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Hors-champs par Laure Adler    Page 5 sur 21

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Hors-champs par Laure Adler - le Mar 22 Sep 2009, 14:25

Rappel du premier message :

J'aurais pu déposer cet avis dans le fil "on ne dit que du bien", mais le personnage de Laure Adler mérite sans doute un fil à part étant donné les controverses qu'elle suscite.
En fait, je ne la connais pas. Je me souviens vaguement l'avoir aperçue un soir à la télé dans les années 80, impression plutôt séduisante. Par la suite, l'image que je me suis formée a été influencée par les commentaires des auditeurs critiques. Je l'ai vue comme une femme un peu superficielle et mondaine, moderniste à tout crin. Je l'ai entendue une fois chez Emmanuel Laurentin, pour un livre qu'elle avait écrit sur Hannah Arendt. Je n'ai pas lu le livre, mais ce qu'on en a dit et sa façon de s'exprimer dans cette émission allait dans le même sens, celui d'une forme agréable et d'un manque de fond.
Depuis, j'ai commencé à changer. Je la connais à peine mieux: j'ai entendu deux épisodes de l'Avventura, à chaque fois très prenants et profonds (un réalisateur catalan et un allemand); cet été, j'ai capté sur l'autoroute une ou deux heures d'émission sur Duras très bien faites; et hier soir, cinq minutes de bonheur.
Je vous raconte ça à la façon de l'inspecteur Colombo (parce que les circonstances appartiennent aussi au jugement global): on venait, avec ma femme, de regarder The big sleep sur Arte, et pendant que je lui préparais un petit lait chaud, j'ai mis FC. J'ai vérifié depuis que c'était bien Laure Adler avec son invitée. Celle-ci, pendant ces cinq minutes, a parlé de sa vie: camp de concentration, hôtel Lutetia, retour impossible dans sa famille, vie de bohème à Saint Germain des Près, premiers travaux dans le cinéma... avec une force d'évocation et un humour impressionnants. Mais, ce qui me fait écrire ici, c'est qu'il m'est apparu clairement que ce bonheur d'écoute tenait autant à la personnalité de l'invitée qu'à l'art de l'interview de Laure Adler. Rien à voir avec un simple "question/réponse", c'est plutôt le sentiment de partager une expérience, de retisser un parcours vital, dans une expression à la fois directe, spontanée, et mise en forme (guidage par L.A. selon sa connaissance et sa perception, inclusion naturelle d'un extrait de film complètement raccord avec ce qui vient d'être dit).
Je n'ai quand même pas oublié mon lait, et j'ai éteint le poste. Mais, pour les amateurs d'art radiophonique, je voulais signaler cette petite expérience. Qui montre aussi que je suis très influençable, mais si vous dites encore du mal de cette artiste du micro je me laisserai moins facilement convaincre.
* * *

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Re: Hors-champs par Laure Adler - le Mar 18 Oct 2011, 11:41

Je ne suis pas du tout persuadée que Laure Adler soit quelqu'un de bien. D'ailleurs la chansonnette éponyme me semble d'une miévrerie abrutissante.

Néanmoins ... "Hors-champ" a quelques qualités. Comme le dirait Nessie, ce n'est pas une valeur sûre mais selon les invités, l'auditeur a le bonheur de pouvoir y écouter des personnes qui sortent de l'ordianire de la bouillie médiatique.

Récemment, la venur d'Annie Lebrun, celle de Marc Ferro étaient passionnantes. Lebrun pour son indépendance intellectuelle et morale, Ferro parce qu'il sait parler du métier d'historien et que son évocation de Braudel était honnête et permettait de comprendre les enjeux des écoles d'historiens, en fonction de leur appartenance politique.

En outre, les émissions consacrées à Lacan étaient excellentes, pas d'hagiographie idiote, des pistes de compréhension sur le lacanisme. Un ensemble d'autant meilleur que les émissions commémoratives consacrées à Lacan par la radio avaient eu en partage une insondable et ennuyeuse nullité.

