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Le documentaire multimédia    Page 3 sur 7

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Le documentaire multimédia - le Lun 12 Aoû 2013, 11:34

Rappel du premier message :

Un coup de maître où l’on voit que France Culture peut produire le meilleur. Tel est ce documentaire multimédia du 08 août 2013 intitulé « Wagner et la France, difficile contrepoint » et signé Hélène Combis-Schlumberger.

http://www.franceculture.fr/2013-08-08-wagner-et-la-france-difficile-contrepoint

On ne peut que saluer le gros travail de mise en forme et le soin apportés à la composition de ce riche documentaire comprenant du rédactionnel, des citations transcrites d’interviews et des extraits sonores pertinents d’interventions tirées d’une émission de la Matinale du même jour (9 sons d’une durée de 1 à 3 minutes chacun). On trouve aussi des reproductions de gravures et d’affiches, des photos, un clip musical, un lien vers un livre numérisé sur Gallica (oxygène bienvenu que le style de Baudelaire) et, last but not least, un relevé d’émissions de France Culture remontant à 2011 encore écoutables et traitant du même sujet. Bref, il y a de la matière et elle est très bien présentée !

Le texte est tout à fait honorable (on passe sur « se démystifier », « s’autopromouvoir », « adepte de Wagner », « collectionner les détracteurs »). On est  en effet loin des écrits médiocres consacrés à des sujets d’information tels la pharmacie en ligne ou « l'e-tourisme ».

Bon exemple, donc, du niveau de qualité que l’on attend de la station culturelle de Radio France, que ce soit sur le site ou « à l’antenne ».

Ce qui ne doit pas nous empêcher de réfléchir à la forme et au devenir de ce type de documentaire qui entrelace rédaction, sons, images, clip vidéo. Un ensemble de fragments qui correspond bien à l’esprit d’une époque où l’attention est virevoltante (les médias renforcent-ils, voire créent-ils, cette tendance ou essaient-ils de s’y adapter ?).

Pour que le lecteur-auditeur-vidéospectateur profite pleinement de cette forme, encore faut-il que les éléments ne soient pas disparates, qu’ils aient une cohésion, une logique forte. C’est le cas, me semble-t-il, dans ce documentaire.

Pour terminer on voudrait signaler une autre manière de présenter un sujet (reportage de société ou documentaire culturel) pour compléter ou présenter une production audio téléchargeable sur le site d’une chaîne culturelle.

Il s’agit du genre constitué par le long résumé, composé ou non d’éléments tirés d’une transcription de la production audio. SWR 2, une radio allemande, le propose régulièrement pour des sujets de société, comme ici pour « Wie gelingt Erholung? » (« Le repos, mode d’emploi »)
http://www.swr.de/swr2/wissen/erholung-richtig/-/id=661224/nid=661224/did=11544104/xeeugg/index.html

Long texte qui donne plus que l’essentiel de l’émission signalée comme écoutable et téléchargeable sur le site. Émission qui est également à lire, car, service exceptionnel, une transcription intégrale, au mot près et sans jamais aucune faute, est disponible pour une série d’émissions de savoir, lesquelles contiennent non seulement du texte rédigé mais aussi des interventions spontanées.

Les sourds et mal-entendants allemands sont gâtés, ils peuvent aussi profiter de la « radio »  ! Et l’on ne parle pas des étudiants qui apprennent la langue allemande ou des auditeurs qui veulent conserver l’émission sous forme écrite.

Une idée pour France Culture ?
* * *

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Voyage trichrome en Russie prérévolutionnaire - le Lun 11 Nov 2013, 12:13

Splendide documentaire qui mérite des éloges : Voyage trichrome en Russie prérévolutionnaire
Très intéressantes explications de Véronique Koehler, conservateur de l'exposition (voir le problème technique à la 3e interview qui s'arrête abruptement à la 26e seconde) et précisions érudites de Jean Radvanyi, professeur de géographie de la Russie à l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO).

De très beaux diaporamas commentés intelligemment et un Florilège de 29 photographies prises par Procoudine-Gorsky dans la Russie prérévolutionnaire pour terminer.

Un gros travail réalisé avec soin. Belle réalisation d'une station culturelle qui devrait s'élever à ce niveau de qualité dans toutes ses productions.

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« La Bible fait peau neuve », où il est question de langue orale et écrite - le Dim 24 Nov 2013, 19:42

Hélène, avez-vous relu attentivement ou fait relire votre reportage intitulé La Bible fait peau neuve ?

