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Les magazines d'actualité sociopolitique    Page 1 sur 3

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Les magazines d'actualité sociopolitique - le Ven 31 Oct 2014, 19:18

"Le magazine de la rédaction" (le vendredi de 17 à 18h)

je n'écoute guère ce magazine qui semble être réalisé par Anne-Laure Chouin. Je l'ai trouvée assez sotte, ce soir, dans cette émission consacrée à l'éolien.L'un des deux intervenants argumentait pour démontrer que les éoliennes à 3 pales ont un très mauvais rendement, qu'il faut des terres rares pour le moteur, etc, alors que nous aurions en France des constructeurs d'éoliennes très différentes et à bien meilleur rendement.Cela ne semblait pas beaucoup plaire à Anne L. Chouin, qui sommait l'intervenant en question de se déterminer entre le recours aux énergies fossiles et le nucléaire, comme si elle n'avait rien compris aux propos de son interlocuteur qui n'était pas contre les éoliennes, mais contre le choix des éoliennes que l'on voit partout.
Que d'ignorants à France Culture qui sont heureux dans leur bauge...

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À propos de projet industriel éolien - le Sam 01 Nov 2014, 21:39

@antonia a écrit:
je n'écoute guère ce magazine qui semble être réalisé par Anne-Laure Chouin. Je l'ai trouvée assez sotte, ce soir, dans cette émission consacrée à l'éolien.L'un des deux intervenants argumentait pour démontrer que les éoliennes à 3 pales ont un très mauvais rendement, qu'il faut des terres rares pour le moteur, etc, alors que nous aurions en France des constructeurs d'éoliennes très différentes et à bien meilleur rendement.Cela ne semblait pas beaucoup plaire à Anne L. Chouin, qui sommait l'intervenant en question de se déterminer entre le recours aux énergies fossiles et le nucléaire, comme si elle n'avait rien compris aux propos de son interlocuteur qui n'était pas contre les éoliennes, mais contre le choix des éoliennes que l'on voit partout.
Que d'ignorants à France Culture qui sont heureux dans leur bauge...

C'est beau l'organisation de France Culture : ce « Magazine de la rédaction » ne mentionne nulle part la présentatrice qui dirige le débat. Ce n'est pas Anne Laure Chouin. Celle-ci dit en effet à celle qui la présente comme intervenante  « Bonsoir Sarah » (à 3'21"), Sarah qui ? On ne sait pas, et je ne trouve pas son nom dans l'organigramme de France Culture (Help Nessie !). Quoi qu'il en soit, c'est bien cette Sarah (et non ALChouin qui fait un bon reportage) qui tente de couper plusieurs fois au cours de l'émission le très informé Ludovic Grangeon (en duplex depuis Lyon : expert en économie et en énergie, ancien banquier international d'investissment [sic], ancien dirigeant de la branche énergie de la Compagnie Générale des Eaux dans le Sud-Est. Il a travaillé à l'Agence Française de Normalisation (Afnor), et enseignge [sic] à l'ESC Lyon.).  Et vous avez raison de signaler que bêtement en fin d'émission (voir pastille ci-dessous), cette présentatrice veut réduire de manière manichéenne le sujet à « Si pas éolien, alors fossiles ou nucléaire ». Du France Culture moderne ou je ne m'y connais pas.  

Et pourtant ce magazine est de qualité supérieure, le reportage est bon (sauf que l'on n'a pas entendu les voix de ceux qui ont d'autres arguments que le business ou l'emploi, dont  Grangeon, ce qui se conçoit vu son CV...). Pour cela il faut lire le seul commentaire sur la page de l'émission (eh oui, faut pas rêver, la politique fait commenter, mais ce sujet, comme bien d'autres, non), le seul commentaire, donc, qui vient du coeur et qui est de quelqu'un qui a compris quelque chose du gaspillage de l'énergie dans notre société moderne, voir donc en bas de la page de Eolien français : vents contraires sur le marché de l'air

Comme vous Antonia, j'ai trouvé passionnant le court moment où l'on est entré enfin dans le réel et non dans les annonces générales sujettes à caution (par exemple, les 10 000 emplois parfaitement illusoires) , le voici : [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2014/10/s44/NET_FC_79333521-0a9b-41c8-b515-73972c7db320.mp3" debut="41:35" fin="43:12"].

