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Les programmes d'été sur France Culture : des trésors enfouis    Page 1 sur 4

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Les programmes d'été sur France Culture : des trésors enfouis - le Mar 11 Mar 2014, 11:04

Complément de novembre 2016 : le répertoire des fils de discussion associés au thème « Félicitations et critiques » se trouve ci-après.  Le fil où l'on ne dit que du bienLa pilule du bonheur ; Liste des émissions passées ou présentes à préserver et défendre ; Une jeunesse enthousiasmante de France et d'ailleurs ;  Si la playlist de grève vous donne des aigreurs ; Quelle est la vocation de ce forum ? ; Le paradigme idéologique de France Culture ; L'ânerie du jour ; Pourquoi encore écouter France Culture ? ; le sous-forum : Autres radios culturelles

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Des trésors enterrés. Et pas seulement aux archives, mais aussi dans la mémoire des auditeurs. Alors, sujet mémoriel ou sujet de collectionneur ? Les deux.

On oublie ou on néglige cette chose simple : des émissions d'été, que ce soient des émissions spéciales ou bien des séries, je veux dire des idées et des concepts il y en a au moins autant en août que dans l'année courante : il faut remplir la semaine entière, et chaque année ou presque, ça sera avec une forte part d'idées neuves.

Nous n'avons pas les moyens de faire le compte exact, mais mon sentiment est qu'il y en a environ autant en été que dans l'année courante. Et cela bien que l'été soit le moment des rediffusions, bien que certaines des formules estivales soient reconduites d'année en année, mais guère plus que les émissions de la grille de l'année courante, et plutôt moins car cette dernière est plus stable. On y a vu naître certaines émissions dont un ou plusieurs été auront permis l'élaboration : Mauvais Genre, Grain à moudre (sous le titre Contre-expertise), De Bouche à oreille. Cela dit, la plupart resteront ignorées des auditeurs qui partent en vacances sans leur radio. Ainsi en 25 ou 30 années de grilles d'été, les producteurs de France Culture en auront fourni, de ces séries courtes de 25 épisodes pour les quotidiennes, 5 ou 10 numéros pour celles du week-end. Dans les groupes d'auditeurs-collectionneurs, ces séries d'été sont parfois évoquées, et quand elles sont demandées, c'est d'autant plus ardemment que le souvenir en est, de plus en plus avec le temps qui passe, ténu et même très ténu.

Ainsi, combien d'inventaires de cinéma ou de littérature populaire dus à Noël Simsolo ou à François Angelier ? Combien d'entretiens au long cours, étalés sur 25 épisodes ? Combien de séries artistiques signées Jean Daive ? Combien de grandes figures du siècle (Kafka, Canetti, Joyce, Pierre Dac) densément évoquées pendant une semaine ou même un mois puis expédiées aux archives, peut-être pour toujours ? Combien de chantiers ouverts et aussitôt arrêtés, qui d'ailleurs ne méritaient peut-être pas plus, mais ont laissé quelques essais réussis, puis à leur tour oubliés. Oubliés vraiment ? Eh bien pour la majorité d'entre elles oui mais pas toujours, grâce aux rediffusions de la nuit. Et aux cassettes d'auditeurs. Et aux souvenirs des uns et des autres.




Avez-vous des souvenirs ?
Des cassettes dormantes peut-être ?
Des idées de filons pour les prospecteurs ?

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Chronique d'un été 30 ans après - le Mar 11 Mar 2014, 12:45

Toutes les séries d'été n'avaient pas la vocation ni même le pouvoir de durer plus qu'un mois d'août. En voici 2 exemples : tout à fait originales et précieuses, leur destin n'était pas de se prolonger. Elles auront duré, tout de même, à leur façon : exploitées en rediffusion d'été.

