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Les programmes d'été sur France Culture    Page 24 sur 31

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Les programmes d'été sur France Culture - le Jeu 27 Aoû 2009, 08:15

Rappel du premier message :

Les perles et les navets de l'été 2009

La grille d'été bientôt connaître sa fin, celle de la rentrée vient de paraître, on peut donc déposer un premier bilan de l'été qui s'achève.

D'habitude, l'été, on a droit a un redressement du culturel, et a un traitement en longueur qu'on aimerait voir pratiquer l'année. Cette fois, ça a été particulièrement léger.

Première émission qui, chose baroque, fait partie des deux catégories - perle et navet - à la fois, les matins d'été :

* Les invités de première partie parlent de sujets variés et intéressants, ils semblent eux-même particulièrement calés.

* Florian Delorme mène un rythme dans ses entretiens très profitable à la discussion, il ne s'excite pas, et n'hésite pas à laisser son interlocuteurs développer son propos. Ses questions rentre assez vite dans le dur et l'interessant des sujets, il évite de se complaire à leur superficie, comme on l'a trop souvent entendu chez Ali Baddou.

Malheureusement :

* Les chroniques sont horribles :face: ! Les téléchroniques de Mauriac, avec les 40 génériques musicaux mixés qui les commencent, les découpent et les terminent sont insupportables. La voix de l'animatrice, le ton des musiquette, rappellent à peu près "les enfants de la télé", pire du pire!

La chronique d'actualité culturelle est aussi difficile à avaler : Raphaëllle Le Pen a une lecture de collégienne, elle a parfois l'air de manier des mots trop gros pour elle.

Un objet singulièrement baroque, ces matins. Je crains que ceux à venir ne présentent qu'une seule face en revanche... On verra.


:face:  :face:
* * *

231
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/h/ erratique - le Mer 15 Juil 2015, 19:22

Jean-Luuc a écrit:Cela m'avait frappé à l'écoute du premier et cela s'est confirmé à la diffusion du deuxième épisode de la Grande traversée consacrée à Woody Allen, intitulée "Manhattan ou le cordon ombilical" : la prononciation de Judith Perrignon est bigrement hasardeuse et d'un bout à l'autre du numéro, un même mot n'est pas entendu deux fois pareillement.

S'agissant principalement de noms anglais, le problème vient du "h" tantôt muet, tantôt aspiré de façon impropre. Il y en a un quand il ne faut pas et pas quand il en faudrait. (...)

Mazette, quelle écoute ! Au casque ? En tous les cas, voilà un relevé très minutieux qui pourrait servir à France Culture, par exemple pour décider d'offrir à des producteurs les cours de langue dont ils ont besoin.

Ci-dessous une partie de vos observations (le player a toujours environ 10 seconde d'avance sur le podcast) mentionnées dans le post 9 ci-dessus :

"Hannie Hall" [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/07/s29/RF_12561B7B-5611-4FA2-ACAE-EB24765931EE_GENE.MP3" debut="11:24" fin="11:28"]
Upper East Side, prononcé "hupper heast side" [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/07/s29/RF_12561B7B-5611-4FA2-ACAE-EB24765931EE_GENE.MP3" debut="13:02" fin="13:08"]
"Ed Sullivan Show" prononcé "Hed Sullivan Show" [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/07/s29/RF_12561B7B-5611-4FA2-ACAE-EB24765931EE_GENE.MP3" debut="46:26" fin="46:30"]
A 12'47'', Man"h"attan apparaît puis disparaît sans raison à 12'55'' pour devenir "Manatane" [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/07/s29/RF_12561B7B-5611-4FA2-ACAE-EB24765931EE_GENE.MP3" debut="12:38" fin="12:50"]
Le mot "penthouse"  tantôt prononcé "pentaouze" à 16'36'',
[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/07/s29/RF_12561B7B-5611-4FA2-ACAE-EB24765931EE_GENE.MP3" debut="16:25" fin="16:31"]
tantôt presque correctement à 50'51''. [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/07/s29/RF_12561B7B-5611-4FA2-ACAE-EB24765931EE_GENE.MP3" debut="50:43" fin="50:47"]

Sur les deux derniers, je ne serai pas si pointilleux, le /h/ de la première occurrence étant discret, mais présent.

J'apprécie grandement votre contribution. D'autres (à France Inculture ?) trouveront qu'il ne faut pas écouter la station aussi attentivement. Et pourtant si !