Reste que si les jeunes businessmen à la solde des groupes étrangers n'ont rien à répondre de sensé aux arguments de M. Grangeon, celui-ci ne semble critiquer le projet industriel éolien que parce qu'il est issu de capitaux étrangers, alors que lui défend un modèle industriel français.

Cela fera une belle jambe au Philippe, accompagnateur de moyenne montagne qui dit justement  dans son commentaire : « (...) On detruit localement l'environnement par des pistes d'acces de 6 a 8 metres de large, et on coule des centaines de tones de beton au pied de chaque mats. Le resultat c'est la nuit une guirlande de flashes rouges ou blanc visibles a plusieurs dizaines de km (50 sans pb!!)
quand a l'impact local sur les oiseaux et chauves souris...mystere!
bien sur on demande l'avis a la mairie locale, mais l'impact visuel est plus que communal (d'ailleur bien souvent on ne vois pas les mats du village qui les a accepté car il faut se doner la peine de monter sur les hauteurs pour s'apercevoir du bouleversement paysager!)
Et pour quoi se permet t'on en francede detruire des paysages magnifiques (parc naturel regional des grands causses, pnr du haut languedoc)? par interet public?
Il suffit de voir en ville la dilapidation d'electricité la nuit pour voir que ces eoliennes servent a eclairer les stades la nuit, les parkings, les bureaux, les enseignes lumineuses...et ici dans nos campagnes on eclaire certaines falaises la nuit pour faire joli!!!
(...)»

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Re: Les magazines d'actualité sociopolitique - le Dim 02 Nov 2014, 09:56

Je suis désolée d'avoir critiqué la pauvre Anne-Laure Chouin, à la place de Sarah X. Mais ce n'était pas clair sur le site, comme le montre Philaunet.
Ce sujet a , sans doute, été déjà traité par Sylvain Kahn, ou Flarian Delorme, ou Ruth Stegassy, ou Hervé Gardette.
Mais jamais, plus d'une heure de suite.Je ne comprends pas que la Direction ne consacre pas à ce type de sujet,une journée, sans bousculer trop les programmes, ou même une semaine.On pourrait ainsi se faire une réelle opinion.Au lieu de nous bassiner avec des sujets soi-disant culturels.
Gaspillage d'électricité, gaspillage de vrais talents dans ces bavardages.Culpabiliser à tous crins sans montrer de vraie porte de sortie, semble être une devise de la chaîne.

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Re: Les magazines d'actualité sociopolitique - le Dim 02 Nov 2014, 21:35

@Philaunet a écrit:C'est beau l'organisation de France Culture : ce « Magazine de la rédaction » ne mentionne nulle part la présentatrice qui dirige le débat. Ce n'est pas Anne Laure Chouin. Celle-ci dit en effet à celle qui la présente comme intervenante  « Bonsoir Sarah » (à 3'21"), Sarah qui ? On ne sait pas, et je ne trouve pas son nom dans l'organigramme de France Culture
Sarah Petitbon.

J'entends régulièrement son nom, sans pouvoir situer exactement où elle est. A la Rédaction, je présume car en général les noms qu'on ne parvient pas à situer dans l'organigramme alors qu'on les entend régulièrement, c'est soit un réalisateur, soit un des petits soldats de la matinale, soit quelqu'un de la Rédaction. Cela dit, son nom n'apparait pas dans l'actuelle composition de ladite. En cherchant, on trouve qu'elle a présenté le journal à plusieurs éditions différentes dans la journée pendant quelques temps après la rentrée de septembre 2012.

Il y aurait une petite armée de pigistes au magazine de la rédaction, que ça ne m'étonnerait pas.

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L'industrie du vent en Grande-Bretagne - le Lun 03 Nov 2014, 09:42

Merci pour votre réponse, oui, Sarah Petitbon n'est pas un nom inconnu. Et oui, il faudrait bien plusieurs émissions pour circonscrire la question des énergies renouvelables, comme le souhaite Antonia. Sauf que nous sommes à France Culture et, comme son nom l'indique, en France, aussi le bavardage durant plusieurs émissions sur la conférence de presse d'un président est-il préféré à un sujet qui pourrait être traité par bien des aspects au-delà de celui de l'argent (perspectives historique, géographique, scientifique, etc).

