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L'ânerie du jour    Page 41 sur 43

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L'ânerie du jour - le Mar 17 Déc 2013, 14:45

Rappel du premier message :

On n'a que l'embarras du choix.

Conseil : faire court

Règle du jeu : chaque forumeur ne peut signaler qu'une ânerie par jour dans ce fil.
(Je vais devoir me contrôler sérieux si je veux pas cramer mon ticket chaque jour avant 8h59... )
= = = = =
Additif au règlement ce 6 juin 2014 :
De préférence l'ânerie distinguée doit avoir été émise le même jour que le post.
Par tolérance, on admettra dorénavant que le post peut distinguer une ânerie pour autant qu'elle a moins de 24h d'âge.
* * *

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Bruitage - le Ven 17 Fév 2017, 07:47

Marie Viennot nous entretient ce matin des perspectives économiques inquiétantes des stations de ski. Parfait. Elle nous parle des "finances publiques des communes" , des stations "opérées par le public"  que l'on attribuera à une rédaction bâclée  (et pourquoi, comme tous les journalistes de FC se croit-elle obligée de lire son texte le plus vite possible? ), passons. À un certain moment, elle cite le problème des canons à neige aux interventions coûteuses et , surprise, on entend brièvement le bruit infernal d'un canon à neige! Était- ce vraiment un de ces engins?  Le sèche-cheveux de la journaliste si pressée qui n'avait pu se sécher avant de venir au studio? Un bogue sonore? Je pense qu'il s'agit-là d'un essai d'illustration sonore. Attendons-nous à a voir bientôt des bruits de tirs ou de bombardement sur les interventions des spécialistes de politique internationale, de circulation automobile quand on parlera d'urbanisme, d'avions quand on évoquera… les avions. FC nous prend pour des demeurés.

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Re: L'ânerie du jour - le Mar 28 Fév 2017, 08:10

Classons cette intervention dans les âneries du jour parce qu'il n'existe pas de catégorie plus pertinente pour l'instant: "la c…e du jour", ou "la malhonnêteté du jour", par exemple. À 7 h 29, Erner nous annonce que FC dont la fonction (ou a-t-il parlé de mission?) est de parler de ce dont les autres médias ne parlent pas, va nous entretenir de la famine au Sud-Soudan et dans les régions sur-sahariennes et le Yémen. Erner écoute-il autre chose que FC? Lit-il… ou plutôt ne lit-il pas la presse? Ne regarde-t-il pas la télévision? Il se trouve que ce sujet est justement celui de la semaine dans la plupart des journaux: Arte en fait un sujet récurrent, les journaux, les magazines, tout le monde en parle, sans doute moins tant de par leur propre volonté qu'en résultat de campagnes de presse actives de grandes ONG et des agences de l'ONU. Donc FC ne fait rien d'extraordinaire, remplit sa tâche et sa mission, qui sont d'informer et il est assez lamentable de faire entendre cette petite musique d'auto-publicité, d'autocongratulation sur un sujet aussi  dramatique.

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Re: L'ânerie du jour - le Ven 03 Mar 2017, 07:58

Le terme de bobo est exaspérant, démodé, utilisé à tort et à travers. Ceci dit, il vient immédiatement à l'esprit quand on entend, pour illustrer les problèmes et le devenir de l'agriculture à l'occasion du Salon, qu'Erner se déplace dans la Drôme à la Ferme de la chèvre qui sourit, pour interroger sa fermière, Ines de Rancourt. Elle fait de délicieux fromages de chèvre bio de partout, elle est heureuse d'être appelée "paysanne", un si joli mot et le lever de soleil est si beau.
Ensuite, un paysan critique violemment l'Europe, veut bloquer les frontières. On souhaite bien du plaisir à ses collègues exportateurs (9 milliards d'€). La chèvre qui sourit reçoit 8000 € par an d'aides européennes. le protestataire 20 000 € (mais ce n'est pas grand chose dit-il,). Puis on repart sur les produits phytosanitaires… vrai problème, sauf que les braves agriculteurs français sont le plus gros utilisateurs de pesticides d'Europe.
Bref les entretiens à l'étable ne permettent pas d'y voir très clair, mais le lever de soleil est joli, et la mignonne Cabriole, la chevrette, mange le pantalon d'Ines…

