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Les programmes d'été sur France Culture - le Jeu 27 Aoû 2009, 08:15

Rappel du premier message :

Les perles et les navets de l'été 2009

La grille d'été bientôt connaître sa fin, celle de la rentrée vient de paraître, on peut donc déposer un premier bilan de l'été qui s'achève.

D'habitude, l'été, on a droit a un redressement du culturel, et a un traitement en longueur qu'on aimerait voir pratiquer l'année. Cette fois, ça a été particulièrement léger.

Première émission qui, chose baroque, fait partie des deux catégories - perle et navet - à la fois, les matins d'été :

* Les invités de première partie parlent de sujets variés et intéressants, ils semblent eux-même particulièrement calés.

* Florian Delorme mène un rythme dans ses entretiens très profitable à la discussion, il ne s'excite pas, et n'hésite pas à laisser son interlocuteurs développer son propos. Ses questions rentre assez vite dans le dur et l'interessant des sujets, il évite de se complaire à leur superficie, comme on l'a trop souvent entendu chez Ali Baddou.

Malheureusement :

* Les chroniques sont horribles :face: ! Les téléchroniques de Mauriac, avec les 40 génériques musicaux mixés qui les commencent, les découpent et les terminent sont insupportables. La voix de l'animatrice, le ton des musiquette, rappellent à peu près "les enfants de la télé", pire du pire!

La chronique d'actualité culturelle est aussi difficile à avaler : Raphaëllle Le Pen a une lecture de collégienne, elle a parfois l'air de manier des mots trop gros pour elle.

Un objet singulièrement baroque, ces matins. Je crains que ceux à venir ne présentent qu'une seule face en revanche... On verra.


:face:  :face:
* * *

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Grande traversée ? En galère alors ! - le Ven 15 Juil 2016, 16:24

Si Debray ne débraye jamais (merci pour le joli titre dans le post précédent Smile), France Culture, elle, est débraillée. Dans la langue certainement, dans le vêtement, à chacun de décider avec la  photo de la chère directrice de France Culture au Centre Pompidou pour "Imagine" (there's no France Culture / It's easy if you try), une série de débats transformés en Grande traversée de l'été (quand on pense aux belles émissions que ce terme a regroupées il y a quelques années !).

Sous des titres ronflants comme France Culture les cultive Débat "Pourquoi la culture ?" / Session "Le pouvoir des livres", la station nous donne à lire un descriptif sans surprise :

"Pourquoi la Culture, c’est une grande traversée née d’un projet original et d’une œuvre collective. Ce sont près de dix heures de programmes dont l’ambition est de célébrer les pouvoirs de l’imagination avec des débats, des conversations, des témoignages,  (...)" [blablabla]

"Chaque épisode de cette Grande Traversée commence par une table-ronde consacrée aux grands enjeux de la culture, le deuxième temps offrant chaque jour des propositions singulières…" ["grands enjeux de la culture", "propositions singulières", des mots qui ne signifient rien mais qui occupent de l'espace)

Le 11 juilet, nous avions au programme "ze" matinalier pour répondre à cette question de forme moderne : '' Débat « Pourquoi la culture ? » par Guillaume Erner'', avec les grands intellectuels suivants : l’auteur Cécile Guilbert et le philosophe Matthieu Potte-Bonneville, Lilian Thuram, la directrice de France Culture Sandrine Treiner et le président de Centre Pompidou Serge Lasvignes.

Plus tard, c'était la ''Session « Le pouvoir des livres », par Mathilde Serrell'' (non, non, vous n'avez pas la berlue, miss Radio Nova herself pour animer un débat sur les  "livres", oui, mais lesquels ?). Avec... "l’écrivain Edouard Louis et la présidente de la Bibliothèque nationale de France Laurence Engel…"  (les points de suspension sont de France Culture).

Une expression en sous-titre du débat avec Erner retient l'attention : " En ces temps troublés, un débat-manifeste pour célébrer ce qui nous rassemble.".

Un "débat-manifeste". Voilà décrite la catégorie de débats qu'organise France Culture et, plus généralement, la mission de la chaîne : être le relais de manifestes.

