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Programme de l'été 2013    Page 3 sur 7

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Programme de l'été 2013 - le Mer 19 Juin 2013, 11:15

Rappel du premier message :

On trouvera à cette adresse http://www.franceculture.fr/2013-06-18-les-programmes-d-ete-2013-de-france-culture le programme de l'été qui va durer 6 semaines cette année.

Je préfère ne pas commenter le sirupeux baratin du Poivrinet qui signe la page de retape une demi-coudée au-dessus du style Richeux, mais je constate que le professionnalisme de certains des prestataires et des superviseurs de la maison est toujours aussi faiblard : le document PDF disponible en ligne et au chargement, contient plusieurs pages allégées de tous leurs caractères accentués. Et pas sous la forme de lipogramme, non : les pages sont tout simplement pleines de trous.

Bonjour les nuls de FC.
Félicitations les nuls de FC.
Et toute notre désolation à tous les bons de FC qui se laissent ainsi humilier par leurs collègues incompétents.
* * *

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''Les Bons plaisirs'', attention (quasi) dithyrambe - le Lun 29 Juil 2013, 18:38

La table ronde du 25 juillet intitulée "Le plaisir de lire Jane Austen" dans l'émission "Les Bons plaisirs (2ème partie)" préparée par Ali Rebeihi s'est avérée être un débat haut de gamme et un régal pour les amateurs ou spécialistes de Jane Austen.

http://www.franceculture.fr/emission-les-bons-plaisirs-2eme-partie

Raisons ? La bonne préparation d'Ali Rebeihi, ses questions pertinentes (quoiqu'il ait fallu se farcir deux fois "le bébé royal") et surtout les trois participants :

Laurent Folliot, Maître de conférence Paris IV, spécialiste du romantisme anglais ;
Catherine Bernard, Professeur de littérature britannique et d'histoire de l'art UFR d'Études anglophones Université Paris Diderot ;
Dominique Barbéris, Romancière, auteure d'études littéraires et enseignante, spécialiste en stylistique.
Et une stagiaire bien préparée.

Si l'on veut faire des comparaisons "avant/maintenant", on se serait cru aux meilleurs numéros du "Panorama" de Bydlowski/Duchateau ou des "Jeudis littéraires" de Pascale Casanova.

On a apprécié la bonne maîtrise d'Ali Rebeihi, sa distribution de la parole et son écoute. Belle réalisation technique aussi.

Ombre au tableau la... chroniqueuse Sylvie Hazebroucq, débarquant au milieu du débat pour mettre de l'ambiance comme une vedette de télé-réalité sauterait sur l'estrade d'un colloque pour faire rire la salle. On n'a pas ri du tout. Le producteur, lui, a dû ricaner pour ne pas plomber l'ambiance censée devenir hilare (car "franchement, merde, la littérature ça fait chier, quoi, faut arrêter de se prendre la tête !" - illustrons le « stream of consciousness » cher à Virgina Woolf et à James Joyce...). Les autres ont sans doute fait mine de trouver ça drôle...

On peut donc se régaler de beaux échanges sur l'histoire de la littérature, sur le style de l'écrivain et sa postérité, entrecoupés de plusieurs extraits de films dont deux en VO, à partir de 6'13", où sans aucun intermède, ni virgule – et l'effet est intéressant – le sujet littéraire commence avec une archive sur Jane Austen, et ensuite jusqu'à 56'30" (après c'est à vos risques et périls).

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Re: Programme de l'été 2013 - le Mar 30 Juil 2013, 11:04

Voici, littéralement rapportée, la présentation d'une émission en cours de diffusion :
« L’année 1913 est tout à fait particulière dans l’histoire de France et de l’Europe. Elle est l’acmé d’une civilisation qui s’achève, celle du XIXème siècle, et le point de rupture avec la modernité.Cette modernité se concrétise dans des œuvres de rupture dans tous les domaines.
En littérature, Proust publie Du côté de chez Swan, Apollinaire publie Alcools, Alain Fournier publie Le grand Meaulnes, Cendras publie La prose du transsibérien.
En arts, c’est le premier ready-made de Duchamp. C’est l’âge d’or du cubisme. C’est enfin le passage à l’abstraction avec en particulier Kandinsky. Sur le plan musical et artistique, en même temps que le groupe des six renouvelle le spectacle dans sa forme même, le Sacre du printemps créé le choc que l’on sait au théâtre des Champs-Elysées, lui-même bâti en 1913. (....) » (http://www.franceculture.fr/emission-grande-traversee-ete-1913-doc).
France (in)Culture emploie-t-elle, en tant que stagiaires, des élèves de troisième ?

