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De l'image dans votre radio    Page 5 sur 12

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De l'image dans votre radio - le Mar 21 Oct 2014, 14:38

Rappel du premier message :

La radio + l'image, qu'est-ce selon vous ?

Un luxe ?
Un idéal ?
De l'inutile ?
* * *

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Re: De l'image dans votre radio - le Ven 16 Oct 2015, 20:06

@Philaunet a écrit:Voilà un reportage d'Omar Ouahmane dont on sent qu'il va nous éclairer sur les enjeux de l'émigration syrienne en Europe : Le périple d'une famille syrienne réfugiée en Europe (ce titre ne serait-il pas mal construit ?).

« La petite Lotus, 3 ans et demi » souriant, jouant, dormant,  et son « petit frère Mohamed » en sont véritablement les vedettes. 148 photos en tout de la famille (je vous aime) et une vidéo.

Omar Ouahmane en baby-sitter (ainsi se définit-il en légende d'une photo) ou qui fait le V de la victoire est aussi une des grandes stars de cet album.



@Yann Sancatorze a écrit:On pourrait donner un nom à cet exercice antidéontologique, "l'informercial humanitaire".

Le compte-rendu Twitter d'O. Ouahmane pose en effet question. Il faudrait avoir un coeur de pierre pour ne pas être ému par le périple de cette famille en Europe (de la Syrie jusqu'en Suède en bus, train, à pied, en canot). A quoi cela tient-il ?

D'abord, arrêtons-nous une seconde sur l'importation des messages (photos et commentaires) du compte Twitter d'O. Ouahmane sur la page Internet de la chronique : Le choix de la rédaction. Sommes-nous en présence d'informations visant à compléter le reportage (comme peut l'être la carte géographique située en dessous et intitulée : Migrants et demandeurs d'asiles en Europe) ? Ou bien du témoignage personnel d'un reporter "au coeur" d'une famille syrienne relayant jour et nuit les étapes de leur déplacement ?

Le problème vient du brouillage de ces deux pistes. O. Ouahmane fait aussi bien part des conditions difficiles dans lesquelles hommes, femmes et enfants voyagent que de ses impressions toutes subjectives à la limite de la sensiblerie (on appréciera les smileys). Le compte-rendu, tel que découpé dans le temps, s'étend du 21 septembre au 10 octobre 2015, pour un total de 81 tweets et 151 photos (148 selon Philaunet, possible, je n'ai pas le courage de recompter), et une vidéo, le tout à scroller pendant 3 km. Un nombre de messages conséquent donc comme autant d'"épisodes" d'une "histoire" vécue en "temps réel" (différé pour nous) sur trois semaines (ce que quatre minutes de reportage ne peuvent restituer). De quoi construire l'émotion.

L'auditeur curieux se reportera à une version longue commandée par France Inter dans le magazine Interception, intitulé : 12 jours dans la vie d'un réfugié, dont la diffusion est prévue le 18 octobre 2015. Là encore, il est d'ores et déjà permis d'interroger le titre. "Dans la vie de", comme on pourrait entendre "dans la peau de", et autres émissions qui cherche à se mettre à la place de. Jouer la carte de l'identification pour illusionner un gain de réel, c'est se moquer du monde, et il y a fort à parier que nous retrouverons là une grande part de mise en scène (à l'oeuvre dans les photos) incluant toute une palette d'émotions.

En attendant, on ne peut être que gêné devant les photos d'O. Ouahmane. Puériles dans le texte ((...) personne ne devrait vivre ce que ces familles vivent depuis des jours ou Lotus, d'une vitalité incroyable, ne comprend pas ce qui se passe mais comprendra quand elle sera plus grande) et sentimentales sur les bords (nombreuses sont les photos des deux enfants relatives à la fatigue et aux difficultés rencontrées, hé oui, leur innocence n'est pas un prisme innocent), ces images légendées en appui du reportage radiophonique sur le site de F.C. auraient dû se circonscrire au factuel.

Inutile de s'attarder sur la qualité des images, O. Ouahmane n'est pas photo-reporter.