En attendant, on voit comment les industriels essaient d'appâter les gens en Grande-Bretagne : en leur proposant d'acheter des parts d'entreprise de turbines à 5 livres l'unité :   People living near windfarms to be offered stakes from £5 to counter opposition. Incidemment, on apprend que le parti conservateur a promis de supprimer les subventions aux industriels du secteur en cas de victoire aux prochaines élections. En France, comme on l'apprend dans le reportage, le prix d'achat de l'électricité par le vent aux industriels est garanti par l'État via une taxe sur chaque foyer, et ce, que le pays ait ou non besoin d'électricité (qui ne peut être stockée en grandes quantités comme chacun sait).

Cette pilule financière n'empêchera sans doute pas que les ventes de maisons à proximité des champs de turbines se poursuivent...

Parmi les commentaires de l'article :

Maida  03 November 2014 8:11am
Lots of blighted cheap houses for sale near windfarms ...go and buy one the owners will be delighted....maybe offer a house swap??
et plus informatif le commentaire de billslycat 03 November 2014 6:30am

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Re: Les magazines d'actualité sociopolitique - le Dim 24 Jan 2016, 03:04

Un curieux titre pour commencer : A 30 ans chez papa maman : les Tanguy de la crise, infantilisant, à la limite du mépris mais dissimulé derrière un sourire.

Ecoutons Tara Schlegel exposer son sujet : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10084-22.01.2016-ITEMA_20894980-0.mp3" debut="01:46" fin="02:17"]

Le reportage de Sophie Delpont diffusé le 22 janvier 2016 semble dérouler une pensée programmatique. Revenir vivre « chez papa maman » signifie d'emblée un retour à la case départ : la chambre d'enfant et les peluches qui vont avec. Une perche tendue par les témoins Martine et Corentin que la journaliste s'empresse de saisir :

Sophie Delpont (visiteuse d'appart) : Est-ce qu'il a rangé sa chambre ? [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10084-22.01.2016-ITEMA_20894980-0.mp3" debut="05:26" fin="07:18"] + Y'a un masque de Batman, je vois sur la commode (...) Y'a un nounours je vois sur la table de nuit [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10084-22.01.2016-ITEMA_20894980-0.mp3" debut="07:42" fin="08:04"] + C'est un peu alors une sorte de garde partagée [entre le père chez qui Corentin travaille et la mère chez qui il dort] [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10084-22.01.2016-ITEMA_20894980-0.mp3" debut="11:45" fin="12:00"].

Assez rigolé, place maintenant aux raisons qui conduisent Corentin à revenir vivre chez sa mère (parce que, rappelons-le, son précédent employeur lui a préféré pour un travail équivalent mais un salaire moindre un autre monteur vidéo) : Est-ce que vous vous dites à certains moments : c'est de ma faute s'il en est là aujourd'hui ? [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10084-22.01.2016-ITEMA_20894980-0.mp3" debut="12:15" fin="12:44"]

Direction l'appartement de Thiphaine qui a le bonheur de cumuler pour Sophie Delpont un appartement de 25 m2 sans lumière, sans salle de bains (ou presque) à 800 E/mois dans le 15è à Paris, avec un canapé convertible dans lequel dort un ami parce que sans logement quoique en CDI et un frère revenu vivre chez leur mère avec sa femme et ses deux enfants (ouf ! On a failli être hors-sujet, mais pourquoi ne pas interroger directement ce frère ?).

[son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10084-22.01.2016-ITEMA_20894980-0.mp3" debut="20:19" fin="21:27"]

Le reste : du même acabit.

Conclusion : pour un bon reportage : des traits déjà gros transformés en clichés.

P.S. : LA référence culturelle datant de 15 ans pour le sujet : le film Tanguy, d'Etienne Chatiliez (orthographié Chatillez dans le descriptif) sorti le 21 novembre 2001. Un cliché de plus, conforme au reste.

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France Culture, et après ? - le Mar 24 Oct 2017, 08:42

"Dimanche, et après ?" le dimanche de 18h10 à 19h

Le dernier numéro (22/10/2017) était consacré, surprise, surprise, au thème : Harcèlement, agression : que nous disent les réactions des hommes ? avec cette présentation : "L'Affaire Weinstein a ''libéré la parole'', dit-on, au sujet de tous les témoignages de harcèlement sexuel qu'ont livrés les femmes sur les réseaux sociaux. Mais comment ont réagi les hommes à ces accusations ? Comment se recomposent les discours mâles sur ces questions ?"

Nous devrions faire un fil recueillant les citations abracadabrantesques des descriptifs de France Culture. Celle-ci : "Comment se recomposent les discours mâles sur ces questions ?" y trouverait une place de choix.