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Re: L'ânerie du jour - le Ven 03 Mar 2017, 13:00

N' êtes-vous pas un peu injuste,Munstead.?.Je crois que lorsque des "bobos" comme l'était probablement Inès de Rancourt s'installent en agriculture et réussissent, on peut les admirer(évidemment, on ne sait pas si elle a ,éventuellement,profité d'aides familiales ou autres, qui l'auraient grandement aidée).

Quant à l'agriculteur qui veut que nous quittions l'Europe,il se fait de belles illusions, je suis d'accord.Mais 20 000€ de subventions, ce n'est pas forcément si énorme, étant donné les investissements auxquels sont poussés jusqu'à maintenant les agriculteurs(Beaucoup d'anciennes injonctions à se "moderniser" à tout prix, à utiliser massivement des pesticide sont en train de radicalement changer dans les lycées agricoles.On aborde une autre agriculture adaptée à l'environnement et non en faisant fi).

Une question très importante a été évoquée:le foncier.On n'en parle jamais dans les médias.Les villes et villages s'agrandissent sans cesse au dépens des bonnes terres(et contrairement à ce que pensent beaucoup d'"écolos", la qualité de la terre est primordiale, on ne peut pas cultiver du blé dans du compost!).

Un autre aspect juste effleuré:si beaucoup d'agriculteurs se mettaient en bio, les prix s'écrouleraient?Je ne sais pas quoi en penser

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Re: L'ânerie du jour - le Ven 03 Mar 2017, 14:19

antonia(http://www.regardfc.com/t609p410-l-anerie-du-jour#28159) a écrit:N' êtes-vous pas un peu injuste,Munstead.?.Je crois que lorsque des "bobos" comme l'était probablement Inès de Rancourt s'installent en agriculture et réussissent, on peut les admirer(évidemment, on ne sait pas si elle a ,éventuellement,profité d'aides familiales ou autres, qui l'auraient grandement aidée).
r
Non, je ne pense pas l'être. Et admiration, non, je ne vois pas pourquoi. Je leur souhaite bien sûr d'être heureux et prospères. Il se trouve que je vis à la campagne dans un département rural et connais un peu le problème. Bravo donc à madame de Rancourt et vive la chèvre qui rit. Je voulais simplement dire que lorsque l'on est une chaîne nationale, de culture de surcroît, que l'on s'intéresse à l'agriculture à l'occasion du Salon (FC doit-il absolument suivre ce genre d'actualité promotionnelle et participer à la saturation de l'espace médiatique par un événement dont, profondément, 9 France,çais sur 10 se fichent)?) se déplacer dans une ferme assez caricaturale du retour à la terre dirty chic me semble un peu… risible.  Même si les picadons d'Ines sont absolument délicieux, les 8000 € de subventions leur apportent sans douteun peu plus de saveur. En revanche, ces gens qui refusent l'Europe, sauf ses subventions, me semblent manquer de cohérence, à moins qu'ils ne considèrent qu'à jamais leur métier ne sera rentable sans subventions.Si l'ail ne paye plus, il y a peut-être autre chose à faire. Je connais des dizaines de paysans du Tarn qui vivent fort bien de leur ail. Bref, le paysan drômois me fait penser à ces agriculteurs anglais ou gallois favorables au Brexit  et qui sont en train de réaliser qu'ils ont scié leur branche.

