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La culture des idées    Page 1 sur 1

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La culture des idées - le Mer 27 Aoû 2014, 11:35

Comme la culture tout court, la culture des idées se porte mal sur cette radio.

Pourtant, depuis 15 ans que France Culture abandonne progressivement la culture au sens usuel du terme, à défaut, la chaîne resterait très bien placée pour offrir à ses auditeurs une fenêtre sur la vie des idées. Or on voit tout le contraire. 

Ainsi paradoxalement, la baisse du budget de France Culture pourrait être une chance pour l'auditeur exigeant. Elle pourrait entraîner un renouvellement dans l'équation fondamentale du programme. La période 1999-2014 avait vu le triomphe d'une ligne officieuse qu'on peut ainsi résumer : de moins en moins de culture, de plus en plus d'actu. Mais comme l'actu ça coûte encore bien cher, si Olivier Poivre d'Arvor veut maintenir ses journées spéciales dans l'hémisphère sud et autres opérations à paillettes qui lui permettent de se fantasmer en grand patron de l'audiovisuel, il devra réduire les moyens et le train de vie de son personnel, et donc réduire la part d'actu de son programme.

Et puisqu'on ne peut plus réduire la part de culture qui a atteint son taux-plancher, l'auditeur peut attendre un double transfert du temps d'antenne : d'une part hélas un renforcement de cette actu qui n'a de culturel que l'étiquette, puisqu'elle donne lieu principalement à des émissions de bavardage débraillé et médiocre. Et d'autre part, l'auditeur exigeant peut espérer un transfert au moins partiel sur le troisième secteur, celui des idées. De là une nouvelle équation qui pourrait être : moins d'actu, davantage d'idées. Ce qui serait d'une certaine façon un certain recul sur le changement mis en oeuvre depuis 15 ans, car après tout les idées font bien partie de la culture.

Une chance pour l'auditeur, donc, autant que pour le gestionnaire : la culture des idées, la plus immatérielle qui soit, pourrait offrir à la fois le meilleur rapport de temps d'antenne divisé par le coût de production. Et pour l'auditeur, le meilleur ratio qualité/coût. Déjà certaines émissions de France Culture montrent la voie : dans la grille courante, Du grain à moudre, une Fabrique de l'histoire, des prétendûment "nouveaux" chemins de la connaissance. Et dans la grille d'été, nous avons par exemple "Le sens des choses" et la "Contre-histoire de la philosophie" de Michel Onfray. J'ouvre ce fil pour suivre au plus près, non pas le programme culturel à France Culture puisqu'il n'y en a plus ou quasi, mais pour y suivre la vie des idées, ou la revue qui en est faite (ou ce qui se fait passer pour tel). Cette revue a toutes les chances de flirter avec les extrêmes, tant les idées intéressantes et les idées tout à fait sottes voisinent dans le programme et souvent même dans la même émission.

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Avec le Parisien Magazine... - le Dim 05 Oct 2014, 22:56

Il ne faut pas manquer ce billet pour voir le fond qu'atteint France Culture : Ce qui nous arrive avec ... François Vey.

Ou un petit extrait :
[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2014/10/s40/NET_FC_5b427468-696d-4f9d-acb1-83e013e7c9b5.mp3" debut="148:50" fin="149:50"]

La promo d'une psychanalyste (formée par Lacan et Dolto, sûr que ça la situe...) dont l'employé du Parisien rappelle qu'elle a une chronique sur France Info.

« Affligeant », le mot est faible.

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Article paru dans Le Monde - Des conditions matérielles de production de la « philo » - le Ven 10 Oct 2014, 14:04

(non sans remercier notre forumeur qui dans un autre fil nous a indiqué cet article)

Des conditions matérielles de production de la « philo »

Article de Jean Daniélou paru dans Le Monde du 27 août 2014

A quoi sert la philosophie ?

Dans la double-page Débats intitulée « La « philo » contre la philosophie » du numéro des 27 et 28 juillet derniers du Monde, Michaël Foessel et Frédéric Worms tentaient l'un et l'autre de donner quelques raisons à l'exposition médiatique privilégiée de la « philo ».

