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Langue française, le meilleur et le pire    Page 6 sur 6

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Langue française, le meilleur et le pire - le Mar 13 Jan 2015, 23:06

Rappel du premier message :

Dans le fil Les journaux de FC - La rédaction de FC le 13 janvier 2015
Rowan a écrit:
@Philaunet a écrit:
Si vous voyiez le capital de sympathie et d'intérêt pour la France dont font montre les étrangers venant étudier le français dans notre pays !

En vous lisant une larme m'est venue à l'oeil,  car j'en suis, ou plutôt j'en fus, ça fait un bail...

@Philaunet a écrit:  Je pourrais vous donner cent exemples tirés des manuels de français langue étrangère où, pour enseigner la langue, l'attention des étudiants est focalisée sur les mariages de vedettes, les sites de rencontre et le relooking (sic).

Vous êtes dans le FLE ? Pour des raisons personnelles, ça m'intéresserait d'avoir deux ou trois exemples de ce dont vous parlez... (Le "relooking", par exemple, ça ne concernait pas par hasard DSK, Villepin et je ne sais plus qui, Royal peut-être ?)

Bravo ! Vos souvenirs sont exacts ! Manuel de FLE Alter Ego 3, Hachette 2006, page 19, article de Libération du 11 02 2006 intitulé « Des candidats trop beaux pour être vrais » où il est question des traitements de chirurgie esthétique auxquels ont eu recours DSK, Villepin et Royal (chacun en photo dans cet ordre de haut en bas). Les questions de compréhension écrite (et d'expression orale) font preuve, selon moi, d'un inexcusable manque d'imagination et des défauts pédagogiques habituels aux méthodes françaises de FLE.  Avec un sujet pareil les didacticiens britanniques, créateurs des stimulantes méthodes  d'English as a foreign language, auraient fait des merveilles !
* * *

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De la grammaire négociable... - le Mer 18 Jan 2017, 15:13

Philaunet(http://www.regardfc.com/t693p40-langue-francaise-le-meilleur-et-le-pire#28030) a écrit: "Rue des écoles Notre grammaire est-elle immuable ?" (...)  
Apparemment non : "Les rendez-vous d’information ainsi que les formats inférieurs à cinq minutes sont excluent"
(c'est du pluriel, donc ça marche, non ?...).

Texte entier du service du Médiateur de Radio France : PUBLICITE DANS LES PODCAST
"Bonsoir,
auriez-vous, svp, l'amabilité de bien vouloir me communiquer, afin de m'en désabonner sans délai, la liste des émissions dont le fichier ''podcastable'' est désormais pollué par de la pub (l'immonde publicité) ?
Je vous remercie.
Cordialement.

Il est difficile de donner une liste fixe car l’offre peut évoluer.
Il y a aujourd’hui une trentaine de rendez-vous de France Culture qui accueillent de la publicité en podcast.
Les rendez-vous d’information ainsi que les formats inférieurs à cinq minutes sont excluent du périmètre de commercialisation.

Le médiateur écrivant ailleurs (Attention à l’orthographe !!!!) : ''Merci de votre message. Je suis aussi catastrophé que vous par le nombre incroyable de fautes dans cet article. Je le signale immédiatement à France Inter et fais un nouveau rappel à l’ordre à la vigilance orthographique''". Balayer aussi devant sa porte ?

Voir aussi le post complet Les chemins de la publicité -  Nessie -le Lun 16 Jan 2017

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''Les périples de la migration'' dans la Matinale - le Mar 08 Aoû 2017, 22:22

Boursouflé et boiteux : "Cette émission interrogera également la pertinence de la dichotomie réfugié politique / migrant économique, dès lors que la migration est aujourd'hui un phénomène multifactoriel et dont les périples sont fragmentés sur plusieurs mois voire années" dans  "Migrants : comment l'Union Européenne abandonne l'Italie" (un titre sans l'ombre du simplisme et de la partialité habituels...).

