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Carnet nomade    Page 1 sur 4

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Carnet Nomade - 19 septembre 2010 - le Mar 21 Sep 2010, 14:58

Encore un bien beau Carnet Nomade dimanche dernier, et surtout une fort belle première séquence : évocation de l'album de famille d'André Gide par Jean-pierre Prévost. 20 minutes de radio aérienne, intelligente, cultivée et cultivante. Souvent le dimanche à 14h France Culture enrichit l'esprit tout en caressant l'oreille. Et puisque c'était un carnet de famile, la séquence Gide se conclut avec une chanson nostalgique et un peu ironique peut-être : "Les escaliers", que Colette Fellous nous permet d'écouter en entier. Chantée par Hugues de Courson, c'est un truc un peu rarissime, entendu chez Bertrand Jérôme & Françoise Treussard il y a une bonne dizaine d'années, une chanson de Patrick Modiano, écrite en 1967 avec d'autres et enregistrée dans un album de 1979 : Fonds de tiroir.

On peut apprécier un peu moins la deuxième partie avec Jean-Baptiste Harang, cette fois tissée de ses nostalgies à lui comme une série de "je me souviens" en version douce-amère ou plutôt amère-douce. Mais hélas non sans une molle auto-complaisance, et puis une imprégnation de moraline revancharde notamment dans ces jugements un peu lourdauds sur les jeux scouts, et là ça rappelle les mauvais moments doucereusement narcissiques de certains invités d'Alain Veinstein. Le charme radiophonique de Colette Fellous opère encore, mais elle n'est pas là pour tempérer les fausses notes de l'auto-complaisance dont Harang semble faire son jus quotidien, et d'ailleurs rien ne dit que ça la dérange, puisque la productrice est, comme à l'accoutumée, aussi présente que discrète. Dans cette école radiophonique là, c'est à l'auditeur de faire son jugement. Radio au service de l'invité et du public. Profitons-en.

Je ne dis rien de la troisième partie, sinon qu'elle récupére sans mal l'auditeur qui se serait trouvé un peu agacé, et qui se réconcilie avec ce Carnet nomade aussi réussi qu'à l'accoutumée, malgré sa deuxième partie un peu faible quoique pas du tout inintéressante. Mais la nostalgie c'est un genre difficile, n'est-ce pas ?

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carnet nomade: mauvais temps sur Bordeaux - le Dim 19 Déc 2010, 15:26

que vient de nous imposer Colette Fellous avec son Bordeaux par tous les temps: une pub sur la rénovation de la ville. A part quelques moments où elle-même nous raconte des histoires et des moments musicaux, qu'est-ce qu'on entend : vanter la place du Miroir (ça ne donne pas vraiment envie d'y aller),les rues piétonnes, une excitée qui a commis un livre pour enfants sur les Mascarons (qui, ai-je compris, sont des figures sculptées ,colorées au dessus des porte), on nous parle du jour du marché des" fringues" (voilà comment on parle ici), trois petites "nanas"(sic) qui font de l'immersion dans des milieux sociaux (il parait que c'est l'aventure de ce début de siècle), un vigneron dont les explications sur ses méthodes de culture ne m'ont pas semblé convaincantes et n'ont aucun intérêt. Le moment où on a entendu des artistes aurait pu être intéressant, mais on n'avait le temps de comprendre vraiment ce qu'ils réalisaient, etc. Une envolée sur le marché: c'est formidable toutes ces couleurs, l'orange des courges, le vert des épinards....(comme n'importe quel marché hivernal)
Enfin, du n'importe quoi.Des propos généralement convenus ou sans couleurs, sans odeurs.
Lui a t-on imposé ce sujet de promotion des aménagements de Bordeaux? où est la Colette Fellous qu'on connait?

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re : carnet nomade: mauvais temps sur Bordeaux - le Dim 19 Déc 2010, 15:41

Effectivement rien de très fort ou surprenant, des images assez convenues et comme une succession de petites pastilles qui au final font émiettement. Il manque l'âme et l'émotion…

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L'avocat vinaigrette prend la parole : Colette Fellous nous prend par la main alors que dans cette radio les autres nous prennent la tête - le Dim 19 Déc 2010, 16:33

De même, j'avais une violente envie de couper lors de la séquence du marché, qui était effectivement à fuir. Exemple de gaffe : cette voix connement débraillée qui nous décrit le marché comme l'endroit de Bordeaux où on peut laisser les enfants sans surveillance, et mieux : c'est qualifié d' "emblématique", terme si souvent employé abusivement sur cette chaine qui fait naturellement la promotion des modes langagières. Alors qu'en conclure ? Que Bordeaux est une ville dangereuse mais que le week-end dans ce petit coin de bo-bos on y est bien, et que les bourges du coin peuvent se la jouer seventies au micro de FC ? Bon c'est tout ce témoignage qui fait tache dans l'émission.