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Françoise Sironi dans Hors Champs le lundi 31 octobre - le Jeu 03 Nov 2011, 15:55

En voici un autre : Françoise Sironi était présente lundi soir au micro de Hors-Champs. Connue depuis longtemps pour sa "Psychologie de la torture", Françoise Sironi est l'exacte antithèse de France Culture, alors qu'elle traite de thèmes que la station chérit et exploite sans vergogne. La différence ? Dans les ouvrages de Sironi, c'est fait sans outrance, sans dramatisation car le sujet en porte déjà bien assez comme ça. La vocation de soigner, le souci de comprendre, le désir de connaître, distinguent Françoise Sironi d'avec la ligne générale de France Culture où l'on entend surtout la volonté de juger, le plaisir de dénoncer, et le souci de se faire valoir. Chez la première, c'est l'option clinique, avec l'humanité et sans la sécheresse ; chez les seconds, c'est l'option hystérique, avec l'hypocrisie et la dégoulinade est garantie. Bref : Françoise Sironi serait un exemple pour les mauvais faiseurs qui ont envahi notre radio, si seulement on les croyait désireux de s'améliorer (ne rêvons pas trop). Et puis au micro, elle offre une parole claire et précise. Là encore on se dit que nombre des microteurs de FC pourraient prendre une leçon. Eh non, mieux vaut ne pas rêver (bis).

Quant à Laure Adler pourtant bien inspirée ce soir-là, eh bien vraiment non. Plus j'en apprends sur elle et plus je pense que ça n'est surement pas quelqu'un de bien. Au début de septembre, j'avais trouvé outrageant son petit numéro d'indignation et de léchage face à René Passet. J'y reviendrai car il y a bien des choses à en dire, et symptomatiques.

Dans cet entretien avec Sironi, on peut remarquer une fois de plus quelques images lourdingues mais finalement pas trop ("vous descendez tout au fond d'un puits") ; et aussi sa tendance à la dramatisation (dame, on ne change pas comme ça un costume de midinette) ; et enfin le sentimentalisme neu-neu qui tente de se faire passer pour sa part d'humanité, dont tant de gens qui l'ont rencontrée savent qu'à l'occasion elle a su s'en montrer vertigineusement dépourvue. Pourtant, sa petite comédie insupportable n'est pas toujours si envahissante que ça : c'était bien le cas ce lundi, où elle a montré l'intelligence radiophonique nécessaire pour laisser parler l'invitée et lui donner la meilleure place dans l'émission, à côté d'archives comme toujours plutôt bien choisies : Georges Devereux, David Cooper, et même Bourdieu dont on se rend compte qu'il a fait plus que rater son coup en passant de la modestie du philosophe à la loufoque prétention de s'être voulu scientifique et sociologue. Tant il est évident dans cet extrait qu'il n'était guère capable du second rôle alors qu'il eut été brillant dans le premier à condition de faire un peu moins de cinéma personnel.

L'émission s'écoutera pendant encore 498 jours, en clickant sur ce lien.

Concernant l'art d'intervieweuse de Laure Adler, je me permets un sérieux coup de gouvernail en direction de cet autre fil qu'on pourrait ranimer.

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Re: Hors-champs par Laure Adler - le Jeu 22 Déc 2011, 17:18

Toute cette semaine, Laure Adler reçoit Michael Lonsdale. Très bon moment hier, avec, notamment, des archives où l'on entend Lonsdale répéter avec Duras.
A noter aussi, la semaine prochaine sera consacrée entièrement à Peter Handke que l'on a peu l'occasion d'entendre.