Si les motifs du succès se voyaient administrer différentes sortes de réponses, il demeurait un silence quant au processus qui fait fondre la philosophie en « philo ». Il semble que cette dernière se présente fréquemment comme la version populaire de la première – critère justifiant l'indulgence à son endroit – et pourtant, c'est précisément cette popularité qu'il s'agit de remettre en cause.

La  « philo » n'est pas le prolongement du discours philosophique vers les moins-savants. Si ce n'était que cela, alors on se contenterait de parler de vulgarisation. On serait également en mesure de noter que cela existe depuis bien longtemps. Considérons plutôt ce fait comme quelque chose de neuf, différent de la vulgarisation, qui a pu émerger en raison de conditions matérielles spécifiques.

Tout d'abord, la« philo » avance comme une promesse d'accès rapide à un corpus réputé obscur, et son fonds de commerce n'est pas tant la « demande de sens » que l'opération consistant à transformer l'incompréhensible en slogan. L'apocope réalisant le régime d'amincissement conceptuel permet à des pensées et des concepts complexes de se glisser dans une forme express : une émission d'une heure, ou encore un article de deux pages. Aussi des formats de condensation comme les émissions télévisées, radiophoniques et les dossiers spéciaux sont-ils les media privilégiés de diffusion de la « philo », voire sa condition matérielle d'existence.

Plutôt que de manipuler ces media pour créer une nouvelle forme d'expression de la philosophie (Gaston Bachelard réussit ce coup avec ses Causeries ; Walter Benjamin également, comme en témoignent ses Modèles), les animateurs de la « philo » se rangent à une raison qui est celle de la compression médiatique des thèses célèbres de l'histoire de la philosophie.

DOMPTER LES GRANDS FAUVES DE LA PHILOSOPHIE

Ensuite, sous couvert de proposer des reformulations simplifiées de Platon, Derrida, Heidegger, Spinoza, Descartes, la « philo » amène celui qui l'écoute à entendre un langage traduisant systématiquement les démonstrations en formules assertives rehaussées d'exemples tirés du quotidien ou bien illustrées par tel film.

La « philo » est un dédoublement linguistique qui conserve de la philosophie sa puissance et ses références, tout en affichant qu'elle est un discours commun. Sous couvert d'explicitation, le discours philosophique est traduit dans une autre langue qui, une fois énoncée, dénie l'existence d'une langue « originale ». Grande traductrice omnivore capable d'ingérer toutes les philosophies, la « philo » transforme des thèses consistantes en un jeu réglé d'opinions. Heidegger pense que… Mais Derrida affirme que… Tandis que Kant assure que… En mettant en avant ses intentions, la « philo » tente de faire croire qu'elle est transparente, que sa médiation est pure transmission et non modification.

Le but, à ce stade, n'est plus de reprendre un raisonnement, mais de montrer que la « philo » (et elle seule) est partout, et que chacun en faisait sans le savoir. L'opération magique de dissolution du concept dans un langage quotidien tend à montrer qu'il est possible de dompter les grands fauves de la philosophie. D'un coup de fouet, les grognements sauvages du Dasein ou du Transcendantal se changent en doux miaulements domestiques. La philosophie cesse de résonner comme une langue étrangère, se plie à l'exercice de synthèse contraint et se transforme en contenu diffusable massivement.

Or, sa politique est d'arasement : sa traduction sauvage uniformise des pensées énoncées dans des langages et des conditions d'énonciations spécifiques. En 2004, paraissait sous la direction de Barbara Cassin le Vocabulaire européen des philosophies, sous-titré Dictionnaire des intraduisibles (Seuil). En marge du globish, ce volumineux ouvrage propose de considérer le champ philosophique comme un lieu de différenciation qui ne vise à aucune unification. Face à ce projet, conçu comme une arme de combat contre le tout-communiquant, les officiants de la « philo » peuvent saisir la limite linguistique du leur, qui marche par une série de réductions probablement dommageables aux philosophies.


