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Pat de Mérignac 

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Cultures-mondes - le Mer 05 Nov 2014, 20:47

Surprise, ce matin FC découvre le TAFTA...un expert nous explique qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter avec une bonne foi digne d'un ingénieur d'AREVA, un universitaire américain (...çà fait chic !) intervient pour ne rien dire et F.DELORME ne trouve aucune question à poser, n'ayant manifestement pas travaillé son sujet "parce qu'il faut dire que c'est bien compliqué tout çà"  !
Bon...je suppose qu'à défaut d'être informés, il importait d'être franchement rassurés, non ?

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Re: Cultures-mondes - le Ven 02 Oct 2015, 13:34

Dans le Culturesmonde du 1er octobre 2015, l'émission a pour sujet : Dans le sillage de l'Arte Povera. En voici le descriptif :

Quatrième volet d'une semaine Culturesmonde consacrée à la pauvreté, sur l'arte povera avec comme invités, Paul Ardenne, Joana Neves, Isaac Nabwana.

Le « Dirty Corner » d’Anish Kapoor a été vandalisé pour la quatrième fois dimanche 27 septembre. Attaques et doutes à l’égard de l’art contemporain n’ont jamais été aussi forts. Comment l'art contemporain s'empare-t-il de la question de la pauvreté ? A la fois théoriquement et dans sa fabrication-même? L’arte povera est-il à son tour devenu bling bling ? Comment comprendre que Giuseppe Penone, l’une des figures clé du mouvement, expose ses œuvres dans les jardins de Versailles?


Le deuxième paragraphe censé introduire l'émission est paresseux et juste con. A. Kapoor est-il un artiste issu de l'Arte Povera ? Non. Le sujet du jour/série de la semaine (De la pauvreté des nations) a-t-il quelque rapport avec l'art contemporain et ses doutes qui n'ont jamais été aussi forts ? Non. L'Arte Povera est un mouvement artistique né à la fin des années 60, qu'il est inutile de raccrocher au dernier scandale venu pour attirer le chaland. Maintenant, comparons le descriptif avec sa version lue :
[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/10/s40/NET_FC_3bfb2cba-8e0e-4b1e-97e0-cbc313c0c028.mp3" debut="00:42" fin="01:46"]

Non, F. Delorme n'a pas fait l'affront de dire à P. Ardenne, qui tient l'émission à lui seul, que l'Arte Povera était peut-être devenu bling bling. Il a réservé cette sottise au site Internet pour éclabousser l'auditeur de R.M.C. Info. Heureusement non plus, sa deuxième phrase : Comment comprendre que Giuseppe Penone, l’une des figures clé du mouvement, expose ses œuvres dans les jardins de Versailles? ne figure pas dans son papier. Naturellement, son exposition n'a eu que peu à voir avec ses débuts. L'a t-il au moins vue ? Quand bien même une rétrospective de l'Arte Povera eût pu avoir lieu au Château de Versailles, qu'imagine-t-il ? Qu'un artiste, sous-prétexte d'employer des matériaux dits "pauvres", doit exposer dans une déchetterie ? Sérieusement, presque 50 ans après la naissance du mouvement ?

Je ne croyais pas si bien dire. Les préjugés de F. Delorme ont infusé tout au long de ces 50 minutes. Il n'a pas été capable d'écouter ses deux interlocuteurs (P. Ardenne et J. Neves) lui expliquer que l'idéologie d'un art reposant sur les choix de matériaux considérés tels que pour eux-mêmes, compris dans une démarche intellectuelle, n'engendrent pas de fait : une oeuvre qui coûte 2 francs, un artiste pauvre, une sous-représentation. P. Ardenne brasse très large pour développer la question : de Dada à Fluxus.

Un exemple de question qui donne toute la mesure des raccourcis (volontaires ou non) décochés par F. Delorme : [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/10/s40/NET_FC_3bfb2cba-8e0e-4b1e-97e0-cbc313c0c028.mp3" debut="12:25" fin="13:35"]

A la fin de l'émission, un autre anachronisme, qui n'est pas propre à Culturesmonde, est franchement agaçant. Dire qu'E. Pignon Ernest est le père du "street art" continue de répandre une idée reçue construite de toute pièce. Depuis quand parle-t-on de "street art" ? 15, 20 ans ? Les premières oeuvres d'E. Pignon Ernest datent des années 60. Confondre les deux pratiques dans un seul mot relève d'une méconnaissance totale, même si des parallèles sont évidemment permis.