Non seulement "la migration est aujourd'hui un phénomène multifactoriel et dont les périples sont fragmentés" mais le descriptif nous informe que "l'Italie conclue un accord avec la Libye ". De "concluer", bien sûr.

Les qualités et l'impartialité de l'intervieweur sont, elles, à retrouver dans le post Une cellule de veille ''Lucas Menget'' ?.

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♫ ''Promenons-nous dans les bois''♫ - le Mer 11 Oct 2017, 11:34

Sommes-nous sur le site de France Culture ou sur un site d'éditeur de manuels d'école primaire ?

"Aimons-nous assez la nature ? Quelle question ! Bien sûr nous aimons la nature. Comment ne pas aimer la nature ? Quand nous y vivons, campagne, mer ou montagne, nous partageons avec les bêtes et les plantes le rythme des saisons. Et quand nous sommes en ville, ce qui est le cas de beaucoup d’entre nous dans nos sociétés industrialisées, nous ressentons souvent le besoin de la retrouver, nous parlons même de « nous évader vers elle ! »"
Matières à penser avec Dominique Rousset

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Encore un os à ronger - le Ven 27 Oct 2017, 13:45

Journal de 8 h par Clara Lecocq Réale et Rédaction le 27/10/2017.

Dernier sujet : "Et puis, l'Académie française se montre intransigeante avec l'écriture dite ''inclusive''. Elle évoque un ''péril mortel'' pour la langue française. A suivre dans ce journal : ses arguments et la réponse des enseignants."  [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14310-27.10.2017-ITEMA_21476534-3.mp3" debut="13:09" fin="15:05"]. La réponse vient d'une personne dont on n'a pas entendu les titres la qualifiant pour parler scientifiquement de la forme d'une langue...

Pas davantage remarquez que madame je-me-crois-supérieure-à-tout-le-monde :
Philaunet(http://www.regardfc.com/t59p90-les-pieds-sur-terre#29148) a écrit:Vous pouvez écouter ou lire le texte de l'introduction de Sonia Kronlund, je ne sais pas ce qui est le pire, l'écouter sans doute (voix soporifique de dépressive) : La dictée.
Sonia Kronlund : "A la réflexion, je n’ai trouvé aucun argument contre l’écriture inclusive. Je suis d’accord avec cet auditeur, l’orthographe c’est sacré, c’est le reflet profond de notre société, de notre culture. L’écriture inclusive pour toutes et tous, ce sera une grande avancée. Demain, je m’y mets.".
Le mot réflexion est certainement un peu osé.
Le Parisien a fait un papier sur le sujet avec un titre qui joue sur les mots : Les Immortels voient dans l’écriture inclusive un « péril mortel »*

Dommage de qualifier cette lubie du moment de « péril mortel » et par là de lui donner tant d'importance. Les femmes et les hommes de France Culture n'attendent que ça : trouver un nouvel ennemi. Ce seront cette fois-ci "les puristes".

En toute humilité, je suggère d'ajouter h/f (/h/ en 1er, pour identifier le mot précédent, mais f/h ne me chiffonnerait pas, laissons le libre choix) après un terme englobant les homme et les femmes et ensuite de laisser, après cette déclaration liminaire d'égalité, au masculin (dit "neutre", mais ça se discute) tous les mots pouvant être modifiés.

Sur ce sujet, le ministère de l'Éducation et celui du Travail ne semblent pas être sur la même longueur d'onde : La chronique des chroniques "Le ministère du Travail recommande dans un guide à destination des PME et TPE d’employer l’écriture inclusive pour lutter contre les inégalités hommes-femmes."

Enfin, sans doute le meilleur papier d'un vrai penseur sur le sujet, Jean-François Revel : Le sexe des mots.

Au fait, le préposé au courrier des auditeurs qui ne manque pas une occasion de l'ouvrir pour donner son opinion personnelle a fait cette remarque : "Quant à l’Académie française, on sait que sa réactivité à l’évolution de la langue est de plus en plus en décalage par rapport à l’évolution de la société." Newsletter de France Culture. Ce journaliste a des opinions, mais un savoir sur l'histoire du français et le fonctionnement d'une langue, on en doute.