Jean Daniélou (Ancien collaborateur des Nouveaux chemins de la connaissance, sur France Culture)

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Re: La culture des idées - le Sam 08 Nov 2014, 18:44

J'ai hésité mais pas longtemps à placer cette note dans le fil des âneries du jour. Je préfère ce fil en fin de compte, car ce que je viens d'entendre est moins une ânerie qu'une erreur. Et puis ça me donne une occasion d'ouvrir dans ce sujet une série de remarques sur la "Conversation scientifique", émission pour laquelle  dans l'immédiat je n'aurais guère envie de créer un fil.

Ce samedi 8 novembre, le sujet de la "Conversation scientifique", c'est la condition animale. Le dialogue s'appuie sur la question de l'élevage intensif en prenant prétexte de l'affaire récente de la "Ferme des 1 000 vaches". C'est vers 18h25 qu'on entend l'échange suivant : après avoir donné la conception de l'animal selon Descartes, Etienne Klein demande à la philosophe invitée "Descartes n'aurait pas été contre cette ferme, puisqu'il ne voit en l'animal qu'une machine ?". La philosophe acquiesce, et Klein de conclure : "Alors c'est un projet cartésien".

C'est un peu gros. Certes on ne sait pas ce que penserait Descartes propulsé dans notre monde moderne, mais cette question-là n'a guère de sens : il ne serait plus Descartes. Par contre, il y a une erreur logique de Klein dans l'usage de la double négation. SI Descartes n'est pas contre quelque chose, alors ce quelque chose est cartésien ? Non. Au mieux on pourrait dire que c'est compatible avec sa pensée, mais c'est tout. On sait que tout est bon pour casser le cartésianisme, réduit à un rationalisme étroit, mais outre que je ne pense pas que ce soit là le propos de Klein, franchement la ficelle est un peu grosse.

Chaque semaine je pense un peu plus qu'il y a trop de philosophes invités sur France Culture, et généralement des normaliens. On y cultive un jour le raccourci philosophique, un autre jour le sophisme, un autre jour encore l'abus d'autorité au service de la dérive idéologique qui n'est jamais bien loin. Il y a aussi l'erreur logique, qui n'est pas leur exclusivité mais qui tend ses pièges à tous même aux scientifiques et notamment à Etienne Klein. Son intelligence n'est pas douteuse, et cela quelle que soit la définition qu'on en voudra adopter. Mais pour la culture des idées, et on en a ici l'exemple d'une question de notre temps, il est permis de douter de la qualité des raisonnements qu'on entend dans cette émission. Certes il ne s'agit que d'un exemple. Qui vous dit qu'il est représentatif ? Réponse : rien ni personne. Enfin personne ; enfin si : le forumeur qui signe ce commentaire.

Après 2 mois d'existence de cette nouvelle émission d'Etienne Klein je dois reconnaître que je suis plutôt déçu. Je m'attendais à mieux. J'ai entendu des énormités de Michel Cassé mais avec lui c'est normal. Et puis des banalités sur le temps, mais Etienne Klein n'a-t-il pas déjà bien trop parcouru le sujet ? A force de chercher du nouveau, il ne trouve à inviter que des penseurs moins avancés que lui (enfin je veux dire : parmi les vivants). Le seul numéro qui m'a semblé vraiment réussi portait sur le futur de l'humanité tel que nous le font miroiter les chercheurs de la Silicon Valley.

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Culture des idées au logis - le Sam 08 Nov 2014, 19:07

@Nessie a écrit:[...] un autre jour encore l'abus d'autorité au service de la dérive idéologique qui n'est jamais bien loin. [...]

Eh bien ça n'a guère tardé. C'est à la dernière minute de la Conversation que la philosophe de service propose sa thèse, comme idée contemporaine : si l'on n'exploitait plus les animaux, si l'on ne s'autorisait plus à les tuer, ça réduirait le meurtre entre humains.

Well, well, et peut-on savoir comment cette idée s'étaye ? Un raisonnement s'il vous plait ? Non on n'aura rien de plus. On ne saura même pas si c'est une pensée posée comme une conclusion, ou comme une intuition, ou comme l'aboutissement d'une thèse après discussion de l'assertion de départ, et au fait laquelle ? Non rien de tout ça. Mais le message est passé : un encouragement à oeuvrer pour une humanité végétarienne.