1991 : Chronique d'un été, 30 ans après.
Le producteur, Jean-Pierre Pagliano, se souvient de l'année 1961. Cette année-là, "Chronique d'un été" c'était le titre d'un film de Jean Rouch et Edgar Morin, produit par Anatole Dauman. Une aventure de cinéma direct, en fait un gros bricolage entre sociologie, caméras pas encore portables mais presque, et le son , ayayaye, les problèmes du son ! Où est le nagra ? Il est dans le sac à main de Marceline ! Epique, vraiment. Une date dans l'histoire du documentaire. De l'air du temps mis en bouteille. Accessoirement, un prix à Cannes. Dauman a toujours eu du flair, n'est-ce pas.
En 1991 nous voici 30 ans après cet été-là. Pagliano part à la recherche des protagonistes de l'aventure, et il en retrouvera quelques uns. Pas tous. Certains sont un peu amers. On apprend que Morin s'est fait rouler dans la farine par Jean Rouch qui a tiré le film vers son idée à lui. De Morin on apprend qu'Angelo dont la conscience sauciale était en voie d'apparition, a finalement choisi les pompes en croco et le costard-cravate mais personne ne peut dire si c'est celui du petit-chef ou bien celui du gigolo. Angelo qui dans le générique, voisine avec Régis Debray, dans un contrepoint comique entre le prolo et l'intello au ton snob. Joint au téléphone dans la 6eme, André Heinrich se montre quelque peu nostalgique, malgré un sentiment d'échec très perceptible. Le tout est aussi émouvant que le film de 1961. Cette belle série c'est une réussite.


("Chronique d'un été, 30 ans après" a été rediffusé intégralement à l'été 2004 - C'est une merveille)

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En attendant Furax - le Mar 11 Mar 2014, 12:45

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1989 : En attendant Furax - Signé Francis Blanche et compagnie.
Série de Janine Marc-Pezet et André Heinrich (encore lui) - 25 numéros d'une dizaine de minutes : de la compilation d'archives puisées dans des réserves fort anciennes, provenant de l'immédiat après-guerre.
Et de quoi s'agit-il ? Des premiers pas de Francis Blanche à la radio, bien avant la grande époque des canulars et des feuilletons. C'est donc tout à fait historique : en ces années-là, le filon principal de Blanche c'est la radio parodique, en un temps où la télévision est tout juste balbutiante et où le média-roi c'est bien la radio : Francis Blanche s'inspire de ce qui existe, les reportages, le documentaire, les publicités et les auditeurs au téléphone. En fait de radio, tout ça sent aussi son cabaret avec la présence de Pierre Dac, car parmi ces extraits d'époque on trouve aussi quelques captations de répètes à l'ABC (celui du Boulevard Poissonnière), les meetings du Parti d'en rire, et les essais de Radio-Meu-Meu.
Outre Blanche et Dac, on entend pas mal de monde : Robert Dhéry et Colette Brosset, Gérard Calvi (car ce sont aussi les premiers pas des Branquignols), Michel Serrault, l'orfèvre en réalisation Pierre-Arnaud (de Chassy-Poulay) et les souvenirs de Pierre Tchernia, C'est amusant, parfois c'est bricolo et mal foutu en diable du moins pour les chutes et les répètes. Par contre les interviews-souvenir réalisées pour l'occasion sont impec, et les sujets radio d'époque, eux, sont plutôt bien bouclés.

(Rediffusé de 2004 à 2006 en sortie des nuits de FC, parfois tel quel parfois recollés-remontés - Et là j'ai réussi à en attraper quelques uns, sans le faire exprès d'ailleurs et pas toujours en entier, en général j'avais programmé l'enregistrement du truc précédent qui devait être un Mémoire du siècle ou une matinée des autres et après, coup de pot,  il restait de la bande)

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1991 : Un été avec Pagnol - le Mar 25 Mar 2014, 14:25

Dans la plupart des cas, les émissions d'été se rappellent à notre souvenir par le programme des nuits. Lors du dernier week-end c'était dans la Nuit Rêvée de Paul Otchakovsky-Laurens : juste après le premier entretien, Geneviève Huttin présente un numéro d'une série qui avait été donnée en août 1991 : Un été avec Pagnol. C'était une quotidienne de 25 épisodes, diffusée du 29 juillet au 30 août. Elle avait été composée par Claire Chancel à partir d'archives des années 58 et 59, où Pagnol lisait au micro de Pierre Lhoste des pages de ses deux volumes de souvenirs d'enfance.  Réalisation de Malika Mezgach (pour l'année 1991, car pour les enregistrements originaux on n'en sait rien). En l'occurrence le numéro proposé est tiré de La gloire de mon père.




(cet épisode, le n°4, est disponible à l'écoute sur cette page du site de France Culture)

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Petits discours du philosophe - Eté 89 - le Mer 02 Avr 2014, 11:51

Apparemment il ne s'agit pas là d'un trésor des Caraïbes. C'est plutôt une petite boîte trouvée dans un grenier, or dans ces boîtes il y a parfois des bonnes surprises. Ainsi vendredi dernier, le 28 mars à 2h30 les Nuits ont diffusé un numéro des "Petits discours du philosophe". En 1989 cette brève de moins de 10 minutes passait en fin de la matinale quotidienne de Francesca Piolot et Alain Poulanges, matinale qui s'appelait alors "Carnets d'été". La formule était composée entendez qu'elle accueillait différentes rubriques, mais c'était nettement moins saucissonné que ce qu'on nous sert maintenant dans la grille d'été entre 7h et 9h.

