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Hors-champs par Laure Adler    Page 20 sur 21

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Hors-champs par Laure Adler - le Mar 22 Sep 2009, 14:25

Rappel du premier message :

J'aurais pu déposer cet avis dans le fil "on ne dit que du bien", mais le personnage de Laure Adler mérite sans doute un fil à part étant donné les controverses qu'elle suscite.
En fait, je ne la connais pas. Je me souviens vaguement l'avoir aperçue un soir à la télé dans les années 80, impression plutôt séduisante. Par la suite, l'image que je me suis formée a été influencée par les commentaires des auditeurs critiques. Je l'ai vue comme une femme un peu superficielle et mondaine, moderniste à tout crin. Je l'ai entendue une fois chez Emmanuel Laurentin, pour un livre qu'elle avait écrit sur Hannah Arendt. Je n'ai pas lu le livre, mais ce qu'on en a dit et sa façon de s'exprimer dans cette émission allait dans le même sens, celui d'une forme agréable et d'un manque de fond.
Depuis, j'ai commencé à changer. Je la connais à peine mieux: j'ai entendu deux épisodes de l'Avventura, à chaque fois très prenants et profonds (un réalisateur catalan et un allemand); cet été, j'ai capté sur l'autoroute une ou deux heures d'émission sur Duras très bien faites; et hier soir, cinq minutes de bonheur.
Je vous raconte ça à la façon de l'inspecteur Colombo (parce que les circonstances appartiennent aussi au jugement global): on venait, avec ma femme, de regarder The big sleep sur Arte, et pendant que je lui préparais un petit lait chaud, j'ai mis FC. J'ai vérifié depuis que c'était bien Laure Adler avec son invitée. Celle-ci, pendant ces cinq minutes, a parlé de sa vie: camp de concentration, hôtel Lutetia, retour impossible dans sa famille, vie de bohème à Saint Germain des Près, premiers travaux dans le cinéma... avec une force d'évocation et un humour impressionnants. Mais, ce qui me fait écrire ici, c'est qu'il m'est apparu clairement que ce bonheur d'écoute tenait autant à la personnalité de l'invitée qu'à l'art de l'interview de Laure Adler. Rien à voir avec un simple "question/réponse", c'est plutôt le sentiment de partager une expérience, de retisser un parcours vital, dans une expression à la fois directe, spontanée, et mise en forme (guidage par L.A. selon sa connaissance et sa perception, inclusion naturelle d'un extrait de film complètement raccord avec ce qui vient d'être dit).
Je n'ai quand même pas oublié mon lait, et j'ai éteint le poste. Mais, pour les amateurs d'art radiophonique, je voulais signaler cette petite expérience. Qui montre aussi que je suis très influençable, mais si vous dites encore du mal de cette artiste du micro je me laisserai moins facilement convaincre.
* * *

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Nouveau gâchis - le Ven 06 Mai 2016, 22:49

Encore un beau ratage. Laure Adler interrompt bruyamment, fréquemment et sans aucune pertinence l'interlocutrice ;  dit à cette dernière qu'elle est "la reine" (de la prison), ce que l'invitée dit être le terme le plus mal choisi (mais que Laure Adler répète quelques minutes plus tard, on connaît son tact...) ; se met en scène en laissant entendre qu'on va bientôt savoir qu'elle, Laure Adler, est entrée dans la prison d'Arles (un titre de gloire sans doute), etc.

Quand une personne au micro empêche l'écoute de l'invitée en se mettant devant elle, en se vantant de ses propres aventures, cela s'appelle comment ? C'est tout simplement ne pas faire ce pourquoi on est payé et usurper la place d'un autre qui ferait un travail professionnel  Aussi se demande-ton depuis des années pourquoi Laure Adler, qui sabote neuf dixièmes des interviews, assure une émission quotidienne. Incompréhensible et synonyme de destruction d'occasions uniques d'entendre des personnes intéressantes.

Christine Charbonnier, directrice du centre pénitentiaire d'Arles

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Pierre Bergounioux - le Jeu 02 Juin 2016, 22:56

Pris en cours le numéro de Hors-Champs de ce jeudi soir, une voix riche, une langue de qualité, un propos réfléchi : Pierre Bergounioux 1/2. Mais alors, Laure Adler ! À l'instant : "Ben oui, y en a beaucoup des mecs qui font rien à la maison" (parce que l'écrivain, lui, fait la lessive et les courses, dit la productrice). À suivre après les deux entretiens ?