N'étant ni pour ni contre, je m'attends à être classé dans les ennemis idéologiques de la cause végétarienne, de la cause animale, et donc un partisan du meurtre au sein de notre espèce.

Notez bien que la thèse a été posée en l'absence de contradiction, comme toutes les réflexions qui l'ont préparée, annoncée depuis 40 minutes en forçant la dose sur l'empathie. Donc on ne saura même pas si des philosophes défendent une autre thèse, soit radicalement inverse, soit portée sur l'indétermination : et s'il n'y avait tout simplement aucun lien entre ces deux cultures du meurtre ? Faut-il discuter la chose avec des arguments sociologiques (par exemple en testant pour différents pays un lien entre la consommation de nourriture carnée et le taux d'homicide ? Pouah que tout ça sent le positivisme dépassé !). On n'en saura rien.

Ainsi je constate que j'avais omis de ranger la Conversation scientifique aux côtés de quelques autres émissions déjà citées dans un autre billet. Propos unilatéral. De là ma question : la culture des idées peut-elle se faire en ignorance du contradictoire ?

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Aujourdh'ui chez Ono-dit-Biot la fabrique produit du déchet - le Sam 03 Jan 2015, 17:54

Je peine à faire marcher ce sujet pour l'envoyer sur orbite, où pourtant est sa place me semble-t-il tant il résume -certes par antiphrase- l'état de France Culture. Pourtant le programme m'en fournit les occasions : j'entends au moins une fois chaque jour un exemple qui donnerait matière à commentaire, le plus souvent acerbe. Pour cette raison quand le projet sera clair, je pense que les forumeurs suivront aussi abondamment que dans L'ânerie du jour.

D'ailleurs cette fois encore, j'ai hésité à écrire ce commentaire en ânerie du jour. Je choisis tout de même d'écrire ici, parce qu'il s'agit là d'un cas de mauvaise culture d'idées : est-ce celle d'un littéraire qui aurait mieux fait de ne pas se mêler de mathématiques, ou bien d'un matheux qui devrait ne pas mettre ses gros doigts dans la littérature ou même dans la fabrique des idées en général ? Je ne sais pas bien ce que vaut la distinction entre littéraires et scientifiques, en tous cas la stricte séparation entre les deux ne vaut pas lourd. Mais entre matheux et non matheux, là ça marche.

Alors de quoi s'agit il : en substance, vers 17h40 quelqu'un établit cette audacieuse comparaison : "Rimbaud s'est amputé de la poésie, tandis qu'Evariste Gallois s'est amputé des mathématiques".
Ah bon. Quel rapport ? L'un a renoncé à exploiter son talent, l'autre a été tué en duel. Gallois eut-il renoncé aux mathématiques s'il n'avait été tué en duel ? J'attends qu'on me le montre.

Dans cette émission littéraire, j'aurai entendu pas mal de bourdes depuis une demi-heure. Par exemple j'ai été surpris de l'incapacité de Villani à dire ce qu'est la beauté mathématique. Mais peut-être a-t-il été désarçonné par la question particulièrement mal posée de l'animateur-producteur qui lui demande en gros : la beauté mathématique c'est quoi ? C'est le bruit que fait l'énoncé de la formule ? C'est le spectacle visuel que donne la formule ? Mon Dieu le pauvre garçon. Villani tente de répondre en parlant du sens (acception du mot : "sens perceptif") alors que la beauté mathématique, abstraite, se situe au niveau du sens (de la signification) qui le plus souvent n'a aucune traduction en langage courant. Les deux interlocuteurs s'enlisent, on en est gêné pour eux.

Heureusement 2 minutes plus tard (ou plutôt, était-ce quinze minutes plus tôt) un type lit à voix haute une formule mathématique assez balaise pour que pendant un temps interminablement poétique, il ne s'ensuive qu'une suite une suite de mots courants ou de syllabes ordinaires : chapeau/tau/ et autre "f de", l'ensemble évoque un peu du Pierre Guyotat en mieux, je veux dire en non vomitif. Je parle de Guyotat non pas dans sa période psychiatrique (violence, masturbation, fantasmes) mais dans sa période tardive quand vers 1985 il découvrait le traitement de texte pour écrire n'importe quoi et où ça sonnait pas si mal. Eh bien les maths lues vers 17h30 c'était mieux, tellement mieux que je dépose l'extrait ailleurs dans le forum car c'est une pilule de bonheur.

