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Atelier de création radiophonique    Page 5 sur 5

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Les assises de la radio. - le Dim 22 Mai 2016, 20:23

"la radio fabriquée allongé", du post-radio debout ?

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Re: Atelier de création radiophonique - le Jeu 26 Mai 2016, 17:16

Créaichone on ère ce 25 mai 2016 : Ticket, les laissés pour compte. Et non pas les laissés-pour-compte.

10'52 : Tu sais, y'en a, comme toi, ils sont passés. En trois, cinq ans, allez, eh ben, ils sont devenus ministres. T'imagines ? Y'en a même un, hé ben, hier, encore, il était président de la République, même qu'il essaye de revenir. Et personne ne se demande qui est-ce qu'il a fait passer. Hé ouais, qu'est-ce que tu crois King fone [kingphone ? King faune ? Le nom du passeur] Tu m'as vu moi ? T'as vu mon costard ? Attends, regarde. Les bagouzes, la montre, t'as vu mes pompes ? Mille euros, les pompes. Attends, Ta gueule, chut !

Extrait du monologue d'un passeur s'adressant à un migrant (peut-être un message caché dans les lignes ci-dessus ?) Le sujet de cette fiction de Jack Souvant et Gaël Gillon, lauréate de la bourse Gulliver, est symptomatique des missions mises en oeuvre par la station : partir à la recherche des questions sociétales/politiques/géopolitiques/économiques/géographiques (tous termes aujourd'hui indispensables à l'enthousiasme d'une diffusion) de « l'époque » pour les transfigurer sous la forme de production radiophonique.

C'est ainsi que les clichés sont égrenés les uns après les autres : un passeur malfrat, un chauffeur de poids lourd beauf, la bonne parole prodiguée par l'auto-radio (22'10 '' : À partir du moment où vous êtes étranger dans votre propre société, vous devenez inutile à vous-même et inutile à votre société. Et ça, c'est probablement la pire des situations qui peut arriver à quelqu'un Smaïn Laacher + Bernard Maris), une conversation entre deux hommes dissimulés dans la remorque du camion (qui nous ennuie rapidement), une autre binaire entre chauffeurs des plus raffinées (Comment ça va les gonzesses ?).

Rien n'est crédible (mais était-ce le but ?), tout est attendu, pas l'once d'un point de vue original qui justifierait le mot création, mis à part le monologue chinois de ce qui ressemble à un rêve à la 41è minute. La fiction se déroule chronologiquement, programmatiquement, et rappelle une bande-annonce de cinéma qui donne à voir l'intégralité du film en 2 minutes : ce que nous pouvons en imaginer à gros traits est exactement ce qui est écouté.

En revanche, le travail de spatialisation sonore est superbe et aurait largement suffi à l'appréciation de cette émission classée dans la case : documentaires. Le son de la conduite sur route, des voix extérieures entendues depuis l'intérieur du conteneur, des nappes sourdes de synthétiseurs font l'objet de longues plages immersives qui se suffisent à elles-mêmes.

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Re: Atelier de création radiophonique - le Ven 27 Mai 2016, 15:56

Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t67p40-atelier-de-creation-radiophonique#25895) a écrit:C'est ainsi que les clichés sont égrenés les uns après les autres[...]
Rien n'est crédible (mais était-ce le but ?), tout est attendu, pas l'once d'un point de vue original qui justifierait le mot création, mis à part le monologue chinois de ce qui ressemble à un rêve à la 41è minute. La fiction se déroule chronologiquement, programmatiquement, et rappelle une bande-annonce de cinéma qui donne à voir l'intégralité du film en 2 minutes : ce que nous pouvons en imaginer à gros traits est exactement ce qui est écouté.

En revanche, le travail de spatialisation sonore est superbe et aurait largement suffi à l'appréciation de cette émission classée dans la case : documentaires. Le son de la conduite sur route, des voix extérieures entendues depuis l'intérieur du conteneur, des nappes sourdes de synthétiseurs font l'objet de longues plages immersives qui se suffisent à elles-mêmes.
Implacable diagnostic, qui vaut hélas pour toute une part de la production de  fiction originale à France Culture depuis septembre 1999. Comment évaluer la quantité  : 30% ? 50 % ? Encore plus ?

Le théâtre de Blandine Masson, reposant en grande partie sur l'adaptation d'oeuvres existantes, échappe pour une large part au désastre. C'est déjà moins vrai des policières qui précèdent Mauvais Genres. Avec le feuilleton et les micro fictions ça se gâte. Quand aux ateliers de 23h, là c'est le naufrage.