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''Il n'y a pas de langage radiophonique'' (Laure Adler) - le Mer 08 Juin 2016, 22:28

Une des premières phrases de Laure Adler ce soir lors de l'entretien avec Jean-Pierre Léaud* : "Mais il n'y a pas de langage radiophonique !".

Franchement, on ne la regrettera pas.

*Laure Adler : "un homme que nous avons harcelé durant de nombreuses années et qui nous accorde enfin un peu de son temps depuis son lit"

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Re: Hors-champs par Laure Adler - le Mer 08 Juin 2016, 23:28

Philaunet(http://www.regardfc.com/t70p170-hors-champs-par-laure-adler#26024) a écrit:
Une des premières phrases de Laure Adler ce soir lors de l'entretien avec Jean-Pierre Léaud* : "Mais il n'y a pas de langage radiophonique !".  

Franchement, on ne la regrettera pas.

*Laure Adler : "un homme que nous avons harcelé durant de nombreuses années et qui nous accorde enfin un peu de son temps depuis son lit"

Même pas foutu(e?) d'écrire Truffaut correctement. Dans le descriptif :

Il a joué avec les plus grands réalisateurs, depuis Pasolini à Agnes Varda en passant par François Truffaud, l'acteur Jean-Pierre Léaud a reçu Laure Adler pour un entretien Hors-champs.

Souvenir de ce que (souhaitons-le du moins) nous ne lirons plus l'année prochaine :

Antoine D 

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pour Truffaud Laura Delaire à l'échafaut - le Jeu 09 Juin 2016, 21:07

Le final de l'émission de L. Adler se termine par un "mais vous êtes encore vivant" et Léaud ou Léaut (on est pas à cela près) qui a les intonations fin de vie de Malraux ou Malraud ou Malraut  fout le camp du micro (en colère ?) et il me semble que cette fin a été bidouillée avec une musique d'un des films de François F. pour atténuer le barrage en couille : était-il mécontent de la maman ou de la putain de ce qui passait par nos trompes d'Eustache ?

Suivait création on air qui aurait pu s'appeler création pompe l'air sur le sexe à France Culture avec aucun sens de création, rien qu'un étalages d'expériences inintéressantes sur la baise raconté au premier degré par des bibites et des foufounes fiers de leur vie, un vrai trottoir, France Culture a franchi la haie de Brigitte. Tout fout le camp Culture n'est plus, c'est nul et le mal passé je commence à m'en foutre.

La France Culture elle aura de l'air sans elle (trois sens possibles) et Meyer  ne nous le chantera plus puisqu’il n'y aura plus de prochaine fois (je me donne quelques mois avant de m'en foutre again)

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35'50'' : « Vous n'êtes pas un acteur alors ? » Adler à Jean-Pierre Léaud - le Ven 10 Juin 2016, 13:47

Antoine D(http://www.regardfc.com/t70p170-hors-champs-par-laure-adler#26032) a écrit:Le final de l'émission de L. Adler se termine par un "mais vous êtes encore vivant" et Léaud ou Léaut (on est pas à cela près) qui a les intonations fin de vie de Malraux ou Malraud ou Malraut  fout le camp du micro (en colère ?) et il me semble que cette fin a été bidouillée avec une musique d'un des films de François F. pour atténuer le barrage en couille : était-il mécontent de la maman ou de la putain de ce qui passait par nos trompes d'Eustache ? (...)

En effet A. Doinel, Laure Adler a choisi de conserver in extenso les derniers mots de Jean-Pierre Léaud pour gratter quelques minutes à son entretien qui ne remplissait déjà pas ses 45 minutes. Vengeance de la productrice mécontente du coup de sang de son invité ? Devant les difficultés d'élocution d'un Jean-Pierre Léaud affaibli et avare de sa parole (vous avez un micro un peu offensif, lui dit-il), son insistance devient obscène. Sans tact, elle en vient à dire n'importe quoi pour l'amadouer. Agacé, il l'envoie paître.