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Re: Les programmes d'été sur France Culture - le Sam 16 Juil 2016, 15:03

Samedi 16 juillet 2016, dans l'émission Les têtes chercheuses, cette conférence intitulée L'art des âges et des images (auquel il manque un sous-titre mais passons) par Tristan Garcia est une excellente introduction à l'histoire de la bande-dessinée, pédagogique et solidement référencée. Une de ces émissions qui mériterait un descriptif fourni, ne serait-ce que pour lire les orthographes des noms cités. A la place, nous pouvons toujours lire le plan du cours, ce qui n'est pas si mal (les parties sont distinguées les unes des autres par un extrait musical) :    

Naissance de la bande dessinée : ni peinture ni littérature
Un art enfant I : l'art qui console du passage du temps et du vieillissement
Un art enfant II : un vieux garçon (le héros de bande dessinée et les femmes)
Une crise d'adolescence : la contre-culture, la sexualité et la mort
Le passage à l'âge adulte


Les partis pris de Tristan Garcia sont clairs et son interprétation des héros purs nés d'une ligne cristalline de la bande-dessinée franco-belge est très intéressante. C'est tout ce qui est demandé à France Culture : un sujet connu et réfléchi par un spécialiste.

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Re: Les programmes d'été sur France Culture - le Sam 16 Juil 2016, 18:02

Alain Corbin me permet de donner une petite suite à la discussion commencée avec Philaunet portant sur la chronique Trois minutes à méditer (ça tombe bien, son commentaire vient à l'appui du mien).

Dans l'émission Un autre jour est possible du 7 juin 2016 intitulée : Sommes-nous tous égaux devant le silence ?, l'historien dit avec sarcasme à 3'50'' : Aujourd'hui, il y a une grande mode des réunions de méditations avec des gourous, des psychologues, l'influence des bouddhistes, que sais-je encore. Donc, il y a toute une série de pratiques qui montrent qu'il y a en quelque sorte un désir d'apprentissage du silence.

La série « Écouter le silence » a déjà fait l'objet de deux contributions à lire ici.

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''Le mal couve, est jeune'' à France Culture... - le Mer 20 Juil 2016, 10:20

Dans la série de 5 minutes que l'on croyait dévolue à une étude un peu sérieuse du monde animal Pas si bêtes, la chronique du monde sonore animal, voici ce matin Le manchot empereur

Ça commence bien avec ce chapeau : "Au milieu d’une colonie de manchots, l’ambiance est assourdissante, 75 décibels, soit l’équivalent du périphérique aux heures de pointe. Les manchots sont bruyants." Voici une comparaison bien parisienne... et ceux qui pourraient éventuellement la faire sont dans leurs voitures ou camionnettes pour la plupart et écoutent une station musicale privée ou France Info. Bref, un chapeau qui ne dit rien, mais c'est tout à fait normal. Au passage, le bruit assourdissant tourne autour de 90 à 100 db et davantage et non de 75db (tout dépend aussi de la durée d'exposition).

Continuons. Saviez-vous que 1 était un nombre pluriel ? France Culture nous l'apprend : "Avec ses 1 mètre 20 de hauteur"

On apprécie aussi la construction suivante : "sous ses airs chic, vêtu de son smoking noir, sait-on que (...)"

Comme chez Cadène, l'accord du participe passé passe mal...  "Les scientifiques se sont demandés comment" ["se" est pronom indirect]

"personne d’autres" [d'autres personnes écrivent comme personne d'autre]

"Le mal couve, est jeune" à France Culture, c'est sûr... [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15842-20.07.2016-ITEMA_21035570-0.mp3" debut="02:10" fin="02:13"]
Dans le texte : "En attendant le mâle couve et jeûne"...

Bref, une chronique sans prétention de Céline du Chéné. Ce n'est pas extraordinaire, mais ça pourrait être pire.

Qui se dévoue pour l'écoute et la lecture d'une autre chronique ?

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L'alouette des champs et le butor étoilé - le Ven 22 Juil 2016, 09:01

Râleurs ! Pinailleurs ! Ce sont, paraît-il , quelques-uns des qualificatifs donnés aux contributeurs critiques de ce forum. Bof...

La chronique quotidienne estivale, "Pas si bêtes, la chronique du monde sonore animal", de Cécile du Chéné, fait partie de ces séquences dont on se demande s'il faut relever la médiocrité, pour ne pas dire pire.

Comme dans ce forum on aime les oiseaux, après le manchot empereur, j'ai testé l'alouette des champs  et le butor étoilé. Eh bien dites donc !