La fiction à France Culture avait été re-construite en 2000 ou 2001. Le maître d'oeuvre de cette renaissance fut Bernard Comment. il avait été appelé à la rescousse par la rombière qui dirigeait la baraque, après que la totalité du département avait posé sa démission. Je ne sais plus s'ils avaient été sacqués ou s'ils avaient préféré claquer d'eux-mêmes la porte. Bernard Comment en fit un département au service du paradigme idéologique voulu par la dame.  15 ans après, malgré Blandine Masson qui a tempéré les excès tout en suivant les mêmes consignes, nous en sommes toujours au même point.

Dans mon pavé de citation j'ai isolé une partie du message de Jean-Luuc car (avec son autorisation) elle pourra se trouver recyclée dans nombre de comptes-rendus d'écoute.


_________________
A l'intention de ceux qui prennent mon pseudonyme pour un bouclier : mon identité n'est ni affichée ni dissimulée.
Pour la trouver il suffit de suivre le fil de mon profil.
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Vous écoutez France Cul... - le Mer 08 Juin 2016, 22:50

Le "documentaire" Création on air d'Irène Omélianenko (on a du mal à croire qu'elle soit à l'origine des programmes diffusés sous son nom), ce 8 juin : Tchat Sexe (trois étoiles de Télérama ?). France Culture renoue avec les radios libres des années 80 (où l'on voit sa grande originalité, seulement 30 ans de retard...) où l'antenne était ouverte à tous sur les sujets dits tabous.

Un descriptif qui commence bien avec la formule "Dans la prison des genres"... Vous êtes sur France Culture, sans doute aucun.

"Dans la prison des genres, dans la course à l’orgasme, enfermés par les codes des catalogues, comment libérer une parole intime, parler de sexe, du désir et de plaisir ? Sept voix font entendre leur recherche intime, leur expérience du sexe"

L'équipe à l'origine du projet, Marie Le Gall et Nathalie Battus. On n'y cultive pas du tout le  narcissisme : "Tout a commencé par ma recherche et l’exploration de ma sexualité et du plaisir."

Marie Richeux va podcaster et tweeter.



Dernière édition par Philaunet le Ven 07 Oct 2016, 07:37, édité 1 fois

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Re: Atelier de création radiophonique - le Jeu 04 Aoû 2016, 12:36

Continuant d'essorer mon Télérama de la semaine (en fait double numéro, consacré au silence), un papier bien trop court d'Aude Dassonville intitulé Les murmures ont des oreilles nous permet de revenir sur un ACR diffusé le 2 août 2015 : Z O N E D E S I L E N C E, de Amandine Casadamont et Angélique Tibau (1ère diffusion le 3 juillet 2014).

Dans Télérama, la journaliste écrit : Il y a trois ans, les réalisatrices Amandine Casadamont et Angélique Tibau ont poussé leur logique - et leur « critique des radios de bavardage » - au plus loin qu'elles pouvaient : elles se sont rendues dans le nord du Mexique, dans une région désertique nommée « Zone du silence ». Elles en ont rapporté une oeuvre captivante du même nom, concrétion de stridulation, crissements, turbulences électromagnétiques et fonds d'air qui évoquent la plaine et suggèrent ce qui, là-bas, est tu : le narcotrafic qui s'y déroule, et que les autorités s'efforcent de... passer sous silence. « Le silence est la base de tout, insiste Irène Omélianenko. il est enjeu créatif, intellectuel, politique et sujet de réflexion. » Non seulement la productrice a permis à ce documentaire d'exister, mais elle a réussi à le diffuser sur France Culture. (...)

On peut en effet remercier Irène Omélianenko d'avoir permis la création/diffusion de cette oeuvre radiophonique qui impressionne par les qualités énoncées ci-dessus. Le travail opéré sur la matière brute, dite « sculptée » par Aurélie Charon en introduction, est digne d'une composition musicale. La déformation des échantillons sonores prélevés dans cette zone de silence (de la voix à l'environnement naturel en passant par un moteur de voiture), leur traitement multiple (que les professionnels du son distingueront mieux que n'importe qui d'autre), leur superposition, produisent des séquences rythmées qui oscillent du quasi inaudible à la saturation auditive. De quoi apparenter cette création à de la musique dronesque :



/// Edit du 16 août 2016 : « Le drone est un genre musical minimaliste qui utilise des notes maintenues et présente peu de variations harmoniques », dit Yves-Marie Mahé dans La musique aux trousses (Arte Radio, 10 novembre 2015). ///

Omélianenko interrogée par Dassonville dit encore : Les gens qui enchaînent les phrases sont généralement dans la langue de bois. (...) Quand une personne se tait, c'est qu'elle réfléchit. Je trouve ça rassurant. Et ça ne mange pas de pain.