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Re: L'ânerie du jour - le Lun 06 Mar 2017, 07:27

Après quelques minauderies triviales  avec Emilie Chaudet qui vient de débiter à vitesse maximum un texte immédiatement oublié, le billet d'humeur d'Erner. Il se lamente de ce que, dans cette campagne présidentielle, on ne parle pas des programmes, mais que d'histoires qui ne font pas l'Histoire ou quelque chose comme ça. L'originalité de cette remarque est boulversifiante. Il enchaîne sur  la présentation de son journal, qui sera axé sur Fillon "j'y suis, j'y reste", commentaires convenus, rappel du meeting de la veille etc.
On rêve d'une station de radio culturelle aux tiroirs débordant d'économies, d'historiens, de sociologues, de spécialistes labellisés en tous genres, qui auraient dit: nous ne parlerons pratiquement pas de la campagne, mais uniquement des programmes et organiserons chaque jour des débats autour des propositions de tous les candidats. Mais, là, on rêve et la station n'est pas FC.

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Québec - le Ven 14 Avr 2017, 08:14

peu avant huit heures un linguiste spécialiste de la francophonie nous explique calmement que si nous, les Français, acceptons mal le français parlé par les Québécois, c'est parce qu'il s'agit d'une langue d'ouvriers alors que nous apprécions que le français à l'étranger soit parlé par les élites, comme au Liban. Aucune réaction d'Erner bien sûr sur ce nouvel avatar bourdieusien. D'une part, je ne sache pas que les français n'aiment pas le québécois. C'est même plutôt le contraire. Nous sommes en sympathie avec cette langue issue du de notre français des XVI, XVII et XVIII e siècles qui a évolué différemment parce que coupée de la métropole. Par ailleurs," langue d'ouvrier" est d'une stupidité rare, pour une langue issue du français parlé par les paysans de la métropole, chacun emportant avec soi son patois. Ce n'est pas la langue des ouvriers de la révolution industrielle ou après. Ceci dit, il existe un québécois populaire et un québécois de l'enseignement, qui est le français. Le québécois populaire, envahi par les mots anglais, est en perte de vitesse au profit du français enseigné à l'école et à l'Université. Ceci est une autre histoire. Et nous avons beaucoup de respect pour les Québécois, au point de nous inspirer souvent de leur inventivité politique et sociale.

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Wajdi Mouawad dans la matinale comme un coucou dans un igloo à phoques en alaska - le Sam 15 Avr 2017, 17:09

munstead(http://www.regardfc.com/t609p410-l-anerie-du-jour#28227) a écrit:peu avant huit heures un linguiste spécialiste de la francophonie nous explique calmement que si nous, les Français, acceptons mal le français parlé par les Québécois, c'est parce qu'il s'agit d'une langue d'ouvriers alors que nous apprécions que le français à l'étranger soit parlé par les élites, comme au Liban. Aucune réaction d'Erner bien sûr sur ce nouvel avatar bourdieusien. D'une part, je ne sache pas que les français n'aiment pas le québécois. C'est même plutôt le contraire. Nous sommes en sympathie avec cette langue issue du de notre français des XVI, XVII et XVIII e siècles qui a évolué différemment parce que coupée de la métropole. Par ailleurs," langue d'ouvrier" est d'une stupidité rare, pour une langue issue du français parlé par les paysans de la métropole, chacun emportant avec soi son patois. Ce n'est pas la langue des ouvriers de la révolution industrielle ou après. Ceci dit, il existe  un québécois populaire et un québécois de l'enseignement, qui est le français. Le québécois populaire, envahi par les mots anglais, est en perte de vitesse au profit du français enseigné à l'école et à l'Université. Ceci est une autre histoire. Et nous avons beaucoup de respect pour les Québécois, au point de nous inspirer souvent de leur inventivité politique et sociale.

J'essayais d'écouter ce que Pascal Ory pouvait bien avoir à dire sur l'identité, ce sujet si rarement traité dans les émissions de France Ex-Culture. La présence de Wajdi Mouawad, enfant chéri de la chaine sur-présent dans les émissions de poésie théâtreuse (engagée) et de théâtre poétique (engagé), me faisait redouter le pire. A l'écoute de sa sortie sur la représentation sociale du québecois -la langue comme la personne- chez le français social-raciste, force m'est de reconnaître que je n'ai pas été déçu. Stupéfiante était cette assertion sociologique en trois parties : les français n'aiment pas la langue québecoise / le Québec est le seul endroit du monde où l'élite n'est pas francophone / les français n'aiment pas ce qui est ouvrier. Mélangez, touillez, le résultat est aveuglant.