D'abord le ton et le vocabulaire : la récitation d'une rédaction de classe de 3e. Il faudrait prévenir que ces chroniques sont destinées aux enfants. D'ailleurs, à propos de l'alouette, un "complément" nous indique les sources d'inspiration : "L'alouette des champs vue par des classes de primaire  "Les Voix animales" est une série de petites créations sonores, à vocation radiophonique, réalisée par dix classes de primaire sur le territoire de la Communauté de Communes de la Mortagne (54), et consacrées à la biodiversité locale."

On apprécie particuiièrement le chant de l'alouette sur fond de nappe sonore New Age et le commentaire qui suit avec "pleins [sic]de précisions" et "Des renseignements délivrés qui sont à lire comme des codes empilés les uns sur les autres, la phrase de l’alouette n’étant pas linéaire" ((...) Délivrez-nous du mal [de France Culture]) :
[son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15842-12.07.2016-ITEMA_21030777-0.mp3" debut="01:38" fin="02:17"]

Le butor étoilé. Sa description par Cécile du Chéné "une sorte de grand héron costaud de 80 centimètres". Un grand héron, l'espèce  ? Ou un héron de grande taille ? Comprends pas. Photos, le butor à gauche, le héron cendré à droite :
 

Avec la belle langue habituelle (on vous disait, niveau 3e) :
de petites tâches dorées
le secoue quelques fois
c’est de lui dont il s’agit
de telle manière à ce qu’on pourrait le prendre

On n'est pas gâté en matière d'émission sur la vie animale à France Culture, et notamment sur les oiseaux. On réécoutera, pour comparaison, les séquences de la BBC sur les oiseaux (Tweet of the day)  relayées par Yann Sancatorze. No comment.

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Re: Les programmes d'été sur France Culture - le Mar 26 Juil 2016, 04:20

À Laurence le Saux (pour Télérama, le 26 juin 2016) qui s'inquiétait de l'impact des économies sur le programme de la chaîne, la directrice de France Culture Sandrine Treiner indiquait qu' aucune décision éditoriale n’a été induite par des contraintes budgétaires pour la rentrée 2016/2017. Seulement pour Les grandes traversées alors.

Après Une saison au Théâtre Français (semaine du 04 juillet 2016) - pas encore écoutée, et dont aucun post n'est actuellement lisible sur le Forum, Pourquoi la culture (qui n'est pas à proprement parler une Grande Traversée, mais un recyclage des débats tenus au Centre Pompidou début juin) (semaine du 11 juillet 2016), Charlie Chaplin the artist (semaine du 18 juillet 2016) - qui a l'air de remplir la mission dévolue à la série -, voici venu le temps de Sur la route de l'exil (semaine du 25 juillet 2016) prise en mains par Marie Richeux.

Là, ce n'est plus du recyclage, mais de la rediffusion d'émissions de France Culture produites en 2015/2016 dont les transitions sont assurées par la speakerine Richeux (un rôle vraiment pris à coeur : à quatre reprises, en 1h45, nous nous verrons rappelés quelle émission nous écoutons : 11'49 ; 39'40 ; 54 ' ; 1h17'). En somme, Sur les routes de l'exil, mais depuis les studios de la Maison ronde, ce qui permet de gagner du temps - et de l'argent. Puis, la grille estivale compte un nombre de rediffusions d'émissions du jour élevé, une rediffusion de rediffusions ne fera qu'ajouter au plaisir.

Voici le propos liminaire de Richeux (qui comprend ce français enfumé ?) : Prendre de la distance quant à la formulation des problématiques et des parcours, en fonction des interlocuteurs, du moment, et de la forme radiophonique, c'est se donner la possibilité de penser un des enjeux majeurs de notre époque en même temps que son traitement médiatique. C'est aussi se donner des outils pour appréhender la manière dont l'arrivée en nombre de personnes en situation extrêmement difficile sur le sol européen questionne et bouscule nos modèles, nos institutions, et, peut-être pour le mieux, nous demande de les réinventer. "

Pour le premier numéro intitulé Traverser la mer (25 juillet 2016), la productrice diffuse quatre extraits d'archives, dont un des Nouvelles vagues. Ce dernier a subi de nombreuses coupes pour rentrer dans le format alors que les autres ont été laissés quasi intacts. Le descriptif est succinct et fait par-dessus la jambe comme d'habitude :

Choix des émissions réécoutées ce jour :

- Le récit de sauvetage du capitaine Patrick Martinez - Les pieds sur terre par Leila Djitlil (15 décembre 2014)
> Le capitaine s'appelle Philippe Martinez - non Patrick, et le reportage est signé Leila Djitli - non Djitlil, comme on peut le lire ici dans une émission produite par Sonia Kronlund jusqu'à preuve du contraire.