Jean-Luuc 

232
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Re: Les programmes d'été sur France Culture - le Jeu 16 Juil 2015, 00:37

Merci Philaunet pour votre aide précieuse. Les exemples sont ainsi bien plus parlants.

Mon écoute n'est pas optimale, le son provient provient des enceintes d'un ordinateur. Mais la réécoute se fait au casque et vérifie ou infirme mon pressentiment. Cette histoire de prononciation me rappelle la scène de Les 400 coups où le meilleur ami d'Antoine Doinel, René, doit répéter le mot "father" à son professeur d'anglais. Face à l'agacement du professeur devant ses difficultés, René lâche : "Mais tout le monde ne peut pas dire comme vous dites M'sieur".

On dirait qu'il n'est pas le seul.

233
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La grande hache - le Jeu 16 Juil 2015, 12:06

ADADA
IMAMI
ANONA

234
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Quel h avez-vous, Judith Perrignon ? - le Jeu 16 Juil 2015, 14:19

Antoine Arnoux a écrit: (...)
Voici quelques autres exemples tirés de l'émission diffusée ce matin.
Hanna et ses soeurs, se dit « Anna et ses soeurs »,
[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/07/s29/WL-ITE_00074533_RSCE-10.mp3" debut="60:00" fin="60:04"]
Annie Hall, « Hannie Hall »,
[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/07/s29/WL-ITE_00074533_RSCE-10.mp3" debut="61:32" fin="61:36"]
et le patron de United Artists, « le patron d'Unitêd hartist ».
[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/07/s29/WL-ITE_00074533_RSCE-10.mp3" debut="63:02" fin="63:11"]
P.S. :  « Là qu'il repète sa clarinette » (extrait de la présentation).
http://www.franceculture.fr/emission-grande-traversee-woody-allen-stories-woody-allen-tourner-sans-jamais-s-arreter-2015-07-16

C'est une conjuration ! Pauvre Judith Perrignon ! Smile Quoique... le système scolaire n'est pas seul en cause (on y fait peu de phonétique). Si l'on se lance dans une entreprise de 10h d'émission comme "Grande traversée Woody Allen stories", une série qui potentiellement pourrait faire oeuvre patrimoniale, il faudrait au moins maîtriser la prononciation des titres de film, s'ils sont en anglais. Il faudrait également ne pas prendre le ton narratif de Sonia Kronlund quand elle était au fond de la dépression.

J'aime beaucoup  le signalement de "le patron de United Artists, [devenant] « le patron d'Unitêd hartist »" où l'on entend donc "Ounailletaide hhârtist" qui montre ce que Jean-Luuc a bien relevé : l'absence de /h/ quand il est nécessaire et sa présence quand il ne le faut pas (ce qui est pire selon moi, car cela montre  qu'on sait prononcer un /h/ mais qu'on le place n'importe où "pour faire anglais" !).

Je suis plus mitigé sur la remarque  signalant comme critiquable que "Hanna et ses soeurs, se dit « Anna et ses soeurs »" parce que le titre est dit en français et que la convention est de ne pas prononcer le /h/ initial. Je ne pense pas que quiconque prononce le prénom "Henry "avec son /h/ quand on cite en français la tragédie Henry IV de l'auteur non-anglais par excellence, Shakespeare...

235
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Souvent la prononciation de Mme Perrignon varie... - le Jeu 16 Juil 2015, 16:39

ADADA
IMAMI
ANONA

236
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Saint-Simon par Jean de la Varende - le Dim 19 Juil 2015, 16:54

Saint-Simon, témoin du grand siècle, par Jean de la Varende, première diffusion sur la Chaîne nationale le 9 mai 1955, voilà pour l'été une écoute que l'on peut trouver très rafraîchissante si l'on est las de voir au programme de l'été 2015 des émissions socio-politiques qui reprennent les sujets débattus et rebattus toute l'année.

C'était ici dans Saint-Simon et Marivaux en août 2013 (pas trop enfoui, donc, encore en écoute). Philippe Garbit présente la première conférence (environ trente minutes) ainsi : « Si vous éprouvez une vraie passion pour l’Histoire-qui fait accéder à la vérité ; si vous vous intéressez aux lettres de sur-séance, aux lettres d’Etat, aux complications de l’apanage, à la diaprure qui entoure le Roi ; si vous appréciez les observations cruelles sur la cour, les coteries, les luttes diverses, petites ou grandioses, les vengeances mesquines ; si vous aimez les littérateurs incisifs, qui veulent voir et savoir…et dont le style est idéal pour dresser les portraits  physiques, psychologiques critiques, comiques des uns et des autres…savourez la conférence qui vient, donnée le 9 mai 1955 par Jean de la Varende, consacrée à celui qui allait mourir pauvre, méconnu, et que Proust a tant admiré : Saint-Simon. ».