Pour la dernière partie vers 8h15, Christine Goémé avait tendu le micro à 25 philosophes mais pas tous en même temps hein plutôt un chaque jour. Dans la liste-programme on reconnait les noms de certains qui sont devenus (ou étaient déjà) des invités habitués des studios de France Culture : Myriam Revault d'Allonnnes, Barbara Cassin, André Conte-Spongieux, MicheL Deguy, Jacques Rancière, Jean-Luc Nancy, Benny Lévy, Heinz Wisman, Bernard Sichère, Geneviève Fraisse, Jean-Pierre Faye, Philippe Lacoue-Labarthe, ou encore (hum) Christian Jambet. Et puis on y trouve aussi des gens moins présents dans les couloirs de RF, comme Jacqueline Lagrée, Patrice Henriot, Marie-Claire Galpérine, Janine Chanteur, Jacqueline Lichtenstein, Marie-Hélène Belin, Catherine Kintzler, et d'autres dont les noms ne me disent rien étant donné mon inculture crasse en matière de philo.

L'invité du numéro servi cette nuit-là était Alain Badiou. Il parlait de l'amour. C'était nul, comme toujours avec lui quand il ne milite pas car dans ces cas là au moins, on peut s'instruire sur ce que deviendraient les libertés en France si c'est tout le pays qui était dirigé depuis la rue d'Ulm et non plus seulement 95% de la philosophie officielle, misère...

Enfin, les Nuits n'ont jamais été très généreuses de cette brève de 8h15. Peut-être en auront nous quelques autres numéros dans les temps à venir. Mais peut-être aussi que des auditeurs de 1989 lisent ce fil, des auditeurs qui ont des souvenirs de la matinale de ces temps-là, et peut-être même des souvenirs enregistrés sur ces rubans magnétiques qu'on appelait des cassettes, ma cassette, ma cassette !!

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Eté 78 - Les origines du roman populaire en France (série hebdo, 4 épisodes) - le Jeu 03 Avr 2014, 16:39

Ce fil sur le programme d'été, il vivait déjà avant d'avoir vécu. La preuve on l'obtiendra en passant par notre fil de discussion sur "Mauvais genres" et là atassion nous allons faire style : alors que d'autres s'esclament, moi je m'esplique : ce lien mystérieux renvoie non pas en deux coups de cul hier à Pau mais successivement dans deux fils du forum avec tout au bout un programme des Nuits qui est à notre recherche des émissions de l'été ce que l'oeuf du serpent est au ruban moucheté comme dirait Conan Doyle. En clair : le présent fil avait là un précurseur parfait.

En ces temps-là (juin 2013) il s'agissait d'annoncer la rediffusion dans le programme nocturne, d'une série du mois d'août 1978 consacrée aux maitres et précurseurs du roman populaire français. Eh oui 35 ans plus tôt, en un temps où il n'y avait point de François Angelier sur nos ondes préférées car il était encore en culottes courtes en train de rejouer Marathon man autour du lac de Gérardmer dans le bien compréhensible dessein de survivre à un happening horrifique local inspiré du Clébard des Baskerville. En clair : pris en chasse par un chien colossal, Angelier découvre le suspense, le vrai, pas celui du cinéma. C'est grâce à son coeur de coureur de fond qu'Angelier doit d'avoir ce jour-là sauvé alors la peau de ses fesses en les soustrayant à la convoitise des canines (doublement bien nommées) de l'animal. Toutefois l'incident le marqua à vie. Plusieurs années après il pénétrait plus avant dans l'horreur quand non plus en short mais en bermuda, c'est juché sur le genou droit de Jean Lebrun qu'il s'initiait à la radio tout en échangeant des coups de lance-pierre avec l'arriviste installé sur le genou gauche et qui avait nom déjà Marc Voinchet. C'est complètement hors-sujet ce que je vous raconte là, désireux que je suis de me faire pardonner le quasi-copié collé qui vient maintenant pour remettre en mémoire une série d'été, un véritable trésor enfoui cette fois et qui dort depuis Juin de l'an dernier 2013 dans les archives des collectionneurs.