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Laure Adler = la culture qui rend malade - le Mer 11 Jan 2012, 15:46

Malgré les habituelles bourdes Adleriennes, j'ai apprécié la semaine Peter Handke. Il n'a fallu à Laure Adler que 3 ou 4 jours pour cesser de l'appeler 'Piter '. Et on nous promet d'ici peu une série sur Bourdieu : j'en frémis d'avance. Je sens que le déconnomètre va encore tourner à plein régime. Mais au fait, elle ne fait plus que des semaines complètes, c'est ça ? Elle recrée son petit "Avoine eue" pour elle ? Le concept hors-champs a donc fini par se révéler pour ce qu'il était, c'est-à-dire non pas une idée bien trouvée ou pompée puis correctement exploitée, mais une imposture de plus...

En tous cas, hier matin dans son Tout feu tout flamme du 10 janvier, on a entendu la dame à l'oeuvre, comme aux meilleurs jours des plus belles années. Tiens, un truc typique des gens qui n'ont rien à dire : parmi ses procédés usuels, à la fois quasi hystériques et parfaitement creux, il y a le martelage sur ton grave : je me souviens de l'avoir vu balancer N fois en intro un programme du Cercle de Minuit, dans un silence de cathédrale et avec un regard dramatique en fixant la caméra dans les yeux "la soirée sera intégralement consacrée à..." ... et là sur un ton gravissimo elle balance le nom d'une icône à la mode. Je me souviens que de Koltès à Bourdieu c'était toujours des gens auxquels visiblement elle ne comprend guère plus que la 4eme de couverture. Comme toujours ou presque, Laure Adler ne dit rien. Chez elle, le message est dans le ton : soit les faits parlent d'eux-mêmes et malgré ça elle en rajoute comme dans ce touffeux-touflamme en pur style 'Ici-Paris' ; soit elle joue dramatique alors qu'il n'y a rien, et là ça tombe à plat. Face à un Steiner ou un Handke, elle joue intello et là encore ça tombe à plat, sur fond sonore de grand soupir de l'invité. Ah, je vois que j'ai écrit "comme toujours ou presque" : il faut dire que quand elle s'essaye au commentaire personnel c'est souvent les mêmes images niaises ou creuses : la petite hutte, le coup de poignard, les chevaux dans le désert, et tout ça pour nous bouleverser "par rapport à notre imaginaire".

Parfois elle se surpasse et c'était le cas hier matin où "par rapport à son imaginaire" elle a vraiment fait fort dans le sensationnel et dans l'émotionnite, au point que ça en devient crapuleux. C'était vraiment une chronique de charognard qui fait son beurre sur les drames humains pour balancer de la leçon à deux balles : en l'occurrence elle n'est pas si fautive ou du moins pas la seule, puisqu'elle relaie des événements culturels. Mais elle sait les choisir soigneusement : d'abord un spectacle d'après le fulgurant (sic) Lars Noren, héros typique de la Lauradlèrerie puisqu'il fut interné, abimé par la vie, donc forcément c'est un des auteurs les plus importants du siècle que dis-je du millénaire, car avec Laure l'emphase est au rendez-vous comme chez Raphaël Enthoven, donc l'artiste est toujours "un des plus grands .. .. .. du monde" et c'est toujours "mondialement connu". Mais même sans ça, il ou elle méritera toujours de l'être puisque son théâtre est une catastrophe permanente faite de souffrances, de destructions, de démons (sic). On reconnait là ce qui fait vibrer Laure Adler. Si vous n'avez pas encore compris, elle va vous l'expliquer dans son bizarre langage : 3h30 de chute de drame et de déchéance comme un choeur antique qui s'adresse directement à nous pour "nous toucher en plein coeur" nous laisser << complètement décomposés, complètement atterrés, complètement touchés >>  car parmi les procédés de Laure Adler il y a les enchainements de dramatisation ternaire comme des moulinets à l'estomac. On aura donc plus loin les qualificatifs de la même eau. Et tout ça se passe forcément dans une Europe "complètement cynique où on ne croit même plus à la lutte des classes". Pas mal, la consigne de vote glissée en loucedé, Laure ! Et surtout, si bien agrémentée de cette belle image : "l'utérus incendié de notre Europe déréglée" permet de recruter la misère sociale des marginaux scandinaves au service de la lutte politique dans l'Europe des glandeurs. Perso j'attends la levée en masse pour la lutte contre la connerie idéologique. A force de biberonner de la sinistrose, Laure Adler est un bel exemple de cerveau cramé par une culture déréglée.

