviews de jeunes censés représenter "la jeunesse française en 2016".

Jean-Luuc a d'ailleurs commenté et reproduit en partie hier cet exercice d'admiration sous le titre Copinage Télérama/France Culture (Verlaque/Charon). Son post, recouvert par le suivant dans le même fil, m'avait échappé*, d'où une involontaire redondance plus tard dans Blanc bonnet et bonnet blanc

Morceaux choisis de l'article des Inrocks  :
Elisabeth Philippe : "Comme dans toute bonne rédaction, les romanciers presque-quadra-mais-tellement-cool, tous deux anciens profs, déroulent leur définition de la jeunesse dans un rigoureux plan en trois parties. Pour faire encore plus sérieux, ils émaillent leur propos d’un galimatias pseudo-philosophico- sociologique (“Le raisonnement par causalité est toujours une symptomatologie”) et d’un tas de références savantes : Bourdieu, Badiou, Deleuze, Debord… n’en jetez plus. Mais parce qu’ils sont restés super jeunes dans leur tête, ils ne sont pas non plus les derniers pour la galéjade et étalent allégrement leur culture djeuns (Judd Apatow, Shy’m ou, comme mentionné dans l’annexe, Benoît Cauet au lieu de Sébastien, une erreur inadmissible)."

"Leur culture djeuns", celle diffusée à longueur de journée sur l'antenne actuellement (voir pour la musique, par exemple ici).

Elisabeth Philippe : "Même si Bégaudeau et Sorman ne sont pas toujours à côté de la plaque, leur approche “du” jeune se distingue assez peu de ce qu’on peut lire dans les news magazines – les lolitas, les adulescents, la précarité, le jeunisme –, sans autre mise en perspective que quelques rappels historiques. En réalité, ils évoquent moins la jeunesse en général que la leur en particulier, cet âge d’or où ils pogotaient comme des fous sur les Bérurier Noir et mataient des films porno en cachette."

"les lolitas, les adulescents, la précarité, le jeunisme", comment mieux décrire la manière de voir des Richeux, Charon, et toute la bande des quizzeuses de France Culture (cf. ici et + suivants) ?

Elisabeth Philippe : "En creux, leur objectif ne semble pas de dire ce qu’est la jeunesse, mais de montrer à toute force qu’ils en font encore partie et qu’ils ne sont pas près de passer du côté obscur puisqu’ils vénèrent toujours la sainte trinité danse-déconne-défonce, quintessence, à les lire, du plus bel âge. (...) “Narcisse modernes” autoproclamés, leur déclaration d’amour à la jeunesse ne s’adresse en fait qu’à eux-mêmes."

Pourquoi donne-t-elle l'impression de décrire Olivier Poivre d'Arvor et Sandrine Treiner, les deux derniers directeurs de l'antenne ?

Elisabeth Philippe : "Car à vouloir à tout prix analyser la jeunesse comme une entité à part, un bloc monolithique, on court le risque (...)  comme chez Bégaudeau et Sorman, d’en faire une valeur de référence sur laquelle on projette tous les fantasmes."

Voilà France Culture bien décrite !

La jeunesse est bien cadrée à France Culture, on n'y retrouve jamais les musiciens enthousiastes que l'on entend dans "Génération jeunes interprètes" à France Musique, pas non plus les sportifs, ni les ingénieurs, ni les artisans, ni ceux qui ont fondé une famille à 25 ans, ni ceux qui réussissent, etc.

La jeunesse de France Culture se trouve la plupart du temps au nord de Paris en Seine-Saint-Denis, à Bobigny, la capitale mentale de la chaîne. C'est là par exemple que Sonia Kronlund des Pieds sur terre y passe le plus clair de son temps et que Marie Richeux y a vécu ses plus fortes expériences.  

Un champ géographique quand même très limité...

* Post que j'ai retrouvé grâce à la récapitulation quotidienne Tous les commentaires du jour

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Re: Dans les journaux français -

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