Car pour le reste, je n'ai rien entendu de déplaisant, au contraire. Les durées ? Mais le Carnet nomade est toujours en 3 ou 4 parties de 15 à 20 minutes et presque toujours thématisé, donc on est largement au-delà des pastilles sonores ou des assemblages hétéroclites de 11h ou de 6h du matin. Et malgré cet impair du marché, j'ai apprécié ce numéro. La productrice maîtrise cette forme de divertissement élégant qu'est la promenade radiophonique urbaine, entrelardée d'échanges avec les auteurs. On n'atteint pas des sommets d'analyse, on ne bat pas des records de profondeur, car le projet de l'émission n'est pas de cet ordre. Le culturel n'est pas spécialement l'intellectuel, mais de l'âme chez Colette Fellous alors pardon, il y en a ! Comme d'habitude les lectures sont impeccablement faites et je les trouve plutôt bien choisies. J'en dirai de même pour la réalisation, les enchainements.

Le Carnet est ouvert chaque dimanche à 14h : de mon point de vue l'émission est très bien placée, car je ne vois pas trop ce début d'après-midi comme le moment de l'intensité cérébrale extrême. Maintenant c'est vrai que comme toute émission régulière, ça ne peut pas manquer d'être inégal. Cela,dit, le carnet nomade je n'apprécie pas toujours. Mais ce numéro il m'a presque donné envie d'aller passer quelques mois à Bordeaux pour sentir cette ville. On va me dire que si c'est ça France Culture, un soutien de l'office de tourisme urbain, grands dieux où va-t-on ? Oui peut-être, mais pourquoi pas ? Si la culture c'est non pas ce qui reste quand on a tout oublié, mais ce qui reste et point final, alors dites-moi, qu'est-ce qui reste plus que les villes ? Quand le Carnet nomade part en promenade urbaine, il fait exactement ce que Sylvie Andreu ne faisait plus depuis longtemps : nous faire savourer la ville, comme 2 heures plus tôt il y a encore pas si longtemps, Renée Elkaïm Bollinger nous faisait savourer on ne savait même plus quoi : les mots ou bien les goûts, les deux évidemment. Après les jeux des Papous un peu surexcités parfois dans le forçage de l'humour, Colette Fellous c'est une heure d'esthétisme, c'est plein de charme et au moins on nous prend pas la tête comme dans l'heure qui suit avec le militantisme occidentalophobe de Marie-Hélène Fraïssé. Nul doute pourtant que la productrice du Carnet, elle a ses convictions elle aussi : on les entend parfois au détour d'une remarque, et il arrive qu'on les devine dans le choix des sujets. Mais justement parce qu'elle n'en fait pas l'élément obligé pour farcir son heure de radio déjà ça nous repose. Ca tranche sur l'ambiance globale de cette radio de la prise de tête qui pratique le forçage idéologique en se consacrant aux crises, à la pétoche pour les repus du confort, à la permanente promotion de la culpabilité, et des anxiogénies de l'époque. Colette Fellous tourne le dos à ces facilités, parce qu'elle en a d'autres me direz-vous. Bon très bien : au bout du compte son carnet nomade c'est le bol d'air frais de la semaine.

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Re: Carnet nomade - le Dim 19 Déc 2010, 16:49

D'accord Nessie bien dit tout ça ! Mais sur ce coup du bord d'eau je ne sentais pas l'âme comme d'autres fois. Ici les sujets un peu trop vite enchaînés car trop de sujets sans doute. Mollat aurait tenu l'affaire pendant l'heure et on aurait été plus dans la flânerie. Trop (d'intervenants) c'est trop !

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re : carnet nomade: mauvais temps sur Bordeaux - le Dim 19 Déc 2010, 17:35

d'accord, Nessie, France Culture est habilitée à faire de la pub pour le tourisme urbain , elle en a presque le devoir et cette émission, qu'en temps ordinaire je goûte fort ,est bien placée.Mais aujourd'hui, j'ai eu une impression de grisaille . Trop de blablas sur l'ouverture au monde, sur les nouveautés.
Mais cela intrigue , donc c'est peut-être gagné pour y aller voir.
(Cette fois, je l'ai écoutée en totalité et en véritable écoute, alors que ce n'est pas toujours le cas)

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Olivier Barrot égal à lui-même - le Dim 16 Jan 2011, 14:53

Est-ce que vous connaissez quelqu’un qui parvient à parler autant qu’Olivier Barrot tout en réussissant à ne jamais dire quoi que ce soit de consistant ?