* Dans une déclaration publiée ce jeudi, l’Académie française dénonce cette graphie constituant selon elle une « aberration ».
Censée lutter contre l’inégalité entre hommes et femmes, l’écriture inclusive est loin de n’avoir que des thuriféraires. La semaine dernière, Jean-Michel Blanquer voyait dans cette graphie « une façon d’abîmer notre langue » et « une complexité qui n’est pas nécessaire ». Le Ministre de l’Education réagissait alors à la publication aux Editions Hatier d’un manuel destiné aux CE2 et utilisant cette écriture. Dans celui-ci, et pour rendre visible à la fois le féminin et le masculin, on peut ainsi lire des phrases comme « Grâce aux agriculteur•rice•s, aux artisan•e•s et aux commerçant•e•s, la Gaule était un pays riche ».
Si elle fait grincer des dents du côté de la rue de Grenelle, l’écriture inclusive fait carrément hurler quai de Conti. Ce jeudi, l’Académie française a adopté à l’unanimité de ses membres une déclaration sur la question en forme de « solennelle mise en garde ». Poussant un « cri d’alarme », les membres de la vénérable institution n’ont pas de mots assez durs contre ce qu’ils considèrent être une « aberration » devant laquelle « la langue française se trouve désormais en péril mortel ».
Une écriture « confinant à l’illisibilité »
« La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité », avancent les Immortels. « Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? ».
« Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète », conclut l’Académie française.

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Re: Langue française, le meilleur et le pire - le Ven 27 Oct 2017, 15:43

Philaunet(http://www.regardfc.com/t693p50-langue-francaise-le-meilleur-et-le-pire#29246) a écrit:
Journal de 8 h par Clara Lecocq Réale et Rédaction le 27/10/2017.

Dernier sujet : "Et puis, l'Académie française se montre intransigeante avec l'écriture dite ''inclusive''. Elle évoque un ''péril mortel'' pour la langue française. A suivre dans ce journal : ses arguments et la réponse des enseignants."  [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14310-27.10.2017-ITEMA_21476534-3.mp3" debut="13:09" fin="15:05"]. La réponse vient d'une personne dont on n'a pas entendu les titres la qualifiant pour parler scientifiquement de la forme d'une langue...

Pas davantage remarquez que madame je-me-crois-supérieure-à-tout-le-monde :
Philaunet(http://www.regardfc.com/t59p90-les-pieds-sur-terre#29148) a écrit:Vous pouvez écouter ou lire le texte de l'introduction de Sonia Kronlund, je ne sais pas ce qui est le pire, l'écouter sans doute (voix soporifique de dépressive) : La dictée.
Sonia Kronlund : "A la réflexion, je n’ai trouvé aucun argument contre l’écriture inclusive. Je suis d’accord avec cet auditeur, l’orthographe c’est sacré, c’est le reflet profond de notre société, de notre culture. L’écriture inclusive pour toutes et tous, ce sera une grande avancée. Demain, je m’y mets.".
Le mot réflexion est certainement un peu osé.
Le Parisien a fait un papier sur le sujet avec un titre qui joue sur les mots : Les Immortels voient dans l’écriture inclusive un « péril mortel »*

Dommage de qualifier cette lubie du moment de « péril mortel » et par là de lui donner tant d'importance. Les femmes et les hommes de France Culture n'attendent que ça : trouver un nouvel ennemi. Ce seront cette fois-ci "les puristes".

En toute humilité, je suggère d'ajouter h/f (/h/ en 1er, pour identifier le mot précédent, mais f/h ne me chiffonnerait pas, laissons le libre choix) après un terme englobant les homme et les femmes et ensuite de laisser, après cette déclaration liminaire d'égalité, au masculin (dit "neutre", mais ça se discute) tous les mots pouvant être modifiés.

