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Des producteurs de France Culture    Page 15 sur 15

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La parité ? Ce n'est pas gagné. - le Jeu 19 Juil 2018, 08:31

Par qui sont faites les émissions de France Culture ? L'exemple d'une journée, celle du  mercredi 18 juillet 2018.

7h-9h : Les Matins d'été par Olivia Gesbert et Julie Gacon
9h-11h : Grande traversée par Judith Perrignon
11h-12h : Les Masterclasses par Delphine Chaume
12h45-13h30 : La Grande table d'été par Maylis Besserie
13h30-14h : Les Pieds sur terre par Sonia Kronlund
15h-16h La Série musicale d'été par Lise-Marie Barré et Marie Richeux, ci-après  [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/17397-18.07.2018-ITEMA_21745825-13.mp3" debut="00:02" fin="01:04"] (au fait, vous êtes sur France Culture).
17h-18h : LSD, La série documentaire par Perrine Kervran
20h-21h : Avignon 2018 - Fictions  par Blandine Masson, Réalisation  Sophie-Aude Picon

Rediffusions en journée : Masterclasses ; Série musicale ; Grande traversée (voir ci-dessus)

12h-12h30 : Avoir raison avec Jules Michelet par Emmanuel Laurentin
14h30-15h : Le Comte de Monte-Cristo par Philippe Garbit (deux phrases de présentation)
18h20-19h : Du Grain à moudre d'été par Raphaël Bourgois

Cette station emploie très majoritairement des femmes pour la production et la préparation d'émissions. Si, de surcroît, ces employées se présentent comme féministes à l'antenne, faut-il s'en étonner ? Non, il suffit de savoir que la direction de cette radio est assumée par Sandrine Treiner, féministe militante revendiquée, qui par exemple met l'antenne à la disposition de la Fondation des Femmes pour une manifestation féministe intitulée  Concours d'éloquence.

Est-il possible de revenir à un peu de raison, c'est-à-dire à la neutralité du service public, et à un minimum d'équilibre ?

Tout ceci ne date pas d'hier, comme diverses contributions passées le montrent,  celle-ci par exemple :  
Yann Sancatorze(http://www.regardfc.com/t370p80-le-paradigme-ideologique-de-france-culture#24831) a écrit:
"A l'occasion de la Journée internationale des droits de la femme, Christiane Taubira, a dressé, en dix mots, un inventaire des préjugés à l’égard des femmes. Elle sera toute la journée sur notre antenne pour déconstruire, entre chaque émission, dans des textes courts, savants et incisifs, le dictionnaire du sexisme.

Christiane Taubira sera sur France Culture mardi 8 mars 2016 de 6h30 à 21h.
8 mars 2016, Christiane Taubira, une grande voix pour les droits des femmes."


C'est ce qu'annonce la page FB de la station, donnant en lien ses entretiens pour A Voix Nue, dont le descriptif (pour une ministre encore en exercice à l'époque), nous confirme bien que France Culture est une agence idéologique sans une ombre de scepticisme, de doute ou même d'un certain devoir de réserve exigé pour un service public :

Christiane Taubira a un parcours de combattante. Celui d’une Guyanaise qui a eu très tôt l’envie d’en découdre avec des pratiques politiques d’un autre âge celui d’une idéaliste capable d’en appeler pêle-mêle à Malcolm X, Léon-Gontran Damas, Costa-Gavras pour ne pas sombrer dans la médiocrité celui enfin d’une femme politique habitée par le verbe et qui, malgré les couleuvres à avaler, continue de brandir son caractère, sa liberté comme son indépendance.

Pour les interventions de Mme Taubira plus récemment : Christiane Taubira, conseillère programmes à France Culture ? - le Mer 04 Juil 2018

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Re: Des producteurs de France Culture - le Lun 06 Aoû 2018, 20:28

Laurence Le Saux et Élise Racque nous apprennent dans un papier publié sur le site Télérama les départs des producteurs suivants :

Matthieu Conquet : le producteur de Continent Musiques migre sur France Inter, où il animera aussi une émission sur la musique.