Déjà que Yann n'a pas épargné l'un de vos textes (« style lourd, juxtapositions hasardeuses, faute d'orthographe et phrase finale sans verbe comme dans un reportage télé ») et à raison, je le crains, dans sa contribution  La fin de l'écrit écrit, l'arrivée de l'écrit oral, je pense qu'un petit nettoyage stylistique (+ orthographe et ponctuation) ne serait pas du luxe.

On dit ça pour rendre service, c'est tout.

LaveuveNoire 

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Tribune pour les gratte-papiers - le Lun 28 Avr 2014, 22:56

Cher Pierre Ropert,

Le moment est venu de t'accorder trop d'importance. Récemment arrivé à France Culture, peut-être n'as-tu pas encore eu le plaisir d'obtenir l'onction des plumes expertes de "Regards sur France Culture". Nous t'invitons donc, toi aussi, à rejoindre le "panthéon des supers-héros" de France Culture. Ceci grâce à la critique citoyenne du succulent morceau de médiocrité que tu nous as servi via ton article "Les super-héros explosent tout " - pardon "exposent tout" (jeu de mots subtil s'il en est!), daté du 2 avril dernier.

http://www.franceculture.fr/2014-04-02-les-super-heros-exposent-tout

Quand la médiocrité s'invite à France Culture...

D'abord, le style se cherche, entre balourdise et pédanterie. Quelques aperçus.
"Nous vous proposons de découvrir un échantillon de cette exposition richement fournie." Ceci n'est pas une trousse. Et qu'est-ce que cette proposition apporte à l'article (qui est lui-même d'une vacuité géniale)?

"Au cœur de l’exposition “L’Art des Super-Héros Marvel”, comme l'a suggéré le génial inventeur d’une quasi-mythologie, les statues d'Iron Man ou de Thor ont été préférées à celles, plus traditionnelles, d’Apollon ou Jupiter." Dans la mythologie, Thor, Apollon, et Jupiter sont des dieux, pas des héros. Il faudrait savoir de quoi on parle, de super-héros ou d'un panthéon plus classiquement peuplé de dieux? On dirait bien une quasi-phrase.

Après cela, on a: la construction légèrement bancale de la phrase, qui oppose sans l'assumer les supers-héros en tant qu'individus aux groupes de supers héros. "Chaque pièce est cependant consacrée à un des personnages phares de l'éditeur, qu’il s’agisse d’Iron Man, de Spiderman, de Daredevil, ou bien de groupes de super-héros tels les Quatre Fantastiques, les Avengers ou encore les X-Men."

Autre exemple de maladresse: "A droite, Stan Lee, rétro-projeté sur le mur, discute super-héros face caméra." Tournure lourdingue s'il en est.

"Le néophyte profitera pleinement de l’aspect contemplatif de cette exposition." Alors celle-là, elle vaut le coup d’œil. "Contemplatif"? Ainsi soit-il.

"Les périodes chargées d’histoire, et notamment l’affaire du Watergate, ont eu une influence forte sur les super-héros, et notamment sur Captain America. " Oulàlà.
1) Parce qu'il existe des périodes qui ne sont pas "chargées d'histoire"?
2) Cette phrase comporte une répétition dissonante du mot "notamment".

"Des 4 Fantastiques aux X-Men, en passant par le Punisher, Iron Fist, le Surfer d’Argent ou les Gardiens de la Galaxie, une palanquée de super-héros ornent les murs du musée de l'Art ludique." La chute valait vraiment l'énumération. Tout ça pour placer "palanquée".

"France Culture s’arrête sur ces personnages aux pouvoirs quasi-divins, à cette mythologie de l’Amérique et à tout ce qu’elle nous dit de notre société et de notre passé, en commençant par sa dimension artistique." Proust, le style en moins.

Ultime caractéristique stylistique de l'auteur : l'adverbe qui n'apporte rien. "Il était important de montrer aux plus jeunes que, derrière la technologie, il y a à la base un travail profondément artistique."

Ensuite, Pierre Ropert nous livre ici un papier trop descriptif, vide en réalité de contenu. On nous décrit la visite de l'exposition par l'auteur, en enrobant d'un vocabulaire fleuri et onctueux un article au contenu résolument radin. Franchement, c'est sans queue ni tête.

Cherchons les preuves.

Quand on n'a pas de contenu, on se répète:  "Le néophyte profitera pleinement de l’aspect contemplatif de cette exposition. Mais il n’aura peut-être pas le bagage idéal pour découvrir la richesse des œuvres accrochées aux murs et pour comprendre", puis, plus bas: "et force est de constater que le profane passera probablement à côté de tout un pan de l'exposition." Autre exemple: "Certes, le manque d'explications didactiques, contextualisantes, est un crève-cœur lorsqu'on constate la qualité de certaines œuvres exposées"; puis plus loin: "Pourtant, malgré les commentaires proposés aux visiteurs, l'exposition manque cruellement de mise en contexte, d’explications techniques". Cet article tourne allègrement en rond.  Cher Auteur, un petit conseil pour éviter ces turpitudes: n'hésitez pas, à l'avenir, à faire un plan.