Sur ce sujet, le ministère de l'Éducation et celui du Travail ne semblent pas être sur la même longueur d'onde : La chronique des chroniques "Le ministère du Travail recommande dans un guide à destination des PME et TPE d’employer l’écriture inclusive pour lutter contre les inégalités hommes-femmes."

Enfin, sans doute le meilleur papier d'un vrai penseur sur le sujet, Jean-François Revel : Le sexe des mots.

Au fait, le préposé au courrier des auditeurs qui ne manque pas une occasion de l'ouvrir pour donner son opinion personnelle a fait cette remarque : "Quant à l’Académie française, on sait que sa réactivité à l’évolution de la langue est de plus en plus en décalage par rapport à l’évolution de la société." Newsletter de France Culture. Ce journaliste a des opinions, mais un savoir sur l'histoire du français et le fonctionnement d'une langue, on en doute.

* Dans une déclaration publiée ce jeudi, l’Académie française dénonce cette graphie constituant selon elle une « aberration ».
Censée lutter contre l’inégalité entre hommes et femmes, l’écriture inclusive est loin de n’avoir que des thuriféraires. La semaine dernière, Jean-Michel Blanquer voyait dans cette graphie « une façon d’abîmer notre langue » et « une complexité qui n’est pas nécessaire ». Le Ministre de l’Education réagissait alors à la publication aux Editions Hatier d’un manuel destiné aux CE2 et utilisant cette écriture. Dans celui-ci, et pour rendre visible à la fois le féminin et le masculin, on peut ainsi lire des phrases comme « Grâce aux agriculteur•rice•s, aux artisan•e•s et aux commerçant•e•s, la Gaule était un pays riche ».
Si elle fait grincer des dents du côté de la rue de Grenelle, l’écriture inclusive fait carrément hurler quai de Conti. Ce jeudi, l’Académie française a adopté à l’unanimité de ses membres une déclaration sur la question en forme de « solennelle mise en garde ». Poussant un « cri d’alarme », les membres de la vénérable institution n’ont pas de mots assez durs contre ce qu’ils considèrent être une « aberration » devant laquelle « la langue française se trouve désormais en péril mortel ».
Une écriture « confinant à l’illisibilité »
« La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité », avancent les Immortels. « Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? ».
« Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète », conclut l’Académie française.



Question naïve — hors du champ de ce forum, mais tant pis — que ne vois pas abordée:
Le lecture de textes ayant adopté l'orthographe inclusive est franchement pénible, toute la graphie du français est atteinte et l'esprit est ralenti par ces points et ces adjonctions de genre, mais si l'on doit lire le texte à voix haute que fait-on? Autre question: faudra-t-il peu à -peu rééditer tous les livres parus en français, toutes les œuvres littéraires selon cette innovation, en sachant, par exemple, que les auteurs classiques ou plus anciens sont tous imprimés selon l'orthographe moderne souvent éloignée de celle de leur temps?

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Une cause ultra-minoritaire et éphémère - le Ven 27 Oct 2017, 19:16

munstead(http://www.regardfc.com/t693p50-langue-francaise-le-meilleur-et-le-pire#29248) a écrit: (...) Question naïve — hors du champ de ce forum, mais tant pis — que ne vois pas abordée:
Le lecture de textes ayant adopté l'orthographe inclusive est franchement pénible, toute la graphie du français est atteinte et l'esprit est ralenti par ces points et ces adjonctions de genre, mais si l'on doit lire le texte à voix haute que fait-on? Autre question: faudra-t-il peu à -peu rééditer tous les livres parus en français, toutes les œuvres littéraires selon cette innovation, en sachant, par exemple, que les auteurs classiques ou plus anciens sont tous imprimés selon l'orthographe moderne souvent éloignée de celle de leur temps?
Les journaux de France Culture enfourchent les chevaux de l'indignation et, dans le grand style qui est le leur, prennent parti en construisant un reportage favorable à leurs vues (temps et position de la parole, jeu sur les voix et l'âge, sélection des propos, etc). Sur ce sujet, comme sur d'autres, la construction est le moyen de faire passer un message tout en se défendant de n'avoir rien "dit".

