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Commentaires de commentaires - le Mer 09 Sep 2015, 11:57

Rappel du premier message :

Peut-être n'avons-nous rien à ajouter sur le sujet traité par un contributeur, mais souhaitons-nous  exprimer une appréciation en quelques  mots sur une contribution qui nous a vraiment plu ? Ce fil peut en être le lieu, sans exclusive. Les efforts d'analyse, les relevés exhaustifs, etc, méritent en effet d'être signalés, en dehors de toute excessive congratulation.

Suggestion pour ce fil : indiquer en titre le pseudo du contributeur et l'émission ou le thème traités.

Pour commencer ce « Reconnaissance à », titre d'une émission du poète Mathieu Bénézet :

@Jean-Luuc : chapeau pour cette analyse exhaustive des types de photos publiées sur le site de France Culture !  De l'image dans votre radio. Un vrai coup de maître !
* * *

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RandomWalks, pour ''Ce dont la Méthode Scientifique est le symptôme'' - le Sam 15 Oct 2016, 19:47

@ RandomWalks : soyez assuré(e) que votre contribution a été lue attentivement et appréciée par nombre d'habitués de ce forum. "Ce dont la Méthode Scientifique est le symptôme" sera certainement suivi de commentaires et cité.  Merci pour cette analyse et cette occasion de réfléchir en profondeur sur la pratique radiophonique et sur l'illustration qu'en donne France Culture.

NB. Le fil « Tous les commentaires du mois d'octobre » est à retrouver ici

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Re: Commentaires de commentaires - le Mar 18 Oct 2016, 18:47

Philaunet(http://www.regardfc.com/t732p110-commentaires-de-commentaires#27213) a écrit:
@ RandomWalks : soyez assuré(e) que votre contribution a été lue attentivement et appréciée par nombre d'habitués de ce forum. "Ce dont la Méthode Scientifique est le symptôme" sera certainement suivi de commentaires et cité.  Merci pour cette analyse et cette occasion de réfléchir en profondeur sur la pratique radiophonique et sur l'illustration qu'en donne France Culture.

Je me joins à Philaunet pour saluer le post fourni, argumenté et étayé d'écoutes comparées de Random Walks.

NB. Le fil « Tous les commentaires du mois d'octobre » est à retrouver ici

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Fred de Rouen, « La tribune : pour une écoute comparative » - le Jeu 03 Nov 2016, 00:08

Très intéressante initiative que cette tribune : pour une écoute comparative avec une première analyse d'écoute qui place la barre haut.

Merci d'avoir ouvert ce fil qu'on espère voir enrichi de contributions de toutes sortes, sophistiquées ou simplement informatives de l'existence d'émissions "parallèles".

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Re: Commentaires de commentaires - le Ven 04 Nov 2016, 21:31

Dans ce message, Philaunet a écrit:

"Ajout : j’aurais formulé différemment cette question essentielle à la vie de la culture : ‘’Était-il vraiment nécessaire de regarder l’intégralité du deuxième débat de la primaire de la droite et du centre, alors qu’à la même heure, il y avait Impitoyable sur France 3 ?’’"

Et pour le 3e débat de la primaire de la droite, sortez de vos archives le numéro de Microfilms consacré à Clint Eastwood, avec Noël Simsolo, rediffusé dans La nuit spéciale: week end en Amérique, le 15 septembre 2014...

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Rowan pour son au revoir - le Jeu 10 Nov 2016, 11:42

Rowan(http://www.regardfc.com/t639p90-des-producteurs-de-france-culture#27494) a écrit:Le rôle de trublion me seyant fort peu - comme tous ceux qui m'ont lu depuis des années le comprendront, j'espère - j'ai décidé de tirer ma révérence en ce qui concerne regardfc.

Je voudrais exprimer le plaisir que j'ai eu à échanger avec vous tous, que nous soyons d'accord ou pas. Un mot d'admiration en particulier pour Philaunet, dont la constance dans la lutte - notre lutte - me sidère.

