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Pourquoi encore écouter France Culture ?    Page 1 sur 3

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Pourquoi encore écouter France Culture ? - le Dim 15 Mar 2015, 11:18

Mais pourquoi écoutez- vous encore France Culture ?

Ce trait envoyé aux auditeurs mécontents, c'est la réponse que reçoivent assez régulièrement nos remarques critiques depuis septembre 99.

Pourquoi en septembre 99 ? Parce que c'est le moment où s'amorce la mutation du programme de France Culture qui a mené la chaine où elle est actuellement : inécoutable.  

A quoi bon/ pourquoi l'écouter encore ?

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A l'intention de ceux qui prennent mon pseudonyme pour un bouclier : mon identité n'est ni affichée ni dissimulée.
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15e saison de votre culturocide - le Dim 15 Mar 2015, 11:20

En septembre 1999 alors que Laure Adler tournait brutalement une page de la vie de FC, la question "Pourquoi écoutez-vous encore cette radio ?" était une fausse question. Une riposte bête et agressive. Tout à la fois un petit coup de censure morale, un déni d'esprit critique.

En 2005 c'était encore une question idiote : le programme culturel survivait en partie. Après 5 années de réduction de sa part culturelle et la baisse constante de la qualité dans ce qui en subsistait, les auditeurs frustrés pouvaient se vanter d'avoir exploré l'ensemble de la grille. Ils y étaient poussés par la suppression de leurs émissions favorites, par les bouleversements continuels de la grille, et ainsi lancés à la recherche d'émissions à découvrir eh bien fréquemment ils en trouvaient. De là, leur consommation de radio de qualité pouvait s'élever dans un contexte de baisse de l'offre. Quelle ironie ! Des émissions parfois même qui étaient là depuis 10 ans apparaissaient tardivement à leurs yeux ébahis ou plutôt à leurs oreilles esbaudies : pour ma part, avant 1999 j'avais au plus 5 rendez-vous réguliers dans le programme. C'est donc après le lancement du culturocide que j'ai découvert Une vie une oeuvre et La matinée des autres. De là ma dette et mon respect pour Michel Cazenave.

En 2010 la question était encore agaçante, mais de moins en moins outrageante car on sentait venir le moment où il ne resterait plus rien de l'esprit culturel qui avait animé la chaîne jusqu'en 1999. Les symptômes  : la disparition progressive des émissions littéraires et artistiques ; ces voix d'adolescents attardés implantés à tous les carrefours du programme, voix d'incultes et d'enfants gâtés promus titulaires ; le documentaire culturel quasi liquidé sauf en sa dernière adresse (Une vie une oeuvre) confiée à un gamin auto-satisfait. Et l'invasion définitive des tranches à caviarder en info par l'esprit de la Rédaction plus soucieux de militer que d'informer. Invasion de propagande reçue avec bonheur par les producteurs, puisque la consanguinité idéologique atteint à ce moment les 90% dans le personnel de la chaine.

En 2015 : la question se pose.
Que reste-t-il  du programme culturel ?
Que reste-t-il de l'esprit culturel que nous avions connu ?

./....

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Que reste-t-il du programme culturel ? - le Dim 15 Mar 2015, 11:21

Que reste-t-il du programme culturel ?
Que reste-t-il de l'esprit culturel que nous avons connu jusqu'en septembre 99 ?

Réponse : rien ou quasi. En Juillet 2014 la liquidation unilatérale de Du jour au lendemain -on l'avait vu venir- avait valeur de signal.

Il reste A voix nue et le Feuilleton, moins émissions que concepts à décliner.
Répliques.
Le Salon noir.
Et Mauvais genre promu plus longue émission du programme, comme une bannière de l'inversion des valeurs.

Certes le service Fiction -un temps menacée de disparition- a sauvé sa tête. Toutefois, ça fait plus de 20 ans que sa production est très inégale. Depuis belle lurette il donne la part belle aux thèmes du saucial. Et par les voix qu'on y entend, les fictions ont maintenant une coloration de salle de jeux pour jeunes adultes urbains dynamiques et branchés.