Pour ce qui est de cette lubie de modifier la langue écrite (en réutilisant la langue prête-à-l'emploi créée par les militants, vous validez leur concept), c'est un sujet auquel il ne faut pas donner d'importance, vu qu'il est archi-minoritaire (la station parle de plusieurs éditeurs quand il n'y en a qu'un, lequel adore voir son nom circuler, super pub ! c'est d'ailleurs pourquoi il a écrit son manuel dans ce code !). C'est un peu comme quand le journaliste du magazine à sensation de 18h20 laisse entendre que la planète pourrait devenir "végane" (végétarienne non ovo-lacto). Faire de tout phénomène ultra-minoritaire et éphémère le sujet du siècle pour justifier qu'on s'en empare (parce qu'il faut bien des sujets pour être employé à parler contre salaire), c'est ainsi que fonctionnent les médias, dont France Culture qui, au lieu de se singulariser par une approche distanciée et informée, fonce tête baissée avec outrance pour se croire indispensable (c'est le contraire qui se passe).

L'Académie française aurait mieux fait de se taire, mais elle aussi (par la voix de Finkielkraut ? ce texte lui ressemble) souhaite montrer qu'elle existe en entrant dans l'arène au lieu de proposer une réflexion et des recommandations de modifications sensées. Parler de "péril mortel" de la langue française en 2017, c'est donner un rôle et un effet à une minorité qui n'en a pas et qui se réjouit d'être prise au sérieux. Les chroniqueurs de FC (on attend Erner) auront beau jeu de se moquer et de faire avancer la "cause" opposée.

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Re: Langue française, le meilleur et le pire - le Lun 06 Nov 2017, 10:43

Après le mélodrame du "péril mortel", des propos de bon sens et une belle charge contre ce nouveau délire militant, et toujours depuis l'Académie :

Contre l'absolutisme navrant de l'écriture inclusive
par Marc Lambron, de l'Académie française

«Nous sommes en France, les empoignades sur le langage sont un bon signe de santé civique. Cependant, ce débat sur la féminisation de l’écriture relève de chicaneries assez basses de plafond. Si on entame une guerre de positions sur le genre en matière d’écriture, on n’en a pas fini. Par exemple, les hommes dont le métier est défini par un nom féminin, comme une estafette ou une ordonnance dans l’armée, pourraient s’alarmer et faire prévaloir le masculin au motif que leur dénomination est féminine et ne conviendrait pas à leurs fonctions viriles à moustache. La guerre du genre dans le langage peut vite tourner à l’absurde.

«Le français est une langue libre, hospitalière, qui a de l’allure. Elle respire. Elle a sa propre histoire, son jardin d’herbes folles. De nombreux écrivains, comme Stéphane Mallarmé, Raymond Roussel ou Antonin Artaud, se sont amusés à la triturer. Les surréalistes, Breton ou Aragon, écrivaient une langue limpide, ils n’ont pas commis d’attentat contre la grammaire. Cette langue n’a pas empêché non plus de nombreuses femmes de l’habiter, de Madame de La Fayette à Simone de Beauvoir. Elle n’a pas fait obstacle à l’intelligence du dialogue entre Emilie du Châtelet et Voltaire. Ce qui importe le plus est le message, et non la façon de le véhiculer. Le français est une langue suffisamment libre pour accueillir toutes les expressions. Pourquoi vouloir introduire avec l’écriture inclusive une police générale du langage ? Contrairement à ce que l’on pense, l’Académie française n’intervient pas pour codifier la langue, elle n’est pas une police, elle enregistre les évolutions liées à une époque. "Meuf" ou "kiffer" pourraient être dans le dictionnaire, ils n’y sont pas encore. L’écriture inclusive est, elle, une norme qu’on veut opposer à une autre norme. Un absolutisme navrant. Un avatar dégradé du déconstructivisme des années 70. Si Foucault ou Derrida déconstruisaient dans la subtilité, il s’agit là d’une pensée dictatoriale. Tout vocable devra comporter sa double nature, ce qui est une forme d’impérialisme, de grand redressement. Or si on redouble les genres, on enlève la singularité, ce qui définit une personne. Ce manque de singularité est une forme paradoxale d’uniformisation. Un basculement linguistique aberrant. L’écriture inclusive est un forçage absurde contre la grammaire elle-même, contre le sens de la langue.