Irène Omélianenko : on se souvient de sa voix musicale, présentant il y a peu Sur les docks. L’ancienne responsable du documentaire et de la création sonore de la station — aussi cofondatrice de l’Association pour le développement du documentaire radiophonique (Addor) — prend sa retraite.

Alain Kruger : créée en 2011, On ne parle pas la bouche pleine s’arrête, et son producteur ne sera plus sur les ondes de la chaîne où il dissertait de nourriture en y mêlant une bonne dose de culture.

Ainsi que d'un ancien de la station (en passe d'y revenir ?), officiant sur Radio Nova :

Xavier de la Porte : il était arrivé sur Nova en septembre pour densifier la grille avec son émission de débats d’actualité décalés, L’Heure de pointe, en fin d’après-midi. Mais la radio, qui cherche à faire des économies, a décidé d’écourter l’expérience. On n’y entendra plus l’ancien producteur de France Culture et ex-rédacteur en chef de Rue89.  

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Re: Des producteurs de France Culture - le Mar 07 Aoû 2018, 10:29

Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t639p140-des-producteurs-de-france-culture#30972) a écrit:Laurence Le Saux et Élise Racque nous apprennent dans un papier publié sur le site Télérama les départs des producteurs suivants  (...).
La rumeur voudrait aussi qu'Alain Finkielkraut soit remplacée par Christiane Taubira et que Jean-Noël Jeanneney cède sa place au binôme Geneviève Brisac/ Maylis de Kerangal pour une émission sur la littérature féminine contemporaine.

Plus sérieusement, on apprend également dans cet article "le départ" (l'éviction/la non-reconduction du contrat, etc) de France Musique :

Renaud Machart : on entendait son érudition sur les ondes de Musique depuis la fin des années 1980. Le producteur, aussi journaliste au Monde, a notamment animé Matinée opéra, Le mitan des musiciens ou, jusqu’à cette année, Zig Zag.

Gaëlle Le Gallic : les artistes en devenir étaient sa spécialité, elle les mettait en avant chaque samedi dans Génération jeunes interprètes.


Après Karine le Bail et d'autres piliers de la chaîne (je pense par exemple à Marc Dumont et Jean-François Zygel), tous évincés par décision directoriale, voici que ces valeurs sûres de la qualité radiophonique et de la connaissance sont remerciées. Pour quelles raisons ? On le sait pour Karine le Bail, mais il ne faut pas le dire. Pour ces deux-ci, on le saura indirectement. Le départ du premier n'est pas volontaire. Et celui de la seconde ?

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Julie Gacon (2) - le Jeu 16 Aoû 2018, 10:52

munstead(http://www.regardfc.com/t94p700-les-journaux-et-la-redaction-de-fc#31015) a écrit: (...) Ce matin, à partir de 7 h 30, Julie Gacon reçoit Thierry Fortin, représentant un de ces nombreux "observatoires" qui sont à l'observation ce que l'Inquisition était à la Justice. Celui-ci se consacre au commerce des armes. Cela tombe bien pour la toujours jeune Julie Gacon qui n'a rien perdu de la hargne anti-armes qu'éprouve en général la jeunesse au sortir du lycée. (...) Bref, Gacon est aux manettes et tient le cap.
Julie Gacon n''est pas une novice à France Culture, mais à l'instar des Richeux et Becdelièvre, la durée ne réduit pas l'immaturité, ni n'accroît la science..

Elle a été longtemps été la conductrice d'une médiocre émission : Sur la route de... Celle-ci se présentait comme une sorte d'exploration des régions de France. L'introduction en était risible, en voici une qui n'est pas la pire : [son mp3="https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/static/culture/sons/2014/09/s37/NET_FC_afdc53ac-3da7-4735-9a86-749b459bdf53.mp3" debut="00:25" fin="01:50"] Sur la route… d’un village sur le point de craquer, en Alsace 12 09 2014.