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L'été, l'ignorance ne désarme pas à France Culture - le Mar 30 Juil 2013, 22:14

@Antoine Arnoux a écrit:Voici, littéralement rapportée, la présentation d'une émission en cours de diffusion :
« L’année 1913 est tout à fait particulière dans l’histoire de France et de l’Europe. Elle est l’acmé d’une civilisation qui s’achève, celle du XIXème siècle, et le point de rupture avec la modernité.Cette modernité se concrétise dans des œuvres de rupture dans tous les domaines.
En littérature, Proust publie Du côté de chez Swan, Apollinaire publie Alcools, Alain Fournier publie Le grand Meaulnes, Cendras publie La prose du transsibérien.
En arts, c’est le premier ready-made de Duchamp. C’est l’âge d’or du cubisme. C’est enfin le passage à l’abstraction avec en particulier Kandinsky. Sur le plan musical et artistique, en même temps que le groupe des six renouvelle le spectacle dans sa forme même, le Sacre du printemps créé le choc que l’on sait au théâtre des Champs-Elysées, lui-même bâti en 1913. (....) » (http://www.franceculture.fr/emission-grande-traversee-ete-1913-doc).
France (in)Culture emploie-t-elle, en tant que stagiaires, des élèves de troisième ?
Eh bien, 10 heures plus tard, le rédacteur (pourquoi penser à des stagiaires, je penche pour une rédaction par MGL) a dû apprendre qu'il existait un "Cendrars" et non un "Cendras". C'est un progrès. Mais à ce rythme-là il va falloir tout l'été pour corriger les erreurs de cette présentation (sans parler de la qualité de la rédaction et de la typographie), car on reste avec  :

Proust publie Du côté de chez Swan (c'est un mauvais cygne),  
Alain Fournier publie Le grand Meaulnes (pourquoi s'embarrasser de traits d'union dans un nom ou ailleurs ? ),
Cendrars publie La prose du transsibérien (pourquoi mettre les majuscules de rigueur à un titre, à l'époque de twitter ?).
Question subsidiaire (parmi bien d'autres qu'on pourrait poser) : est-ce l'auteur ou la maison d'édition qui publie un livre ?

Et puis toujours :
En arts (ils sont pluriels...) c’est le premier ready-made de Duchamp,
Sur le plan musical et artistique, en même temps que le groupe des six (s'agit-il  du Groupe des Six constitué en 1916 et dont l'appellation date de 1920 ?) renouvelle le spectacle,
le Sacre du printemps créé (eh, eh !) le choc que l’on sait (formulation qui brille par sa précision) au théâtre des Champs-Elysées, lui-même bâti en 1913. (quelle coïncidence  !).

Et encore, vous avez été charitable et n'avez pas copié les deux laborieux paragraphes qui suivaient.

Soupir.

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Quand les bons plaisirs de la maison ne sont pas ceux de l'auditeur - le Mer 31 Juil 2013, 12:20

Première écoute de la série quotidienne "Les bons plaisirs". Et première surprise : il s'agit là d'un titre récupéré. Repris à une des meilleures séries documentaires de la chaine. Ainsi quand un auditeur viendra réclamer qu'on lui rende des émissions ayant la qualité du "Bon plaisir", le Poivrinet pourra toujours feindre de croire qu'on réclame encore et toujours plus de sa production. Le détournement sémantique est un tour courant chez le "diplomate" quand diplomate signifie "manipulateur".

Diagnostic sur l'émission elle-même : j'entends un salmigondis d'intellectualisme simulé et d'idées reçues, directement aspirées ou plutôt inspirées dans l'air du temps. L'animateur dont je ne veux même pas savoir le nom, ne lésinera pas sur les clichés : laïcité, surveillance, sécurité (on attend diversité, démocratie, anticolonialisme). Tout cela serait bel et bon si c'était autre chose que du baratin creux et de la pose morale. Baratin creux, à l'évidence : ni le lexique ni les notions ne sont maitrisées par l'animateur, assez peu occupé à soigner son propos, et bien plus à vaporiser sur les éléments du paradigme de France Culture un flot de vocabulaire qui fait genre. En l'occurrence un mélange de scientisme naïf et d'anticléricalisme baptisé "laïcité", tout ça au service de quoi ? Du bien-être par la méditation mais attassiooooon c'est paaaas la méditation bouddhique (sic) ni zaine, c'est de la méditation scientifiquement prouvée (prouvée ? encore un bel exemple de contre-emploi).