Ce qu'il ne dit pas : Jean de la Varende a beaucoup d'humour (une qualité qui va de pair avec l'intelligence et qui a donc disparu du France Culture actuel au profit de la fausse bonne humeur et de ses ricanements stupides). Il a aussi une passion pour son sujet, est pédagogue et savant. Les comparaisons sont parfois cruelles...

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Leur histôaare... - le Lun 20 Juil 2015, 16:00

Dans le fil Errare France Culture est sous le titre Etymologie populaire

Antoine Arnoux a écrit:Telle Françoise qui « assimila[it] volontiers les mots nouveaux à ceux qu'elle connaissait déjà »*, Mme Mathilde Wagman**, parlant de l'ours, dit à M. Pastoureau : « (…) par exempleuh dans la mythologie grecque hein euh on peut citer l'histoire de la nymphe Calypso qui est transformée par la déesse Artémis en ourseuh femelle (…). »
[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/07/s29/RF_AFBEE20D-3782-4B9F-B691-341443319CE8_GENE.MP3" debut="08:05" fin="08:47"]
Mme Wagman substitue Calypso (Καλυψώ) à Callistô (Καλλιστώ). Par politesse ou par galanterie ou par négligence ou par découragement  ou par surdité, M. Pastoureau ne relève ni ne corrige cette méprise.  

*Dans Le côté de Guermantes, Françoise dit ainsi « Julien » au lieu de Jupien, « Alger » au lieu d'Angers.
**Dont, dans ces parages, on a la semaine passée justement chanté les louanges.
http://www.franceculture.fr/emission-les-animaux-ont-aussi-leur-histoire-l-ours-portrait-d-un-roi-dechu-2015-07-19

Mathilde (hélas revenue) Wagman : « Michel Pastoureau nous conte (...) les déboires d’un animal célèbre ». Pourquoi les « déboires » ? Un animal a-t-il des déboires tout d'abord ? Si oui, est-ce le sujet de Michel Pastoureau (visiblement las devant ce flot de paroles creuses) ?  Non. Mais « déboires » s'inscrit dans l'horizon mental de notre MW parce que la dynamique de quoi que ce soit à FC passe par les malheurs et les conflits. A France Culture, « faut qu'ça saigne ». Attention, ce n'est pas tout :
[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/07/s29/RF_AFBEE20D-3782-4B9F-B691-341443319CE8_GENE.MP3" debut="00:34" fin="02:45"]

J'aime assez qu'une jeune femme embauchée parce qu'elle a moins de trente ans et qu'elle est de sexe féminin  ( ? ) dise que les auditeurs ont reconnu la musique d'une série diffusée il y a 51 ans, en 1964, à la télé, alors qu'Olivier Poivre d'Arvor considère les auditeurs de plus de 35-40 ans comme des « amidonnés » ou des arriérés et que tout est fait pour que les auditeurs de plus de cinquante ans soient exclus du public de cette radio.  

Et puis enfin, s'attarder sur Nicolas et Pimprenelle, n'est-ce pas insulter les tenants des « gender studies » ? Vite un rectificatif pour signaler l'insupportable image du patriarcat qu'incarne Nounours et la non moins insupportable assignation des enfants à leur sexe génétique.

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Walter Scott - le Lun 20 Juil 2015, 22:48

Mais que faisait Regards sur France Culture en 1971 ? Nessie, écoutiez-vous déjà France Culture en août de cette année-là ?  Jean-Luuc, Antoine Arnoux, qu'eussiez-vous écrit après avoir entendu Roger Bodart parlant d'un personnage de  Shakespeare (cet auteur non-anglais selon Py 0) ainsi  ?  [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2013/08/s32/RF_51B191B1-DA46-441E-97FB-E83A57B72D7D_GENE.MP3" debut="09:30" fin="09:39"]

C'était le 05 août 2013 (on écluse, on écluse) dans Grands écrivains, grandes conférences, William Shakespeare et Walter Scott.  J'avoue avoir coupé peu après Amlé pour passer à 29'45 à la vie et l'oeuvre de Walter Scott retracées par Raymond Las Vergnas*. Tout à fait intéressant, notamment concernant l'influence que l'auteur écossais a eue sur les Français. Et puis, pensez donc, on frémit en apprenant que n'eût été le laudanum lui permettant de surmonter ses crises de coliques hépatiques, jamais Scott n'eût écrit The Bride of Lammermoor et donc jamais l'on n'aurait entendu Maria Callas chanter la Lucia de Donizetti ! Inimaginable ! Comme le dit Las Vergnas, on peut dire merci à l'opium d'avoir permis à Scott d'écrire son oeuvre.