- Je compte pour zéro les créations mollement culturelles : La fabrique de l'histoire. Les nouveaux chemins de la connaissance. De même les Ateliers d'Aurélie Charon dont on était en droit d'espérer mieux et qui contiennent de plus en plus rarement quelque bon numéro.
- Je compte pour Zéro "Sur les docks" dont la part culturelle est infime, environ 10%. Cette collection est un hybride entre feu "Grand angle" et "Les pieds sur terre", réservé au dolorisme saucial et accordant un strapontin à des sujets plus ou moins inspirés du Pays d'ici, éventuellement de la veine France-Régions dans La matinée des autres.
- Je compte pour zéro ce qu'est devenu "Une vie une oeuvre", malgré les numéros brillants dus encore à Françoise Estèbe ou à quelque autre producteur y faisant un bref passage, par exemple Thomas Baumgartner. Après la première marche descendant que lui avait infligé Bébé-Mathieu, l'esprit de Michel Cazenave dans UVUO a laissé la place à Martin Quénéhen, encore quelques marches plus bas.
- Je compte pour pas grand chose le créneau scientifique de 14h-15h. On n'y trouvera ni le sérieux ni la rigueur des prédécesseurs Eliane Contini, Michel Cazenave encore lui, ou même des vieilles barbes qui ont tenu le crachoir jusqu'au milieu des 80's : François le Lionnais et Dgeorges Charbonnier.
Il ne reste qu'A voix nue, qui n'est pas une émission mais un concept.
- Je compte pour épuisées certaines formules bien trouvées qui sont apparues depuis 1999 et ont fait un temps illusion, comme Concordance des temps. Epuisées aussi les émissions confiées à des producteurs anciens et capés mais ressassant toujours leurs obsessions et on les laisse faire par respect pour leur ancienneté (Colette Fellous) ou on les bénit en tant que moulin à prière du credo idéologique local, c'est le cas de la formule chimico-politique de Marie-Hélène Fraïssé.  Epuisées encore les émissions qui ont survécu au départ de leur inventeur et qui n'en sont plus qu'un lointain reflet (les Papous comme Une vie une oeuvre sont dans ce cas).


Tout le reste a été tué en un ou plusieurs coups, d'une ou plusieurs balles : réduction de la durée ; remplacement du producteur par un affidé ; changement du contenu sous le même titre ou changement de titre précédant celui de l'objet ; récupération du concept mis aux mains de remplaçants, des gens sûrs (la matinale, la table ronde critique de midi).

A ceux qui nous demandent des preuves par l'exemple, nous répondons par une injonction  : écoutez et comparez ! Ecoutez donc le programme de nuit et voyez ce qu'il en reste dans la grille de journée.

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Re: Pourquoi encore écouter France Culture ? - le Dim 15 Mar 2015, 14:39

Je me rends compte que pour le moment j'ai surtout résumé les causes de mon exaspération, et donc les raisons d'abandonner l'écoute puisque ce que nous aimions dans ce programme est maintenant mort et enterré.

Pour autant, il y a encore des raisons de s'accrocher. Je donnerai les miennes après que d'autres forumeurs se soient exprimés. Je veux éviter de leur couper l'herbe sous le pied. Eviter aussi ce que les concierges me reprochent : imposer mon avis.