- Une histoire des traversées de la Méditerranée - La Fabrique de l'histoire par Emmanuel Laurentin, Anaïs Kien et Victor Macé de Lépinay (25 septembre 2015)

- Un qui veut qui veut traverser, une fiction de Marc-Emmanuel Soriano – La vie Moderne
> pour en avoir le coeur net.

- Deux documentaires sur des hommes ayant traversé les mers - Les nouvelles vagues de Marie Richeux, (9 juin 2015)

Jetons un oeil par avance sur les descriptifs de la semaine (c'est rare une Grande traversée écoutable en totalité avant sa diffusion) :

- Mardi 26 juillet 2016 : Fuir la violence : l'exemple du conflit syrien.
Une virgule manque dans ce texte, mais où ? : Les personnes et les familles qui quittent leurs vies d’avant, leur pays d’origine fuient quelque chose dont ils ne veulent plus quand ce n’est pas tout simplement l’horreur de la guerre. Les émissions que nous réécoutons ce jour évoquent l’exemple dévastateur du conflit syrien.

- Mercredi 27 juillet 2016 : L'exil : une crise de la langue.
Du beau français : Aux souffrances de l’exil, s’ajoute celle de ne pas toujours pouvoir le dire. Les émissions que l’on réécoute aujourd’hui évoquent cette crise de la langue à travers réflexions philosophiques et propos d’artistes.

Puis : - Le récit d’exil de Wassim - Hors Champ de Laure Adler ou - La langue maternelle comme asile - Les Nouveaux chemins de la connaissance, Adèle Van Reet.

- Jeudi 28 juillet 2016 : Vivre au camp : l'exemple de Calais. Les candidats à l’exil se retrouvent, en Europe, dans divers camps de diverses tailles, aux conditions de vie variables mais toujours très précaires. Les émissions que l’on réécoute aujourd’hui évoquent l'exemple médiatique et ô combien emblématique de la « jungle » de Calais.

- Vendredi 29 juillet 2016 (un beau titre) : Un nouveau monde : l'accueil, l'Europe. Il y a différentes manières d’envisager la "crise migratoire" en Europe. D’aucuns se proposent de prendre ce vacillement de nos sociétés pour point de départ d’une redéfinition politique de l’Espace européen et de nos modèles démocratiques, un changement de regard : l’invention d’un nouveau monde.

Avec : - De Calais à Douvres, paroles de chauffeurs - Les pieds sur terre Pauline M'30aucort et Emilie Chaudet de Sonia Kronlund, (11 mars 2016) > Pauline Maucort appréciera.

- Achille Membé, plaidoyer pour un nouveau monde - La suite dans les idées (le 21 mai) > Achille Mbembe s'écoute ici.

Enfin, France Culture, une chaîne plutôt classe :


Copie d'écran du compte Twitter des Nouvelles vagues (16 juillet 2016).

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Re: Les programmes d'été sur France Culture - le Mar 26 Juil 2016, 08:49

Quelque contributeur aurait-il déjà consulté la chaîne youtube de France Culture ? Grâce à Aurélie Charon et sa chronique Jeunesse 2016, on touche le fond. Ci-dessous, Gala 24 ans : « La révolution française donne de l'espoir aux gens » (25 juillet 2016) :



Oui, l'auditeur est un con, on lui anime des mots pour l'amuser 35 secondes. Du travail de professionnel comme on l'aime.

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Tricoteuse ? Ah, ça ira, ça ira... - le Mar 26 Juil 2016, 09:59

Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t770p10-grille-et-emissions-de-l-ete-2016#26397) a écrit:Quelque contributeur aurait-il déjà consulté la chaîne youtube de France Culture ? Grâce à Aurélie Charon et sa chronique Jeunesse 2016, on touche le fond. Ci-dessous, Gala 24 ans : « La révolution française donne de l'espoir aux gens » (25 juillet 2016) :



Oui, l'auditeur est un con, on lui anime des mots pour l'amuser 35 secondes. Du travail de professionnel comme on l'aime.
N'a pas dû lire le poète André Chénier au lycée... (Chénier 1762-1794, guillotiné)

Elle ne sait pas ce que veut dire le mot "révolution" dans ses aspects concrets. Aucune connaissance de l'histoire et de la littérature. Un portrait pas si inutile finalement d'une certaine jeunesse mise en valeur par les Charon et Richeux de France Sans Culture.