Pas de doute : ce jeune homme est un créateur et un poète. Un sociologue ? On aimerait savoir. J'ai été étonné  d'entendre si peu de réaction en provenance de Pascal Ory pourtant scientifique chevronné ès sciences historico-herméneutiques,  et encore plus étonné du mutisme de Guillaume Erner, pourtant familier des retours-automatiques comme en témoignent chaque matin ou presque ses ".. par exemple ?", ses ".. c'est-à-dire ?" et autres "... mais encore ?", toutes relances brillantes par lesquelles il parvient à donner l'illusion de tenir quelque rôle dans les interviews de la matinale. Mais cette fois, Guillaume Erner était probablement plongé dans la lecture d'un tweet ou bien trop occupé à rédiger sa transition avant le journal, à moins que subitement conscient de son propre niveau en sociologie, il ait choisi courageusement la fuite.

Anyway, il n'est pas certain que Guillaume Erner ait suivi en sociologie un cursus complet. L'Université (Paris IV) qui lui a décerné son doctorat accueillait alors en second cycle des étudiants venus d'autres horizons ; par exemple la licence de philosophie : mais peut-être aussi le Brevet d'études professionnel agricole, qui sait ? (option décoration florale). A l'écoute d'une théorie aussi décoiffante que celle de Wajdi Mouawad -et surtout envoyée sur un ton aussi affirmé- quand on se respecte en tant que sociologue la moindre des réactions est de réclamer quelque étayage. A défaut, on ouvre la porte à la sociologie façon Houellebecq : la sociologie canada-dry. Munstead a pointé récemment l'imprégnation Bourdieusienne de Guillaume Erner. Bien qu'elle ne lui soit point venue de l'Université mais plutôt de ses 10 années de Radio France, il est aneffet à redouter que Bourdisme aidant, toute la sociologie bidonnée susceptible de passer dans son studio (avec ou sans dérivation en provenance de La Grande Table) ait automatiquement droit de Cité aux Matins. On attend avec un grand intérêt le face à face entre Marcel Gauchet et Edouard Louis, où Erner en arbitre soucieux d'équilibrer les chances donnera au fasciste Gauchet un micro ne fonctionnant que par tranches de 15 secondes.

Le pire est que cette ânerie de Wajdi Mouawad même improbable se tient assez bien sociologiquement parlant, du moins elle aurait tout à fait sa place disons dans un TD de fin de première année : comment s'assurer d'abord que les tenants et les aboutissants sont dotés de quelque réalité, comment mettre la question en problématique, comment évaluer une hypothèse, enfin quel test élaborer pour confirmer ou infirmer la thèse qu'il y a bien un lien ? Test comparatif ? Proposition de mécanismes ? Il est plus probable qu'il s'agit là  de fantasmes militants. Les français qui sont (je veux dire "ceux d'entre eux qui sont") de grossiers personnages n'apprécient peut-être pas l'accent québecois parce qu'ils le trouvent ridiculement plouc ; quant aux français qui aiment la langue chantournée et imagée, ils sont plutôt admiratifs de la façon dont la langue québecoise est tout à la fois aussi poétique et aussi résistante à l'anglais, contrairement au slang importé jadis à Montréal en provenance du Nouveau-Brunswick -le chiac, à ne pas confondre avec le joual-  qui dans les années 70 néologisait à tout va sur la base d'anglicismes vulgaires. Mais le plus sûr est qu'en général, la plupart des français s'en soucient autant que de leur premier Larousse du débutant et ont autre chose à penser que la place de leur langue dans les élites de la francophonie, chose dont Wajdi Mouawad en bon enfant chéri de France Culture, devrait aller s'enquérir in situ dans les pays du maghreb. Anattendant ce jour, formulons une hypothèse pour dégager en touche : peut-être Wajdi Mouawad, homme dont les voyages intercontinentaux sont payés par les subventions à la culture, a-t-il réellement observé cette aversion .... chez les français expatriés au Québec, dont il est à redouter que leur arrogance (sans parler de leur accent français à la con) leur attire quelque animosité symétrique en provenance des cousins de la Belle province. Dès lors, soyons résolument Weberiens plutôt que Bourdieusiens, mettons nous un peu à la place des gens et ne multiplions point les hypothèses au-delà du nécessaire, au risque certes de ne plus avoir grand chose à dire qui fasse ronronner d'aise le producteur de France In-Culture et son auditeur imaginaire.