Sur la route de.. a été lancée en 2011 par Martin Quenehen, puis reprise par Olivia Gesbert en 2012 et définitivement confiée à Julie Gacon en 2013, il y a donc 5 ans.

Quelques mentions de l'émission dans ce forum : Sue la route des foulards noirs & Des voix et des ondes &... Julie Gacon post 16 de ce fil.

Progressivement, l'émission est devenue un clone des Pieds sur terre avec une introduction militante, comme celle de Sonia Kronlund.

Les derniers numéros de 2017 illustrent les passions revendicatives de la station. Aussi ne faut-il pas s'étonner de la promotion de Mme Gacon aux Matins, créneau militant s'il en est.

Sur la route... des nuits festives
LE 01/07/2017

Sur la route… de « l’autosuffisance alimentaire », à Albi
LE 24/06/2017

Sur la route… de la nouvelle « carte animale »
LE 17/06/2017

Sur la route… de la photo, mémoire d’un territoire
LE 10/06/2017

Sur la route
LE 03/06/2017
Emission en direct des Etonnants Voyageurs, à St Malo.

Sur la route... de la météo qui déraille ?
LE 27/05/2017

Sur la route… du Lyon-Turin
LE 20/05/2017

Sur la route… du troisième tour
LE 13/05/2017

Sur la route... d'une station balnéaire populaire en Picardie, en attendant le second tour
LE 06/05/2017

Sur la route… des « petits maires ». Cahier de doléances III
LE 29/04/2017

Sur la route... du transport fluvial
LE 22/04/2017

Sur la route… de la plus jeune commune de France : Val-de-reuil (Eure)
LE 15/04/2017

Sur la route… des ouvriers de Whirlpool
LE 08/04/2017

Sur la route… de l’avenir de Fessenheim
LE 01/04/2017

Sur la route... des citoyens. Cahier de doléances II
LE 25/03/2017

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Disparition de Michel Cazenave - le Sam 25 Aoû 2018, 21:49

Il y a quelques heures, je mentionnais Michel Cazenave pour son internention en 2002 dans une émission de François Angelier sur Alexandre Dumas L'abbé Faria, le maître d'Edmond Dantès rediffusée hier et voici que le portail de France Culture annonce ce soir : Michel Cazenave, figure de France Culture, est mort.

On a appris la mort le 20 août dernier de Michel Cazenave qui, parmi d'innombrables activités, travailla à France Culture de 1977 à 2009. En particulier aux commandes des "Vivants et les dieux" consacrée aux symboles et religions..

Poète, homme de théâtre et de télévision, enseignant, fin connaisseur de la psychanalyse et en particulier de l'oeuvre de Jung... l'écrivain Michel Cazenave est mort le 20 août dernier à l'âge de 76 ans. Cet érudit dont le site internet retrace en détail la vie et la pensée avait surtout été une figure importante de France Culture pendant plus de 30 ans.

Entré à France Culture en 1977, Michel Cazenave n'a plus quitté la chaîne jusqu'à sa retraite en 2009. Il y fut longtemps conseiller aux programmes, où il lança par exemple l'émission Une vie, une oeuvre, toujours à l'antenne aujourd'hui. Et, à partir de 1997, il produisit lui-même jusqu'à son départ de la radio l'émission Les Vivants et les dieux, qui traitait chaque semaine de questions spirituelles, religieuses et symboliques, comme Maître Eckhart, le soufisme, la franc-maçonnerie, le corps et l'esprit, le Nô, le chamanisme, la psychanalyse bien sûr, et tant d'autres.


France Culture fait bien les choses en donnant plusieurs émissions, surtout des plus récentes, à réécouter.

On se rappellera que Michel Cazenave, après avoir dû quitter France Culture, avait poursuivi ses activités radiophoniques sur son site ou,  comme invité, par exemple sur le site en lien dans ce billet Michel Cazenave - le Sam 19 Juil 2014 (voir aussi le post 29 suivant).