* (...) hommage à un écrivain dont la gloire fut, très vite européenne, que Mérimée, Hugo, Balzac, Lamartine, reconnurent comme un maître ! Tout le monde parlait de Walter Scott : les écrivains, donc, mais aussi les peintres, les musiciens-et bien sûr ses lecteurs, ce qui est l’essentiel !

>> Walter Scott, une gloire européenne, par Raymond Las Vergnas, première diffusion sur France Culture le 17 août 1971

239
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Blabla dans le sud - le Mar 21 Juil 2015, 19:53

« Les Rencontres de Pétrarque », chaque année le creux du creux. Comment peut-on croire que l'on fait de la radio dans un environnement comme celui de cette photo ? Liberté : comment concilier sécurité et libertés? Et quel spectateur a envie de regarder cette tribune ?

Déjà que le sujet est propice à enfoncer des portes ouvertes (il n'y a pas de liberté sans sécurité, reformulé sous diverses formes, mais en moins imaginatif que dans Exercices de style de Queneau), mais en plus en plein air. Car, oui, le plein air fait de la mauvaise radio (je ne parle pas du genre du dialogue intimiste dans un jardin à la Colette Fellous ou au bord d'un chemin à la Catherine Soullard).

Il n'y a qu'à voir les émissions de la BBC "recorded in front of an audience", c'est généralement superficiel et redondant. Forcément, l'espace, le nombre de personnes regardées, le bruit ne favorisent pas la concentration et l'intérêt pour le fond. Ce ne serait pas grave si l'auditeur écoutait dans les mêmes conditions, mais en général ce dernier est dans un endroit clos et seul (l'écoute au casque dans un wagon crée une relative solitude). Aussi y a-t-il un véritable décalage entre la diffusion de propos convenus et les attentes d'un auditeur de radio. Le public peut être sensible à ce qu'il voit, ses voisins, les vieux murs et par exemple le tilleul, « bicentenaire », comme le rappelle la ministre au présentateur interloqué . Ou il peut encore entrer dans sa bonne impression la douceur de l'air et les parfums de la nature. Le public de plein air ou de spectacles est toujours moins exigeant sur le fond qu'un auditeur de radio qui écoute et c'est tout.

Et pourtant à quoi assiste-ton depuis quelques années à France Culture ? À un nombre toujours plus grand de diffusions de débats et spectacles (lectures, pièces en direct, échanges philo à la Enthoven, etc) conçus pour être vus et entendus en public dans une scénographie spécifique. Que des micros soient branchés n'en font pas des émissions de radio, qui, rappelons-le, s'adressent à un public ayant sa nature  propre.

Tout ceci pour dire que les débats et spectacles d'abord réalisés en public font de la radio de peu d'intérêt. Si l'on me pardonne l'anglicisme, c'est « cheap », vaguement méprisant pour l'auditeur de radio qui est la 5e roue du carrosse et qui ne participe pas à la fête initiale, mais à qui l'on en donne des échos sans intérêt.

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Re: Les programmes d'été sur France Culture - le Mer 22 Juil 2015, 12:14

Que d'ironie dans cette matinée du 22 juillet : 2 heures de Winston Churchill encadrées par une matinale et un débat en public tous deux saturés du paradigme maison :

La matinale, marchant sur deux jambes si l'on peut dire : d'une part le parler-creux de la Ministre de la culture, farcie de langue de bois et de formules lénifiantes le tout comme à son habitude parlant pour ne rien dire ; et d'autre part le corporatisme maison bourré d'auto-satisfaction : France Culture est unique, il faut la sauver pour sauver ses missions et il faut sauver l'emploi dans la maison. En ignorant complètement bien sûr que les missions ne devraient pas être de lutter contre l'inégalité et contre la droite, mais de proposer un contenu culturel, chose qui ne cesse de s'effacer du programme depuis 15 ans.