Ci-dessous, quelques tweets :





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Re: De l'image dans votre radio - le Sam 17 Oct 2015, 10:43

Pourquoi ne démissionne-t-il pas de Radio France pour faire se consacrer pleinement à des missions humanitaires ? Déontologiquement, ce que vous postez est une accumulation de fautes graves de sa part, qui exigeraient une mise à pied immédiate si les rédactions de Radio France étaient réellement des rédactions d'information, pour la plus simple et primaire des raisons qu'il engage avec lui la voix entière de l'institution. De la part d'un journaliste (et de service public, de surcroît), c'est absolument inadmissible. Bien sûr, on ne verra ni les responsables de rédaction ni le CSA recadrer qui que ce soit. C'est une nouvelle version du journaliste "embedded" : celui qui se tape l'incruste chez une famille pour affirmer avec plus de volume ce qu'il avait déjà prévu de dire avant de partir en reportage. Il y a sans doute beaucoup de journalistes à RF qui savent pertinemment que leur prises de positions, dans l'exercice de leurs fonctions, sont déontologiquement inacceptables, mais ils choisissent volontairement de prendre le risque de décrédibiliser leur employeur car ils ne pourraient trouver ailleurs plus large audience pour asséner leurs opinions. Pouvoir diffuser ses opinions grâce à sa carte de journaliste, sur des antennes de service public, de la manière la plus subventionnée qui soit, quel courage ! S'essuyer les pieds sur le service public, pas de problème, qui sommes nous, bons cons d'auditeurs, pour oser s'en inquiéter... Les captures d'écran de son compte tweeter sont accablantes. Imaginerait-on un journaliste de NPR, de la BBC poster ceci ? Il serait en train de faire les cartons dans son bureau dans la demi-heure.

Cette malheureuse imposture m'a rappelé, par contraste, un autre épisode d'intervention de journaliste dans son sujet, ici pendant les émeutes qui avaient suivi le tremblement de terre d'Haïti en 2010. On y voit Anderson Cooper, journaliste vedette de CNN, choisir d'interrompre son reportage pour attraper et mettre à l'abri un petit garçon blessé. Le journaliste avait d'abord été critiqué pour son geste puis absout car il avait agi instinctivement, semble-t-il, sans arrière-pensée narcissique (sauver un enfant devant les caméras), se montrant humain avant d'être journaliste :



Le professionnalisme reprend le dessus, alors que dans le malheureux cas de ce journaliste de RF, il s'agit bien d'autre chose : exploiter ce sujet sous l'angle le plus sentimentalisant possible pour jouer les héros au grand coeur, sans possibilité de contradiction ou même de points de vue divers. Nous avons décidément un journalisme des plus médiocres en France. Une vraie caricature.

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Format - le Jeu 22 Oct 2015, 09:20

Puisque munstead parlait d'un certain "Robert" (Robert qui ?) dans un post critique sur L'éditorial de Robert, j'ai regardé la grille des Matins et y ai trouvé la chronique publiée hier : François Hollande, de moins en moins populaire.

Il s'y trouve une photo de Jaurès aux dimensions disproportionnées par rapport à la page.  

S'y trouvent aussi un conditionnel au lieu d'un imparfait : « le 27 octobre 2005 deux adolescents mourraient dans un transformateur EDF » et un accord au pluriel de « une partie » : «  il est aussi à craindre qu'une partie des populations d'origine étrangère, également, lui tournent le dos »

Quant à la fin du texte, elle est minable : « Et François Hollande, lui, comme une manière de donner corps à ce divorce qui parait s'amorcer d'avec ce qu'on appelle "les quartiers", a terminé sa visite, hier, en sortant par la porte de derrrière, la petite porte dérobée, pour ne pas avoir à affronter les manifestants qui l'attendaient devant. Tout un symbole... ». Depuis quand un personnage public doit-il se mêler à des groupes hostiles ? Il y a des règles de sécurité auxquelles un Président de la République doit se conformer, et elles étaient là avant qu'il ne soit élu.

Que fait ce Stéphane Robert sur cette antenne et qu'indique la ligne budgétaire dédiée à son « travail » à France Culture ?

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Un oiseau, bis. - le Jeu 22 Oct 2015, 19:12

À France Culture, ils ne se foulent pas trop quand ils veulent illustrer un sujet ornithologique, comme on l'a vu plus haut dans Un oiseau à propos de la légende de la photo.

Pourquoi donc changer ce qui est nul, ce serait dommage... Laissons donc chaque photo de Mémoires vives : les oiseaux avec  la même légende que celle-ci, on soulage ainsi la mémoire, n'est-ce pas ?