Pour ma part, je crois la cause perdue depuis belle lurette. Pour preuve, si besoin en était, et en guise d'épitaphe, je vous laisse ces quelques secondes entendues il y a quinze jours :  [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-26.10.2016-ITEMA_21115736-0.mp3" debut="01:30" fin="01:45"]
Rowan, vos interventions ont contribué au dynamisme des discussions (je pense au fil que vous avez créé "La russophobie ambiante"). L'épisode Van Reethien est regrettable, mais votre observation sur le prénom de l'enfant du couple de producteurs radiophoniques n'était quand même pas un crime ! La notoriété d'Adèle Van Reeth lui est montée à la tête, elle souhaiterait avoir le beurre et l'argent du beurre, tous les avantages que lui procure son emploi à France Culture :  réseau (éditeurs, organisateurs de colloques, chaînes de télévision, etc), complaisance de tous les médias d'information culturelle et en même temps une absence complète de questions sur des liens donnant lieu à une interrogation sur d'éventuels conflits d'intérêts. Reste que Regards FC s'intéresse d'abord au contenu et à la forme des émissions et marginalement au personnel de la station.

Concernant "la lutte", je ne sais pas si j'emploierais ce mot. Pour ma part il s'agit de défendre ce qui satisfait l'auditeur exigeant en mettant en lumière des émissions de qualité, à FC comme sur d'autres antennes de radio culturelle. Parallèlement, sous peine de donner le sentiment que tout va bien ou que l'on s'avoue battu, il ne faut pas renoncer à signaler, comme vous le faites dans le post ci-dessus, les lieux de médiocrité et d'irrespect envers l'auditeur.

Enfin, comme écrit ailleurs, je crois que la "cause" quelle que soit la signification que vous donnez au mot, n'est pas perdue, au contraire il y a tout lieu de cultiver l'optimisme. En effet, Internet permet d'accéder comme jamais auparavant (il y a dix ans) à des contenus audio, vidéo et écrits de grande qualité, voyez par exemple les archives de France Culture et la durée exceptionnelle de réécoute que propose Radio France. C'est bien le diable si vous ne trouvez pas une émission quotidienne de qualité sur le service public (voir aussi les chaînes étrangères, francophones ou non). Et franchement, qui a le temps d'écouter une, deux ou trois heures ou encore davantage la radio par jour ? Il ne faudrait pas non plus que la dénonciation du "tout va mal" si cher à France Culture contamine les commentateurs et que ceux-ci réclament de la qualité 24h sur 24h qu'ils n'écouteront d'ailleurs jamais. La pose de l'insatisfaction permanente est aussi un trait français horripilant. Aux championnats du monde de la lamentation, nous sommes toujours médaillés.

Voir aussi le récapitulatif quotidien de Tous les commentaires du mois de novembre 2016

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Nessie, pour ''La culture, dimension essentielle de la démocratie'' - le Mer 16 Nov 2016, 07:00

En faisant une recherche sur ce forum au nom "Régis Debray" pour répondre à Henry Faÿ ici, je tombe sur cette double contribution d'octobre 2010 dans le fil "Quelle est la vocation de France Culture" dont on pourra faire son grain à moudre :  La culture, dimension essentielle de la démocratie :
Nessie(http://www.regardfc.com/t209p20-quelle-est-la-vocation-de-france-culture#4880) a écrit: (...)
C'est précisément ce dont on a plus que jamais besoin en ces temps ou le tandem Médias+Politique exploite et excite autant que possible la peur, l'envie, la division sociale, la comprenette à courte vue, le sophisme. Est-ce donc naïf, faux, ou trivial, que d'y voir une des fonctions de la culture : enrichir l'esprit en savoirs et en raison, et lui permettre de penser par soi-même. Qu'on me pardonne ces évidences affreuses, mais voila : en écoutant certains à FC on se dit que tout cela est complètement oublié, même s'ils feignent de l'appliquer. Ce sont les simulateurs de culture et de démocratie, qui l'encombrent cette radio.

Et ceux de nos esprits éclairés qui appellent de leurs voeux la démocratie participative plutôt que représentative, et qui croient que les manifs de colère sont une expression de la démocratie, ils roulent dans la direction opposée. S'ils appellent vraiment de leurs voeux une démocratie participative, il devraient se pencher sur la question de la place qu'y tient la culture. A défaut, ce qu'on essaie de monter ces jours-ci et que la rédaction de FC essaie maladroitement d'attiser, c'est tout sauf de la démocratie participative. Et comme ça cherche à en prendre le visage, on a bien affaire à l'illusion sémantique.
./...