À propos d'Alain Veinstein, "débarqué" de France Culture, le post 30 de Nessie réfléchit à la création de web-radios individuelles.

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Un portrait de Guillaume Erner - le Mar 28 Aoû 2018, 10:35

Suite du post reproduit dans le fil La Chronique. Certains ont trouvé "étrange" que l'on s'intéresse, entre autres, aux activités parallèles d'Adèle Van Reeth ou encore à la manière dont Marie Richeux a été imposée à France Culture. Et pourtant cela explique bien l'omniprésence et les pratiques que l'on déplore sur cette antenne réduite à un petit groupe de personnes bien obéissantes au paradigme idéologique de la station et qui se ressemblent toutes. Merci à Nessie d'avoir eu l’œil attentif à l'époque (et à Jean-Luuc d'observer Twitter, la presse  ou les annonces de la station).
Nessie(http://www.regardfc.com/t639p90-des-producteurs-de-france-culture#27914) a écrit:Contenu du lien présenté au post précédent (article paru dans Téléobs le18 octobre 2015)

< < Sociologue, ex-vendeur de fringues devenu journaliste, il prend les commandes des "Matins". "TéléObs" l’a suivi en Turquie lors d’une émission spéciale consacrée aux migrants.

Istanbul, 25 septembre, 6h28. Au cinquième étage d’un hôtel perché sur une colline du quartier Cihangir, dans l’exiguïté de la chambre 501, trois mètres sur quatre avec vue plongeante sur les toits de la "deuxième Rome", une demi-douzaine de techniciens et de reporters de France Culture phosphorent et vibrionnent. Planté au milieu de cette ruche : Guillaume Erner, 47 ans, bombardé chef d’orchestre des "Matins" de France Culture depuis le départ précipité de Marc Voinchet, cet été, pour la direction de France Musique.

6h29, prise d’antenne dans une minute. A l’extérieur, c’est Byzance : le Bosphore, la remuante place Taksim à quelques dizaines de mètres. Dans cette chambre réaménagée en studio, Guillaume Erner, jean-baskets et yeux rieurs derrière des lunettes à montures épaisses, a la mine des gens sereins. 6h30 : l’heure H, enfin. Le voilà parti pour deux heures trente de direct, entre chroniques, interviews, revues de presse et reportages. Cette matinale un peu spéciale, prologue d’une journée entière consacrée aux routes de l’exil et au sort des deux millions de réfugiés syriens présents en Turquie, il la mène avec rondeur et tonicité. Les mêmes termes reviennent inlassablement dans sa bouche : exilés, migrants, réfugiés, passeurs.

Aussitôt la matinale achevée, Erner déambule dans les rues d’Istanbul et confie : "Il m’est impossible de traiter ce drame de manière purement théorique. Ces thèmes font trop écho à mon histoire personnelle." Mais encore ? Le voilà qui raconte, par le menu, le destin de ses grands-pères – polonais, juifs et communistes –, tous deux chassés de leur terre natale pour des raisons "mi-politiques, mi-religieuses", et condamnés à trouver refuge dans la France des années 1920. Il enchaîne avec une seconde anecdote, également issue de la mythologie familiale, avec cette fois la France occupée pour décor. "A 9 ans, ma mère a dû franchir, avec sa soeur, la ligne de démarcation avec un passeur dans une forêt corrézienne." Il conclut en rappelant comment son père s’est retrouvé, au même moment et à seulement 13 ans, à travailler dans une usine de confection. "Aujourd’hui, tout me ramène à ça. C’était il y a soixante-dix ans mais regardez autour de nous. On retrouve exactement la même situation en Turquie : la fuite, l’exil, les passeurs... Les réfugiés syriens, notamment des mômes d’une dizaine d’années, se retrouvent eux aussi obligés de bosser dans des usines de confection." Il marque un temps et reprend : "Je crois sincèrement que c’est le rôle du service public de se saisir de cette situation. Je ne vais pas vous faire un topo sur l’état des médias. Mais ce ne sont pas des gens sympathiques comme Vincent Bolloré qui vont tenter de donner sens au monde."