Et les personnages de la pièce, qu'en dit-elle, au fait ?
- << Ce sont des êtres qui ont quitté la réalité pour se livrer à leurs démons préférés >>.
Ce qui crève les yeux, c'est que Laure Adler a quitté la réalité pour se livrer à ses démons préférés dans la cave du théâtre de la folie : le dolorisme exacerbé. D'une main elle brandit le poignard, de l'autre elle tire le mouchoir, et de la troisième elle lâche un long hurlement.
- << Ce sont des êtres qui ont quitté 'complètement le réel' et ne parlent plus que pour eux-mêmes >>.
Mais Laure Adler, sa vision sélective du réel on voit clairement ici qu'elle ressortit à une pathologie  dont cette dame se fait depuis 12 ans la propagandiste, récupérant l'outil France Culture pour instiller un poison dans les esprits : Laure Adler ne connait plus du réel que ce qui alimente sa passion du dolorisme. Ce matin elle nous fourgue sa came. Je suggère de dire merde à ce dealer ....

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Beuglements sur commande - le Mer 11 Jan 2012, 15:49

./...

Juste après ce spectacle merveilleux de sinistrose, histoire de changer de genre elle passe au dernier roman de Régis Jauffret, qui s'est inspiré par l'affaire Fritzl, du nom de Josef ou plutôt d'Elisabeth Fritzl : la séquestrée d'Amstetten, en Autriche. De nouveau Laure enchaine les qualificatifs en triolets, le livre est << 'absolument' extraordinaire parce qu'il est puissant terrifiant, hypnotique [5 secondes plus tard] 'absolument' horrible, irreprésentable, inconcevable [encore 10 secondes plus tard] violée, battue, affamée >>.
Non c'est comique à force, cette démesure. Voici la brochette en écoute directe : [son mp3="http://download.od.tv-radio.com/france_culture_ondemand/sites/default/files/sons/2012/01/s02/Tout_feu_tout_flamme_de_Laure_Adler--PODCAST--NET_fda46732-3286-46ef-a8d0-9295b6d93fcd_FC.mp3" debut="06:18" fin="06:47"]
Et maintenant pour savourer ces 7 minutes de chronique du bonheur culturel : [son mp3="http://download.od.tv-radio.com/france_culture_ondemand/sites/default/files/sons/2012/01/s02/Tout_feu_tout_flamme_de_Laure_Adler--PODCAST--NET_fda46732-3286-46ef-a8d0-9295b6d93fcd_FC.mp3" debut="00:08" fin="07:42"]
Je conseille l'écoute en boucle, tout en relisant le post précédent et celui-ci. Vous verrez que je n'invente rien. Le problème ici n'est pas tant que des artistes puissent ou non faire oeuvre en recrutant les événements affreux de notre époque, les catastrophes ou les faits divers ; et le problème n'est pas non plus de chercher à les effacer. Non, le problème est de voir comment ils sont exploités, et à quel profit. Ici c'est un profit crapuleux. A l'image de toute la station et aussi d'un certain esprit du temps (celui de la France aux années 2000), la journaliste récupère l'horreur avec une absence de dignité qu'elle seule prendra pour une preuve de sa sensibilité. Et on comprend mieux maintenant pourquoi elle avait aboli l'émission 'Panorama' , Laure Adler qui jette un regard biaisé sur ce qu'elle croit être de la culture, et plutôt qu'une sérieuse mise en discussion, exploite le matériau sans complexe mais avec outrance pour en faire les choux gras de sa mise en spectacle perso. Ceux qui croient que j'exagère, je les invite à écouter d'une oreille attentive ces 7 minutes d'orgasme, car c'est bien de cela qu'il s'agit : l'orgasme culturel quand la culture est aux mains d'une masochiste narcissique.