Un oiseau MIKE VASILYEV © UNSPLASH.COM

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Re: De l'image dans votre radio - le Ven 23 Oct 2015, 15:09

@Philaunet a écrit:Puisque munstead parlait d'un certain "Robert" (Robert qui ?) dans un post critique sur L'éditorial de Robert, j'ai regardé la grille des Matins et y ai trouvé la chronique publiée hier : François Hollande, de moins en moins populaire.

Il s'y trouve une photo de Jaurès aux dimensions disproportionnées par rapport à la page.  

Merci Philaunet pour ce nouveau cas particulier de non-maîtrise du dimensionnement de l'image par le producteur/technicien chargé de mettre en ligne des fichiers numériques. Je l'ai ajouté au (très long) post de la page 1, sous le titre : la photo mal dimensionnée (qui précède donc maintenant : la photo mal redimensionnée)

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Le héros-tonton - le Ven 23 Oct 2015, 23:52

@Yann Sancatorze a écrit:Pourquoi ne démissionne-t-il pas de Radio France pour faire se consacrer pleinement à des missions humanitaires ? Déontologiquement, ce que vous postez est une accumulation de fautes graves de sa part, qui exigeraient une mise à pied immédiate si les rédactions de Radio France étaient réellement des rédactions d'information, pour la plus simple et primaire des raisons qu'il engage avec lui la voix entière de l'institution.(...)

Merci pour votre analyse éclairante Yann Sancatorze. A l'opposé de la vôtre, l'entretien d'O. Ouahmane mené par C. Lefrancois, publié sur le site de Télérama ce vendredi 22 octobre 2015, se garde de toute approche critique. Et pour cause, il est publié sous le titre "témoignage". Le "storytelling" du reporter de Radio France continue, photos à l'appui (si vous en avez le courage, lisez les légendes) :

Reporter à France Inter, Omar Ouahmane a suivi jusqu'en Autriche une famille fuyant la guerre en Syrie. De simple observateur, il est devenu acteur, notamment lors de la traversée mouvementée de la mer Egée.

C'est un phénomène d'exode unique depuis la première guerre mondiale. 323 000 migrants ont débarqué sur les côtes européennes, ces huit derniers mois, fuyant les atrocités de la guerre en Syrie. Pour France Inter, Omar Ouahmane a voulu donner des visages et des voix à ces hommes, femmes et enfants noyés dans les statistiques. Pendant douze jours, il a ainsi suivi pour 12 jours dans la vie d'un réfugié — un documentaire diffusé dans Interception — une de ces familles qui a tout abandonné pour fuir en Europe.

Un long périple au départ d'Antakya (Antioche) en Turquie, près de la frontière syrienne : traversée de la mer Egée en bateau pneumatique jusqu'à la Grèce, puis la Macédoine, la Serbie, la Hongrie et enfin l'Autriche, d'où l'on peut rallier la Suède. De ce reportage, Omar Ouahmane se souviendra longtemps : il est sorti de son cadre de journaliste pour partager, bien plus qu'il ne l'aurait imaginé, l'épreuve du Syrien Wassim Tain, de son épouse Maya et de leurs deux enfants Lotus (5 ans) et Mohammed (2 ans).

Avez-vous eu des difficultés à trouver cette famille et à la convaincre d'être accompagnée par un journaliste français ?

Le reportage a mal commencé... Je suis resté 48 heures à la frontière qui sépare la Turquie de la Syrie au niveau de Bab al-Haw, où passent clandestinement les réfugiés. Mais j'ai été repéré par les soldats turcs et j'ai passé une nuit difficile au poste avant d'être relâché. A défaut de partir de la frontière comme je l'espérais, je suis allé à la gare routière d'Antakya, à trente kilomètres. C'est là que j'ai rencontré la famille que j'allais suivre : deux ingénieurs et leurs enfants originaires d'Idlib, au nord de la Syrie.
A gauche : Lotus, dans les bras de son père, a fini par obtenir un laisser-passer pour Athènes.

La Turquie, qui fait face à un afflux conséquent de réfugiés, a verrouillé ses frontières. Comment cette famille est-elle parvenue à franchir cette étape ?