Lorsqu’au début de l’été, Sandrine Treiner, directrice de France Culture, lui propose la succession de Marc Voinchet, Erner fonce. "C’est le plus beau poste de la République. Après, tu peux crever, non ?" La proposition tombe, il est vrai, au bon moment : France Inter vient tout juste de mettre fin à "Service public", l’émission qu’il anime depuis quatre ans. Cette matinale, il se plaît à la définir ainsi : "Un mix entre une desk room et le Collège de France." Il aimerait désormais lui imprimer sa marque : "Utiliser sans doute davantage les sciences sociales pour expliquer le monde."

Avant la radio, Guillaume Erner a longtemps été dans le "schmattès", terme yiddish désignant les chiffons et les tissus. En 1990, pour financer des études de socio, il joue les commerciaux dans le Sentier, à Paris, pour le compte d’une enseigne de prêt-à-porter féminin : La City. "Une expérience vite ennuyeuse", balaie-t-il. Il planche en parallèle sur une thèse dédiée aux "modèles explicatifs de l’antisémitisme". Au début des années 2000, il stoppe net sa carrière dans les fringues, gagne ses galons de docteur en sociologie et, un peu par hasard, finit par publier, aux éditions La Découverte, "Victimes de la mode ?", bouquin qui lui vaudra une invitation chez Rebecca Manzoni sur France Inter. D’"Eclectik", où il a été chroniqueur, à "Service public", il y passera une dizaine d’années.

Sur Guillaume Erner, en vrac, on apprend aussi qu’il signera un livre sur le concept de célébrité début 2016, qu’il a trois enfants, qu’il est marié à Marie de Gandt, normalienne, agrégée de lettres et ex-plume de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, qu’il a intégré cette année l’équipe de "Charlie Hebdo" et qu’il se dit moins laïcard que ses petits camarades. "Je connaissais Charb depuis longtemps. Il me l’avait proposé. On en avait reparlé en novembre 2014. Il devait m’appeler en janvier dernier." Pour lui, "rejoindre “Charlie”, c’était un devoir moral".

Signé : Alexandre Le Drollec   > >

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Re: Des producteurs de France Culture - le Mar 28 Aoû 2018, 11:31

Oh! Non, je n'avais pas vu ce triste message !

J'écoutais cette nuit une émission de Michel Cazenave, un A voix nue de 1997 où il recevait la parole de Christian Jambet, rediffusé ces derniers jours ou plutôt ces dernières nuits à l'antenne.

C'était un plaisir que d'entendre sa voix d'érudit, capable de s'entretenir savamment de science, de religion, d'ésotérisme, de poésie ou de littérature. Son timbre, qui n'est pas sans parenté avec celui d'Etienne Klein, manquera, comme manque à l'antenne depuis longtemps le genre de finesse et d'humilité qui caractérisait ses productions.


Philaunet(http://www.regardfc.com/t639p140-des-producteurs-de-france-culture#31087) a écrit:
Il y a quelques heures, je mentionnais Michel Cazenave pour son internention en 2002 dans une émission de François Angelier sur Alexandre Dumas L'abbé Faria, le maître d'Edmond Dantès rediffusée hier et voici que le portail de France Culture annonce ce soir : Michel Cazenave, figure de France Culture, est mort :

On a appris la mort le 20 août dernier de Michel Cazenave qui, parmi d'innombrables activités, travailla à France Culture de 1977 à 2009. En particulier aux commandes des "Vivants et les dieux" consacrée aux symboles et religions..

Poète, homme de théâtre et de télévision, enseignant, fin connaisseur de la psychanalyse et en particulier de l'oeuvre de Jung... l'écrivain Michel Cazenave est mort le 20 août dernier à l'âge de 76 ans. Cet érudit dont le site internet retrace en détail la vie et la pensée avait surtout été une figure importante de France Culture pendant plus de 30 ans.