Après les 2 heures de Churchill qui sont comme un bol de bon sens politique, et largement plus humaniste que cette palinodie éculée, voici revenir l'heure du baratin : de 11h à midi, un débat en public où le mot inégalité est prononcé plus d'une fois par minute, et c'est à un taux à peine plus bas qu'on entend des faussetés sociologiques : disons une fois par minute environ. Ces faussetés relèvent soit du mensonge idéologique, soit de l'aberration de raisonnement.

Comme on en relève une par minute, je propose le jeu suivant à l'usage des amateurs d'algorithmes qui sont aussi aprfois gourmands de jeux philosophiques :
a) tirer un chiffre au hasard entre 1 et 60
b) écouter dans ce débat la minute considérée
c) isoler le sophisme ou le mensonge
d) jouer à le réfuter (budget-temps : 30 secondes de réflexion affranchie du bourrage de crâne maison)
e) repérer la seconde initiant la prise de parole de l'intervenant
f) recommencer l'opération avec ce dernier chiffre nécessairement compris entre 1 et 60.
f') si le système de détermination du chiffre vient à boucler (ce qui arrive tôt ou tard), effectuer un nouveau tirage et cela autant de fois qu'il sera nécessaire pour réunir la collection complète (cardinal : environ 60).

Puisque ces gens s'amusent comme ils le peuvent, à nous d'en faire autant, ness pas.


Et cette caricature d'humanisme saucio-politique, comme celle qu'a signalé Philaunet dans le post précédent est la matière des Rencontres de Pétrarque en 2015. Quelle dégringolade en comparaison des années passées ! Et quelle dégringolade aussi dans l'animation où l'on reconnait des voix pleines d'auto-satisfaction : Pierre Birnbaum, Hervé Gardette qui ont le niveau de philosophie politique des rejetons de famille syndicaliste ce que l'un des deux au moins n'est pas.

Il y a pourtant bien des choses à retenir de ce débat caricatural : parmi les débatteurs un des invités, dont le propos n'est d'ailleurs pas exempt d'erreurs, donne presque de lui-même la piste qui permettrait de retourner le propos et, en évacuant l'inégalité, d'aller à l'essentiel : comment fournir le minimum requis à tous, que ce soit en dignité, en savoir, en niveau de vie. L'égalité n'a rien à y voir, rien à y faire. Et qui écoutera ce débat en ayant présent à l'esprit le sophisme égalitaire qui en est le fondement, celui-là entendra en pointillés bien d'autres choses que celles qui sont dites, tandis que le programme de redressement se dessine de lui-même ou presque. Allez donc voir vous même si vous ne me croyez pas....

Rêveur, je laisse défiler la suite du programme et j'entends Alain Kruger introduire son émissions ainsi "J'ai beaucoup de chance que je suis à table avec deux invitées....".  
Formule intéressante, peut-être gagnée au contact exclusif d'étrangers migrant inscrits en FLE ?

_________________
A l'intention de ceux qui prennent mon pseudonyme pour un bouclier : mon identité n'est ni affichée ni dissimulée.
Pour la trouver il suffit de suivre le fil de mon profil.

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Jouer au bridge avec le mort - le Jeu 23 Juil 2015, 08:15

La brillante conférence Marivaux et ses personnages donnée par Béatrix Dussane, sociétaire de la Comédie Française (première diffusion sur France Culture le 2 mars 1964) a été évoquée tout récemment dans le fil Le coin de la bouquinaille.

En voici deux autres extraits, le premier faisant rire une assemblée qui de nos jours resterait sans doute de marbre (y aurait-il d'ailleurs un public pour une telle conférence ?).

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2013/08/s31/RF_A2104017-0B9A-477B-AE2C-063183816A76_GENE.MP3" debut="40:17" fin="41:27"]

Comme le trait d'esprit m'avait échappé, je suis allé m'initier au bridge "Le rôle du mort".

Une minute plus tôt dans la conférence on pouvait entendre ce joli passage toujours tiré de La vie de Marianne ou Les aventures de madame la comtesse de ***

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2013/08/s31/RF_A2104017-0B9A-477B-AE2C-063183816A76_GENE.MP3" debut="39:04" fin="39:38"]

« De toutes les obligations qu'on peut avoir à une belle âme, ces tendres attentions, ces secrètes politesses de sentiments sont les plus touchantes. Je les appelle secrètes, parce que le coeur qui les a pour vous ne vous les compte point, ne veut point en charger votre reconnaissance; il croit qu'il n'y a que lui qui les sait; il vous les soustrait, il en enterre le mérite; et cela est adorable. ».

Les programmes d'été sur France Culture     Page 24 sur 31

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