Malgré tout, voir Irène Omélianenko quitter France Culture serait de très mauvais augure pour la création. Un post de Philaunet renvoyait le mois dernier à un autre de Radio Fanch dans lequel était relevé le remplacement, pour la rentrée 2016/2017, de Sur les docks par La série documentaire, coordonnée par Perrine Kervran . De quoi alerter Fanch : Hum ! Comment dire ? Un nom historique de la chaîne a disparu ! Serait-ce une coquille ? Où est Irène Omélianenko, coordinatrice de "Sur les docks", documentariste sur la chaîne depuis la fin des années 8O ? Surpris que Le Saux n'ait pas évoqué cette "disparition".

Finissons sur une note pessimiste, dans Télérama : La nuit et son rythme ralenti, ses créations aux formats libres, formaient le dernier refuge d'un potentiel silence ? Elle n'accueille plus désormais que des rediffusions - imposant l'esthétique des émissions diurnes à nos insomnies. Les animateurs parlent sans temps mort et les journalistes, contraints de respecter des formats de plus en plus étroits, vont jusqu'à ôter, au montage de leurs reportages, les respirations de leur témoins. La faute, entre autres, à d'anciens directeurs d'antenne comme Olivier Poivre d'Arvor qui, sous prétexte d'économies, sont capables de mettre brutalement fin (sans dernière) à Du jour au lendemain. De même que sur France Inter, l'arrêt de Sous les étoiles exactement de Serge Levaillant ne s'est pas fait sans mal. Des éléments qu'Aude Dassonville ne rappelle curieusement pas.

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ACR ''Zone de silence'' - le Ven 07 Oct 2016, 20:20

Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t67p40-atelier-de-creation-radiophonique#26473) a écrit:Continuant d'essorer mon Télérama de la semaine (en fait double numéro, consacré au silence), un papier bien trop court d'Aude Dassonville intitulé Les murmures ont des oreilles nous permet de revenir sur un ACR diffusé le 2 août 2015 : Z O N E D E S I L E N C E, de Amandine Casadamont et Angélique Tibau (1ère diffusion le 3 juillet 2014).

Dans Télérama, la journaliste écrit : Il y a trois ans, les réalisatrices Amandine Casadamont et Angélique Tibau ont poussé leur logique - et leur « critique des radios de bavardage » - au plus loin qu'elles pouvaient : elles se sont rendues dans le nord du Mexique, dans une région désertique nommée « Zone du silence ». Elles en ont rapporté une oeuvre captivante du même nom, concrétion de stridulation, crissements, turbulences électromagnétiques et fonds d'air qui évoquent la plaine et suggèrent ce qui, là-bas, est tu : le narcotrafic qui s'y déroule, et que les autorités s'efforcent de... passer sous silence. « Le silence est la base de tout, insiste Irène Omélianenko. il est enjeu créatif, intellectuel, politique et sujet de réflexion. » Non seulement la productrice a permis à ce documentaire d'exister, mais elle a réussi à le diffuser sur France Culture. (...)

On peut en effet remercier Irène Omélianenko d'avoir permis la création/diffusion de cette oeuvre radiophonique qui impressionne par les qualités énoncées ci-dessus. Le travail opéré sur la matière brute, dite « sculptée » par Aurélie Charon en introduction, est digne d'une composition musicale. La déformation des échantillons sonores prélevés dans cette zone de silence (de la voix à l'environnement naturel en passant par un moteur de voiture), leur traitement multiple (que les professionnels du son distingueront mieux que n'importe qui d'autre), leur superposition, produisent des séquences rythmées qui oscillent du quasi inaudible à la saturation auditive. De quoi apparenter cette création à de la musique dronesque :



/// Edit du 16 août 2016 : « Le drone est un genre musical minimaliste qui utilise des notes maintenues et présente peu de variations harmoniques », dit Yves-Marie Mahé dans La musique aux trousses (Arte Radio, 10 novembre 2015). ///
(...)
Création sonore originale en effet qui s'écoute jusqu'au bout de ses 55 minutes. Casque indispensable, comme le recommande la réalisatrice. Les hispanophones y trouveront aussi un avantage à l'écoute de bribes de dialogue entre autochtones. Grand merci à Jean-Luuc pour cette recommandation richement étayée.