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Re: Pourquoi encore écouter France Culture ? - le Dim 15 Mar 2015, 15:44

Dans les derniers petits coups d'épuisette que l'on peut passer dans la grille pour repêcher le dernier fretin qui vaut le coup, on s'aperçoit que ce que l'on pourrait nommer comme "l'éthique du producteur" prend une importance déterminante. Il y a toujours un pacte qui s'établit entre le producteur et l'auditeur, et il peut être rompu de plusieurs façon : suivisme présentiste, insertion furtive d'argumentaire politique, manque de recherche sur un sujet, choix d'invité peu pertinent, production technique amateuriste etc. Et dès lors que le pacte est rompu, l'écoute au premier degré (donc confortable) n'est plus possible, et un rendez-vous indispensable de la grille ne devient plus qu'une émission que l'on consulte si le sujet nous est proche, et là encore, l'écoute sera précautionneuse et dubitative. C'est la pente générale de la grande majorité des émissions, où il suffit à présent de cocher les cases des grandes causes du moment. Exemple d'aujourd'hui, On ne parle pas la bouche pleine, consacré au dernier roi du Dahomey, avec un peu de France coloniale, un peu de féminisme, et surtout une jeune invitée avec cet accent contemporain si reconnaissable, un "euh" à la fin de chaque mot et le sentiment d'écouter un compte-rendu d'exposé. Bref, business as usual, et une collection d'anecdotes qui n'ont aucune valeur de transmission. 30mn rapidement oubliées.

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De l'éthique des producteurs - le Lun 16 Mar 2015, 18:21

@Yann Sancatorze a écrit:Dans les derniers petits coups d'épuisette que l'on peut passer dans la grille  pour repêcher le dernier fretin qui vaut le coup, on s'aperçoit que ce que l'on pourrait nommer comme "l'éthique du producteur" prend une importance déterminante. Il y a toujours un pacte qui s'établit entre le producteur et l'auditeur, et il peut être rompu de plusieurs façon : suivisme présentiste, insertion furtive d'argumentaire politique, manque de recherche sur un sujet, choix d'invité peu pertinent, production technique amateuriste etc. Et dès lors que le pacte est rompu, l'écoute au premier degré (donc confortable) n'est plus possible, et un rendez-vous indispensable de la grille ne devient plus qu'une émission que l'on consulte si le sujet nous est proche, et là encore, l'écoute sera précautionneuse et dubitative. C'est la pente générale de la grande majorité des émissions, où il suffit à présent de cocher les cases des grandes causes du moment. Exemple d'aujourd'hui, On ne parle pas la bouche pleine, consacré au dernier roi du Dahomey, avec un peu de France coloniale, un peu de féminisme, et surtout une jeune invitée avec cet accent contemporain si reconnaissable, un "euh" à la fin de chaque mot et le sentiment d'écouter un compte-rendu d'exposé. Bref, business as usual, et une collection d'anecdotes qui n'ont aucune valeur de transmission. 30mn rapidement oubliées.

Producteurs dont il faut souligner l'éthique (comme vous l'écrivez très justement, Yann Sancatorze) : Michel Ciment, Colette Fellous, François Angelier, Philippe Garbit, Françoise Treussard. En voyez-vous beaucoup d'autres ?

éros c'est l'avis 

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coin coin - le Mar 17 Mar 2015, 22:44

@ZZZZZZZZZZ
vous oubliez L'Or à d'l'air mettez en reécoute son entretien avec Claude Lanzmann ou l'art de tuer en tutoyant mais comme Hugo est grand...
et aussi Marc Coinchée pour la rebelotte

je n'écoute plus france culture
ce matin 17 mars sur france miouzik 9 à 10 h Alain Rey c'était du gâteau sans papa gâteux
il est temps qu'Antoine enlèves les parenthèses de France (in)Culture

Salut les écouteurs

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Pour entendre les coucous entre soi des producteurs - le Ven 01 Mai 2015, 12:51

Tiens, on est en plein milieu d'une émission sur les programmes des collèges  à Rue des écoles, ce 29 avril 2015 (voir autres rubriques de RFC sur le sujet) et tout d'un coup voici l'icône, l'incontestable, le nec plus ultra de la chanson française à France Culture : [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/04/s18/NET_FC_f811b8b5-eed4-493b-a6a7-a3315570b044.mp3" debut="19:00" fin="21:18"]

Pour illustrer le sujet ? De manière décalée, comme Enthoven qui a autrefois fait entendre les "Bérurier noir" à propos de Bouddhisme ? Que nenni !