Avec l'Arte Povera, F. Delorme a cru déceler une contradiction. Mais il n'a pas compris de quoi il parlait.

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Re: Cultures-mondes - le Mar 02 Fév 2016, 13:55

Commentaire tiré du fil « Répliques, dernier refuge » :

Yann Sancatorze a écrit: Peut-être devrait-il se scrutoniser... Roger Scruton, philosophe conservateur, gentleman farmer, la sérénité même et une force de frappe argumentative redoutable (j'ai choisi cet extrait en lien car on y parle aussi de chasse aux sorcières...)

Eh bien, scrutonisons ! [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11701-02.02.2016-ITEMA_20903492-0.mp3" debut="26:50" fin="37:00"]

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Roger Scruton interrogé par un des personnages de son dernier livre - le Mar 02 Fév 2016, 17:00

Rowan a écrit:Commentaire tiré du fil « Répliques, dernier refuge » :

Yann Sancatorze a écrit: Peut-être devrait-il se scrutoniser... Roger Scruton, philosophe conservateur, gentleman farmer, la sérénité même et une force de frappe argumentative redoutable (j'ai choisi cet extrait en lien car on y parle aussi de chasse aux sorcières...)

Eh bien, scrutonisons ! [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11701-02.02.2016-ITEMA_20903492-0.mp3" debut="26:50" fin="37:00"]

Bravo et merci d'avoir conçu et donné cet extrait de l'interview de Roger Scruton par Florian Delorme dans le numéro du jour : D'Est en Ouest: Révolutions conservatrices-Sur le front des idées. J'ai dans l'idée que Yann 114 (et Nessie, Nessie ? Eh oh ? Nessssiiiiieee - le loch résonna et point de "condor pasa") aura quelques mots sur le sujet (voir par exemple la manière définitive de Delorme d'aborder « le mariage pour tous »).

Et puis parmi les trois intervenants ci-dessous :
· Brice Couturier : co-producteur et éditorialiste pour les Matins de France Culture
· Roger Scruton : philosophe anglais
· Mathieu Bock-Côté : sociologue et chargé de cours à HEC Montréal et à l'Université de Sherbrooke. Il est aussi chroniqueur au Journal de Montréal et collaborateur au Figaro Vox.


... le dernier a été plusieurs fois évoqués sur ce forum ( ici posts 20 et 21)

Sinon, eh bien, as usual, on déplie les fautes de la radio culturelle, le modèle intergalactique de l'excellence en tous domaines (sauf en rénovation de site, par exemple...) :

Des fondations et des thinks [sic] tanks qui se sont largement constitué [constitués]
Mi janvier [Mi-janvier]
les orientations de l’administration [les orientations du gouvernement]
leur expertise est partout sollicitée [leurs compétences sont partout sollicitées]

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Re: Cultures-mondes - le Mar 02 Fév 2016, 19:47

Roger Scruton, Mathieu Bock-Côté et Brice Couturier! Dans une seule émission! Et l'histoire ne dit pas si la console en régie à commencé à fondre, à court-circuiter ou à faire des étincelles. Merci infiniment de l'avoir signalée, je l'aurais manquée. Scruton est aussi lucide qu'un Simon Leys sur les doctrinaires issus de mai 68 (et parler en ces termes de Deleuze à l'antenne de FC, l'idole de Laura Delair - qui à tous moments flotte à 50cm du sol en parcourant les couloirs de la station). On l'accepte à FC, et je me demande si son conservatisme n'est pas, finalement, légèrement soluble dans la doxa antilibérale de la station : conserver ce qui mérite de l'être (on songe à ce qu'il écrit sur la beauté des paysages non industrialisés), une certaine méfiance envers la mondialisation. A voir...
Il faut aussi recommander Mathieu Bock Côté, notamment sur youtube, où ses interventions à la télé canadienne sont souvent fort brillantes.

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Des soldats photogéniques,vite ! - le Ven 26 Fév 2016, 20:01

Dans la présentation de l'émission du 26 02 2016, Politique étrangère : Barack Obama peut-il encore sauver son bilan ?, dont Rowan a donné un extrait à écouter ici, on peut lire : "(...) reculade sur le dossier syrien où, malgré les promesses d’intervention en cas d’utilisation d’armes chimiques par le régime de Bachar Al Assad, Washington brille toujours par son inaction... même si, entre temps, une coalition internationale s’est mise en place. Une coalition à laquelle participe [sic] les Américains, c’est vrai, mais où l’interventionnisme ne dépasse pas les frappes aériennes.".