Il y a du travail. À chacun de s'y mettre à sa mesure, après avoir soupiré un bon coup.

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Alicerose à écrit à 16h56 dans un autre fil : « France cul s'endort? » - le Jeu 28 Juil 2016, 21:01

alicerose(http://www.regardfc.com/t774-mode-d-emploi-de-ce-forum#26417) a écrit:Où sont les belle "traversées" d'antan : FC s'interise. Le thème de cette semaine : l'exil. On pouvait s'attendre à quelque chose de plus profond sur le thème de l'exil. Mais nous n'avons droit qu'à des reportages...

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Re: Les programmes d'été sur France Culture - le Dim 31 Juil 2016, 05:42

Le cinquième volet de la Grande traversée Charlie Chaplin, the artist : The freak est déconcertant à plus d'un titre. Durant la première heure, Christine Lecerf qui a manifestement fait le tour de la carrière de Chaplin en sept heures (1h45 x 4) décide de s'intéresser à l'entourage du cinéaste, sa famille et la ville dans laquelle il a passé ses dernières années : Corsier-sur-Vevey, en Suisse.

Si la petite-fille Aurélia Thierrée est d'abord légitimement interrogée à partir de photos familiales qu'elle décrit à la journaliste - l'exercice est illustratif mais il procède logiquement d'une introduction qui trouvera son « final » une heure plus tard - on reste dubitatifs devant les segments accordés aux inconnus que sont le premier cercle périphérique à la famille, un chocolatier et le gérant-horticulteur du cimetière dans lequel est enterré Chaplin.

Parenthèse : est-ce une bourde dans le montage ou une répétition délibérée (dans quel but ?), mais à 3'20'', on entend Aurélia Thierrée dire : Là, alors là, c'est un, deux, quatre filles, y'a Annie, Joséphine, donc Charlie, Oona, Christophe, Géraldine et James., puis une minute plus tard à 4'08'' : Un, deux, quatre filles, non c'est pas tous les enfants, c'est une partie de la famille, y a Annie, Joséphine, donc Charlie, Oona, Christophe, Géraldine et James. Les extraits sont identiques et l'auditeur peut même lire les coupes du premier à partir du deuxième.

16'38'' : Christine Lecerf (voix off) : A Vevey, dans la cour de l'école. Aux enfants : Est-ce que vous connaissez Charlot ? Vous avez vu des films de Charlot ? (c'est la récréation + pleurs dans le fond) Une enfant d'environ cinq ans répond au milieu du brouhaha : Non, on n'a pas regardé. Une bien belle séquence + Lecerf qui joue les naïves à la maîtresse : Ah bon, vous dites qu'il [Chaplin] est d'ici ? Quelle misère.

17'40'' : Dans l'atelier du chocolatier Läderach, dit encore Lecerf en voix off, pour nous présenter la recette des chaussures en chocolat du vagabond inspirées de La ruée vers l'or. Bon, les lacets étaient en réglisse mais peu importe. Intérêt de la séquence ? Nul. Clôture de Lecerf : Donc Chaplin se mange à Vevey.

20'02'' : Dans la salle des fêtes de Corsier-sur-Vevey, avec Michael Chaplin et ses amis d'enfance Irène, Louis, Pierre et Lisette, enchaîne la productrice. 8 minutes 17 secondes plus tard, l'auditeur sort sonné du tunnel qu'il vient de traverser. Des anecdotes d'enfance montées bout à bout sans aucun rapport avec Charlie Chaplin, son oeuvre de cinéaste, ou des références culturelles relatives à sa fin de vie en Suisse. Fin de l'apéro sur les invités qui lèvent leurs verres : À Charlie disent-ils. Cheers.

50'10'' : Dans les bois de Vevey. Lecerf : Bonjour, on cherche la croix de Chaplin. (...) Elle est encore marquée Charlot ? _ Oui, bien sûr, lui répond Pierre Bronnnimann (avec 3 -n dans le descriptif), horticulteur. Et qu'est-ce qui'y a marqué là ? _ Y'a une p'tite plaque. Lecerf insistante : Qu'est-ce qu'il y a marqué dessus ? (...) Plus loin, Lecerf : Alors qu'est-ce qu'il lui est arrivé à ce pauvre Chaplin ? On croît rêver : l'histoire vient d'être racontée deux minutes plus tôt (à 48'07''). Mais Lecerf veut l'authenticité du témoignage de l'horticulteur dont le frère a retrouvé la tombe déboulonnée de Chaplin, on la comprend. Valeur ajoutée ? Zéro (N.B. : le fait divers a même inspiré le dernier long-métrage de Xavier Beauvois, La rançon de la gloire (2014), pas vu, comme apparemment beaucoup de Français).