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In vivo - le Ven 16 Déc 2016, 15:09

Munstead concluait ainsi sa contribution relative à l'émission « matinale » diffusée aujourd'hui : « Pour résumer, cette émission a quand même eu un grand intérêt, celui de montrer la dérive des programmes d’enseignement qui, allègrement, ont éjecté les bases du savoir : orthographe, grammaire, chronologie historique et bien sur géographie physique. On élimine ce qui est immuable (plus ou moins) au bénéfice d’analyses dans l’esprit du temps. On demande à des enfants de onze ans d’avoir un regard critique sur l’histoire, avant de la connaître, de (exemple cité) s’intéresser aux problèmes d’une métropole-type, quand ils vivent à la campagne et ne savent rien de la région ni de l’histoire de cette grande ville, etc. Donc, d’une certaine façon, une émission enrichissante qui a valeur de preuve dans le grand débat sur les programmes de l’Éducation nationale. » 
Cette conclusion paraît tout à fait convenir à certain « feuilleton » sur le premier épisode duquel Yann Sancatorze avait justement attiré notre attention. Dans le préambule dudit « feuilleton » une femme (professeur d'histoire-géographie ?) dit ceci :  « Faut pas qu'ce soit un cours, l'histoire il faut pas l'apprendre il faut la comprendre » (0'33-0'41). Ces fortes paroles semblent servir de devise aussi bien aux riantes E.S.P.E. (Ecoles supérieures du professorat et de l'éducation) qu'à « La fabrique de l'histoire »*. Le « feuilleton » révèle la manière dont ce  « programme pédagogique » est mis en œuvre dans un lycée. « Après la visite d’Epinay-sur-Seine, les élèves de Camille Taillefer du lycée Jacques Feyder et les étudiants de Sciences Po réfléchissent en petits groupes à la discrimination à partir du projet de Guy Cassiers ''invisible cities.eu'' [sic] qui accompagne sa pièce Les Bienveillantes [d'après le roman de Jonathan Littell, semble-t-il] programmée par la MC93. »
Extraits de quelques-uns des propos tenus par les élèves.
« Euh dans la vie de tous les jours as-tu l'impression d'exclure des personnes par ton comportement et si oui le fais-tu consciemment pourquoi le fais-tu vis-à-vis de ces personnes en particulier et selon toi est-il possible de vivre dans une société qui n'exclut personne ? » (1'00-1'18.)
« Bah oui on peut... enfin pas vraiment en faittt en faittt bah nan j'pense qu'on peut pas vivre dans une société où on n'exclut personne parc'qu'en faittt même si on sera toujours là derrière la personne à vouloir l'intégrer bah en faittt on n'aura pas trop les mêmes centres d'intérêt en faittt ce sera un peu fait hypocritement en faittt » (1'18-1'33.)
« Comment penses-tu qu'les stérétypes sont créés ? » (2'00-2'10.)
« Les stéréotypes en faittt on va dire que c'est euh c'est une image que les personnes ont j'té sur des autres personnes c'est pas trop cool » (2'10-2'16.)
« Pensez-vous que nous soyons capables de reproduire l'histoire et ses horreurs aujourd'hui et qui pourrait être les boucs émissaires de nos sociétés actuelles ? » (2'35-2'43.)
Personne ne répond. Après qu'une étudiante de l'I.E.P. a précisé la question un élève répond de la façon suivante : « C'est du racisme hein de base les stéréotypes c'est créé à partir du racisme » (3'00-3'10). Etc.
Conclusion du professeur d'histoire-géographie (?), M. Camille Taillefer (?) : « Donc les prochaines étapes duuuu du projet elles sont celles-ci donc là vous avez en faittt accumulé une matière entre vous vous avez discuté vous avez échangé laaa la prochaine étape ça va être de euh justement consigner  tout c'que vous avez dit dans un... dans un texte euh et qui va constituer en faittt votre portrait de groupe vous avez dit plein d'choses intéressantes moi j'ai entendu énormément d'choses intéressantes et c'est un c'est un débat et en faittt du débat maintenant il va falloir passer en faittt à une synthèse et puis le 29 on se revoit à Sciences po vous arrivez avec ces fameux portraits ces portraits écrits et ça aussi c'est un autre c'est un autre moment pour vous important c'est-à-dire de l'enquête comment on traduit quelque chose comment on retranscrit un un un portrait là c'est votre portrait d'groupe c'est aussi important d'avoir un résultat que d'réfléchir sur le processus » (5'25-6'29).
https://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire-scolaire/le-lycee-jacques-feyder-epinay-sur-seine-22
*Qu'on me permette d'objecter d'une part que rien n'empêche d'apprendre et de comprendre à la fois, d'autre part que, pour ce qui regarde l'histoire notamment, il faut apprendre les périodes et les dates pour s'appliquer à comprendre la réalité historique. La compréhension que l'on vise ne présuppose-t-elle point que l'on distingue effectivement les époques, que l'on sache l'ordre suivant lequel les événements ont eu lieu ?
A ce même propos voici une autre contribution de Munstead.