C'est donc une ensemble de 4 émissions sur les origines du roman populaire en France où alternent des extraits lus ou joués, et des points de vue d'invités le plus souvent inconnus car ce sont parfois de simples lecteurs, des collectionneurs devenus revuistes, ou des libraires-bouquinistes spécialisés, avec çà et là quelques romanciers infiltrés comme Léo Malet, Gilles Nelod, parfois essayistes comme Jean-Baptiste Baronian, critiques comme Jean-Louis Bory, ou spécialistes auteurs d'anthologie comme Jacques Van Herp. Le dernier épisode accueille un cinéaste en la personne de Pierre Prévert.

- On y trouve Léo Malet dans deux numéros dont le premier à l'occasion d'un débat portant les auteurs feuilletonnistes oubliés, avant de passer à la revue des auteurs ayant conservé leur célébrité : Ponson du terrail, Paul Féval pour le cycle des "Habits noirs", Souvestre & Allain, Gaston Leroux, Maurice Leblanc.
- Le deuxième épisode est survolé par la présence d'Alexandre Dumas, avec Gilbert Sigaux dans le rôle du discutant. Précédé par D'Arlincourt, Zévaco, Paul Féval cette fois pour "Le bossu", Gustave Aimard et Paul d'Ivoi. On y entendra Gilbert Sigaux et Gilles Nelod.
- La troisième émission perd de son unité à rassembler romans de moeurs, roman sentimentaux, romans sauciaux. C'est dans ce 3eme volet qu'on découvrira le plus grand nombre d'auteurs véritablement oubliés, et d'ouvrages démodés qui prêtent à sourire notamment les collections parues chez Arthème Fayard. C'est donc, sur les 4, le plus instructif et le plus historique. Toutefois pour ne pas froisser les auditeurs superficiellement érudits, il s'achève avec Eugène Sue évoqué par Jean-Louis Bory.
- Le dernier chapitre évite Jules Verne et Rosny-aîné, jugés trop connus et largement évadés du second rayon. Au profit de : Jean de la Hire, Frédéric Soulié qui recycle les influences du fantastique anglo-saxon (présenté par Jean-Baptiste Baronian que les auditeurs du Panorama n'ont pas oublié), de nouveau Ponson du Terrail et Gaston Leroux, René Thévenin, le Commandant de Wailly, Paul d'Ivoi, Gustave Le Rouge, Louis Boussenard. La première moitié de l'émission est dominée par l'érudition de Jacques Van Herp. Au bout d'une heure l'auditeur aura le plaisir de la participation de Pierre Prévert venu donner le point de vue du cinéaste. Il établit un parallèle entre le feuilleton de presse et le feuilleton de cinéma, avant de passer à un équivalent moderne : ses propres "Compagnons de Baal", feuilleton réalisé à l'ORTF à la fin des années 60. Avant une brève conclusion de l'ensemble, ce numéro s'achève de nouveau avec Jean-Louis Bory venu présenter une autre face d'Eugène Sue, celle d'un Ange du bizarre.

A part ça, chaque numéro s'ouvre par une présentation générale d'Yves-Olivier Martin. Aux moments des scènes jouées et des pages lues on peut s'amuser à reconnaitre quelques voix connues de l'auditeur parmi lesquelles celle de Jean-Roger Caussimon, et puis il y a aussi l'inévitable Jean Negroni.

4 émissions de Pierre Dupriez et Serge Martel. Ouverture de chaque épisode avec Yves-Olivier Martin. Réalisation de Jean-Jacques Vierne.

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Henri Guillemin raconte Verlaine - le Mer 09 Avr 2014, 21:14

France Culture comme moyen de diffusion de contenus de qualité : « Grands écrivains, grandes conférences », le 23.08.2013 Le drame de Paul Verlaine par Henri Guillemin (Chaîne nationale le 23 juillet 1956).

Autant vous dire que la parole d'Henri Guillemin est de celles qui vous happent et ne vous lâchent plus. Une petite demi-heure pour sentir ce qu'est la voix d'un orateur passionné, vigoureux, connaissant son Verlaine sur le bout des doigts. Après cela, si vous ne trouvez pas soporifiques les actuels après-midis (ou d'autres moments de la journée) de France Culture ...