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''Antarctique, Une Présence Absente'' (Australian Antarctic Division) - le Ven 20 Oct 2017, 08:23

Une création artistique radiophonique à ne pas manquer : Antarctique, Une Présence Absente* C'était le 04/12/2014.

Un voyage sonore très évocateur dans les bruits de machines, à écouter au casque (superbes effets de stéréo). Une narration (voix féminine non précisée sur la page) qui laisse la place au temps et au silence. Voilà ce que peuvent produire aujourd'hui, à notre époque, des preneurs de son et des penseurs du son et de la voix.

Si l'on en  croit le descriptif, le mérite de l'émission revient à la radio australienne  et aux organismes scientifiques australiens  :  ABC Radio National's Creative Audio Unit, Australia Council for the Arts, Australian Antarctic Division, Bogong Centre for Sound Culture, School of Art - RMIT University. L'INA-GRM a sans doute travaillé sur la version française.

"Antarctique, Une Présence Absente" est un recueil d’observations à partir d’enregistrements sonores et de texte pour transmettre une expérience du continent gelé différente de celle présentée par le prisme de l’histoire naturelle, de la science du climat ou de l’exploration humaine. C’est une réinvention d’un lieu marqué par un fort sentiment d’absence, de vide et de blanc, désert et silencieux. L’occasion est rare de pouvoir s’interroger sur l’Antarctique, d’articuler une expérience sur une région inaccessible à tous en dehors d’une poignée de personnes autorisée pour sauvegarder ses intérêts. Une topographie fantôme dissimulant un déconcertant lot de rencontres à ces quelques chanceux de pouvoir transgresser son périmètre gelé.

*Un Atelier de Création Radiophonique de Philip Samartzis
Réalisation Lionel Quantin
Coproduction avec ABC Radio National's Creative Audio Unit

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Humour (involontaire) et monde des sons - le Dim 01 Juil 2018, 20:09

Sous le titre L'Inaudible Collection Voyage Sonore du 28/06/2018, cette annonce : "Désolé, l'écoute de ce son est indisponible. En raison d’un appel à la grève nous ne sommes pas en mesure de diffuser l’intégralité de nos programmes habituels. Nous vous prions de nous en excuser".

***********
Deux mots sur le sujet :

1/ Un nouvel exemple de l'intérêt pour le rien ou le presque rien, illustré par quelques truismes : "Que le réel puisse être parfois vide et silencieux à nos oreilles est d’abord l’expression de nos limites auditives (au-delà de 20khz, ou en deçà de 20hz.) Ainsi, nous ressentons et décrivons l’environnement principalement à partir de cette perception partiale, et nous nous sommes fabriqués [sic] une réalité lacunaire, un imaginaire anthropocentré. Il y a donc de l’inaudible partout".

Relevons "un imaginaire anthropocentré"... Quant à "perception partiale", l'idéologie a sans doute provoqué le lapsus, car "partielle" semble le mot juste ici pour décrire une limite à une perception dont on ne sache pas qu'elle puisse être un parti pris.

Le projet d'Eric la Casa s'annonce néanmoins intéressant et dans ce forum, plusieurs contributions (voir plus bas*, deux parmi d'autres) rendent compte d'enregistrements de mondes sonores inaccessibles sans la technique moderne.

Descriptif :
Mon projet radiophonique est pensé comme un grand récit (sortir du silence), à plusieurs voix, d’un monde sonore qui nous est inaccessible, et le plus souvent inconnu, – une Terra Incognita que les chercheurs s’efforcent de nommer.

Il explore cette notion de réalité inaudible par le récit qu’en font les invités, en contrepoint d’une trame dense de sonorités, faites d’exemples et d’enregistrements de phénomènes normalement inécoutables. Volontairement ou non, cette part cachée du spectre sonore n’est pas à ranger dans le registre du silence, mais de l’absence.

Mon récit interroge ainsi l’écoute au quotidien, et notre conscience du monde par la perception. De façon préméditée ou non, nous discriminons une part importante de la réalité sonore : par exemple, involontairement, de par nos limites auditives, ou volontairement, quand nous définissons le MP3 comme une norme (cf Jonathan Sterne ci-dessous). C’est par cette double entrée que la question de l’inaudible conduit notre réflexion au-delà du silence.


Une riche bibliographie est proposée sur la page. Et un lien que tous les auditeurs intéressés par leurs oreilles auront à cœur d'explorer (cela peut être déprimant pour les plus de 50-60 ans) :

Onglet "Grand public", par exemple : Qu'est ce qu'une surdité, un acouphène ?