«Il est déjà difficile d’apprendre le français, mais si on crée un langage second, dérivé, cet apprentissage sera encore plus complexe. Aujourd’hui, un enfant de 12 ans peut encore comprendre Molière. Le mode inclusif introduit un problème d’intelligibilité de la langue. Avec ce révisionnisme, on se retrouve dans une obscurité, le patrimoine devient moins accessible. L’Académie française s’est émue dans son communiqué du 27 octobre de ce problème de transmission, de ce rapport vicié au patrimoine. Les féministes de Saint-Germain-des-Prés n’ont pas non plus pris la mesure de l’ensemble des locuteurs francophones. Ils sont aujourd’hui 275 millions, ils seront 750 millions en 2050. Si le français devient moins accessible, ce sera autant d’individus qui se tourneront vers l’anglais, langue globalisante.

«Cette querelle autour de l’écriture inclusive est le symptôme d’enfants gâtés de démocraties saisies par la tentation suicidaire. Les Etats-Unis, grande démocratie, ont élu Trump, un antidémocrate, les Anglais se sont tiré une balle dans le pied en votant le Brexit et la Catalogne, région riche et prometteuse, se fourvoie dans le psychodrame indépendantiste. Si j’ose ce rapprochement, la France, avec l’écriture inclusive, est atteinte de cet étrange tropisme de vouloir compromettre et mutiler ce qui ne marche pas si mal. Sous prétexte d’égalitarisme, une forme de nihilisme est à l’œuvre. Or je ne pense pas qu’en matière de sexisme, le langage soit la première des agressions. Les inégalités sont d’abord professionnelles, de rémunération, des problèmes de rapports entre les femmes et les hommes au sein des couples. Des enjeux de pouvoir.

«On se trompe de tyran. Le sexisme du français est un problème d’usage et non de structure. Si Barthes disait que le langage est fasciste, je ne pense pas qu’il soit intrinsèquement sexiste. Je ne suis pas choqué par un madame la ministre. Mais cette féminisation des titres doit relever de l’usage, non de la codification. Si on introduit des virus proliférants, on perd la beauté du français, on perd des lecteurs, on perd des francophones."


(Libération, 6 novembre 2017)


A priori, un combat logique, facile, consensuel pour France Culture, la radio la plus littéraire de France, mais lorsqu'on lit la misérable page rédigée par Sonia Kronlund à ce sujet, et le "premier tweet en écriture inclusive" de la station, on constate qu'il n'y a plus ni l'énergie, ni la volonté de défendre notre patrimoine culturel. Quand Sandrine Treiner affirmait lutter contre tous les conservatismes, elle ne rigolait pas. A ne pas vouloir protéger ce qui mérite de l'être, on cède avec un sourire tout belkacemien aux efforts d'annexion de la sphère culturelle par des militants qui se moquent de ce qu'ils ne comprennent pas. Ce qui est beau leur est insupportable.

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Le néo-français de France Culture : l'indigence grammaticale - le Ven 17 Nov 2017, 19:40

Dans La Grande table (2ème partie) par Caroline Broué, chacun jugera cette prose selon ses exigences :

"Ukraine. 2017. Quatre ans après les premiers affrontements s'étant tenus à Maïdan, place de l'Indépendance de la ville de Kiev, ayant vu pro-russes et pro-européens - entre autres -s'affronter, quel avenir se dessine pour le peuple ukrainien ? Quelle pensée peut se structurer, quelles forces fédérer ?

Crimée. 2015. Le jeune cinéaste Oleg Sentsov, Russe selon la Russie, Ukrainien selon lui,  est condamné - par le Kremlin, fatalement - à 20 ans de prison pour « organisation de groupe terroriste », avec trois autres personnes. En 2014, il s'était opposé à l'annexion par la Russie de cette péninsule située au Sud de l'Ukraine.