Cette première frontière est la plus difficile, car le secteur est escarpé, et il faut courir sur plusieurs kilomètres de nuit avec les enfants, sans faire aucun bruit, pour échapper à la vigilance des groupes armés. La clôture a été coupée à certains endroits. Les passeurs s'arrangent alors avec des soldats qu'ils payent pour fermer les yeux sur le passage des groupes de réfugiés, pendant une heure. Tout le monde est de mèche car il y a beaucoup d'argent à se faire (90 euros par personne pour entrer en Turquie). Le plus cher demeure la traversée de la mer Egée. Rallier la Grèce en bateau à ainsi coûté 3 000 euros à la famille Tain.

Qui peut se permettre un exode aussi coûteux ?


Les classes moyennes qui habitaient des zones tenues par le régime, jusqu'alors épargnées par les bombardements. La famille que j'ai suivie vient d'Idlib, ville tombée avant l'été dans l'escarcelle de la rébellion. Il y a aussi beaucoup de gens d'Alep et de Palmyre.
A Athènes, en attendant le bus pour la frontière macédonienne. La matinée a été éprouvante pour les enfants.

Quels ont été vos rapports avec la famille et les autres réfugiés qui voyageaient avec eux ?

Les migrants n'aiment pas les journalistes de télévision. Ils ne veulent pas être reconnus car leurs proches restés au pays craignent des représailles. Personnellement, pendant le reportage, j'étais hanté par la nécessité de ne pas les mettre en danger, et de ne pas les perdre de vue. Plus que journaliste, j'étais aussi un peu le tonton... Nous avons partagé des moments forts, comme ce jour à Izmir où ils essayaient les gilets de sauvetage, juste avant la traversée vers la Grèce. Ils pleuraient et j'étais aussi au bord des larmes. Nous avons embarqué au milieu de la nuit sur un bateau pneumatique conçu pour 15 personnes maximum. Nous étions cinquante passagers dont dix-sept enfants. Maya m'a confié sa fille pour que je m'occupe d'elle si jamais l'embarcation venait à chavirer, car elle ne savait pas nager et ne pourrait lui porter secours.

De journaliste spectateur et témoin vous êtes devenu acteur, en prenant la direction du bateau engagé dans la mauvaise direction, en pleine nuit...

J'étais préparé. Je disposais d'un téléphone satellite et d'un traceur GPS. Physiquement, je me suis entraîné en nageant beaucoup avant mon départ. Lorsque le passeur a plongé, en nous laissant seuls sur le bateau avec un réfugié à peine formé pour naviguer, j'ai consulté mon GPS et j'ai vu que nous faisions fausse route. La lune nous éclairait à peine. Les enfants serrés au centre du pneumatique pleuraient et j'avais toutes les peines du monde à me faire entendre. Je suis alors intervenu pour rediriger l'embarcation, en croisant les doigts pour éviter le passage des gros cargos et les rochers acérés aux abords des îles grecques.

Une fois en Europe, la route est encore longue. Quelles sont les conditions d'hygiène pour les familles rassemblées dans des camps de fortune, et comment s'alimentent-elles ?

Sur l'île de Khios, nous avons été dirigés vers un camp insalubre, sans nourriture ni eau. Les migrants s'approvisionnent dans les magasins avec les économies qu'ils ont sur eux. Globalement, peu d'ONG ou d'associations parviennent à subvenir à leurs besoins.

Vous êtes entré illégalement en Macédoine alors que vous risquiez une peine de cinq ans de prison. Comment avez-vous fait pour échapper aux contrôles ?


Je me faufilais dans le bus. La nuit, il était plus facile d'emboîter le pas au groupe sans se faire remarquer. En Serbie, les soldats ont fait le décompte et remarqué qu'une personne n'avait pas été contrôlée. Ils ont revérifié les laissez-passer de tout le monde. Evidemment, je n'en avais pas. J'ai donc fait mine de le chercher. Quand le soldat est revenu vers moi, un Kurde m'avait glissé le sien en cachette. Grâce à lui, j'ai pu mener mon reportage à son terme.

Que retenez-vous de ce périple ?

Pour moi, l'ennemi du journalisme est l'idéologie. Aujourd'hui, on façonne une opinion publique réticente à l'accueil des réfugiés. Ce qui m'intéresse, c'est de donner la parole aux gens qui ne l'ont pas, comme, pour les besoins de ce documentaire, cette famille victime de psychopathes convertis au djihadisme. L'idée, ici, c'est d'humaniser. Derrière chacun de ces réfugiés, il y a des chemins de vie, des familles, des parents soucieux de donner une vie meilleure à leurs enfants. C'est l'histoire de l'humanité.