Pénible séquence dans le Carnet Nomade de ce jour.
De l’évocation archi-creuse, même pas une accumulation d’anecdotes.
Des noms, des noms, des noms, cà et là une date, un jugement,une info.
Presque toujours du 100% banal

Colette Fellous a-t-elle voulu nous décourager d’acheter le livre ?
C’est réussi.

Olivier Barrot a-t-il un contrat secret pour faire fuir l’auditeur ?
Mission accomplie.
JE COUPE !!

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Michel Foucault dans le Carnet nomade - le Dim 30 Jan 2011, 15:42

Belle entrée en matière aujourd’hui dans le Carnet nomade. Après quelques lignes de Mathieu Lindon par la voix de Colette Fellous, vient en exergue une lecture de Michel Foucault par l'auteur : le corps utopique. Lecture ou peut-être improvisation partielle ? Avec lui on ne sait pas car l'homme avait de la ressource. Ce texte en témoigne : quel dommage qu'il n'en ait pas fait la forme de toute son oeuvre, et quel dommage qu’il ait préféré théoriser tout en militant. Que restera-t-il de Michel Foucault ? Ses théories abstraites, sa fausse science, ou bien son imagination poétique ? En faisant redécouvrir l'écrivain, la séquence a de quoi les réconcilier avec ce personnage, tous ceux qui ne digèrent pas en Foucault le penseur-poseur, tous ceux qui ont remis au tiroir les théories maintenant bien réfutées du philosophe qui s'était cru historien. Avantage supplémentaire de la lecture de ce jour : la voix de Foucault lui-même, avec ce qu'il faut d'âme, et ici ça vaut bien mieux que l'interprétation d'un comédien, qu'elle soit sobre ou surjouée. En l'occurrence, de la part d'un lecteur autre que Foucault lui-même, peut-être que la sobriété eut été de mise. Essayez-donc chez vous et vous verrez.

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Du fonds musical pour l'ambiance radio - le Dim 30 Jan 2011, 15:48

./...

Autre remarque que m'inspire cette ouverture du Carnet nomade : en contrepoids peut-être à ce qui ne fait qu'empirer dans l'ambiance radio que nous offre France Culture, on peut remarquer un certain retour du fonds musical dans les émissions, parfois pour soutenir les lectures, parfois dans le dialogue lui-même. Aujourd’hui c’était le cas, et très réussi avec en insertion dans la page consacrée à Foucault, quand Colette Fellous reprend le micro pour lire à son tour Foucault sur fond d’une délicate chanson de Tom Waits : Soldier things. Ambiance de nostalgie. La belle ambiance du Carnet nomade, une fois encore.

Cela dit, c’est pas toujours réussi : chez Enthoven une bonne part du fond musical est lourdissime d’être ultra-téléphoné. Pourquoi ce garçon ne laisse-t-il pas faire les gens du métier ? Est-ce que le chargé de réalisation vient lui faire des remarques sur la philo qu'on dispense dans l’émission ? Et puis à d’autres heures, on se dit que ça balbutie un peu : récemment j’ai cru remarquer dans la seule tranche infailliblement culturelle de la journée c’est à dire entre 14h et 16h, des dialogues de magazine qui se continuent sur le fond musical préexistant, mais à plusieurs reprises il me semble que ce dernier est envoyé un peu trop fort. Pourtant l’effet est heureux, en comparaison de ce qu’on entend à la même heure si on fait juste un tout petit tour sur d’autres fréquences, ou bien à d'autres heures sur la même fréquence où ça bavasse sans soin ni goût. Mais là pendant quelques instants -car ça ne dure jamais bien longtemps- on se dit qu’à France Culture on redécouvre progressivement un art qui faisait le quotidien de la chaîne il y a 15 ans. Bref c’est encourageant mais quand même inégalement réussi.

En tous cas ce dimanche à 14h c'était tout le contraire : simple et fort bien fait. Qu'on ne vienne pas nous dire que cette mise en forme là est coûteuse et que France Culture n'a plus les moyens de nous les offrir (car c'est ça qu'on nous objecte parfois, savez-vous). L'exemple d'aujourd'hui montre qu’avec du métier et du goût, France Culture a encore de quoi réussir son ambiance.

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Re: Carnet nomade - le Lun 08 Avr 2013, 00:57

Belle prise ce samedi dans le Carnet Nomade, on nous a refait le coup de la force de Coriolis, je ne sais plus à quel propos j'avoue que je prenais le train en marche. Bref ce que je redoutais arriva: "vous pouvez expliquer?"
A peine le temps de retenir son souffle que le lavabo est servi Crying or Very sad

Je l'aurais bien pardonné l'invité, ça arrive à tout le monde, mais il nous a sorti son explication avec une telle suffisance, une telle auto-satisfaction, qu'il m'a arraché un hurlement. L'enregistrement mériterait de figurer au répertoire du fameux soulagicon (invention belge de la fin du vingtième siècle).

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