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Archives d'archives - le Mer 09 Avr 2014, 23:07

@Philaunet a écrit:France Culture comme moyen de diffusion de contenus de qualité : « Grands écrivains, grandes conférences », le 23.08.2013 Le drame de Paul Verlaine par Henri Guillemin (Chaîne nationale le 23 juillet 1956)
Mais mais mais par la barbe du prophète, n'est ce pas ce même Guillemin qu'on a entendu lundi dernier dans la matinale, le temps d'un clin d'oeil ? Ce personnage inclassable, orateur décapant, conteur énergique, à la fois provocateur et déboulonneur de mythes, et en même temps cul-béni du Sillon atassion c'est pas du Plenel même si c'est pas non plus du Braudel. En fait c'est plutôt un moyen-terme entre Michelet et Alain Decaux.  
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Alors il y avait des conf's de Guillemin dans les rediffusions d'été, et pas seulement dans les Nuits de FC ? Hé, c'est que dans ce cas, le producteur est le même qui explore les fonds d'archive : c'est Philippe Garbit.

En créant ce fil, je n'avais pas pensé à ça : quand on y réfléchit et d'ailleurs quand on n'y réfléchit pas c'est tout aussi vrai, mais voila que Garbit est quand même un gros rusé. Il a trouvé le moyen de perpétuer le service des émissions d'archives pendant l'été, alors que l'équipe de nuit baisse le rideau pour laisser la place aux multidiffusions nocturnes, de retour pour 5 semaines et sans qu'on sache pourquoi d'ailleurs. Principe absurde entre tous et qui heureusement a été presque complètement abandonné pendant l'année courante, où il ne survit que la rediffusion de "Sur les docks" à 5h du matin, et là non plus on ne devine pas pour quelle raison. Mais on en voit les conséquences : pendant l'été, l'auditeur serait privé de son programme d'archives ? Mais voyons qu'à cela ne tienne : Garbit depuis quelques été a recréé une tranche exprès et même deux certaines années, au beau milieu des après-midis du mois d'août : l'une adopte la thématique des grands-reportages, puisés dans le passé disons les 50's et les 60's, c'est Archives du Continent. L'autre pour rediffuser de la culture à l'état pur et sous la forme de la conférence, forme ringarde pour les branchés qui déglinguent cette station mais forme essentielle pour qui apprécie le contenu sans les colifichets du narcissisme radiophonique. Le titre : Grands écrivains, grandes conférences. Le fonds est vaste : Conférences des annales, conférences de l'Unesco, etc.

Et parce que le site de France Culture ne saurait être mauvais en tout, on constate que non seulement tout ça reste disponible à la réécoute, mais encore les pages Garbit tranchent sur les autres en ce qu'elles ne sont pas des pépinières de fautes.

Reste plus qu'à les trouver ces pages, et là il est vrai qu'elles échappent à l'affichage, il faut chercher un peu, oh pas longtemps et ce post vous a donné ci-dessus les liens vers la dernière année disponible. Les autres années se dénicheront plus ou moins aisément :
- pour les Grandes conférences, on trouve la commande sur la partie droite de l'écran. Notre forum vous économise cet effort en vous donnant ici le lien vers les pages de l'été 2012

- pour les archives, rien de tout ça peut-être parce que le principe a été arrêté en 2013 (mais on espère le retrouver en 2014). Il faut dire que la commande d'Archives (vers les étés précédents) aurait été frauduleuse. Et pourquoi ? Mais parce que des archives d'archives ça ferait des archives au carré pardi ! Bertrand Russell n'aurait pas apprécié, mais alors pas du tout. C'est certainement pour cette raison que les liens permettant de passer d'une année à l'autre sont absents de cette page. On clickera donc selon le cas sur ce lien pour 2011 et sur ce lien pour 2012. Les deux pages semblent identiques ; pour la première seule l'année apparait dans l'image de couverture, mais on s'y retrouve en vérifiant les dates des émissions offertes en réécoute dès la première page.

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Henri Guillemin évoque Rimbaud - le Mar 15 Avr 2014, 19:41

@Nessie a écrit:
@Philaunet a écrit:France Culture comme moyen de diffusion de contenus de qualité : « Grands écrivains, grandes conférences », le 23.08.2013 Le drame de Paul Verlaine par Henri Guillemin (Chaîne nationale le 23 juillet 1956)
Mais mais mais par la barbe du prophète, n'est ce pas ce même Guillemin qu'on a entendu lundi dernier dans la matinale, le temps d'un clin d'oeil ? Ce personnage inclassable, orateur décapant, conteur énergique, à la fois provocateur et déboulonneur de mythes, et en même temps cul-béni du Sillon atassion c'est pas du Plenel même si c'est pas non plus du Braudel. En fait c'est plutôt un moyen-terme entre Michelet et Alain Decaux.  
(...)