A présent, regardez bien: voici le florilège des mots-clés "spéciale culture" que l'auteur a subtilement casé dans son article ("richement fourni", n'est-ce pas) pour rattacher son torrent d'inepties à un quelconque exercice culturel: "pulp culture des années vingt", "mythologie de l'Amérique", ou encore "concept art".

Enfin, outre le contenu pas franchement brillant, question présentation, l'article laisse aussi à désirer. Des photographies lugubres et à peine bien cadrées ornent un contenu à la pagination boiteuse. Un petit cours de code s'impose.

Conclusion de l'article: "Pourtant, malgré les commentaires proposés aux visiteurs, l'exposition manque cruellement de mise en contexte, d’explications techniques sur cet art du comics qui s'est cherché tout au long du XXème siècle." Comme ton article.
Cela mérite un papier labellisé France Culture, c'est sûr. Dommage, car avant qu'on me taxe de snobisme, je préfère souligner que l'art des comic books mérite mieux qu'un tel torchon.

La chute de l'article nous laisse aussi pantois. "Et si l'identité des super-héros se trouve derrière leur masque, celle de leurs créateurs se cache elle derrière leur plume." Ou l'art de la chute qui peut s'appliquer à n'importe quel sujet. Cher Auteur, la réutilisez-vous pour chacun de vos articles?

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A deux c'est mieux ....(la veuve poignet) - le Mar 29 Avr 2014, 12:29

Un genre élevé au rang d’art


Une dizaine de vidéos didactiques animent le parcours. A l’instar de Stan Lee, des auteurs comme Olivier Coipel, dessinateur de comics français, mais aussi Joann Sfar et Zep, y rappellent l’influence qu'ont eue les super-héros sur leurs propres BD. Pourtant, malgré les commentaires proposés aux visiteurs, l'exposition manque cruellement de mise en contexte, d’explications techniques sur cet art du comics qui s'est cherché tout au long du XXème siècle.
(Pierre Ropert) Siffle 
Ce sont des personnes très douées en dessin qui, finalement, à cette époque, ramènent sur le devant de la scène le côté un peu sculptural avec un courant artistique parallèle et majeur qui est issu de Duchamp, du dadaïsme”, raconte Jean-Jacques Launier. pst 

Signé : leveufBlanc en porcelaine Twisted Evil

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Ropert, le nouveau Chav-Hakem ? - le Mar 29 Avr 2014, 19:50

Dans cette contribution
LaveuveNoire a écrit:Cher Pierre Ropert,

Le moment est venu de t'accorder trop d'importance. Récemment arrivé à France Culture, peut-être n'as-tu pas encore eu le plaisir d'obtenir l'onction des plumes expertes de "Regards sur France Culture". Nous t'invitons donc, toi aussi, à rejoindre le "panthéon des supers-héros" de France Culture. Ceci grâce à la critique citoyenne du succulent morceau de médiocrité que tu nous as servi via ton article "Les super-héros explosent tout " - pardon "exposent tout" (jeu de mots subtil s'il en est!), daté du 2 avril dernier.


Si vous êtes un lecteur des 30 dernières pages du fil Errare France Culture est qui en contient 45, soit 450 observations sur la langue pourrie des illettrés payés pour écrire sur une des pages du site de France Culture, vous êtes sacrément résistant au découragement !

J'avais vite lu le reportage dont vous analysez la langue et le style. J'ai été trop consterné pour réagir. Il est bon que vous ayez pris le relais.

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Souche - le Ven 02 Mai 2014, 10:26

Alain Finkielkraut sera-t-il absous de l'accusation d'employer de mauvais termes ?

On lit ceci dans le reportage d'Abdelhak El Idrissi De la discrimination dans l'accès au logement

« A partir de deux groupes : celui des Européens (majoritairement composé de Français de "souche") et celui non Européens (majoritairement composé d'Africains), (...) »

On lit aussi ces manques d'accord et un son très canon... :

(...) dénonce une approche totalement ethnicisé de la répartition

Les critères expliquant cet écart son très instructif (...)