Bon, on se demande pas trop de quelle école de journalisme sort l'animateur. On constate à chaque instant qu'il a la tête farcie par les idées reçues ressassées jusqu'à plus soif dans la presse nationale : les cahiers du Monde et les hebdomadaires du grand public cultivé, le Nouvel Obs, L'Express, Télarama, Les Inrocks.

C'est dommage, car l'invité, lui, vend honnêtement sa camelote. Au fil des minutes c'est grâce à lui, à la grande précision de son propos et de ses idées, que l'émission remonte en qualité : venu nous vendre sa méthode de méditation, il n'a guère à se fatiguer pour corriger les âneries de l'animateur. Loin de moi l'idée de dénigrer Christophe André et la méditation de pleine conscience. Encore plus loin de moi le snobisme bouddhiste, d'ailleurs maintenant bien démodé. De toutes façons, qu'il s'agisse de bouddhisme ou de laïcité, dans tous les cas sur France-Culleture c'est récupéré au service de la moraline. Ainsi l'auditeur n'échappera pas à la critique de l'ego, scie des scies pour l'apprenti-philosophe de FC, c'est à dire le donneur de leçons moderne, lui-même par ailleurs pétant de narcissisme.

Maintenant j'attends la deuxième séquence de l'émission. Dans les deux premières minutes, le programme laissait prévoir encore bien d'autres sottises, toutes en accord avec le profil idéologique de la chaîne. Qu'en conclure, sinon que sur France Culture même quand les obsédés de l'actu nous lâchent la grappe, on n'échappe pas au façonnage des esprits. L'actu est mise en vacances, mais la moraline prend le relais. Les thèmes de sauciété, eux, ne sont jamais en vacances : annoncée dans le chapeau de l'émission, on attend l'analyse télé du jour, celle de la série "culte" (il y a encore des gens pour ne pas sentir l'absurdité de ce cliché) , Le prisonnier. Pauvre Numéro 6, enrôlé et recyclé au service de l'idéologie maison, à grands renforts d'anachronisme rétrospectif et d'aveuglement sur l'individualisme acharné qui était au coeur de la série.
Bon j'en ai marre, JE COUPE !  

Alors, de la culture dans tout ça ? Non mais vous rigolez ou quoi ? Quand France Culture lâche l'actu et l'événement oh juste un peu et après vous avoir dit toute l'année ce que vous devez en penser, c'est pour vous dire maintenant comment vous devez vivre. Où est la culture là-dedans ? Réponse : elle n'y est pas. La culture a déserté l'antenne, ou plutôt France Culture a déserté la culture. Je ne suis pas certain de tenter une deuxième fois l'écoute de ce magazine de 12h.

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Bains alors ? - le Mer 31 Juil 2013, 23:38

@Nessie a écrit:Première écoute de la série quotidienne "Les bons plaisirs". (...) Je ne suis pas certain de tenter une deuxième fois l'écoute de ce magazine de 12h.
On s'en veut de ne citer que deux phrases de votre contribution, mais on y reviendra. Pour l'instant, ne jetez pas le bébé avec l'eau du bain romain et tentez l'écoute du numéro intitulé  "Les plaisirs du bain dans l’antiquité romaine "  dudit magazine de 12h avec un invité de qualité, Jean Noël Robert, latiniste, historien de Rome. 25 minutes de savoir qui s'écoutent très bien et qui sont fort instructives (dans ce cadre). Mais pour cela il vous faudra faire abstraction (c'est un peu difficile) des gloussements dans le studio dès qu'il a été question des corps et de la  sexualité.

Franchement indigne et immature que de  ricaner dès qu'il est question du corps. Et Ali Rebeihi (à mon avis on devrait réentendre parler de lui sur FC) est le premier à se gondoler (sa manière me rappelle les gloussements de Lebrun à son Bouillon dit de culture), suivi de ses camarades qu'on entend s'esclaffer à tout bout de champ "en coulisse" alors qu'ils/elles n'ont pas voix au chapitre dans cette tranche horaire.

En effet, si l'animateur a le talent de poser des questions justes d'une voix posée et d'écouter son interlocuteur, il donne facilement dans l'ambiance de franche rigolade (débile) entre copains, si horripilante dans les magazines du soir durant l'année. Mais est-ce lui ou bien l'une ou l'autre de ses chroniqueuses qui lance la poilade collective ? D'après ce que j'ai déjà entendu, je penche pour la seconde hypothèse, sans citer de nom, car j'ai déjà mentionné la sotte de service. Rebeihi serait fort inspiré de ne pas tomber dans le piège de "l'ambiance".