"Les discours mâles", on est mal... (ce n'est pas une chanson...).

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C'est l'ouverture (selon France Culture)... - le Lun 30 Oct 2017, 21:38

Allez, un petit dernier pour clore la journée, en découvrant des noms pas inconnus de la station  dans Du Grain à moudre par Hervé Gardette au titre tordu : La politique se fait-elle autrement ? 30/10/2017.

Bon, tout à fait normal pour commencer, n'est-ce pas, la critique du pouvoir en place dans le descriptif : "Lors de sa campagne, Emmanuel Macron promettait d’incarner une « Révolution » politique. Pourtant, de l’hyper-présidentialisation du pouvoir à la normalisation du mouvement « En marche ! », les anciennes méthodes semblent toujours de mise. Le renouvellement est-il vraiment possible en politique ?"

et plus affirmatif :

"Les vieilles méthodes sont de retour. La fidélité au chef, la discipline de parti l’emportent à nouveau sur la diversité des opinions et le débat interne. Comme si la promesse d’un profond renouveau de la vie politique (de celles et ceux qui la font mais aussi de la façon dont ils la pratiquent) n’était plus qu’un lointain souvenir.".

Avec un tel descriptif, il est sûr que le "débat d'idées" va être marqué par la neutralité...

Et puis parmi les trois intervenants on (re)trouve : • Philippe Blanchet Professeur de sociolinguistique à l’université Rennes 2, expert en politique linguistique et éducative

Beau titre ("expert") qui n'essaie pas de se donner comme supérieur (comme Guillaume Erner qui accole désormais "Docteur en sociologie" à son nom, mais c'est un détail). Ce M. Blanchet est un bon client pour FC, il y est en effet connu pour son livre "Discriminations : combattre la glottophobie".

Il y a aussi • Sandra Laugier Philosophe, professeure [sic] à l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne, membre de l'Institut Universitaire de France. Mince, voilà qui en jette, pour ceux qui n'ont que le bac + 0 ou  un peu plus. Le modèle de démocratie pour madame Laugier, c'est l'éphémère mouvement Nuit Debout : “Nuit Debout démystifie le fonctionnement traditionnel du jeu politique”. Ah !  "démystifie"... C'est-à-dire ?

Au Grain à moudre en semaine,ou le week-end, on sait s'entourer d'amis sûrs.

À SWR 2 il existe chaque soir un magazine d'actualité, tenu par des producteurs tournants qui invitent trois intervenants. En plusieurs années, je ne crois pas avoir vu passer deux fois les mêmes. Quelle fraîcheur ! À croire que la population d'intellectuels en Allemagne est inépuisable quand chez nous elle est réduite à une poignée d'idéologues badgés à FC comme politico-compatibles.



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La mémoire de ce forum avant de choisir une émission - le Sam 04 Nov 2017, 17:34

Un invité en passe de devenir plus présent sur la chaîne qu'Edgar Morin, c'est Bruno Latour, annoncé aujourd'hui dans Avis critique par Raphaël Bourgois  sous le titre Bruno Latour, le nouveau régime climatique pour évoquer l'essai "Où atterir ? [sic] Comment s'orienter en politique ?".

Grande photo sur la page de l'émission, 300 mots de présentation en trois paragraphes dont le premier commence ainsi ''Bruno Latour, sociologue, anthropologue et philosophe des sciences est une figure majeure du monde intellectuel Français [sic] et international. Il est professeur émérite à Sciences Po Paris où il a créé il y a plus de dix ans « l’Ecole des arts politiques »'' et se termine sur une réserve.

Bruno Latour, ça rappelle quelque chose... Ah oui, l'homme qui s'étonne de ne pas être applaudi, cf. le post ''Où est le pouvoir ?'' (c'est un sujet de débat) - le Mar 16 Aoû 2016.