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Re: Le documentaire multimédia - le Ven 02 Mai 2014, 11:17

En réponse et comme suite aux remarques de Philaunet sur cette page du site de FC, je suggère de guetter régulièrement une disparition qui pourrait se produire, subrepticement :

a) la qualification "de souche" devrait sauter car elle est en désaccord complet avec le paradigme idéologique de la chaîne. En écoutant l'extrait on constate que la formule n'est pas présente dans le bobineau du sociologue interviewé (Pascal Favart) mais qu'elle a été ajoutée -avec guillemets de précaution- par le rédacteur de la page.

b) le fautif pourrait se voir privé de logement saucial, par rétorsion pour cet acte inqualifiable. Ou bien envoyé dans l'enfer d'un goulag saucial c'est à dire dans un pays-ghetto où la mixité ethnique n'existe pas à l'état de dogme idéologique.


A part ça, on peut conseiller aux collectionneurs de bouillie sociologique tout le bobineau du sociologue Favart qui ne se risque pas à parler clair : il constate une différence de traitement selon l'origine de population et tout en laissant deviner des explications il sen tient là et feint la naïveté. C'est exactement le contraire d'un propos clair, or en l'occurrence il y a des choses à dire encore faut-il avoir soi-même une pensée claire. Que la sociologie française soit malade, voila qui n'est pas neuf. Par contre, il y a de quoi s'étonner à voir que les militants deviendraient de grands craintifs ?

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On a bien écouté ce qu'il a dit... - le Ven 02 Mai 2014, 20:36

@Nessie a écrit:En réponse et comme suite aux remarques de Philaunet sur cette page du site de FC, je suggère de guetter régulièrement une disparition qui pourrait se produire, subrepticement :

a) la qualification "de souche" devrait sauter car elle est en désaccord complet avec le paradigme idéologique de la chaîne. En écoutant l'extrait on constate que la formule n'est pas présente dans le bobineau du sociologue interviewé (Pascal Favart) mais qu'elle a été ajoutée -avec guillemets de précaution- par le rédacteur de la page.

En effet, le prétendu sociologue utilise l'expression "nés de parents ou de grands-parents français" et ajoute cette phrase qui donne à réfléchir : "Dans le premier groupe, il y avait 90%, ce qui se dit parfois dans la littérature, de Gaulois".

Dans quelle littérature ? Celle d'Uderzo et de Goscinny ?

@Nessie a écrit:A part ça, on peut conseiller aux collectionneurs de bouillie sociologique tout le bobineau du sociologue Favart qui ne se risque pas à parler clair : il constate une différence de traitement selon l'origine de population et tout en laissant deviner des explications il sen tient là et feint la naïveté. C'est exactement le contraire d'un propos clair, or en l'occurrence il y a des choses à dire encore faut-il avoir soi-même une pensée claire. Que la sociologie française soit malade, voila qui n'est pas neuf. Par contre, il y a de quoi s'étonner à voir que les militants deviendraient de grands craintifs ?

Bouillie ? Voyons... pourtant M.  Favart dit très précisément : "Pour le dire très simple et je demande à vos auditeurs de bien écouter ce qu’on dit" (à 0’35" du 1er extrait) et maintenant  les termes apparaissant durant les 30 secondes qui suivent : "Peut-être, était peut-être, pas tout à fait, finalement, ce n’était pas forcément le cas,  je me suis dit waw, je ne sais pas comment vous le dire".

Pascal Favard, qui est professeur d'économie à l'unviversité [sic] de Tours, dit modestement "puisque je suis un scientifique", ce qui ne l'empêche pas à 4'30" (oui, oui, on vous a bien écouté, M.  Favart, et ce n'est qu'un début) d'énumérer des critères ainsi : "La profession, et patati et patata". Oui, c'est effectivement scientifique...

La suite est plus délectable. d'abord on impute un délit à un ensemble, lequel, on ne sait, mais la généralisation est le fort du "sociologue" : "Ça veut pas dire forcément le racisme bête et méchant qu’on pourrait imaginer et qu’on entend un peu partout, hein."

Où, "un peu partout" ?

Et enfin l'expression loufoque "loyers non-impayés" :

"Ça veut pas dire globalement que quand on est non européen, on, on, paie moins hein [comprendre : qu’on ne paie pas son loyer], ça veut dire que comme on est sans doute des phases [sic] plus compliquées, on a des problèmes de non-paiement. Il se trouve qu’il y a des problèmes de loyers non-impayés [sic] plus grands (1’40’’du 2e extrait).

Enfin la rigueur de la recherche des faits dans toute sa splendeur (à 2’07") : "On peut imaginer que les bailleurs sociaux se sont dit qu’ils savent, inconsciemment, que les gens non-européens ont plus de chance d’avoir un loyer non-impayé".

On admire. Franchement.