Le problème, entre autres, est donc le suivant et il est bien illustré sur le site par les photos des animateurs hilares dans le studio : les animateurs sont là pour s'amuser entre eux et non principalement pour faire de la radio, laquelle nécessite un art spécifique de la parole.

Les animateurs pensent-ils à l'auditeur au moment où ils parlent ? Non. Ils se font des mines durant la conversation et font entendre qu'ils se marrent bien. On a déjà vu le niveau de préparation et de savoir des animatrices...

On est dans une dérive "Grosses Têtes" de RTL ou télé de Ruquier. "Un suicide stratégique" pour reprendre l'expression de Yann Sancatorze.

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Au choix : l'enflure ou la sobriété - le Jeu 01 Aoû 2013, 18:51

@Antoine Arnoux a écrit:Voici, littéralement rapportée, la présentation d'une émission en cours de diffusion :
« L’année 1913 est tout à fait particulière dans l’histoire de France et de l’Europe. Elle est l’acmé d’une civilisation qui s’achève, celle du XIXème siècle, et le point de rupture avec la modernité.Cette modernité se concrétise dans des œuvres de rupture dans tous les domaines. (...)
Oui, hélas, et comment ne pas préférer la manière de la BBC d'annoncer  succinctement sa série
"Paris 1913" à celle de France Culture, toute en hyperboles et en mots creux, pour présenter  la série consacrée à  l'année 1913  dans "La Grande Traversée" ?

"Paris 1913 - Series exploring why 1913 was an annus mirabilis for French and European culture. It was a year in which momentous events occurred in literature, music and the visual arts"

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Re: Programme de l'été 2013 - le Jeu 01 Aoû 2013, 19:48

Sans compter que cette traversée nous propose comme axe quasi-permanent la lutte des forces du progrès et du bien contre les méchantes forces réactionnaires. Pas de nuance. On aurait aimé un brin de scepticisme, mais lorsqu'on est un producteur engagé comme M Garrigou-Lagrange (ce matin, il a essayé de faire développer de la part de ses invités un argumentaire contre la méchante finance), il est impossible, seul, de faire du bon travail. Par moments, on est en plein dans la caricature.

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Billot et hache - le Ven 02 Aoû 2013, 10:58

@Nessie a écrit: Diagnostic sur l'émission elle-même : j'entends un salmigondis d'intellectualisme simulé et d'idées reçues, directement aspirées ou plutôt inspirées dans l'air du temps. (...) Tout cela serait bel et bon si c'était autre chose que du baratin creux et de la pose morale.
Bon j'en ai marre, JE COUPE !  

Dans "Le plaisir de méditer" du 31.07.2013 à 12h, l'animateur dit soudain "Sylvie Hazebroucq qui euh s'intéresse aux émotions dans les "Bons plaisirs" a une question".

En entendant ce nom vous avez le choix : donner un grand coup de poing sur votre télécommande ou arracher violemment votre casque. N'ayant pas eu ces réflexes, j'ai entendu l'une des pires séquences de l'année 2013. De 17'30 à 18'32, ici  :
[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2013/07/s31/NET_FC_c5a03495-60e2-44d8-8d53-862fb13f8e57.mp3" debut="17:15" fin="18:30"]

http://www.franceculture.fr/emission-les-bons-plaisirs-1ere-partie-le-plaisir-de-mediter-2013-07-31

Ou la plus risible, c'est selon. En tous les cas, voilà confirmées les impressions initiales quant à cette intervenante.

Et puis, France Culture a ceci d'intéressant qu'elle permet de rayer de son agenda conférences ou manifestations. Par exemple, je ne me déplacerai pas jusqu'à notre beau Palais Universitaire de Strasbourg pour entendre le "Dr Jean-Gérard Bloch, responsable du Diplôme universitaire « Médecine, méditation et neurosciences » à l’Université de Strasbourg".

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En attendant : « Annie Cordy : une histoire belge ». - le Dim 04 Aoû 2013, 14:38