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Définition - le Dim 22 Jan 2017, 16:48

Dans sa contribution relative à l'absence de  « conversation sur la bande dessinée » dans « Répliques », Jean-Luuc ne considère pas le livre de M. Hector Obalk, Michel-Ange. Tout Michel-Ange en un seul texte et en mille images, comme une bande dessinée. Dans « Les regardeurs » d'aujourd'hui, M. Obalk (encore lui) était reçu par M. de Loisy. A la question que celui-ci lui posait : « (…) donc pourquoi la BD et pourquoi en BD Michel-Ange plutôt que Léonard ? » celui-là répondit de la façon (peu claire) suivante : « Alors d'abord le mot BD est un peu embêtant parce qu'évidemment quand on dit j'ai fait une BD sur Michel-Ange avec Michel-Ange on pense tout de suite que j'ai dessiné Michel-Ange avec sa casquette sureuh au sommet de la chapelle Sixtine en train de peindreuh chais pas comme si j'mettais des des bulles à la Joconde ou ce genre de choses non non c'est même on pourrait dire ça n'a rien d'une BD à la fois puisqueuh y a pas deuh enfin si y a des bulles puisque j'parle parfois mais disons queuh ce n'est pas euh comme une fiction si vous voulez c'est un essai de même qu'il y a un roman graphique maintenant y a d'l'essai graphique (...) » (9'20-10'00).
https://www.franceculture.fr/emissions/les-regardeurs/bacchus-1497-de-michel-ange-0

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Re: Commentaires de commentaires - le Jeu 26 Jan 2017, 17:11

Antoine Arnoux(http://www.regardfc.com/t732p120-commentaires-de-commentaires#28074) a écrit:
Dans sa contribution relative à l'absence de  « conversation sur la bande dessinée » dans « Répliques », Jean-Luuc ne considère pas le livre de M. Hector Obalk, Michel-Ange. Tout Michel-Ange en un seul texte et en mille images, comme une bande dessinée. Dans « Les regardeurs » d'aujourd'hui, M. Obalk (encore lui) était reçu par M. de Loisy. A la question que celui-ci lui posait : « (…) donc pourquoi la BD et pourquoi en BD Michel-Ange plutôt que Léonard ? » celui-là répondit de la façon (peu claire) suivante : « Alors d'abord le mot BD est un peu embêtant parce qu'évidemment quand on dit j'ai fait une BD sur Michel-Ange avec Michel-Ange on pense tout de suite que j'ai dessiné Michel-Ange avec sa casquette sureuh au sommet de la chapelle Sixtine en train de peindreuh chais pas comme si j'mettais des des bulles à la Joconde ou ce genre de choses non non c'est même on pourrait dire ça n'a rien d'une BD à la fois puisqueuh y a pas deuh enfin si y a des bulles puisque j'parle parfois mais disons queuh ce n'est pas euh comme une fiction si vous voulez c'est un essai de même qu'il y a un roman graphique maintenant y a d'l'essai graphique (...) » (9'20-10'00).

https://www.franceculture.fr/emissions/les-regardeurs/bacchus-1497-de-michel-ange-0