Jean-Pierre Léaud vient d'évoquer son rôle dans le dernier film d'Albert Serra : La mort de Louis XIV. Il mentionne entre autres que tous ses dialogues ont été coupés au montage et qu'il ne reste de sa présence à l'écran que le silence et l'intensité de vie d'un homme.

40'36'' :
Laure Adler : Et vous l'apprivoisez cette mort ?

Jean-Pierre Léaud : Pendant le film, peu à peu, quelque chose de monarchique - de dignité monarchique, s'est emparé de moi qui a fait que réfléchissant à la mort et  à la souffrance pendant tout le long du film, il y a eu, Laure Adler, ce que vous appelleriez en tant que philosophe une transformation ontologique qui s'est passée. Parce que, Laure Adler, vous parlez beaucoup de philosophie, mais ontologiquement, je ne sais pas si ça vous a vraiment transformée. Tandis que dans le film de Louis XIV, ontologiquement il m'a vraiment transformé. Et la mort c'est quelque chose que l'on regarde avec amour et haine qui vient vers vous. Mais l'important c'est de la voir arriver.

Adler : Alors, j'avais quand même (coupée)

Léaud : C'est fini.

Adler : Quand même une toute petite question (coupée)

Léaud : Non, non, non, non, c'est fini.

Adler : Une question d'ontologie.

Léaud : Les journalistes (...) suffisamment (...) les médias. C'est fini.

Adler : Bah on parle de Kierkegaard si vous voulez. On ne parle pas de cinéma, on parle de Kierkegaard.

Léaud : C'est fini là-dessus, merci de vos questions.

Adler : Bon. Bah je pourrais revenir j'espère.

Léaud : Vous revenez, oui, ouch. Une bise, je vous entends tous les matins [en podcast alors].

Adler : Bah oui.

Léaud : Mais ontologiquement de Louis XIV (...). Parce la philosophie l'a transformé ontologiquement.

Adler : En tout cas, vous avez l'air en forme.

Léaud : Intellectuellement ?

Adler : Bah oui, mais pas seulement, mais physiquement aussi [pendant la promo du film, Jean-Pierre Léaud a reçu tous les journalistes allongé dans son lit dans un hôtel de Cannes].

Léaud : Ha j'ai bien dormi cette nuit. Mais je suis content, parce que je ne m'attendais pas à ce que - ce n'est pas de tout repos avec vous.

Adler : Ah bon ? Parce que vous ne savez pas toute la force que vous avez en vous.

(Silence)

Adler : Mais une nouvelle vie d'acteur commence. Et une nouvelle vie pour vous commence je pense, Jean-Pierre Léaud.

Léaud : J'espère, Laure Adler.

Adler : Parce que bon, on a l'âge qu'on a. Le montrer face à une caméra, c'est encore une autre histoire. Jouer quelqu'un qui s'affronte à la mort et ne gagne pas le combat, c'est quand même l'épreuve ultime.

Léaud : La rencontre.

Adler : La rencontre. Bon bah, vous êtes toujours vivant. Manifestement, vous êtes vivant.

Léaud : Oui.

Adler : Bon, bah alors une nouvelle vie commence. [mouvement de micro] Houah, ça y est, de toutes les façons, je ne vais pas vous embêter hein ?

Léaud : Ça s'est très bien passé.

Adler : Oui, mais pour moi, c'était un peu court. Ben, vous m'entendez toujours à la radio, mais moi, ça fait longtemps que j'essaye d'avoir rendez-vous avec vous.

Un regrettable carnage face à cet acteur mythique.
N.B. : Le descriptif a été complété, la faute signalée ci-dessus corrigée, mais dans le titre :
"Je suis un acteur critique. C’est ça qui m'a fait faire les choix que j’ai fait"

N.B. :
Antoine D(http://www.regardfc.com/t70p170-hors-champs-par-laure-adler#26032) a écrit:(...) et il me semble que cette fin a été bidouillée avec une musique d'un des films de François F. pour atténuer le barrage en couille (...)
En effet, il s'agit du générique de La nuit américaine, composé par Georges Delerue : Grand Choral.