Voici le programme de la nouvelle « Grande traversée (archives) » :
 « Elvis Presley, une histoire américaine :
Le 14 janvier 1973 , Elvis donne un concert à l’Honolulu International Center. Télévisé dans plus de 40 pays, son show  Aloha from Hawaii est vu par plus d’1 milliards de téléspectateurs. Ce qui en fait à l’époque l’événement le plus regardé de l’histoire, devant les premiers pas sur la  lune de Neil Amstrong le 21 juillet 1969.
40 ans après le show planétaire de la star,  France Culture revient aux origines du chanteur. Direction : le sud des Etats-Unis . Tupelo, Mississippi, où il nait en 1935 et où il vit  jusqu’en 1948, puis Memphis, Tennessee aux Sun Studio où Elvis en 1954 enregistre une version du blues d’ Arthur Crudup That’s All Right Mama. Sans savoir que c’est l’acte fondateur de la création du rock and roll.
 A l’époque, le jeune Elvis moqué pour ses origines modestes, objet de préjugés liés à sa fréquentation des églises noires et de son goût  du gospel, il incarne une révolution pour la société bienpensante, religieuse et conservatrice du sud.  Une société qui a prospéré sur la culture du coton, fondée sur la ségrégation. Elvis bouscule à coups de hanche,  la musique, les rapports raciaux et les mœurs. Le sud, qui a perdu la guerre de sécession,  y trouvera son intérêt : il tient sa revanche et sa version de l’american dream : un blanc bec pauvre devient une icône mondiale et riche ! 
Aujourd’hui, où est la grâce ?  Aux  Sun Studio de Memphis qui accueillent toujours chanteurs débutants et groupes confirmés ?  A Graceland, la résidence kitsch où repose le king depuis sa mort le 16 août 1977 ? Dans la maison de la famille Presley à Tupelo, à côté de laquelle -tourisme oblige- a été déménagée l’église où Elvis chantait dans son enfance en tapant dans ses mains ?  Sur place, c’est comme si le temps s’était arrêté, comme si le rock était entré au musée, comme si le commerce des produits dérivés était la priorité…
La grâce est  dans les récits des fans que France Culture a rencontrés dans son road-trip , dans les écrits de Peter Guralnick, le biographe d’Elvis, dans les souvenirs de la journaliste Alanna Nash qui avait 6 ans quand elle a découvert  le Ed Sullivan Show en 1956, dans les énumérations d’un Paul Mac Leod qui collectionne depuis 50 ans tout ce qui touche à Elvis, ou dans la piètre imitation d’un de ses nombreux sosies qui confie que sa voix n’a vraiment rien à voir avec celle de son idole… la grâce est dans cette histoire américaine. D’hier et d’aujourd’hui. »

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Re: Programme de l'été 2013 - le Dim 04 Aoû 2013, 16:17

Et c'est une traversée signée Michel Pomarède, qui avait déjà réalisé une série sur l'Afrique du Sud, d'où ce perpétuel mouvement du "Méchant Mal vers le Gentil Bien". Il choisit ses sujets lorsque ceux-ci permettent d'isoler ces deux composantes, étant ainsi parfaitement aligné sur la grille des "choses qui vont bien" à France Culture. Une traversée avec un sujet culturel sélectionné parce qu'il est culturel ne suffit plus. Il faut pouvoir en tirer des tables rondes de débats pour savoir où, avec un grand chausse-pied idéologique, on peut faire rentrer les causes du moment. De la radio sans classe, sans curiosité et sans imagination.
Qui sait, peut-être aurons-nous une traversée sur Chantal Goya, iconne des persécutés. Quand le lapin, victime, se retourne contre le chasseur.

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Re: Programme de l'été 2013 - le Dim 04 Aoû 2013, 17:02

@Yann Sancatorze
Vous signalez bien l'un des deux principes grossiers en vertu desquels France (in)Culture jette son dévolu sur un tel sujet. A la raison éthique, s'ajoute le motif « extensif » que met d'emblée en lumière une cascade d'hyperboles : « (…) dans plus de 40 pays (...) vu par plus d’1 milliards [sic] de téléspectateurs (...) l’événement le plus regardé de l’histoire (...). »  Il s'agit encore du « plus grand nombre » et de l' « unhappy many ». Enfin, cette présentation n'est pas seulement reproduite ici à cause de son thème ; elle est aussi rapportée pour elle-même (i.e. son « Neil Amstrong » ; son caractère asyntactique : «  Direction : le sud des Etats-Unis . Tupelo, Mississippi, où il nait en 1935 et où il vit  jusqu’en 1948, puis Memphis, Tennessee aux Sun Studio où Elvis en 1954 enregistre une version du blues d’ Arthur Crudup That’s All Right Mama. Sans savoir que c’est l’acte fondateur de la création du rock and roll » ; ses solécismes, sa ponctuation aberrante et ses fautes d'orthographe : « A l’époque, le jeune Elvis moqué pour ses origines modestes, objet de préjugés liés à sa fréquentation des églises noires et de son goût du gospel, il incarne une révolution pour la société bienpensante, religieuse et conservatrice du sud » ; etc.). Au moins ce texticule-ci ne jure-t-il pas avec les précédents...

Programme de l'été 2013     Page 3 sur 7

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