Pour corser le plat, elle vous saupoudre son papier d'une lourde pincée de name dropping. Ce trick, quand il ne sert à rien, sert au médiocre pour se faire valoir. Et allez-donc voila convoqués Dostoievski, Gorki (rien à voir je vous rassure), Thomas Bernhard pour la pièce de Noren ; et pour le Jauffret rien moins que Platon (selon le délire stupide du romancier), encore Bernhard, et puis Jelinek mais c'est juste parce Jelinek a déjà traité le sujet donc citer son nom c'est faire du placard pour rien. Et pour finir en beauté, voila une mention ridicule de Flaubert : "Régis Jauffret..., Angelica c'est lui". Ensuite de quoi Laure conclura en répétant d'un ton grandiloquent ce qu'elle avait déjà dit : Angelica en réalité s'appelait ... Elisabeth. Eh bien quel art de la chute, chère Laure (qui en réalité s'appelle Madame Germaine).
Certes, tout ça intellectuellement ne coute rien ab-so-lu-ment (comme dirait le deum') rien, mais ça meuble et puis ça fait 'culture'. Par coup de pot on n'y voit pas sortir le Marquis de Sade mais il est tellement à la mode sur cette chaine qu'elle l'avait surement glissé dans sa top-liste. Alain Veinstein était là pour relire sa copie et en retirer les plus fumantes âneries.

Le tout est au service du grand sensationnel où fait plus qu'affleurer une fascination faite de masochisme et de sadisme : il faut entendre Laure Adler enchainer sans respirer les mots : séquestrée / battue / affamée / violée, série qu'elle balance à plusieurs reprises car au bistrot de la mère Adler il y a toujours plusieurs tournées. Du coup en plein milieu de son show voila qu'elle vacille "je suis très émue... " / "oui on voit ça" lui répond le Voinche en se curant le nez. La cocotte est très émue, les gars !! C'est une forme très personnelle de la gueule de bois. Non, sérieux on se demande pourquoi elle fait de la radio ?? Certainement pour se sentir mieux quand elle rentre vivre sa vie de super-bourgeoise dans son salon après avoir tiré le mouchoir dans le studio. Ca ira encore mieux le soir quand elle ira s'empiffrer dans une soirée littéraire après avoir vu son 85eme spectake de torture depuis le début de l'année. Petite fille fragile qui dénonce les malheurs du monde retranchée dans son univers bo-bo. Trop bouleversée sans doute pour faire plus que balancer de la leçon qui ne coute pas trop mais rapporte gros à la banque des bons sentiments. En l'occurrence la leçon est à mourir de rire ou de désespoir : battus-violés-affamés-séquestrés vous avez une chance de vous en tirer grâce à la télé qui vous offre la vie des bêtes. La encore je n'invente rien car à l'entendre, là est le message du livre de Régis Jauffret : le salut par le documentaire animalier visionné sur la télé dans l'abri anti-atomique (car la prison d'Elisabeth Fritzl n'est pas tout à fait une 'cave', c'est un appartement souterrain mais dire 'cave' ça en rajoute une couche et tant pis pour la vraisemblance de ton récit, hein Laure ?). Oui vous avez bien lu : les séquestrés trouvent le salut par le documentaire animalier. Mais pas par le documentaire radiophonique car grâce au programme culturel de Laure et tous ses amis, France Culture par ses chroniques et ses documentaires, ne leur montrerait que leur propre histoire et le bénéfice que les **artistes** savent en tirer au pays de la moraline qui rapporte.