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/04/s18/NET_FC_f811b8b5-eed4-493b-a6a7-a3315570b044.mp3" debut="21:17" fin="21:40"]

Comme c'est mignon les dédicaces à l'antenne ! Est-ce être rabat-joie de considérer qu'un pot de départ au café du coin entre collaborateurs aurait été plus adapté au départ de ladite Geneviève plutôt que l'appropriation du temps d'antenne pour ces considérations personnelles ?

C'est aussi ça France Culture, la diffusion de témoignages de copinage dont on n'a strictement rien à cirer. Ce à quoi répondront les auditeurs/commentateurs du site de France Culture durant la grève : France Culture est trop cool, c'est une communauté d'amis, on l'aime à en mourir, continuez le combat, etc.

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Le dimanche soir ? On se le demande - le Dim 08 Nov 2015, 21:09

Le sentiment se fait de plus en plus fort que France Culture a beaucoup trop d'argent pour le service qu'elle rend.

Faut-il payer le bavardage entre amis qui donnent leurs impressions sur le monde politique et social tel qu'il va ? Ou qui se bidonnent en disant n'importe quoi dans une ambiance festive ? Voir à ce sujet le nouveau coup de sonde de Jean-Luuc sur le désastreux et lamentable Ping-Pong. Combien coûtent Quenehen et Serrell pour faire les clowns ?

Grosse impression de remplissage, parfois laborieux, du temps d'antenne imparti à un certain nombre d'émissions de France Culture : le tiers ? La moitié ? Davantage ?

En tous les cas, ce soir, c'était 100% du temps avec 45 minutes de Régionales, le Front républicain divise, et après ? *,  et puis, après une prise de relais catastrophique où l'on échange des conneries (Martel décontracté prend son temps - forcément, il est payé quoi qu'il fasse -), c'est Le gendarme des télécoms peut-il être le gendarme du numérique ? pour une heure. Schneidermann commence par ne rien dire avant de faire de la pub pour son entreprise. C'est bon. Le reste pouvait être expliqué en 5 à 10 minutes, mais non, il faut  occuper du temps d'antenne et payer des chroniqueuses. Troisième moment, et je n'irai pas plus loin, et je m'excuse de reproduire ce titre dont la forme variable me porte sur les nerfs à chaque fois que je la lis (il y a des grossièretés auxquelles on ne s'habitue pas) Le secret professionel de la rhétorique du sport (oui « professionel »[sic], très professionnel...) avec ce chapeau (on ne le tire pas) : « Le sport, c’est une pratique, et c’est une façon d’en parler. Il est même plus parlé que pratiqué, chose qu’il a en commun avec la littérature. Mais, comment en parle-t-on ?». Du Dantzig dans le texte. Une émission qui fait partie de la rubrique « Arts et spectacles » de France Culture. Quel art ? Quel spectacle ?

* Avec un « politiste » chercheur à (...) Sciences Po Aix ; un coordinateur des réseaux de Sciences Po Lille et un professeur d'histoire. Hors « Sciences Po » point de salut !

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Re: Pourquoi encore écouter France Culture ? - le Lun 09 Nov 2015, 08:25

Bien souvent, dans la journée, compulsion de répétition peut-être, « j'allume le poste », j'écoute quelques secondes FC, puis, las d'entendre la nième interview de loubard de banlieue ou de sociologue bien sous tous rapports, j'éteins.

De temps en temps, une occasionnelle petite surprise, par exemple, l'autre jour, une interview de Paul Veyne, à propos de son livre récent sur Palmyre, intéressant, stimulant, même si cela s'intègre à merveille dans l'idéologie courante de FC (le multiculturalisme, l'inévitable multiculturalisme, de l'antique Palmyre et de la reine Zénobie).

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