Ce rédacteur est un grand spécialiste des différentes interventions internationales dans les conflits ! On n'est pas avancé avec des remarques à l'emporte-pièce de ce genre. Qui sait quoi ? France Culture ne sait rien, ça on le sait.

Dans la presse allemande ce matin, un article sur le transfert  à un groupe lié à Al-Qaida de plusieurs camions chargés d'armes par 70 rebelles formés en Turquie par des unités américaines. Ce qui rappelle cet épisode d'il y a quelques mois : US-trained Division 30 rebels 'betray US and hand weapons over to al-Qaeda's affiliate in Syria'. Chacun sait que des opérations militaires d'envergure autres que les bombardements sont menées, mais le commandement américain n'en informe pas directement Florian Delorme, aussi cela compte-t-il pour du beurre...

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Semaine sur le son - le Mar 14 Fév 2017, 12:10

Dans ce créneau de 11h à midi qui hésite entre d'une part la saturation par l'actualité et d'autre part la perte complète de son sujet, voici une semaine sur le son. Pourra-t-elle compenser quelque peu la disparition de Supersonic ? Hélas Florian Delorme n'est pas au niveau de Thomas Baumgartner. Mais étant donné que sur le sujet nous sommes tout de même moins gavés que d'actualité géopolitique, à l'auditeur peu informé Delorme pourra sembler moins ignorant et moins gaffeur qu'à son habitude.

L'organisation complète de la semaine témoigne de la dérive du mot, dérive bien constatable dans le métier par exemple avec la rubrique 'le son du jour' chaque matin à 7h39 : Guillaume Erner désigne par le mot 'son' n'importe quel fragment enregistré, puisé aux archives, recueilli sur le terrain ou tiré de n'importe quel corpus. "Le" son est le phénomène physique tandis qu' "un" son doit être maintenant compris comme ce qu'on appelait il y a peu encore un bobineau. La semaine est bien partie pour mélanger un peu tout : les usages de la radio, le son dans l'espace quotidien, le son considéré comme une arme. Etant donné qu'on ne sait toujours pas quel sera le thème du 4e volet, il faut s'attendre à un troisième niveau de confusion, par exemple un tableau de la musique bruitiste, puisque sur France Culture le curseur culturel semble bloqué sur les modes des années 60.

Donc ce mardi c'est en cours d'émission, vers 11h30, que j'entre dans le second volet : usages militaires et policiers du son ; le son comme arme. On lui fera le même reproche que ci-dessus : sous l'appellation de  "son" on entend aussi bien le contenu et le sens, que le phénomène physique c'est à dire l'effet du phénomène acoustique sur l'organisme. Donc la torture par le son autant que l'effet psychologique par exemple à fin de harcèlement. En parlant de harcèlement, il faut quelques minutes pour s'habituer à la voix jeune de l'invitée mais comme c'est pas pire que les voix des producteurs tout juste sortis de l'école, on s'y fait. Elle semble connaître son sujet ou plus exactement elle en sait plus que nous, de là une impression de s'instruire qui pour beaucoup d'entre nous sera probablement une impression juste. Comme il est d'usage, on remarque ça et là par l'une ou l'autre incidente que l'émission est bien produite par France Culture puisque les bons et les méchants sont assez nettement désignés, enfin surtout les méchants.  

Quant au contenu de cette semaine thématique :
- Hier : Corps sonores : Webradios, podcasts vers le nouvel âge d’or de la création radiophonique. Avec Christophe Deleu, Sylvain Gire.
- Aujourd'hui : le son comme arme : arme au sens propre du terme, instrument de la guerre psychologique, outil de torture. Avec Juliette Volcler.
- Demain et Jeudi : le site de France Ex-Culture n'est pas foutu de nous donner le sujet des 3e et 4e volets. Les auditeurs qui conservent quelque appétence pour cette antenne y verront peut-être une forme de torture assez habile, à condition qu'ils conservent encore la moindre illusion sur le professionnalisme maison. Tout de même grâce à une maladresse de Florian Delorme on attend pour mercredi un troisième numéro sur la pollution sonore et les remèdes qu'on peut y apporter. Aucune information sur le 4eme volet, mais il ne faut pas s'attendre à une objective analyse de la pollution idéologique, peut-être l'effet du chant des baleines (de parapluie) sur le comportement des marguerites.