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Ce ne pourra pas être pire en septembre - le Ven 10 Juin 2016, 14:15

Merci de lire le message qui précède d'où j'extrais
Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t70p170-hors-champs-par-laure-adler#26035) a écrit:Un regrettable carnage face à cet acteur mythique.
Un homme qui se serait adressé à une femme de cette manière aurait été qualifié de "paternaliste" par Laure Adler et ses consœurs. Comment appelle-t-on l'inverse ?

Et puis... Cela fait combien d'années que l'on écrit que Laure Adler est une des plus mauvaises intervieweuses que cette chaîne ait connue ? Comme dans le relevé de Jean-Luuc ci-dessus,  la grossièreté, la pauvreté du langage, l'absolu manque de tact sont renseignés dans nombre de pastilles et de transcriptions, dans ce fil-ci (cf un des derniers de Fred de Rouen : Hors-champs - sous-titre: A côté de la plaque) ou dans le fil croupion de celui-ci que j'ai créé par mégarde en mai 2013 (cf. traitement de Gadebois : Gadebois benêt ? Adler psy garde-chiourme). À suivre...

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''Jusque dans son lit'' - le Ven 10 Juin 2016, 17:18

Toujours au sujet du "carnage" (voir ci-dessus et post 181 et précédents) perpétré par Laure Adler chez Jean-Pierre Léaud, cette phrase du descriptif : "Venue à sa rencontre jusque dans son lit, Laure Adler lui donne la parole". Se passe de commentaire.

Et puis, toujours France Culture qui commente et transcrit :  "L’acteur manifeste une gêne : « Je suis impressionné… » Souffle-t-il. « Je sais utiliser le langage, mais pas le langage radiophonique...»". Pourquoi ne lit-on pas la réponse de Laure Adler, qui s'écrie, comme je l'indiquais en post 178, "Mais il n'y a pas de langage radiophonique !"

le bel Antonio 

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Point de vue ontologique sur l'entretien Addler/Léaud - le Ven 10 Juin 2016, 21:16

Philaunet demande :
"Un homme qui se serait adressé à une femme de cette manière aurait été qualifié de "paternaliste" par Laure Adler et ses consœurs. Comment appelle-t-on l'inverse ?"

Il faut plutôt voir le rapport sous l'angle non pas homme-femme mais plutôt humain-humain.
On pourrait presque qualifier cette manière de charognarde. J'ai consulté les synonymes : exploiteuse, profiteuse, pressureuse et siphonneuse .Certains m'amusent.

Merci à Jean-Luuc  pour sa transcription qui donne aux mots une puissance cubique.
Je vous conseille l'écoute Adler/Lanzmann (un ou deux ans ago)

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Les gros sabots - le Lun 13 Juin 2016, 22:18

Il s'agissait bien sûr de qualifier une partie de l'entretien et non l'ensemble que vous décrivez bien. Laure Adler est fondamentalement dénuée de tact. Combien de fois, face aux hommes âgés et malades qu'elle interviewait (j'aime cet imparfait), n'a-t-elle pas dit : "Mais vous pétez la forme !"

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Laure Adler jusqu'à la lie - le Lun 13 Juin 2016, 22:33

"Je crois que c'est profondément vrai ce que vous avez dit", première phrase de Slavoj Zizek à Laure Adler ce soir. Laquelle vient de rappeler, entre autres, qu'il a écrit "de nombreux bouquins". Ouais, des bouquins quoi.

Adler annonce que Zizek traite de la problématique des réfugiés. Tiens, ça faisait longtemps (cf. Hanif Kureishi du jour).

De Zizek il a été question dans ce forum notamment en 2011 ici et à propos de l'auteur invité dans Répliques.

En 2016, la présentation est la suivante : "Philosophe néo-marxiste et post-structuraliste, Slavoj Zizek est une figure montante de la gauche alternative. Le penseur slovène s'installe aux côtés de Laure Adler pour évoquer son parcours et livre son regard sur le terrorisme et la crise des réfugiés." Pour la promotion de son livre :  La nouvelle lutte des classes: les vraies causes des réfugiés et du terrorisme auquel Télérama a consacré un papier Entretien du 13 06 2016, "Rencontre avec un trublion de la pensée".

Qui aura eu la force de se coltiner l'interview dira peut-être si "le trublion de la pensée" a répété à Laure Adler les affirmations de simple bon sens publiées dans l'hebdomadaire.

Hors-Champs : Slavoj Zizek

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