Orateur décapant, c'est le moins qu'on puisse dire ! Dans la seconde conférence à l'occasion du 100ème anniversaire de la naissance d’Arthur Rimbaud (première diffusion sur la Chaîne nationale le 7 mars 1955), le public ne peut retenir ses applaudissements.  Ce n'est pas le pasteur Jim Jones, mais en tous les cas il n'a rien à envier aux prédicateurs évangélistes américains... Une évocation mémorable de Rimbaud !

Ici un extrait vers la fin de la conférence, l'ensemble est du même tonneau (attention, ça décoiffe !) :
[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2013/08/s35/GRANDS_ECRIVAINS%2C_GRANDES_CONFERENCES_-_ARCHIVES.ITE_00059611_RSCE.MP3" debut="54:55" fin="56:13"]

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Chronique d'un été - Livraison partielle - le Lun 28 Avr 2014, 16:42

Chronique d'un été - On en a dit quelques mots plus haut dans ce fil. C'est la première série qu'on a voulu présenter ici, juste après l'ouverture du sujet.

Coup de pot pour nous, voici que les Nuits de FC diffusent depuis cette semaine et pour trois lundis une sélection de la série de Jean-Pierre Pagliano. C'est une sélection : trois livraisons de trois épisodes, Pourquoi une sélection ? Pourquoi trois fois une heure ? On ne sait pas. L'ensemble des 25 numéros aurait pu tenir aussi bien en huit livraisons d'une heure (un peu plus long pour la dernière) ce qui n'est pas beaucoup plus difficile à caser : les Nuits nous ont offert au complet des merveilles tout aussi merveilleuses mais aussi volumineuses sinon davantage : séries historiques sur la guerre d'Algérie ou sur Mai 68 ; série feuilletonnesque du Docteur Cornélius. Alors huit fois une heure, ça ne passe pas ? Tous les lundis pendant deux mois c'est trop long ? Oui peut-être mais en ce cas on pouvait adopter une autre solution, par exemple une livraison pour chacune des semaines de ce mois d'août, ce qui donnait cinq livraisons de 100 minutes.

Autre énigme : c'est la voix de Marc Floriot qui introduit cette sélection. Pourquoi ? Comment ? Floriot dont le nom a disparu du générique des nuits, dont il a longtemps été le plus érudit des producteurs, si bon connaisseur de tous ses sujets mais encore et aussi de tous les recoins d'archives puisqu'il avait longtemps oeuvré auprès de Claire Chancel dans la série Radio-Archives. Floriot disparu de la scène radiophonique espérons que c'est par discrétion ou parce qu'il a mieux à faire ou bien touché par l'âge de la retraite ce qui lui permettrait de mettre à profit sa vaste culture  et ses qualités de professionnel, qui ne peuvent que manquer à la chaîne. Et maintenant, combien de ses introductions savamment dosées les Nuits de FC ont-elles encore en réserve ?

Voici le programme des 3 livraisons :

Lundi 28 avril
- Episode 1 : La genèse du projet racontée par Jean Rouch
- Episode 2 : Le point de vue d'Edgar Morin sur la naissance du film
- Episode 4 : Marceline (Loridan). Loridan après cette infiltration dans le milieu du cinéma documentaire, en viendra à rencontrer Joris Ivens. Devenue Marceline Loridan-Ivens, elle oeuvre auprès de lui pendant plus de 30 ans. Sur le tard elle devint une icône vivante du France Culture militant, celui dont nous endurons actuellement les excès de propagande. Cela dit, la présence de Marceline Loridan aux micros de France Culture c'est un excès qu'on ne sera jamais tenté de blâmer.

Lundi 5 mai - De 01h30 à 02h35 :
- Episode 7 : Michel Brault, opérateur sur le tournage. Un grand nom du cinéma documentaire
- Episode 9 : Landry, étudiant ivoirien qu'on retrouvera dans le film suivant de Rouch (La punition)
- Episode 11 : Edgar Morin parle des années 60, un tournant pour la société française.

Lundi 12 mai - De 01h35 à 02h40
- Episode 13 : Angelo, idéal-type de l'ouvrier en voie de libération
- Episode 24 : 30 ans après, Rouch et Morin font leur autocritique
- Episode 25 : En conclusion, une autre chronique de 1991 ?

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