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Werner Herzog est fou (les fous ne manquent pas d'idées) - le Mar 24 Mar 2015, 01:15

Je ne sais pas si on arrivera à faire vivre ce fil, que ce soit en en y reportant les épisodes de la vie des idées auxquels France Culture donne quelque écho, ou  bien en étudiant comment elle est plus ou moins fidèlement rendue (ou complètement délaissée) sur la fréquence.

Mais dans la lignée des posts précédents, je continue à signaler de temps à autre l'idée qui sort comme une bulle d'un entretien terne ou intéressant ou original ou convenu : en l'occurrence c'était mercredi 18 mars dans Hors-Champs : Laure Adler recevait Werner Herzog. En écoutant l'entretien ceux qui ne savent pas que Werner Herzog est fou l'apprendront. Ceux qui en doutaient n'en douteront plus.  Quant à qui l'ont entendu dire mais ne savaient pas encore s'il fallait y croire, ils trouveront suffisamment d'éléments à charge dans ces 40 minutes avec la comtesse Frapadingue de Thérémine.

Mais il y a autre chose : comme souvent les fous, Werner Herzog a des idées. A la 16e minute de l'entretien, on l'entend établir un parallèle entre la transition technique qui mène l'art de la guerre depuis les armes blanches jusqu'aux armes à feu, et d'autre part la transition entre la reproduction optique des images par la technique photo/cinéma, et l'apparition d'une nouvelle façon de rendre compte de la réalité par les images grâce au numérique et aux images virtuelles :  [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/03/s12/RF_06012B1D-78B5-49DF-9F1D-4F7BC35DFD4A_GENE.MP3" debut="15:30" fin="18:07"]

Je ne sais pas ce que ça vaut. A mon avis ça mérite réflexion. J'ai préféré interrompre la pastille d'écoute avant que le degré de délire atteigne de nouveau un pic, comme c'est le cas une bonne dizaine de fois dans cet entretien. A ceux qui voudraient entendre la suite, ou bien prendre connaissance de ce qui se dit juste avant l'extrait ici proposé, je conseille de commencer l'écoute à environ 15' du MP3 disponible, ou bien un peu avant.

Il n'y a pas toujours une idée dans une émission de France Culture. En voici au moins une.

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A l'intention de ceux qui prennent mon pseudonyme pour un bouclier : mon identité n'est ni affichée ni dissimulée.
Pour la trouver il suffit de suivre le fil de mon profil.

Frappe à dingues 

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Qui est fou, qu'est-ce que la beauté? - le Mar 24 Mar 2015, 17:32

La pastille d'écoute n'est pas à la hauteur de la bande annonce Nessie.
Herzog a un débit très pausé et aligne des idées (comme Greenaway qui considère que le miroir et la bougie ont bousculé le monde)
Peut-être confondez-vous avec son acteur Klaus Kinsky qui commençait à rivaliser avec Artaud (pas Florence téeffanisée mais l'autre , l'Antonin quoi)

La folie je fais ses commissions et couche dans son lit  (Ferré)  jocolor

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Re: La culture des idées - le Mar 24 Mar 2015, 17:46

Si si je vous garantis qu'il est givré. Il faut l'entendre expliquer comment il a interdit à Lotte Eisner de mourir puis quand elle l'a supplié de la libérer, il l'a finalement autorisée.

Sa folie est souvent de type mégalomaniaque : son cinéma est génial et lui seul a su tirer le meilleur du Klaus dont il ne restera rien hormis les films de Werner. On entend une énormité toutes les 3 ou 4 minutes wanna bet ?


(Cela dit, si j'ai choisi le fil des idées plutôt que celui des âneries du jour, c'est parce que sa remarque, un peu moins loufoque qu'une de Godard et un peu plus prétentieuse, m'intrigue quelque peu. J'aurais apprécié qu'il approfondît mais il a préféré dégager en touche sur les grands mystiques tant pis )

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