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Le floutage, un genre - le Mar 27 Oct 2015, 09:23

On donne un prix à celle-ci ?



DES ARMES 1/5 : Vies et destins de la Kalachnikov où on lit sur la page de Marie Richeux : « un essai sur une série de photo prises (...) »

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Deux cas de refus symétriquement opposés - le Jeu 29 Oct 2015, 10:12

@Philaunet a écrit:
On donne un prix à celle-ci ?



DES ARMES 1/5 : Vies et destins de la Kalachnikov où on lit sur la page de Marie Richeux : « un essai sur une série de photo prises (...) »

Merci Philaunet. Pour être honnête, j'ai eu un peu de mal à croire à la possibilité d'une telle photographie. J'entends par là qu'une raison a forcément présidé à la nature d'une telle image. Par exemple, un lien avec le sujet traité/ou issue de l'invité lui-même/ou voilant un message que l'écoute de l'émission permettra de comprendre. Mais force est de constater que non.

Nous avons bien là un exemple de photographie floue d'invité, postée en toute tranquillité par le technicien de l'émission. L'écrivain Oliver Rohe, qui par un effet de trompe-l'oeil saisissant, semble pointer un canon vers une personne à droite du photographe, ne fait que tenir sa veste en boule et un livre dans son bras gauche, devant un couloir qui ressemble bien à ceux de la maison ronde.

De la difficulté de la mise au point automatique au refus de se laisser photographier, une photographie de l'émission : Hors-champs du 27 octobre 2015 prolonge le problème soulevé par l'image à la radio. Rares sont les invité(e)s qui disent merde à ce passage obligé. Ci-dessous, l'écrivain M. Dorsan photographiée par C. Amar dissimule la quasi-totalité de son visage derrière un sac à main. Un choix qui peut s'expliquer par une "difficulté d'être" (si l'on veut bien me passer ce titre emprunté à Cocteau) :

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/10/s44/WL-NET_FC_4F620D2F-00CB-457D-AF1D-A161826756E5-10.mp3" debut="08:59" fin="09:56"]

ou bien par le débat que semble soulever son livre, tel qu'indiqué par L. Adler en fin d'émission.

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/10/s44/WL-NET_FC_4F620D2F-00CB-457D-AF1D-A161826756E5-10.mp3" debut="42:28" fin="42:38"]


(copie d'écran)

L'émission en elle-même : aussi agaçante que captivante par moments, mélangeant des propos convenus comme des réflexions pertinentes. Les dernières minutes ont donné lieu à des pleurs, assez rares sur F.C., si je ne me trompe, qui prennent par surprise l'auditeur :  

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/10/s44/WL-NET_FC_4F620D2F-00CB-457D-AF1D-A161826756E5-10.mp3" debut="41:08" fin="42:05"]

Saluons enfin l'arrivée d'un appareil photo numérique à Hors-champs, et ces couleurs, toutes de rouges nuancés.

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Re: De l'image dans votre radio - le Jeu 29 Oct 2015, 16:20

@Philaunet a écrit:On donne un prix à celle-ci ?

Le premier prix du flou non-artistique.

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Hélas, pas du Hamilton ! - le Jeu 29 Oct 2015, 18:06

Dans sa contribution n° 48 plus haut, à propos de l'émission La mitraillette de Marie
@Jean-Luuc a écrit: (...) Pour être honnête, j'ai eu un peu de mal à croire à la possibilité d'une telle photographie. J'entends par là qu'une raison a forcément présidé à la nature d'une telle image. Par exemple, un lien avec le sujet traité/ou issue de l'invité lui-même/ou voilant un message que l'écoute de l'émission permettra de comprendre. Mais force est de constater que non.

Comme vous et comme sans doute les autres lecteurs, j'ai cherché un indice justifiant la volonté de publier une photo floue. Bon exercice de lecture attentive (ah la vache, Richeux a réussi son coup de nous faire lire son mauvais texte mot à mot ! ).  Rien effectivement. Le pire (si pire il peut y avoir à Nouvelles Vagues vu que tous les descriptifs sont mal écrits et truffés de fautes), c'est qu'au moment où j'ai reproduit la photo plus haut, c'était la seule illustration du site et de la même taille que celle assez disproportionnée de Mikhaïl Kalachnikov maintenant. Ce qui veut dire que la photo floue a été déplacée et repositionnée. Une manipulation qui a dû plaire à celui qui l'a faite, car en l'absence de contrôle du site par un professionnel (cela se voit, il n'y a aucun pilote dans cet avion), il a dû se dire qu'en tant que radio décalée et performeuse (performante, ah ça non !), France Culture pouvait se permettre de publier un cliché hyper flou à l'image du cerveau de la productrice...