Franchement, elle avait davantage d'énergie dans son costume de Directrice des programmes quand il fallait tuer les émissions culturelles et sacquer les producteurs fussent-ils des amies de 20 ans. Maintenant, dans ses interviews du soir, il arrive -et pas rarement- que Laure Adler ne s'en tire pas trop mal. Sa comédie de simili-intello y est tempérée par le sérieux de l'invité, et puis par l'ambiance de quasi-huis-clos : tout ça doit être impressionnant. Et puis n'oublions pas l'exemple de son Jules qui se la joue gran-silencio 2 heures plus loin dans la grille. De quoi vous inciter à la dignité, n'est-ce pas. Résultat elle parvient à-peu-près à se tenir. Mais le matin à 8h50 c'est de nouveau la cata, le déferlement d'émotionnite et la gueule de bois doloriste : la midinette de 60 piges a un public tout autour d'elle alors elle en fait des tonnes comme si elle avait 8 ans. Et cette caricature radiophonique qu'on nous inflige à 8h50 ne relève vraiment pas le niveau de la matinale.

Un proverbe de mon pays dit que les poules qui aboient le plus fort ne sont pas celles qui donnent les meilleures citrouilles. Laure Adler est une gallinacée qui beugle tant qu'elle peut pour sortir des larmes grosses comme des citrouilles, mais ça n'est toujours que de la flotte. Quel dommage qu'il n'y ait pas un larmoduc directement branché de ses canaux lacrymatoires sur les potagers des exclus ou jusqu'aux impluvium des crève-la-soif du monde entier. Ca lui donnerait une chance -certes minime- de rattraper les mauvaises actions de ses années à la Direction des programmes, où l'époque où elle lançait France Culture dans cette course au désert culturel, course qui atteint maintenant son objectif grace à ses successeurs, mais où elle tient vaillamment sa place.

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Voila que ça recoule... - le Mar 24 Jan 2012, 12:15

A l'ouverture du Tout feu tout flamme de ce matin, Laure Adler en pleine forme :

<< La folie Almaillère d'après Joseph Connrad - Je crois qu'il faut allé vouare ce film pour le sentiment de perdission qu'il procure, pour les rêves ruinés d'un Noccident qui croit dominer [... ] film méditatif et vénéneux qui va provoquer des controverses mais moua... j'aime >>

Et moi... je coupe !!!

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Après le décryptage, notre page de prescription. - le Mar 24 Jan 2012, 17:40

@Nessie a écrit:A l'ouverture du Tout feu tout flamme de ce matin, Laure Adler en pleine forme :

<< La folie Almaillère d'après Joseph Connrad - Je crois qu'il faut allé vouare ce film pour le sentiment de perdission qu'il procure, pour les rêves ruinés d'un Noccident qui croit dominer [... ] film méditatif et vénéneux qui va provoquer des controverses mais moua j'aime >>

Et moi... je coupe !!!


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Hommage à une pièce de musée - Manque plus que la vitrine - le Mer 04 Juil 2012, 21:48

Dans le fil des Matins au milieu et en clôture d'un compte-rendu furibard, on peut lire ceci qui demande réponse :
Loÿs a écrit: [...] Une prescription tout-feu-tout-flamme par une certaine Laure Adler, séquestrant le micro pour une envolée digne des plus belles quatrièmes de couverture d’éditeur qui n’a peur de rien.
&
[...] j’ai appris que Laure Adler venant juste de se remettre de Cannes, partait pour Avignon. Donc, sachez le, Laure Adler va à Avignon. Il faudra un jour essayer de définir le style radiophonique de Laure Adler.
De là donc, une réponse :


Pour le naturaliste, Laure Adler est un cas inédit à ce niveau de notoriété et surtout d'intensité(s) offrant un remarquable mélange de sensationnel-mode, d'hystérie et de procédés verbaux éculés mis en oeuvre par une femme de pouvoir qui fricote ardemment du côté réseaux voila pour son profil saucial, tandis que du côté psychologique nous avons avec elle une quinquagénaire n'ayant jamais quitté l'étape de la midinette très lourdement chargée de responsabilité et de culture, et dans les deux cas très au delà de ce que lui permettent ses moyens intellectuels fort limités mais qu'elle compense avec une énergie remarquable et un charme qui fut colossal et qui n'est pas encore entièrement mort et voyez vous le premier qui me dit que j'aurais pu fractionner cette phrase trop longue eh bien celui-là soit je lui offre une perlforth soit je le satellise boljémoï.