Entré à France Culture en 1977, Michel Cazenave n'a plus quitté la chaîne jusqu'à sa retraite en 2009. Il y fut longtemps conseiller aux programmes, où il lança par exemple l'émission Une vie, une oeuvre, toujours à l'antenne aujourd'hui. Et, à partir de 1997, il produisit lui-même jusqu'à son départ de la radio l'émission Les Vivants et les dieux, qui traitait chaque semaine de questions spirituelles, religieuses et symboliques, comme Maître Eckhart, le soufisme, la franc-maçonnerie, le corps et l'esprit, le Nô, le chamanisme, la psychanalyse bien sûr, et tant d'autres.


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France Culture fait bien les choses en donnant plusieurs émissions, surtout des plus récentes, à réécouter.

On se rappellera que Michel Cazenave, après avoir dû quitter France Culture, avait poursuivi ses activités radiophoniques sur son site ou,  comme invité, par exemple sur le site en lien dans ce billet Michel Cazenave - le Sam 19 Juil 2014 (voir aussi le post 29 suivant).

À propos d'Alain Veinstein, "débarqué" de France Culture, le post 30 de Nessie réfléchit à la création de web-radios individuelles.

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Hervé Gardette : six émissions hebdomadaires. C'est tout ? - le Sam 22 Sep 2018, 17:08

Hervé Gardette est bien loti par la directrice de la station : six émissions à teneur d'actualité politique et sociale par semaine à une heure de grande écoute, une par jour donc, sauf le dimanche (on ne sait pourquoi, ses collègues ont-ils réclamé une part du gâteau ?).

À côté de cela, aucune émission régulière sur les sciences du langage et les langues, aucune émission dédiée aux sciences naturelles, aucune émission dédiée aux contes, aux mythologies et à l'ethnologie.

En revanche pour l'actualité des faits divers politiques, pour le bavardage lu et entendu partout ailleurs, il y a pléthore de créneaux. L'ouverture (sur le néant), quoi...

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Florilège - le Mar 25 Sep 2018, 11:09

L'art de gâcher une émission en détournant le thème du débat, ou en énervant tout le monde, de vanter le pouvoir en place... c'est Brice Couturier dans ses œuvres. Bref florilège sur 7 mois.

"Est-ce que j'ai le droit de défendre les membres du gouvernement ?" [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10175-16.02.2018-ITEMA_21589589-0.mp3" debut="11:20" fin="11:45"] (16/02/2018)
Son comportement a déjà été commenté : Brice Couturier dans ses œuvres : Épisode 1

"Je voudrais juste la parole alors que les deux autres l'ont eue" [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10175-06.04.2018-ITEMA_21639720-0.mp3" debut="17:55" fin="18:10"] (06/04/2018)
Épisode 2. On remarque l'élégance de son langage à propos des "deux autres" : ses confrères présents...
Hervé Gardette essaie de le prendre avec humour mais finit par remettre sèchement BC à sa place.

"Est-ce que je peux continuer à parler ?" [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10175-21.09.2018-ITEMA_21818757-0.mp3" debut="09:10" fin="09:27"] (21/09/2018)
Le problème Brice Couturier a encore été souligné à cette occasion : Brice Couturier dans ses œuvres : Épisode 3

Trois dérapages en sept mois. L'obsession de se poser en victime. Écouter les interventions de M. Couturier étant assez pénible, même pour la bonne cause, les recherches se sont arrêtées là. Bravo à Hervé Gardette pour sa patience, et pour contenir malgré tout cet individu en le remettant à sa place.

La question qui se pose : comment se fait-il que Brice Couturier émarge encore sur le budget de France Culture ? Un monologue de 5 mn cinq jours par semaine, des interventions erratiques et perturbatrices dans le Grain à moudre... De quelles protections Brice Couturier bénéficie-t-il qui lui assurent son poste à FC, contre toute vraisemblance ?

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Re: Des producteurs de France Culture -

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