« Mais alors, est-ce que vous comprenez pourquoi Chaplin est venu ici en Suisse, pourquoi il est venu d'après vous ?
_ Comme tous les acteurs, comme Alain Delon et compagnie, parce qu'on leur fout la paix.
_ Vous croyez que c'est la raison ? », lui demande-t-elle !

Ces détails mis à part, cette Grande traversée Chaplin s'écoute avec intérêt, notamment pour le grand soin qui a été apporté à la sonorisation de chacun des volets (très nette à l'écoute au casque), l'appel à deux musiciens rejouant les partitions de films, la grande part laissée à la langue originale avant traduction, et plus largement pour la place donnée à la musique. Bien sûr les documents les plus intéressants dont on aurait aimé entendre l'intégralité sans montage restent les entretiens enregistrés sur trois jours de Charlie Chaplin avec un journaliste de Life, Richard Meryman, en 1967 (lire sur Télérama les explications de la productrice à Carole Lefrançois, 17 juillet 2016). Les descriptifs des pages font également l'objet d'un effort louable, encore qu'on aurait apprécié avoir la totalité des extraits musicaux diffusés.

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Charlie Chaplin outre-Quiévrain - le Dim 31 Juil 2016, 15:16

Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t770p20-grille-et-emissions-de-l-ete-2016#26453) a écrit:Le cinquième volet de la Grande traversée Charlie Chaplin, the artist : The freak est déconcertant à plus d'un titre. Durant la première heure, Christine Lecerf qui a manifestement fait le tour de la carrière de Chaplin en sept heures (1h45 x 4) décide de s'intéresser à l'entourage du cinéaste, sa famille et la ville dans laquelle il a passé ses dernières années : Corsier-sur-Vevey, en Suisse.
Merci pour cette riche contribution sur laquelle je voudrais revenir pour signaler que Cécile Poss pour Par Ouï-dire à la RTBF a composé une série "Chaplin" en 6 ou 7 épisodes (ce n'est pas clair...) au printemps de cette année. le 3e est actuellement en rediffusion depuis le 26 juillet (et pour encore une journée seulement  !).

On peut apparememnt réécouter les six premiers épisodes ici : "Chaplin : Du rire aux larmes". Réécoutez les 6 premiers épisodes 17 juin 2015
1er épisode : À l’aube de Charlot
2ème épisode : La naissance de Charlot
3ème épisode : La tragicomédie
4ème épisode : Le tournant
5ème épisode : Le Dictateur
6ème épisode : Chaplin tout simplement

À comparer avec France Culture ?
Parenthèse : est-ce une bourde dans le montage ou une répétition délibérée (dans quel but ?), mais à 3'20'', on entend Aurélia Thierrée dire : Là, alors là, c'est un, deux, quatre filles, y'a Annie, Joséphine, donc Charlie, Oona, Christophe, Géraldine et James., puis une minute plus tard à 4'08'' : Un, deux, quatre filles, non c'est pas tous les enfants, c'est une partie de la famille, y a Annie, Joséphine, donc Charlie, Oona, Christophe, Géraldine et James. Les extraits sont identiques et l'auditeur peut même lire les coupes du premier à partir du deuxième.
Ce n'est pas pour excuser la réalisation, mais les coupes se font parfois très vite et l'on peut se retrouver avec des imprévus. Ce genre de bourde est extrêmement rare.
Ces détails mis à part, cette Grande traversée Chaplin s'écoute avec intérêt, notamment pour le grand soin qui a été apporté à la sonorisation de chacun des volets (très nette à l'écoute au casque), l'appel à deux musiciens rejouant les partitions de films, la grande part laissée à la langue originale avant traduction, et plus largement pour la place donnée à la musique.
Oui Catherine Lecerf qui est un des piliers du documentaire à France Culture a visiblement bénéficié de gros moyens, Je compte entre quinze et vingt invités par émission d'1h45. Ça me rappelle les Une vie une œuvre de 55 minutes avec 10 personnes : des confettis de paroles. Small is also beautiful...

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