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Re: Hors-champs par Laure Adler - le Mer 04 Juil 2012, 22:34

Bonjour Madame,
C'est pas mal vu votre condensé que je ne trouve pas encore assez concentré.
Comment dire ? C'est pas simple une cliente pareille.
Comment ramasser ces florilèges à répétition ? Ces grandes déclamations essoufflées pasque ce film que j'ai vu douze fois mais qui me laisse encore pantelante, hagarde, cartilagineuse (les adjectifs, c'est toujours en triplette) pasque c'est un film/un livre/une pièce de théâtre essentiel, définitif, totalisant, et comment Marc Voinchet, pauvret que vous êtes, vous ne l'avez donc pas encore vu/lu/vu ? Je vous emmène à Avignon Marc c'est un monde tétanisant, absolu, décalcifiant pasqu'il y des auteurs, des créateurs, des créauteurs, et nous aurons un orgasme Marc pasque nous avons le droit d'avoir un orgasme oui tous et toutes et les damnés jouissent et les jamnés douissent et..
Et Marc : ah ben ça fait envie j'irais voir/lire/voir vot' truc, et on se quitte en musique et en dansant comme d'habitude avec vous Laure sur une musique de Djimi Hèndrix..
Ah oui Marc pasque les bamnès twistent à Avign..
Désolé Laure de vous interrompre mais je passe le micro à Emmanuel Laurentin qui djèrque magnifiquement sur ce morceau de..

Comment définir ça ?

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Tout ce que vous voulez savoir sur LA - le Dim 08 Juil 2012, 21:28

LA en auto-promo :
http://www.lejdd.fr/Culture/Livres/Actualite/Laure-Adler-J-ai-besoin-de-vivre-dansle-risque-interview-527151

Extrait :
"Vous êtes entrée à France Culture en 1974 et vous l’avez dirigée de 1999 à 2005. Il paraît que c’est dur de travailler avec vous.
J’ai été autoritaire parce qu’il n’y a pas d’autre façon de faire des réformes. Mais j’ai beaucoup travaillé en collectif. Si j’étais colérique, je serais moins insomniaque. J’ai subi beaucoup de violence à France Culture. J’ai été agressée physiquement, sexuellement, moralement. On m’attendait le soir, au sixième étage, à 22 heures, devant l’ascenseur. Un type entrait avec moi et me crachait au visage. Des mecs se planquaient sur la banquette arrière de ma voiture ; les Renseignements généraux me prévenaient qu’on m’attendait lors de manifestations culturelles ; les pare-brise des voitures garées autour de la Maison de la radio étaient recouverts de tracts où l’on me caricaturait en pute. Durant les réunions de direction, comme j’étais la seule femme, j’entendais les blagues salaces. Quand je parlais, personne ne m’écoutait. J’avais trouvé la parade, je sortais dans le couloir. Jean- Marie Cavada venait alors me chercher : "Mais qu’est-ce qui se passe?"

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Re: Hors-champs par Laure Adler - le Lun 09 Juil 2012, 09:18

Il y a plus grave....Entretien avec Paul Veyne .Elle insiste(.........):mais enfin ces romains .avec les enfants ........La pedophilie?...........Elle veut des details.......???elle insiste .Veyne comme d'habitude bifurque en synthetisant en 2 3 mots sa pensée.Brilliantissime.Mais elle y reviendra encore.Une midinette qui veut du sang du sensasss! des descriptions affriolantes.......Desolant.Et nauseux....

Hors-champs par Laure Adler     Page 5 sur 21

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