_________________
A l'intention de ceux qui prennent mon pseudonyme pour un bouclier : mon identité n'est ni affichée ni dissimulée.
Pour la trouver il suffit de suivre le fil de mon profil.

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Re: Cultures-mondes - le Dim 19 Fév 2017, 22:29

Nessie(http://www.regardfc.com/t687-cultures-mondes#28125) a écrit:Dans ce créneau de 11h à midi qui hésite entre d'une part la saturation par l'actualité et d'autre part la perte complète de son sujet, voici une semaine sur le son. Pourra-t-elle compenser quelque peu la disparition de Supersonic ? Hélas Florian Delorme n'est pas au niveau de Thomas Baumgartner. Mais étant donné que sur le sujet nous sommes tout de même moins gavés que d'actualité géopolitique, à l'auditeur peu informé Delorme pourra sembler moins ignorant et moins gaffeur qu'à son habitude. (...)

Merci Nessie pour ce renvoi. Delorme n'arrive pas à la cheville de Baumgartner qui avait consacré à la semaine du son des numéros spéciaux en 2015 (le 16 janvier), 2014 (le 31 janvier), 2013 (le 18 janvier) et 2012 (le 13 janvier) (en vérité, c'était toutes les semaines que la fabrication et l'écoute du son étaient fêtées dans L'atelier du son et Supersonic). Delorme ne sait pas laisser parler ses invités plus d'une minute, fourche sans arrêt, remplit son conducteur à ras-bord au lieu tout bêtement d'écouter ce que ses interlocuteurs ont à lui dire.

Dans ce premier numéro de « Corps sonores (1/4) : Webradios, podcasts, vers le nouvel âge d'or de la création radiophonique », il est question de podcasts certes (mais encore faudrait-il définir plus précisément les deux emplois que le mot recouvre par deux vocables différents pour permettre à l'auditeur de distinguer plus nettement dans la conversation : 1/ le téléchargement d'une émission radio de flux ou 2/ la création de format audio libre pour la seule Internet) mais de webradios (et ses contenus), quasiment pas. Seuls des noms sont égrenés dans l'émission.

Au milieu sont abordés les modèles économiques envisageables ou envisagés par les webradios pour pérenniser leur offre. Le cas de la publicité avant écoute (ou pre-roll) est une option prisée par les créateurs indépendants, aux États-Unis notamment, et depuis peu par le service public, en France (remontez le fil jusqu'au post 40) comme peut-être bientôt en Grande Bretagne. Denis Nowlan, directeur de BBC Radio 3, BBC Radio 4 et BBC Radio 4 Extra, interrogé par Mathieu Delorme a une tout autre conception du service public que Radio France. Il rappelle ces bases élémentaires (35') : La BBC, c'est un service public, financé par la redevance, et nous ne devons pas avancer trop rapidement. Nous devons faire attention à notre audience. Nous devons la respecter. Notre audience attend de nous que nous fassions des programmes sur le flux radiophonique avant tout. Aussi, que nous publiions du contenu web, mais pour le moment, nous avons encore certaines restrictions qui nous empêchent de produire uniquement pour le web.

Quand le financement par la publicité proprement dite arrive sur le tapis, voici comment Delorme formule sa question (37') : Le podcast, ça représente un coût très important. Permettre le téléchargement de millions de fichiers chaque mois, ça demande des capacités de stockage, des capacités en terme de bande passante, bref, ça coûte cher, ça coûte très cher. À tel point qu'ici d'ailleurs, à Radio France, la direction essaye de trouver de nouvelles options pour financer justement tout ça. Par exemple, il y a une expérience ici qui consiste à diffuser juste avant le fichier une petite (il accentue le mot) publicité - alors, il va falloir voir, mesurer précisément les effets en termes d'écoute que ça a, comment est-ce que vous vous gérez cette question du coût du podcast (...) ?

Les effets en termes d'écoute que ça a ? Une bien belle question pour un producteur (pour qui la baballe ?) qui s'assure au passage d'être gentiment reconduit pour la saison prochaine.

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