Merci Antoine Arnoux d'avoir signalé cette rectification d'Obalk, que sans vous, j'aurais manquée. Le discours du critique d'art est on ne peut plus flou sur cet objet (qu'il n'hésite pas à qualifier quand même de livre d'art révolutionnaire (11'23'')). Pour cette raison, il n'aurait pas été inutile d'intituler clairement sa démarche (qui ressemble de loin au souhait de voir apparaître une image lors du survol de la souris sur un lien hypertexte, autrement dit un « overlib ») pour éviter de voir les adjectifs inappropriés s'accumuler : BD ou essai graphique comme retranscrit par Antoine Arnoux ci-dessus (le graphique renvoyant toujours au dessin, que je sache...). J'avais parlé ici de bande photographiée. Mais le vocable bande photographique me parait après coup un peu mieux choisi. En tout cas, moins ringard que : roman photo.

De Répliques à Les regardeurs, l'effet Angoulême joue à plein. Comme c'est curieux d'inviter cet auteur deux jours de suite (suivant l'argument de vente de l'éditeur) le week-end précédant l'ouverture du festival, quand renseignement pris, le livre a paru trois mois avant, le 26 octobre 2016 !

Le plus intéressant n'est pas là.

24'45'' : Jean de Loisy : Le premier aspect de ce premier Bacchus, c'est ces muscles ronds et une légère mollesse. Est-ce qu'on peut aller un peu plus loin et se dire que dans la figure même de Bacchus, il y a une hésitation entre le masculin et le féminin ?

Hector Obalk : Oui, tout à fait. Il y a surtout toutes les hésitations qu'on veut, elles sont là-dedans. Donc, tous les critiques d'art sont très contents. On peut faire tous les mots en disant : c'est blanc et c'est noir, il se tient debout, il va tomber.

De Loisy : Pourquoi est-ce qu'il y a cette hésitation entre l'un et l'autre ? Qu'est-ce qu'il a voulu dire ?

Obalk : C'est tout à fait cohérent avec le sujet. Bacchus est une personnalité androgyne, une personnalité interlope, une personnalité qui apporte du plaisir et ne recule pas devant le mal, il y a tout ça chez Bacchus.

De Loisy : Quand vous dites interlope, vous voulez dire que c'est quelqu'un qui est sur la frontière des choses ? Entre le monde sylvestre et le monde de la cité, entre la raison et la déraison ?

Obalk : Voilà, toutes ces choses-là. On peut les aligner, on peut être littéraire, la ville et la campagne, l'homme et la femme, le bien et le mal. (...)

À l'écoute de cette discussion m'est revenue en mémoire cette autre, tenue ici même, dans le fil Le paradigme idéologique de France Culture, entre les messages 131 et 135. Je cite Philaunet :

À France Culture, il n’y a et ne doit y avoir nulle part de ligne claire, de frontière, de séparation, de coupure, l’un est aussi l’autre et inversement. Sexe, art, santé mentale et physique (le syndrome Knock  »Tout bien portant est un malade qui s’ignore« ), etc. Sinon, c’est l’exclusion au lieu du vivre-ensemble.

Mais Hector Obalk ne se laisse pas entraîner dans les éléments de langage de Jean de Loisy. Sa réponse cinglante est brillante et vaudrait pour n'importe quelle critique : artistique, littéraire, cinématographique, même radiophonique ! Je reprends la conversation commencée plus haut :

De loisy : Mais vous ne croyez pas qu'il y a une volonté de signification ?

Obalk : C'est de la signification, tout ça, mais elle ne relève pas de Michel-Ange. Mon problème à moi, c'est que je ne veux pas rentrer dans la signification des oeuvres si tout à coup je vois que c'est la signification de n'importe quelle autre oeuvre. Il y a beaucoup de choses à dire sur une Pietà. Il y a beaucoup de choses à dire sur une descente de croix. Mais à partir du moment où je parle de celle de Vélasquez, je vais rien dire qui pourrait concerner une autre descente de croix. Du coup, ça censure mon propos. Parce que si je pouvais dire la même chose d'une oeuvre qui serait une croute, c'est donc que en tant que critique d'art, j'aurais échoué. Donc, je ne vais pas commencer à disserter sur Bacchus, parce que je laisse Nietszche et d'autres disserter sur Bacchus, je prends juste ce qui m'arrange ou qui est utile pour essayer de lire une oeuvre d'art.