M. Favart a explicitement dit "je demande à vos auditeurs de bien écouter ce qu’on dit". C''est ce qui a été fait. On en tire les conclusions que l'on veut sur l'enseignement de l'économie à l'université de Tours et sur la rigueur du réalisateur de ce reportage qui met cette interview en ligne (le restera-t-elle ?).

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Publicité à M. Eric Chaverou de Pixel - le Ven 09 Mai 2014, 12:21

Connaissez-vous votre eurodéputé ?

Le reportage se termine par une longue et terriblement laborieuse interview au téléphone par Eric Chaverou où un certain Giuseppe Porcaro tente de justifier le clip « "Happy voting", inspiré du fameux titre de Pharell Williams*"» clip censé amener les jeunes à voter aux élections. C'est sûr que ça va être efficace et que ça se démarque de ce que l'interviewé appelle, pour la critiquer, la superficialité de la campagne 2009 sur le modèle MTV !

EC a dû lire, relire, faire relire son texte par Frédéric Says, le passer à la moulinette d'un correcteur automatique, car exceptionnellement on ne trouve pas de faute, hormis : « malgré le bénéfice que pourrait en tirer des adversaires politiques ».

* Je connaissais Billy Joel, mais pas Pharell Williams et son « fameux titre » Happy que je découvre grâce aux youngvoters via France Culture.  « Happiness is the truth » c'est le message très américain (voir clip original) de Pharell, le phare de la culture musicale, sur lequel les jeunes Européens calquent leur campagne de sensibilisation. Vive l'Europe et ses valeurs propres, effectivement...
Ce matraquage débile m'amène plutôt à soupirer comme Droopy :  You know what? I'm happy...

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« Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,/Et les mots pour le dire arrivent aisément. » - le Mar 13 Mai 2014, 18:07

Pour faire connaître l'art du tatouage à travers les âges, on forme de bien belles phrases telles que celle-ci : « De 15 boutiques ouvertes en 1982, celles-ci sont maintenant plus de 500 » ; on reproduit de façon aberrante des propos : « "Le tatouage s'est complètement banalisé, juge David Le Breton. On va finir par compter les gens dans la rue qui ne portent plus aucun tatouage" » ; on use sans modération de l'anglais : « underground », « ''fine art'' », « shops », « freaks shows » ; on se plaît aussi à représenter le passé : « Il [le tatouage] est la trace de l'esclavage dans la Rome antique, celle [qui est] imposée aux esclaves fugitifs et aux prostitués [sic]  par le Code noir de Colbert et, plus récemment, celle des Juifs exterminés dans les camps de concentration. » [Le Code noir ne concerne guère la prostitution (en général) ; M. Pierre Ropert semble s'être fondé sur Signes d'identité (dont il recommande la lecture) : « Les prostituées sont également marquées. D'Artagnan s'efforçant de retenir Milady, déchire sans le vouloir son peignoir de fine toile et ''avec un saisissement inexprimable, reconnut la fleur de lys, cette marque indélébile qu'imprime la main infamante du bourreau... Le jeune homme savait maintenant son secret, secret terrible, que tout le monde ignorait, excepté lui'' (Dumas, 1994, 415). Le Code noir, qui régit les relations aux esclaves dans les colonies, impose dès 1685 une fleur de lys sur la peau des fugitifs et toute une série de mutilations en cas de récidive » (p. 29). Puissance de la métonymie ! A France (in)Culture on lit comme on écrit (mal). Pour ce qui regarde le troisième et dernier attribut  (« celle des Juifs exterminés dans les camps de concentration »), il convient de préciser que seuls étaient tatoués les juifs qui furent internés dans les camps d'Auschwitz-Birkenau (et qui ne furent point assassinés tout de suite).]

http://www.franceculture.fr/2014-05-08-tatouage-l-art-dans-la-peau

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Trash contre gentils happy - le Jeu 15 Mai 2014, 09:32

@Philaunet a écrit:Connaissez-vous votre eurodéputé ?

Le reportage se termine par une longue et terriblement laborieuse interview au téléphone par Eric Chaverou où un certain Giuseppe Porcaro tente de justifier le clip « "Happy voting", inspiré du fameux titre de Pharell Williams*"» clip censé amener les jeunes à voter aux élections. C'est sûr que ça va être efficace et que ça se démarque de ce que l'interviewé appelle, pour la critiquer, la superficialité de la campagne 2009 sur le modèle MTV !

Entre le débile  Happy et ceci, le choix est vite fait. Mais il est peut-être possible de trouver une voix médiane pour ceux à qui le film d'animation déplairait...

Voteman, le héros trash qui incite les Danois à voter

Le documentaire multimédia     Page 3 sur 7

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