Andreï Kourkov, écrivain ukrainien russophone observe, il note. En quatre ans, son pays a changé, lui aussi. Son Journal de Maïdan porte le poids de son angoisse. Alors se pose aussi cette question, que peuvent l'artiste et l'écrivain dans un contexte politique aux contours flous et à l'avenir incertain ? Quelle histoire ukrainienne est en train de s'écrire ?
"

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''Faire à'' & ''Faire avec'' - le Mer 29 Nov 2017, 13:04

Le beau français de France Culture...

"Ce que les Guerres mondiales ont fait aux pédagogies nouvelles", titre de La Fabrique de l'Histoire par Emmanuel Laurentin 29/11/2017

"Que fait le désir avec les objets d’art? demande l’historienne, Bénédicte Savoy", question-titre sur le portail de l'antenne pour Les Cours du Collège de France 29/11/2017


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Ah que France Culture... - le Jeu 07 Déc 2017, 13:00

France Culture se fait une réputation...




Peut-être devraient-ils suivre l'exemple d'Alfred Hitchcock au micro de Jacques Chancel, qui lui pose quelques questions sur la musique qu'il écoute, s'il écoute l'idole nationale, et celui-ci lui parle de "Johnny Vacances".

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Pour en finir avec Johnny belle gueule - le Jeu 07 Déc 2017, 19:31

Je jaunis à l'idée que France Culture pratiquerait une science vengeresse à l'endroit de Johnny Hallyday .
Parler de la position fiscale de ce chanteur est tout à fait légitime et il faut battre de défunt quand il est chaud.
Johnny c'est fait plumer plus d'une fois comme un Salvador Dali et a sans doute changé le gestionnaire de sa fortune mais au bout du compte il a fait de l'optimisation fiscale comme l'aurait fait un gagnant au super loto et cela comme on le dit en toute légalité, reste a supprimer les niches pour toutous riches.

Je trouve que France Inculture a su doser la quantité d'infos au sujet de l'idole quitte à sacrifier à certains moments des sujets très importants comme le JérusalemTrump sur lequel F(I)C est revenu.

Aucun mépris de supériorité intellectuelle n'a été ouvertement affichée à l'encontre de la star, elle a été plutôt traitée en vedette populaire sans pour cela  en faire un évènement culturel.

Mon rapport (comme le dirait Maricheux) avec Halliday se limite à quelques chansons de variété  comme "Que je t'aime" sur laquelle j'ai pas mal emballé d'intellectuelles jeunes en surévaluant les paroles m évitant ainsi d’essayer de rouler trop rapidement des pelles."Derrière l'amour" est aussi une belle chanson dans laquelle sur la version disque il est permis d'évaluer la performance vocale de l'artiste.J ai appris à jouer de la guitare sur le pénitencier et le me suis perfectionné dans un pénitencier.
Oups j'ai l'impression de parler des choses-et-de-moi sans importance alors je passe à autre chose.

En zappant   sur la radio je suis tombé sur un entretien avec François Busnel dans lequel J.H. parlait de sa rencontre avec Sagan qu'il avait assez bien cernée, c'était un temps où certaines substances n'avaient pas fait encore des dégâts sur sa personne.J'ai revu des passage de "détective" (JLG) dans lequel JH se révèle un très bon acteur comme dans" l'homme du train".


L'article du post précédant offert par Yann( pi X 100 - 200,159265359)  est extrait de Causeur.fr je pense y refaire une visite.
https://www.causeur.fr/france-culture-hommage-johnny-hallyday-148170

Mon hommage à Johnny  :  https://www.youtube.com/watch?v=d9ClvNQEc28  
La Gretchen a cassé le fil d'une vie.

A mort la mort et viva la muerte.      

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Re: Langue française, le meilleur et le pire -

Langue française, le meilleur et le pire     Page 6 sur 6

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