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A l'intention de ceux qui prennent mon pseudonyme pour un bouclier : mon identité n'est ni affichée ni dissimulée.
Pour la trouver il suffit de suivre le fil de mon profil.

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Re: L'ânerie du jour - le Mer 03 Mai 2017, 06:23

Encore une sacrée interview d’Eric Chaverou (décidément), qui est allé chercher l’auteur d’un documentaire intitulé : Présidentielle, une épreuve d’artistes, diffusé sur la chaîne Public Sénat le 11 mars 2017, pour nous conter les rapports des hommes politiques avec les artistes pendant leur campagne présidentielle. C’est vrai que c’est exactement ce que les lecteurs du site franceculture.fr attendent de cette quinzaine d’entre-deux tours.

Accrochez-vous, le niveau de connerie est élevé : "Aujourd'hui, en politique, l'artiste est un figurant. Un visage et plus du tout une voix !" (1er mai 2017). Tout d’abord douchons tout de suite les espoirs des futurs internautes. À la place du mot artiste, comprenez plutôt le people ou la personnalité publique en mal de notoriété passager. Rien à voir avec une femme ou un homme élaborant une pensée matérialisée par une production plus ou moins artistique.

Voyons comme le sujet est bien introduit : Yves Azeroual nous a confié comment il voyait la scène politico-artistique française évoluer, à quelques jours d'un second tour avec Marine Le Pen.

Evacuer sciemment le nom d’Emmanuel Macron fait une fois de plus le jeu du parti anti-démocrate et la publicité croissante de la candidate citée. Consternant. Mais pas autant que les réponses du réalisateur Yves Azeroual. À la première question :

Pourquoi les artistes se mobilisent moins contre le Front national, et en ordre dispersé ?

En 2002, on a vu que la majorité des artistes, et cela dépassait ce monde, s'est mobilisée. Comme un seul homme, partout en France. Aujourd'hui, on voit bien que cette mobilisation n'est plus unanime et que surtout elle est désordonnée, parfois maladroite. On l'a vu via les réseaux sociaux encore récemment où Benjamin Biolay (tweet retiré), Mathieu Kassovitz ou Gilles Lelouche (retiré également) ont insulté Nicolas Dupont-Aignan, qui avait rejoint Marine Le Pen. Moi, je vois une raison évidente, mais cachée, à cela, c'est que si les célébrités soutiennent Emmanuel Macron, leur public, lui, soutient Marine Le Pen. Il y a près de 8 millions d'électeurs qui l'ont choisie. Aujourd'hui, les artistes ne s'engagent pas, ne s'engagent plus, parce qu'ils ne veulent pas froisser leur public, tout simplement. Et ne pas perdre des ventes d'album et des entrées de concert par exemple.