@Jean-Luuc a écrit: Nous avons bien là un exemple de photographie floue d'invité, postée en toute tranquillité par le technicien de l'émission. L'écrivain Oliver Rohe, qui par un effet de trompe-l'oeil saisissant, semble pointer un canon vers une personne à droite du photographe, ne fait que tenir sa veste en boule et un livre dans son bras gauche, devant un couloir qui ressemble bien à ceux de la maison ronde. (...)

Merci pour cette description, j'en étais resté à l'impression qu'il pointait une mini-kalach sur le photographe, bref sur nous !

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Re: De l'image dans votre radio - le Lun 02 Nov 2015, 22:28

En pôle position des pages les plus consultées en fin de semaine dernière (visible sur la page d'accueil de F.C., au 2 novembre 2015) figure un "document multimedia" intitulé : Rimbaud derrière l'image : six photos du poète exilé, composé à l'occasion de l'émission : Sur les docks : Rimbaud le roman de Harar, diffusée le 11 juin 2015, de J.-M. Djian et C. Roux.

Première curiosité : aucune émission récente, depuis la Grande traversée des mêmes J.-M. Djian et C. Roux intitulée : Rimbaud en mille morceaux, diffusée du 27 au 31 juillet 2015, ne semble expliquer cette remontée soudaine (possible que je sois passé à côté d'une actualité quelconque).

Deuxième curiosité : cette pleine page ne contient aucune émission à portée de clic : ni les émissions sus-mentionnées (seulement des liens), ni le bouton du direct. Mais du texte (descriptif et commentaires des auditeurs) et des images : le fameux document multimédia. Il y a fort à parier que le futur site de F.C. privilégie la combinaison de ce qui reste, par exemple ici, séparé (deux adresses URL, au moins) : soit des pages élargies intégrant émissions et images "dynamisées".

Car, après l'intégration 1/des diaporamas des journalistes improvisés "photo-reporter", 2/des fenêtres Twitter (merci O. Ouahmane), 3/des images interactives (photographie + entretiens déposés sur Soundcloud) sur les pages d'émissions, voici le  temps nouveau des photographies "augmentées". C'est-à-dire un joujou qui tend à isoler dans l'image des détails au moyen de halos lumineux et d'y ajouter des légendes correspondantes. Grâce au scrolling, une même photographie peut ainsi "s'enrichir" de différents éclairages (et légendes) successifs. Voyons ci-dessous :


(copie d'écran)

Concrètement, de la place est gagnée sur le site (ici, cartons de texte et images x6 n'occupent qu'un "cadre") et l'interactivité permet le cheminement de l'auditeur-internaute à l'intérieur d'une "histoire" (un début et une fin). Autant d'argent donné à des infographistes qui ne l'est plus à la radio. Ce "document multimédia" est-il nécessaire ? Permettons d'en douter avec l'exemple ci-dessous :


(copie d'écran)

Venons-en au texte du diaporama. Quelques fautes (où vous lirez notamment : Il est accalé par la chaleur infernale, ou encore : Je viens de commander à Lyon un appareil photographique qui me permettra d'intercaler dans cet ouvrage des vues de cet étrange contrée). Et un commentaire parfois indigent, (ici le dernier carton) avec cette copie d'écran, qui vous donnera une idée de toute la prose déployée pour décrire une photographie prise par Rimbaud, intitulée Le marchand de daboulas (1883) :



Cette photographie, la voici. Elle mérite qu'on s'y arrête pour le commentaire suivant : Ces balances [à droite] avaient probablement pour utilité de peser le café. Elles donnent une profondeur de champ à la photo.



Non, seuls les deux piliers situés l'un derrière l'autre ainsi que les poutres du plafond donnent une perspective à cette photographie.

L'amateurisme avec lequel est pratiqué la compréhension d'une image n'est pas si étonnant en regard de ces deux derniers exemples. Alors que ce diaporama montre un autoportrait de Rimbaud au Harar intitulé Dans un jardin de bananes (1883), l'émission Sur les docks à laquelle cette page est liée, montre la même image mais inversée.  


(copie d'écran)


(copie d'écran)

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