Ce à quoi, je le crois, chaque contributeur s'attache ici.

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Abrahambande - le Ven 03 Fév 2017, 13:40

Voici la contribution de Sarabande, qui figurait sous la rubrique « Langue française, le meilleur et le pire », qui fut éradiquée (par on ne sait qui ?) et à laquelle répondit  Yann Sancatorze  le 13 janvier dernier. Nihil destruitur.
Sarabande (http://www.regardfc.com/t693p40-langue-francaise-le-meilleur-et-le-pire#27978) a écrit:Bonjour Philaunet,
En lisant vos remarques des 2 messages  ci-dessus, que je partage comme je partage généralement les appréciations que vous faites du site internet de FC, je m'interroge.
Il me semble qu'internet n'a, par nature, aucune utilité pour une radio culturelle. Par exemple :
- les photos : personne, je pense, ne prétend que l'apparence "sympa" ou non de l'invité ou de l'animateur, ou la qualité photographique, disent quelque chose sur l'intérêt d'une émission culturelle et radiophonique.
- les commentaires ou résumés écrits : ils n'ont de sens éventuel que pour des émissions diffusées en différé. On pourrait peut-être les assimiler aux "4° de couverture" des livres, mais alors cela gomme toute la dimension orale (spontanéité, conviction...) de l'expression de l'invité, ou plus encore d'un débat, qui fait la spécificité d'une émission culturelle et radiophonique.
- Facebook et Tweeter : qui imagine encore que les réseaux sociaux puissent constituer un support culturel,  ou favoriser la culture ?
Le seul intérêt du site internet, c'est, me semble-t-il, le téléchargement.
Il y aurait éventuellement la consultation des programmes, mais l'hebdomadaire des années 1950 "La semaine radiophonique" remplissait largement cette fonction malgré son austérité : horaire, intitulé de l'émission, thème, nom des invités. C'était même plus accessible, ne nécessitant pas d'allumer puis connecter un ordinateur.
Le problème du site internet de FC, c'est qu'il n'est justifié que par le fait que désormais toute institution se doit, par principe et non par fonction, d'avoir son site. A partir de là on ne sort pas de l'engrenage : il y a un site donc il faut y mettre quelque chose, des photos, des textes, des liens sur les réseaux sociaux etc... en employant des ressources de la station. Personnellement, je ne les consulte jamais, cela ne m'a jamais semblé utile :
Le site n'a aucune fonction utile par rapport à la mission de la station, et se trouverait ainsi non critiquable puisque dépourvu de critères d'utilité. Mais l'engrenage se poursuit : puisqu'il existe et est géré par FC, il faut en parler, et le critiquer. C'est ainsi par exemple que vous êtes amenés à copier inutilement sur ce forum des photos qui étaient déjà inutiles sur le site FC : consommation de Mo et d'énergie, énervement et indignation... Vos remarques sur la qualité des photos et des textes sont exactes, mais à quoi bon ?
L'inconvénient de ces critiques, bien qu'elles soient justifiées, est double : dune part elles donnent une légitimité à ce qui restera inutile ; d'autre part elles risquent de conduire FC à y ajouter des ressources (en effectifs ou en  compétences) supplémentaires qui seront détournées de la fonction radiophonique de la station.
Il me semble que la seule conclusion des remarques que vous faites devrait être de réduire le site internet au minimum indispensable. Mais j'ai peut-être négligé une fonction qui me serait restée cachée...
Cordialement

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Re: Commentaires de commentaires - le Ven 03 Fév 2017, 23:52

Antoine Arnoux(http://www.regardfc.com/t732p120-commentaires-de-commentaires#28107) a écrit:Voici la contribution de Sarabande, qui figurait sous la rubrique « Langue française, le meilleur et le pire », qui fut éradiquée (par on ne sait qui ?) et à laquelle répondit  Yann Sancatorze  le 13 janvier dernier. Nihil destruitur. (...)

Éradiquée par qui ? Par les administrateurs pardi, qui n'ont pas jugé bon de garder les messages déguisés de ce contributeur engrassoulignéparvossoins qui a tout l'air - pour faire court - de prendre son lecteur pour un con par des propos convenus et faussement ingénus. Cela ne coule t-il pas de source dans le message que vous avez exhumé ?

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