Ce bloc de texte résume tout l’entretien accordé. Fantasme (le « monde » des artistes) ; approximation (si les célébrités soutiennent Emmanuel Macron, leur public, lui, soutient Marine Le Pen = de quelles célébrités parle-t-il ? On s’en fout, tout le monde dans le même sac !) ; Contradiction (Benjamin Biolay (tweet retiré), Mathieu Kassovitz ou Gilles Lelouche (retiré également) ont insulté Nicolas Dupont-Aignan / versus / les artistes ne s'engagent pas, ne s'engagent plus) ; Dons de voyance (qu'ils ne veulent pas froisser leur public, tout simplement. Et ne pas perdre des ventes d'album et des entrées de concert par exemple)

Perdre du temps à disséquer les assertions de monsieur Azeroual ne servirait à rien :

- Les artistes ne vont donc pas s'engager de manière visible contre Marine Le Pen. Ce sont des individualités, mais il n'y aura plus cette mobilisation générale. Peut-être aussi que les artistes ont intégré, selon eux, que Marine n'est pas Jean-Marie, mais souvenons nous de 2002 (Relisons ça nom de non : les artistes ont intégré, selon eux, que Marine n'est pas Jean-Marie)

- Je pense que la raison inavouée est que les artistes ont compris qu'ils ne devaient confondre leurs sentiments personnels avec leur public. (Connait Facebook ce monsieur ?)

- (...) ce n'est pas parce que j'écoute Yannick Noah que je suis nécessairement de gauche, et ce n'est pas parce que j'écoute Doc Gynéco et Faudel que je suis nécessairement de droite. (Ah bon ?)

- C'est vrai que cela montre bien que la voix des artistes aujourd'hui ne porte plus, et surtout, ils sont dans un marécage idéologique, un attentisme idéologique, qui ne favorise pas les prises de position. On ne sait plus très bien pour qui les artistes sont. Eux-mêmes sont un peu perdus. (Ca tabasse dur)

- Il y a deux figures, deux icônes du cinéma français, Brigitte Bardot et Alain Delon, qui ont toujours manifesté des accointances, des idéologies proches du Front national. Mais c'est ancien. cela date du père de Marine Le Pen. Et ce sont des icônes "en bout de parcours", ils ne disent plus grand chose aux nouvelles générations. (Doit pas beaucoup regarder le programme d'Arte ce brave homme)

Auditeur-lecteur passez votre chemin et Éric Chaverou, éteignez votre télé.

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Soyons gentils. - le Ven 05 Mai 2017, 07:50

Classons ce qui suit dans les âneries, pour être gentil. Dans son journal de 7 H, Catherine Duthu nous annonce froidement que l'éducation nationale ne fait pas partie des priorités des candidats… Le second chantier d'Emmanuel Macron est, comme chacun peut le lire dans son programme ou sa profession de foi,… l'éducation. Que les enseignants se soient peu fait entendre pendant la campagne, c'est une autre chose et il faudrait le leur demander, eux si prompts à manifester, à protester, à faire grève plusieurs fois dans l'année. Mais il faudrait aller leur poser la question et c'est fatiguant. Donc, disons que les candidats ne s'intéressent pas à l'éducation et hop! le problème est réglé. Et puis mettre les deux candidats sur un même plan, c'est tellement agréable…

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Re: L'ânerie du jour - le Lun 08 Mai 2017, 08:55

En ce lendemain d'élection, Erner reçoit Régis Debray. Pour la seconde fois de la semaine. Celui-ci vient de sortir un petit livre montrant, selon lui, que nous nous sommes américanisés. On est confondu par l'originalité de cette observation et encore plus en cette période marquée par l'irruption de Trump et les réactions de l'opinion française et européenne à cette farce. Tout au long de ce très long entretien, Erner, le sociologue diplômé, tient à ramener systématiquement (20 fois peut-être!) Debray vers une critique de Macron, l'Américain, le moderne (quelle horreur!), celui qui a condamné la culture française, qui vient de nulle part (??) quasi protestant (via Ricœur), etc. Debray esquive le piège à chaque fois, Erner revient la charge deux questions plus loin. Il condamne le harcèlement sexuel mais le harcèlement intellectuel ne lui pose aucun cas de conscience. La campagne anti-Macron en vue des législatives a commencé.

Tout petit détail: Erner parle du discours de Macron "dans la cour carrée du Louvre". Soit il manque de sens de l'observation, soit il ne connaît pas le Louvre et ne sait donc pas que la cour carrée n'a rien à voir avec la cour Napoléon parfois appelée esplanade de la pyramide.

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