Onglet "Étudiants et professionnels" (vaut le déplacement) : Voyage au centre de l'audition.

* La merveilleuse contribution de Fred de Rouen, décédé en janvier : « L'Expérimentale » par François Bonnet  le 26 septembre 2017 qui ouvrait une rubrique que j'avais abondée à sa suite avec Travailler les bruits de la roche, travailler les bruits de la neige le 16 jan 2018.

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''L'Inaudible'' (c'est un titre) - le Lun 03 Sep 2018, 14:05

Philaunet(http://www.regardfc.com/t67p40-atelier-de-creation-radiophonique#30802) a écrit:Sous le titre L'Inaudible Collection Voyage Sonore du 28/06/2018, cette annonce : "Désolé, l'écoute de ce son est indisponible. En raison d’un appel à la grève nous ne sommes pas en mesure de diffuser l’intégralité de nos programmes habituels. Nous vous prions de nous en excuser". (...)
Eh bien, voilà il est désormais audible, cet Atelier de Création Radiophonique (ou Création on air) : L'Inaudible Collection Voyage Sonore 02/09/2018.

Des commentaires ?

Voir aussi la pétition du Groupe de soutien à la création radiophonique.

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Re: Atelier de création radiophonique - le Mar 25 Sep 2018, 16:20

Philaunet(http://www.regardfc.com/t67p40-atelier-de-creation-radiophonique#30802) a écrit:Sous le titre L'Inaudible Collection Voyage Sonore du 28/06/2018, cette annonce : "Désolé, l'écoute de ce son est indisponible. En raison d’un appel à la grève nous ne sommes pas en mesure de diffuser l’intégralité de nos programmes habituels. Nous vous prions de nous en excuser".

***********
Deux mots sur le sujet :

1/ Un nouvel exemple de l'intérêt pour le rien ou le presque rien, illustré par quelques truismes : "Que le réel puisse être parfois vide et silencieux à nos oreilles est d’abord l’expression de nos limites auditives (au-delà de 20khz, ou en deçà de 20hz.) Ainsi, nous ressentons et décrivons l’environnement principalement à partir de cette perception partiale, et nous nous sommes fabriqués [sic] une réalité lacunaire, un imaginaire anthropocentré. Il y a donc de l’inaudible partout".

Relevons "un imaginaire anthropocentré"... Quant à "perception partiale", l'idéologie a sans doute provoqué le lapsus, car "partielle" semble le mot juste ici pour décrire une limite à une perception dont on ne sache pas qu'elle puisse être un parti pris. (...)

* La merveilleuse contribution de Fred de Rouen, décédé en janvier : « L'Expérimentale » par François Bonnet  le 26 septembre 2017 qui ouvrait une rubrique que j'avais abondée à sa suite avec Travailler les bruits de la roche, travailler les bruits de la neige le 16 jan 2018.
et
Philaunet(http://www.regardfc.com/t67p40-atelier-de-creation-radiophonique#31206) a écrit: (...) Eh bien, voilà il est désormais audible, cet Atelier de Création Radiophonique (ou Création on air) : L'Inaudible Collection Voyage Sonore 02/09/2018.

Des commentaires ?

Voir aussi la pétition du Groupe de soutien à la création radiophonique
Bien sûr aucune réponse. Comme pour l'Oulipo, ça gueule, mais ça n'écoute pas.

Aussi, la direction doit-elle sourire à la pétition (en écriture féministe, svp) des défenseurs de la création radiophonique que Syntone diffuse : ceux qui vivent de leur passion crient, mais aucun auditeur ne se manifeste (et ça se comprend). En revanche, que mon Erner est joli, que ma Gesbert est belle et que mon Gardette est splendide (il faudrait limiter les producteurs à ces trois-là) !

La culture, oui, mais j'écoute les magazines d'info socio-politiques ; le travail le dimanche, non, mais quand même la supérette du coin, ça dépanne, etc.

Tout cela pour dire (des fois qu'un abruti ne sachant pas lire se manifeste de nouveau, mais ça m'étonnerait, il laboure ses obsessions) que le premier Criècheunne onne air de la saison, mentionné ci-dessus, est un foutage de gueule. J'attends un contradictoire.

Alors défendre la création radiophonique (ah, le beau terme qui recouvre tout et n'importe quoi, surtout n'importe quoi) avec ce genre de produit, faut pas pousser.

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Re: Atelier de création radiophonique -

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