Bruno Latour : que nous disent les archives de Regards sur France Culture de cette "figure majeure du monde intellectuel Français et international" ? Voyons... Ouh là, ça commence fort en 2012 avec Nessie en plus de 500 mots :
Nessie(http://www.regardfc.com/t724p440-les-matins-commentaires-d-auditeurs-de-2009-a-2014#12881) a écrit:Bruno Latour, en tant que philosophe et intellectuel, tient de l'anguille et de la seiche : comme la première il vous file entre les doigts, et comme la seconde il noie l'adversaire dans un nuage de mots. Au moins à ce titre, il est typique du verbalisme qui caractérise les philosophes de notre temps, ou du moins ceux qui ont antenne ouverte à France Culture. Ces gens font de la philosophie un spectacle de foire où les idées et les mots sont les marionnettes du bateleur. C'est spectaculaire et même c'est plaisant surtout quand ça conforte les engagements à la mode ; mais pour ce qui est des idées cette philosophie-là c'est un roi nu. Pour s'en rendre compte, il suffit d'écouter les Nouveaux Chemins à 10h, ou bien de faire son marché chez les stars officielles (Deleuze, Derrida, Stiegler, ou les poulains non philosophes mais qui n'en veulent, comme Dupuy ou Virilio). Et hélas, il y a toute une partie de la sociologie qui s'en trouve contaminée. Quant aux effets sur l'idéologie, il est désastreux, évidemment. (...)
La réponse de Gomez, toujours en 2012 n'était pas mal non plus :
Gomez(http://www.regardfc.com/t724p440-les-matins-commentaires-d-auditeurs-de-2009-a-2014#12886) a écrit:Latour a construit (un mot qu'il aime bien...) sa carrière en faisant le malin. En 1998, par exemple, il annonçait fièrement que Ramsès II n'était pas mort de la tuberculose, au motif que le bacille de Koch n'avait été découvert qu'en 1882... La ficelle est énorme, mais il y a des revues que ce genre de cabriole intéresse. Le problème, avec les gens comme lui, c'est qu'ils éblouissent à peu de frais les forts esprits simples (ou les esprits forts simples), mais qu'il est assez long et pénible, comme vous le suggérez Nessie, de démonter leur "démonstration" pour en montrer l'inanité . Le philosophe américain Paul Boghossian s'y est attelé avec calme et rigueur. A lire dans La peur du savoir, Sur le relativisme et le constructivisme de la connaissance, cette annexe savoureuse: "Bruno Latour et Ramsès II"
"La figure majeure, etc" est aussi mentionnée incidemment par Nessie dans le post Pascal Engel - le Mar 24 Jan 2012 et bien plus tard, il y a deux ans, cette petite observation quand j'ai découvert cette "figure, etc", Gaga y a... - le Lun 09 Nov 2015.

Enfin, pour qui a le temps et l'envie de mieux connaître France Culture, un post de Nessie de 1120 mots (selon les calculs de durée de lecture du journal Le Temps -2000 mots/9 minutes-, la durée de lecture devrait être de presque 5 minutes) dans lequel on trouve ce passage
Nessie(http://www.regardfc.com/t295p30-place-de-la-toile-ce-n-est-qu-un-debut-ou-les-tribulations-du-web-semantique-sic#14639) a écrit: (...) Le genre souffre d'un verbalisme délirant, qu'on dirait calqué sur les abstractions philosophiques dont se gobergent certains invités d'Adèle van Reeth. Les références empiriques sont vagues, toujours interprétées. En cas de tentative de dialogue, le moindre souhait de méthode ou de réalisme empirique est  renvoyée avec un sourire supérieur dans la case 'vous êtes dépassé mon vieux'. Il faut dire qu'il y a quelque chose d'artistique -au sens de l'art contemporain- dans cette façon d'user du langage et des cadres de la science sociale, un peu comme dans les divagations des philosophes préférés de Philippe Petit, entendez la psychanalyse ou la French Theory, ou encore les délires de Bruno Latour (mais si vous savez bien, Bruno Latour, l'homme qui croit que l'informatique est 'digitale' parce qu'on se sert d'un clavier avec les doigts - je n'invente rien cette bourde a été proférée un jour chez Philippe Petit) (...)
Rubrique Place de la toile… ce n'est qu'un début ou les tribulations du web sémantique (sic)

C'était... la bande-annonce Regards sur France Culture pour l'émission de 18h10...

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Re: Les magazines d'actualité sociopolitique - le Sam 04 Nov 2017, 18:26

Fichtre, quel dossier, quel travail de compilation ! Vous faites le travail de perspective et de mise en contexte que France Culture ne fait pas. Et Bruno Latour était le quatrième invité invisible du club du Grain à Moudre d'hier : c'est l'idole d'Aude Lancelin. Elle le citait toutes les deux phrases, avec ce perpétuel ton de morne complainte mollement indignée qui est le sien.

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Re: Les magazines d'actualité sociopolitique -

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